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 Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」

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MessageSujet: Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」   Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 ClockMer 10 Mar 2021 - 0:59



" Et du coup c'est quoi mon rôle ? Pourquoi je suis pas avec le reste de l'escouade ? "


" Navré Az', changement de dernière minute,
on manque cruellement de personnel pour le service-tribunes.
Tu sers, tu discutes, mais surtout : tu surveilles. "


" Compris. "


" Ne vas pas croire que c'est une affectation de planqué.
C'est toute l'intelligentzia de la future Satan-City qui est ici.
Tout doit se dérouler sans accroc,
si on perd un seul investisseur,
Brown va nous tailler un sacré short. "


" Je croyais que c'était seulement des proches des participants ? "


Fushia fit rouler ses yeux vers le plafond et décrit une échelle du plat de la main. Il la baissa à hauteur de genoux. Décision du Général.


" Compris. "


" Je te laisse. On doit briefer la grande folle de présentatrice. Courage."


" Toi aussi. "


Le Caporal entra dans la salle se mêler à la plèbe. Du comportement inhérent à ses douze années passées sur terre, il n'avait que la mésaise en société. Il grogna, humidifia son index ainsi que son majeur de salive et redressa sa coupe pompadour. La tâche attribuée était déplaisante, dévalorisante pour un officier de sa trempe mais il comptait bien la mener avec brio. La salle dédiée au spectateurs du cinquième étage était un poste d'observation circulaire, affairé de sièges en vinyl rouge tout autour de la gigantesque baie vitrée qui donnait sur l'aire de combat.


Spoiler:
 


Assis confortablement dans ces stalles bon-marché, la tribu des habits du dimanche attendant le début des combats, s’adonnaient faute de mieux à des discussions triviales. Façonnant ainsi un paysage sonore épais qui faisait frémir les tempes d'Azul. Le brave garçon se mit en position de majordome, le bras droit braqué au-dessus du sternum et patienta, prêt à accueillir les futurs arrivants. N'étant pas du genre à être perturbé par l'heure matinale, les minutes coulèrent sur lui comme sur le plumage d'un Colvert.






Ce ne fut qu'une très grosse heure plus tard qu'on vint l'extraire de sa torpeur servile.


" Garçon ? Garçon ? Pouvez-vous nous apporter les en-cas ? "


" Comment ? Mais monsieur, il est à peine neuf heures la demie ! "


" Et les appetizers, c'est pour les Français ? Non mais je rêve ! "


" J'y cours monsieur. "


Ravalant une singulière envie de faire avaler ses dents à l'homme en costard replet aux joues vinâssées, il darda vers l'étage d'en-dessous chercher des plateaux repas auprès des autres soldats jouant les grooms. Restreint fut l'écart entre ses deux sourcils lorsqu'il ne vit que personne ne jouait son rôle humiliant.


" Central. Il n'y à pas de serveurs au Quatrième ? "


" Bien sûr que si ! Mais il y en à trois qui ne répondent plus à l'appel. Tu as un souci ?"


" Fushia, dis-moi où je peux trouver des apéritifs pour les- ...clients. "


" Montes au sixième. Aux loges.
Tu vas dans le cagibis à côté de celle de la grande folle.
Y'a un distributeur de mousseux."


" Compris. "


Contraint de remonter à son étage d'origine pour ensuite gravir un autre étage par le biais d'escaliers de service en colimaçon exigus, le Caporal arriva à bon port après avoir cherché pendant plusieurs minutes. A sa décharge la section réservée au loge était un véritable capharnaüm et sans les bruits de Ziggy pour le diriger, le jeu de piste se révélait plus dur que prévu. Puis ce fut au tour de la machine à Champagne de lui tendre les nerfs. En effet, le jeune homme n'ayant pas connaissance exacte du vin qu'il devait choisir, la distributrice lui souffla dans les bronches d'une voix robotique désaccordée.



Spoiler:
 






Le moment où il dut chercher le code pour libérer les bouteilles de leur carcan fut également un grand moment de solitude, soldé par encore plus de tensions nerveuses. Finalement délivré, le blondinet retourna aux gradins du cinquième, avec la lenteur et la précaution que les victuailles emprisonnées dans le verre nécessitaient. Pour arriver enfin au client qui l'avait envoyé à l'origine. Son front mafflu par une vie riche en lipides avait l'air emplit de contrariété. Il toucha gentiment le Caporal Azul sur l'épaule, d'une façon qui se voulait paternaliste et il rabroua :


" Vous avez vu le temps que vous avez mis ?! Et où sont les en-cas ?
Vous savez que nous n'avons pas mangé depuis l'avion ?
Et ce n'est pas l'air chargé en poussière de ce cadavre de ville qui va nourrir ma femme !
Allons, on se presse l'empoté ! Je vais prévenir votre supérieur !"









Il regardait la main dédaigneuse et grasse posée sur son deltoïde droit. Il la regardait avec un air à cheval entre la fascination et la rage. En effet, Azul était un « Midas ». Un « Mark 21 », un clone d'un Général révéré de l'armée du Ruban Rouge. Un mutant aux caractéristiques hors du commun. Parmi lesquels, une température corporelle interne frôlant les 0° Celsius et un squelette en gallium. Un métal qui à pour particularité de se liquéfier à température moyenne. Par exemple, la chaleur irradiée d'un corps humain normal est suffisant pour le fondre en quelques secondes à peine.


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Alors peut-être était-ce à cause de ce phénomène physique tout à fait explicable que des volutes de lumière bleutée exsudaient de la peau du Caporal. Ou bien peut-être était-ce plus simplement à cause de l'explosion de son seuil de patience. Avec une difficulté qui se faisait sentir par les mouvements mécaniques de sa mâchoire, l’éphèbe remonté répondit :


" Veuillez m'excuser... J'y cours. "


" C'est ça, courez-donc. Plus vite cette fois je vous prie ! Si possible."


Le quarantenaire avait répondit en déglutissant un grand coup. Sa voix s'était faite plus frêle également. Et pourtant de sa bouche s'envolaient des paroles à des années lumières de son état. Azul se dit qu'il était bien culotté, mais que malgré tout lever la main sur lui serait synonyme de prime retenue à la fin des deux jours. Hors donc, le soldat du Ruban Rouge dégagea son épaule et rumina de plus belle. A l'instant où il franchit une quatrième fois la double-porte, la pièce fut éclairée d'un flash de lumière.


" Chéri ! Mon dieu regarde, le petit va se faire dévorer par le démon ! "


" Mmhoui. Çà lui apprendra à ce romanichel.
De nos jours les jeunes cherchent tout et n'importe quoi pour un peu de sensations.
Il aurait mieux fait de travailler. "


" Et bien Mr. Takano ? Vous ne savez pas où je pourrais trouver du pâté en croûte ? "

" Ça vient, je crois... "



Cet échange rappela à Azul qu'à cause de ce maudit changement de poste il ne pouvait même pas assister aux combats, lui qui avait besoin d'un peu d'animation après des mois passés en caserne à simplement s'entraîner contre des drones. A la recherche d'un endroit où il pourrait trouver de quoi calmer les gobelins affamés, il dévala toutes les marches jusqu'au troisième étage, celui des cuisines. L'entrée de service avait été condamnée avec une plaque d'aluminium visée à la va-vite, ce qui eut pour effet évident et direct de l'énerver encore plus. Un post-it jaune avait été collé contre la porte grise.




Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 D8391f2d747b39ddbbc337927048dc57


Cette écriture, il la reconnaîtrait entre mille. C'était celle de Mavros. Si il ne se trompait pas d'ailleurs, ce n'était pas lui qui avait été envoyé dépêcher un cuistot d'exception pour l’événement ?


" Kah ! "


D'un seul coup de poing il avait retiré la barricade de métal et avec, la porte.




" Bon. J'ai besoin d'un cuisinier. Tu feras l'affaire ? Il me faut tout ce que tu as de plus pompeux et rapide à faire. Fais pas dans le détail, c'est bientôt l'heure du premier service et je sais pas où sont passés les autres serveurs. "  
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MessageSujet: Re: Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」   Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 ClockMar 16 Mar 2021 - 12:48
Entre "bon" et "serveurs", le ton du caporal avait fait un total 180. D'abord remonté, sa contenance avait été engloutie par de délicieuses effluves.
Le reste de sa tirade effectuée en pilote automatique, il venait seulement de comprendre que le buffet demandé était bien assez prêt: Sur l'immense table de service rectangulaire donnant sur la porte maintenant enfoncée, une série complète de plats sous cloches avait été disposée.
Si sous chacune se trouvait un met à l'odeur aussi affriolante que celle qui tirait présentement du stressé officier un sourire béat, les convives allaient être satisfaits pour sûr. Peut-être même en oublieraient-ils la qualité des matchs...
Les matchs! Vu que tout était prêt, il aurait peut-être du répit pour assister à quelques-uns? Le mutant se ressaisit alors en essuyant un involontaire filet de salive, puis continua:
"Bien! Je vois que tu es déjà lancé. Pink c'est ça?" C'est alors qu'il réalisa dans quelle antre il était tombé.

De prime abord, le caporal s'était attendu à trouver sous la toque un membre plus... conventionnel du ruban rouge, vu le nom “coloré” inscrit sur le post-it. Dans un coin de la pièce, à travers des fumées aux consistances et couleurs que l'on attribuerait plus à de la sorcellerie que de la cuisine, on pouvait discerner la forme insolite et on ne peut plus rose du chef. Un cas spécial à n'en point douter, vu l'apparence du contrevenant et de son coin sinistré. Les dégâts n'étaient pas structurels donc la tour ne craignait rien, mais un nombre conséquent d'ustensiles était méconnaissable! Grotesquement déformés, ils donnaient l'impression d'être allés fondre en enfer pour revenir parmi les vivants.

Cette vision était tellement dérangeante que le consciencieux Azul décida de vérifier si ce qui était sorti de la marmite infernale était véritablement comestible. Pour ce faire, il dévoila le plat le plus proche… Bien qu'incapable d'expliquer exactement ce qu'il avait sous les yeux -des boudins? des nems? des pains roulés?- ou même seulement avec quoi cela avait été préparé, il eut l’agréable surprise de constater que cela avait l'air fort appétissant.
Il n’eût cependant pas le loisir de les mettre à l’épreuve du goût, car son action n’avait pas du tout été de celui de la Majin. Des yeux plissés de colère, aux iris luminescents sur fond de sclère noire, étaient à présent braqués comme des projecteurs sur le fautif. Méthodiquement, la chef exprima qu’un malheureux accident pourrait survenir si on ne respectait pas sa demande:

"Remets."

"Le."

"Couvercle."

De bonne humeur temporaire et n’ayant nulle besoin d’envenimer la situation, l’officier obtempéra.
Duum laissa échapper un court sifflement et jet de vapeur caractéristiques d’une bouilloire, puis s’éloigna de quelques pas pour nonchalamment sonner d’un tentacule une clochette suspendue non loin. D’un air satisfait, elle retourna alors ses occupations occultes.



Des serveurs accoururent sous peu, leurs visages apeurés indiquant qu'ils étaient au courant de la situation particulière en cuisine. Le plus expérimenté s'avança vers le caporal, préférant s'adresser à une fortuite figure sensée. Le bruit incongru d’une scie sauteuse, outil pourtant formellement absent de l’étage, lui rappela qu’il avait déjà perdu 3 éléments à cause du démon et de sa manière particulière de découper les condiments à vitesse supersonique. Il avait fallu un trio d’accidents avec le couteau chauffé à blanc pour comprendre qu’il valait mieux laisser la petite Pink œuvrer seule dans son coin…
En revanche, pas de souci pour le budget! Les frais médicaux pour brûlures aggravées seraient en effet déduits des paies des concernés, bien évidemment.

"Est-ce que nous devons servir cela, Monsieur?" Demanda le chef de salle en désignant la file d’attente sur la table de service. Étant donné que la chef avait ostensiblement convié l’équipe, Azul conclut qu’il était temps d’envoyer la sauce, ainsi que le reste. 
“Et que ça saute!” Tonna le mutant pour motiver les troupes. 

Ce qu’il ignorait, c’est que la cloison avait aussi eu pour but d'éviter que les odeurs alléchantes n'aillent faire un tour dans le bâtiment. Maintenant démolie, rien n'empêchait un certain sergent-chef Brown d'insister pour faire sa ronde au 3ème étage...
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MessageSujet: Re: Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」   Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 ClockSam 15 Mai 2021 - 2:36



Krasnoï n'avait pas menti, son traitement avait de quoi taquiner le museau. Elle avait toutefois oublié de mentionner que ma bouche s'assécherait autant que la plaie pourtant située auparavant à 22,4 centimètres très exactement. Elle avait omis également de parler des conséquences psychiatriques, car il n'était pas dans mes habitudes de mesurer la distance entre mes lèvres gercées et mon acromion resoudé. Peut-être que je devenais autiste ? C'est vachement un truc d'autiste ça. J'avais entendu parler du vaccin contre le cancer du col de l'utérus qui avait refilé en effet kiss-cool une petite SEP aux filles de la générations d'avant la mienne mais l'autisme ? Et puis c'est quoi SEP ? Comment je ? Pourquoi ? Je peux pas dire "Sclérose En Plaques" comme tout le monde ? Ou peut-être que ça veux dire autre chose ? Attends Haïko ma grande, concentre toi. SEP, SEP, SEP. S... Sa-So-Si-Su-Se-Sa-Sad-Sadisme... Sadisme... Sadisme... EP... Sadisme... Et Perversion ? Mmhoui pourquoi pas mais où j'aurais entendu parler d'un acronyme pareil ? Via l'historique de Papa peut-être ? Peu probable. Il ne sait pas se servir d'un ordinateur... Attends. Stop. Tu t'égares ma grande. Concentres-toi. Tu... Je pensais à quoi déjà ? De vaccin je crois. Oui ! Il faudrait que je me fasse vacciner contre le papillomavirus j'ai bientôt l'âge. Non c'était pas ça... Papillomavirus c'est bien joli quand même de donner le nom d'un insecte aussi débile à un truc pas franchement sympatoche. En plus c'est souvent les filles avec des tatouages de papillon qui sont de-





'Ben alo' m'garçon ?







Hein ? Quoi ?




'V'la qu'j'te p'ends 'cor' à r'vasser ! 'Ttends 'moins qu'soit 'rrivés à n'places 'vant d'piquer t'somme !






Mince. Pardonnez-moi Maître. 






T'f'pas. 'N'y'est 'tôt. 



Il était clair que je n'avais pas les idées en place. J'eus une sorte de prise de conscience inopinée, comme si je venais de regagner le sens de la vue. A tel point que ça m'arrachais la gueule d'être parvenue pour gravir les escaliers de la tour comme si de rien était. Quelle guigne. En sortant de l'infirmerie on avait traîné des pattes jusqu'au bâtiment en briques rouges, pour aller casser la croûte en regardant les autres participants. Se servir d'une tour afin d'avoir la meilleure vue possible sur l'ensemble des arènes, pourquoi pas. M'enfin un ascenseur n'aurait pas été de refus. Arrivés aux étages intermédiaires, mon Maître poussa la double-porte à hublots et...





VLAN


Un blondinet tout maigrichon en uniforme beige déboula comme un pain de C4 et m'envoya danser le boléro plus loin. 



" Faites attention ! "







PARDON ! 



Cette collision fut comme un second rappel à la réalité en l'espace de cinq minutes. Et celui-là n'était pas franchement agréable. Je l'avais vu arriver. Toute sortie du coaltar que j'étais, mes réflexes restaient plus affutés que les dents d'un cynocéphale. J'aurais eu cent fois le temps de me mettre sur le côté, mais non. J'avais senti un danger, et ma réaction fut nullement de dresser ma garde ou de l'intercepter d'un coup bien senti, non. Je m'étais carapatée, comme un petit ouistiti craintif. Et je m'étais excusée en plus ! A la place de uniforme-man ! Quelle cruche bordel ! Maître Hoù posa ses yeux fatigués allongés dans de grosses poches de peau douillettes. Des éclairs mémoriels vinrent m'éclairer de quelques bribes qui ne m'avaient pas spécialement manquées. Du néant la voix de mon Senseï blâmant l'arbitre résonnait au fond de mes oreilles. Un visage terriblement disgracieux d'un bébé céladon me narguait. Et une douleur fantôme venait hanter mon épaule, condamnée à être seule spectatrice de l'ectoplasme sanglant qui s'en évadait. 





Peur, j'avais eu peur. De la pâtée à laquelle le fœtus avarié m'avait assaisonnée, j'en tirais de l'effroi. A en avoir peur d'un pauvre bougre s'approchant un peu trop de ma zone de confort au-delà de la vitesse autorisée. A mesure que cette constatation grandissait en moi, plus mon regard s'écartait de celui de mon Mentor. Je ne voulais pas qu'il lise la partition exécrable qui se jouait en moi. Je ne voulais moi-même par la même occasion de pas la lire. Je ne voulais pas la comprendre. En aucun cas. Quelle. Chiure. Faisant de mon mieux pour déployer la même cascade de pensées sans fin qui m'avait affligée quelques instants avant dans le but de noyer mes pensées honteuses, je ne parvenais qu'à y penser plus encore. J'avais été battue, mise en échec par un bambin. Moi. Pourquoi ? Parce que ce petit con savait sortir des flammes par les yeux à peine sorti de l'utérus de l'ignominie qui l'avait pondu. Moi, grande incapable que j'étais, du haut de mes quatorze ans après un gros mois passé à étudier avec le plus grand artiste martial du monde je n'étais pas capable de reproduire un effort réalisé par accident. Et parce que j'étais une incapable, j'étais effrayée. Intérieurement, à quel point que mon pilote automatique en vienne à adopter la soumission comme réponse à un embrun. 




Une envie soudaine de me saisir le crâne pour l'encaster dans le mur à ma droite m'apparue. Maître Hoù m'attrapa l'épaule d'une poigne douce. Je craignais le pire ; je n'étais pas sûre d'être capable d'encaisser un discours moralisateur en plus. Non, j'en était certaine. Il n'en aurait pas fallu davantage pour m'achever. Pitié ne dites rien, taisez-vous. Laissez moi être un caca pour une fois au moins, c'est pas grave. A mon plus grand étonnement, il tira la langue en me fit un signe du menton pour m'indiquer de regarder droit devant. Par-delà la porte que je n'avais toujours pas franchie, s'élançait un bataillon de soldats, -certains en costume de groom mais dont les balafres ne trahissaient personne- qui marchaient au pas, plateau de victuailles à bout de bras. 






C's'rait pô d'cheez' cak' ça ?!






Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 Bouffe2


D'un air docte je m'exclamais : 









Ah non ! c'est un Parfait ça Maître où je ne m'y connais pas ! Et à la fraise qui plus est ! 








D'coup c'sucré ?








Pour sûr que ça l'est, à en coller vingt-cinq diabètes ! 





C't'un peu p'reil qu'cheez' cak' d'coup non ?








Ah mais en aucun cas ! La différence réside dans la base de la crème, ici c'est de la mascarpone, pas du fromage battu. Et ce n'est pas de la confiture mais du coulis ! C'est le fleuron de la pâtisserie européenne, la chimère souvent grossièrement imitée mais tristement jamais égalée de nos cafés au Japon ! 







Eh beh !




Ah oui, je reconnais, difficile de faire plus brutal comme changement de disque. Mon Enseignant était féru de culture occidentale, à tel point qu'il orientait nombre de ses goûts en fonction des pratiques de l'autre bout du monde. Quant à moi en tant que jeune fille en fleur orientale typique, j'étais évidemment passionnée de gourmandises. Et n'importe quel quidam vous le dira, avec la cuisine nipponne traditionnelle, les pâtisseries on en à vite fait le tour ! C'était donc tout naturellement que les palais avertis se tournaient vers la Capitale de l'Ouest afin d'atteindre un semblant de tribulation gastronomique. De cet intérêt commun pour les sucreries d'outre-mer, pléthore de conversations sans queues ni têtes avaient vu le jour entre mon Maître et moi depuis notre première rencontre. Et dans le cas précis, sans que je ne m'en rende réellement compte sur l'instant, j'étais sauvée par la sagesse de nos estomacs respectifs. L'un plus vieux et pourtant diablement curieux, l'autre certes juvénile et pourtant bien renseigné.  



La cohorte armée d'une armada d'assiettes dressées passa devant nous, nos narines captant avec avidité les rumeurs de cannelle, de coriandre, d'ail, de caramel parfois, de curry, de safran, d'oignon et autres fumets à en éduquer un rat d'égout. Maître Hoù pointa du doigt le plateau garni tenu par le serveur fermant la marche, les sourcils arqués en éclairs, inquisiteurs.




Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 Du_riz




C't'étranj' ! Z'avaient qu'd'plats 'ccid'taux, pis v'la d'dim sum !




C'est sûrement ce qu'on appelle des " Bouchées du Caméléon "  ! C'est un plat moderne qui reprend les raviolis vapeurs bien de chez nous mais qui profite de la cuisson normalement utilisée pour les plats salés dans le but d'éponger la raviole des arômes d'un gaspacho sucré, ici sûrement à la pastèque vu la couleur ! 




A la p'stèqu' ? J'dore ça !



" Plus vite ! La cheffe ne va pas attendre qu'on ait fini de servir pour en rajouter ! Au pas messieurs ! Des têtes vont tomber sinon vous le savez !"



Désireux d'épancher notre appétit mis à rude épreuve, nous suivions de prêt les serveurs, oubliant pour le moment la nature même de notre présence en ce lieu. Pressés, vraisemblablement soumis à une pression épouvantable, ils couraient dans le couloir escarpé à s'en déboîter les hanches, s'en décarcasser les vertèbres. Qu'importait apparemment les torsions auxquelles leurs corps étaient soumis, seul le bon état du dressage de leur colis comptait. Ils arrivèrent aux abords des cuisines, tandis que plus haut maintes annonces étaient faites, accueillies par le public avec une ferveur encore nouvelle. 













Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 600034154893279239Merci à Frank pour ses dessins !Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 600034154893279239
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MessageSujet: Re: Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」   Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 ClockMar 8 Juin 2021 - 12:38



La première discipline qu'on inculque à un soldat, où que vous soyez dans le monde, c'est le mensonge. Et en particulier, se mentir à soi-même.  Mentir sur sa faim. Mentir sur son respect de la hiérarchie aboyante. Mentir sur sa fatigue. Mentir sur son courage. Eh oui, ce n'est pas qu'aux Etats-Unis qu'on bourre le crânes à la bleusaille avec le mythe du privé qui saute sur la grenade pour sauver ses camarades. Mais surtout, mentir sur sa peur. C'est la première ligne qu'on doit injecter dans le comportement du jeunôt puant encore le lait qui arrivent en section. C'est même tout le principe de la profession. Les avancées de MK Ultra et Projekt : Müde n'étant pas vraiment concluantes, on devait se contenter du bon vieil endoctrinement pour faire courir en avant des gamins qui n'avaient rien demandés tandis que les balles fusent. Toute la vie d'un soldat est basée sur ce mensonge accepté à demi-mots. 


Et si ce formatage est concluant, et permet à la jeunesse sacrifiée d'encaisser des choses au-delà de l'entendement, la peur ne part jamais vraiment. C'est même la dernière chose qui reste, la substantielle lucidité terminale, chez un fils de quelqu'un, brisé par la guerre. La peur. Toujours là, quelque part. Tapie au fond du lobe frontal. Grouillante, attendant son heure pour paralyser les membres inférieurs. La peur de ne jamais revoir les visages aimés. La peur de ne plus pouvoir sentir les odeurs de chez-soi. Et en vérité, même si énormément assouplie ; la peur de mourir. 


Mais ceux-là, reconvertis en serveurs l'espace d'une journée, n'avaient pas peur de simplement mourir. C'était plus primitif. Plus viscéral. Une crainte oubliée de l'homme civilisé depuis au moins un millénaire. Lupus Timor. L'effroi des crocs, l'épouvante de la bouche affamée sertie de poignards d'ivoire. La plus vieille des phobies, celle à l'origine de tous les monstres : La terreur d'être dévoré vivant. Car c'était ce dont il était question. Leur hiérarchie, en laquelle ils croyaient tous plus dur que leurs religions respectives, avait recruté un cuistot bien singulier. Une maître coq dont l'aspect juvénile trahissait une terrible propension à changer en condiments ceux qui lui déplaisaient. Et c'était à priori ce qu'il était advenu du Caporal Mavros. Alors croyez bien que le régiment serti du nœud pivoine allait excessivement à l'encontre de tout ce pourquoi ils avaient étés formés comme du bétail, afin de justement ne pas finir en Entrecôte Rossini.  


" Au pas ! Au pas ! 'Gaffe à celui qui fait tomber encore un plateau par terre ! "


" Vous l'avez déjà dit mon Caporal ! ...On fait ce qu'on peux ! ...Hmpf... C'est le dixième aller-retour qu'on fait sans pause... -quelques secondes... -pour récupérer notre souffle... 'serait judicieux mon Caporal !"



" Pas le temps Soldat ! J'ai dit AU PAS ! "



" OUI MON CAPORAL !"
 


VLAN


Le blondinet arborant le visage d'un gamin de douze ans venait de rencontrer frontalement une gamine qui ne devait pas être beaucoup plus âgée que lui. Faute de perdre du temps à se confondre en excuse, ce qui n'était pas vraiment son genre, il l'invectiva d'un " Faites Attention ! " et fit usage de toutes ses capacités afin de maintenir les assiettes remplies à craquer qu'il portait jusqu'aux épaules. Ses subalternes, qui contrairement à lui accusaient davantage d'une vingtaine d'années à bourlinguer de plus, le suivaient de près. Chacun adoptant une différente sarabande grotesque, toutes de leur conception, des courses ubuesques oui, mais sauvant l'intégralité de la nourriture. Ils esquivèrent également un vieillard circonspect, qui avait l'air bien étonné de les voir courir les bras aussi chargés dans le sens des cuisines. Et, bien qu'il n'eut le temps d'y consacrer une pensée entière, en son for intérieur il se posait également la même question. La responsable du feu d'artifice odorifère avait rappelé une fois de plus le bataillon à sa merci, apparemment insatisfaite de la qualité de ses conceptions. Fallait-il dire que la dénommée Duum était une sorte de cuisinière-née, le genre à transformer n'importe quel coprolithe en popote personnalisée, comme préparée selon les préférences exactes de la personne qu'elle voulait régaler. Un tel niveau de compétence, ça entraînait évidemment du perfectionnisme outrancier !


Le crissement barbare des ustensiles de cuivre contre la plaque de céramique leur indiqua qu'ils étaient tous proches de leur destination. Une dernière foulée passée à ignorer des points de côtés foudroyants dans un escalier en colimaçon dans lequel "promiscuité" était le maître mot, ils arrivèrent face à l'antre de la créature rose. Azul poussa la lourde porte grise, marquée de l'avertissement de son ami aux yeux dorés et déglutit comme si c'était la dernière fois. Et ce, pour la vingtième fois consécutive de la journée. Car ce n'était pas par amour des ordres qu'ils se risquaient dans la cuisine, mais bien parce qu'ils étaient sous le joug de cette engeance.


Spoiler:
 



Le Jardin de Proserpine, l'Eden du pandémonium avait une forme. Car c'était ce dont il était question. Un enfer oxymorique. Partout autour des soldats vannés, on pouvait voir la débauche, l'excès, l'opulence de l'art gustatif. Tout n'était qu'écho de l'éternité. Le plafond était serti d'une rangée de casseroles au métal roux qui laissaient mijoter toute une ribambelle de Magret de canard ambitieux, de Cassoulet à la Toulousaine aux vapeurs avinées enivrantes, de Udon aux haricots cramoisis intimidants, d'incroyables Japchae doré sensuels, de merveilleux Rote Gruetze déliquescents, de Bibimbaps aux promesses de retour à une quiétude oubliée, de Foie gras Filet Mignon, gage d'une royauté offerte pour l'espace de quelques bouchée au quidam qui s'y oserait !  


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Les plaques de cuisson, dont même les relents de gaz avaient un quelque chose d'appétissant, étaient tapissées de grande poêles noires. A l'intérieur desquelles, dans un bain d'huile généreux, on voyait dorer un cosmos de fruits de mer. Ici c'était du Pouple Royal de l'archipel Papaya, surmonté d'un dé de beurre demi-sel, l'annonce d'un Htapothi sti Skhara ambitieux. 


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Là-bas on pouvait admirer les algues de la grande barrière de corail éburnéenne frire délicatement contre le porc mauve ; Tous gageaient que Les Laulaus seraient aguicheurs. 


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A cet endroit encore un Chakalaka de légumes cramoisis revenait dans une sauce Zaïr. Les bulles pétillantes constellaient le manioc comme tout autant de plaques iridescentes sur l'armure de la fière palourde qui trônait sur la Moussaka d'à côté. 


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Et à celui-ci c'était un succulent gaspacho de pastèque adamantin, réhaussé d'une fleur de capucine noire aux pistils safranés, signe d'un plat tout droit venu des pays où l'on combat la chaleur à coup de gastronomie léchée ! 


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Toutes les saveurs du monde étaient réunis, comme formant un symbole d'unité de l'humanité aux yeux du divin. Il y avait même des plats qui n'existaient que sur des mondes extérieurs ! Chaque saveur, chaque odeur, chaque vapeur, chaque couleur était une lettre d'amour à la vie, à la création et aux bonnes choses. Toutefois il y avait le "mais". Le lourd et inébranlable "mais". Car au beau milieu de ce paradis gustatif coloré, se tenait le Malin. Un petit mètre à peine franchi de pure cruauté façonnée de bubble-gum rosé. La cheffe féroce s'empara uns à uns de tous les plats qu'ils avaient ramenés, les goûtant tous à nouveau. Vociférant quelque incantations d'outre-géhenne, elle rajoutait du sel par-ci, du chénopode bon-henri par-là, mais aussi des clous de girofles de ce côté. A ses côtés, un escogriffe du RR choisi pour sa stature remuait avec peine une concoction vanillée, destinée à devenir une divine crème brûlée. Le pauvre gaillard suait à grosses gouttes, les yeux exsangues, prêts à jaillir de leurs orbites pour sauter dans la préparation sucrée.


C'était ce qui faisait de cette cuisine un shéol dédié à tous les mortels de la création. L'innommable supplice de Tantale. Seuls les invités et la régisseuse de cuisine avaient le droit de goûter à la béatitude. Pour les commis et les serveurs, l'odorat et le regard leur était permis, et c'était déjà beaucoup. Et si par malheur un bleu éreinté par l'effort osait plonger discrètement un doigt dans la moindre soupe, il était destiné à un sort pire que les limbes. Cependant, et là résidait le cœur du problème, les réalisations de Duum avaient la fâcheuse tendance à exhaler des senteurs à la hauteur de la qualité en bouche. Les parfums, plus addictifs que n'importe quel psychostimulant, rendaient la vie dure au pauvre hère interdit de s'y abandonner. Alors ils retenaient tous autant que possible leur respirations, désireux de ne pas finir comme leurs frères d'armes avant eux. Mais le misérable commis n'avait pu décemment retenir sa respiration pendant autant de temps, et il demeurait au cœur de l'œil du cyclone. Se jouait ainsi, aux abords du moindre de ses synapses, une bataille qu'il ne pouvait pas gagner contre la suprématie des perturbateurs chimiques qui lui hurlaient à grands coups de Kalashnikov calibre Dopamine 9.cc de renoncer à l'Eden et de croquer dans la pomme. 


Sa tête était contrite, ruisselante de sueur, et sa mâchoire gardée bien close pour empêcher le prisonnier lingual de sortir sa tête à travers les barreaux de kératine et se laisser tenter par la liberté. Ses compagnons comprirent dans quel pétrin il était, mais ils ne pouvaient l'aider qu'au renfort d'une discrétion immense, car la démone-glucide n'aurait toléré un arrêt dans leurs tâches. Azul, malgré son jeune âge tenait pour mot d'ordre la responsabilité qu'il avait envers ses troupes. Tentant de garder un calme souverain, il s'approcha du Privé Pastel pour prendre sa place. Déglutissant à nouveau, mais cette fois sous la contrainte du plaisir, il saisit un plateau de crêpes finnoises et fit signe à Pastel de s'écarter pendant qu'il prenait sa place. Malheureusement, il était trop tard pour cet homme. Ses yeux sortaient déjà de leur carcan osseux, sa langue frétillait déjà au rythme de secousses horriblement saccadées. Sa volonté l'avait quitté. Et avec, sa conscience. Il n'était plus qu'un estomac dépourvu de réflexion, une ouaille sur le pas de l'abattoir. Ses doigts contractés en une serre de cartilage tremblèrent vers une assiette d'Hanami Dango encore chauds. " Ca va aller mon grand, je suis là " se répétait Azul à la discrétion de ses pensées.   


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Azul envoya le bras le plus loin qu'il pouvait pour saisir la poigne de l'inconscient, mais ce n'était là qu'un acte inutile sous le coup du désespoir. Car le mercenaire avait déjà plonger les dents ointes de salive dans la sucrerie nipponne. Le Caporal se retourna en hurlant " COUREZ !!! " et plongea vers la porte de sortie en se couvrant la tête. Sans se retourner, ils bondirent tous aussi vite que les déchirures tissulaires de leurs muscles le permettaient, les gorges nouées et les yeux couverts de larmes. Là-bas, derrière la grande porte grise à hublot, on était forcé d'entendre le râle d'agonie d'un pauvre homme. On entendait sa peau se tendre brutalement dans un fracas élastique, le cri d'adieu des os broyés impitoyablement et le chant de ces mêmes os se reconstruisant en une nouvelle forme, sa chair crépiter sous la chaleur formidable à laquelle elle était soumise. Puis vint le bruit du nappage, douce et atroce rumeur d'une sauce qu'on badigeonnait contre feu Pastel. Et enfin le " POUF ", signal que la métamorphose douloureusement appétissante était achevée. Ils coururent, certains se tenant la bouche pour s'empêcher de rendre ce qu'ils n'avaient de toute façon pas ingurgités, d'autres risquant de faire rompre l'ensemble des capillaires de leurs yeux afin de s'empêcher de pleurer plus encore. L'horreur. Dans toute son abjecte splendeur. 


Après une course ininterrompue à travers les quelques étages qu'ils avaient à gravir une toute dernière fois, ils arrivèrent à la salle des tribunes inférieure. "Trombe" est un mot seyant à la nature de leur arrivée. Et lorsque le dernier franchir la double-porte, ils prirent tout ce qu'ils purent comme mobilier afin de la condamner derrière eux. Azul prit une seconde pour récupérer son souffle et une once de sanité, s'apprêtant à prévenir les spectateurs présents du danger présent sous leurs pieds. 




Personne. 




Aucun ne s'en étaient rendus compte dans la panique, mais plus aucun siège de cuir n'abritait les fesses d'un spectateur richard. Les hommes s'assirent au centre de la pièce, dissimulés derrière des chariots-repas. Ils prirent le temps qu'il leur fallu pour au moins calmer leurs esprits. Un tant soit peu en tout cas. Le Caporal blondinet leur assura qu'il veillerait sur eux et, d'un geste mou, il enclencha son oreillette tout en regardant au travers de la gigantesque baie vitrée. Dehors, le peu de combats encore en cours continuaient, ignorant tout de l'ignominie dissimulée dans la tour. 


" Central. "


" Az' !  Au rapport ! Comment va ? "


Exténué, désabusé, le garçon tenta une pointe d'humour totalement hors de propos, incapable d'ouvrir la conversation comme il le fallait :


" J'ai comme l'impression que la mayonnaise à tournée... "




" Az' tu nous sauve la vie en t'occupant du capharnaüm en cuisines mais tu penses bien que j'ai autre chose à l'esprit que la qualité des sauces apéritives ! Au pire les critiques qu'on à invités nous saborderons mais c'est pas un drame on à de la ressource !"






" Non Fush', je veux dire... C'est une image. Y'a dégun dans les tribunes et ça va pas en s'arrangeant. La cheffe nous à fait faire monter une armada de victuailles, mais- "




" Quoi ?! Mais c'est pas possible ils sont passés où ?! "






" J'en sais rien moi bordel ! Ecoute-moi, vous nous avez foutus quoi comme saloperie aux cuisines putain ?! C'était prévu ça ?! Hein ?! "


" De quoi tu parles ? "




" De la putain de chose rose qui à transformé quatre de mes hommes qui manquaient étrangement à l'appel en bouffe !  "


" QUOI ?! Mais c'était Mavros qui était chargé de recruter le cuistot ! "


" Mavros c'est sûrement un plat de spaghettis à l'heure qu'il est... "


" ..Merde. A quoi on à affaire ? "


" Une gamine, toute rose, yeux noirs et rouges. Au début elle faisait son taff' mais à la moindre erreur elle changeait mes hommes en bouffe putain ! "


" ...Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. Je vais trouver une solution à tout ça. Vous êtes aux tribunes inférieures c'est ça ? "

" On s'est barricadés ouais. "


" Compris. Priorité au damage control. Ne laissez personne entrer. On va verrouiller la tour et brouiller les communications wifi. Je sais pas ce qui se passe, mais tout ce qui compte c'est que les spectateurs ne soient au moins pas vus. "


" Compris. "


" Fais attention Az'."







Ils restèrent dans la grande salle, à attendre sans un bruit. Priant pour leurs vies que la chose des cuisines allait y rester, jusqu'à ce que l'on vienne les sauver. 

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MessageSujet: Re: Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」   Cauchemar en Tribunes 「Nozomu Budokai」 ClockDim 13 Juin 2021 - 2:49



"Oï Oï Oï Oï Oï Oï !"

Ben, ouais, grave, frérot, le droit de gueuler c’est le droit de communiquer, la liberté, la fraternité, la caricature des étrangers, quoi. Ain’t personne qui puisse faire quoi que ce soit pour empêcher Renart de gueuler, ça c’est méga sûr. Parce que personne y’en avait plus et même que c’était dans les tribunes que ça se produisait. Plus vide qu’en Sahararctique ça c’est sûr. Même pas d’alerte, il y a pas le feu ou quoi, même pas d’odeur brûlée, juste caramélisée, juste maxi pétante dans les narines - qu’est-ce que je raconte moi ? Ah ouais, j’étais là pour la bouffe, c’est vrai. Mais aussi pour draguer. Et de la drague c’était plus possible parce qu’il y avait aucun petit con culsanguin à déblayer parce que j’étais TOUT SEUL. Tout seul avec un petit blond sexuellement ambigu comme si j’étais en Suède.

"ON PEUT PAS BAISER DANS LES CHIOTTES DES MEUFS UNE SECONDE SANS QU’IL Y AIT LE JUGEMENT DERNIER C’EST QUOI CES CONNERIES ?!"

Objectif un accompli. L’objectif un c’était de parler avec le moins de ponctuation possible que ce soit dans la tête ou bien hors de la gorge. On réfléchit vite dans ma tête, c’est une centrale en feu. Jamais de panne d’électricité. La pute de soupe elle me fait des yeux plissés je l'enculerai avant qu’Obélix y plonge. J’ai mon hippocampe en toupie libre - j’ai l’impression déjà passé par là. Mais il y a personne et je m’y retrouve pas. Je fornique et c’est mon fornix qui prend, sacrebleu. Et mon temporal aussi, putain, le gamin a le front d’une progéria ou alors c’est ma vision qui peut plus analyser le ratio dégarnissement/lobe frontal. Il y a de quoi lécher autre chose que des glaçons, au moins. Une seconde, je suis au rez-de-chaussée, je crois. Il y a des spaghettis ! Draven a une moustache incroyable, d’ailleurs. Ah oui, la concentration. C’est important. Quelle heure on est ?

"L’heure - l’heure - l’heu - pOUuRQUOI EST-CE QUE LE WIFI EST MORT PUTAIN LE MEC QUI GERE C’EST FEU À VUE C’EST - calme."

Combien de substances est-ce que j’ai dans le corps ? Trop, je crois. Peut-être que j’exagère aussi. Ah ah, je vous ai menti, je suis trop fort. J’ai bu des flacons par curiosité et il y avait pas que de l’alcool, dedans, tho. Tout ça pour dire que je marche et que je marche très très aisément et que je titube pas et que je m’arrête pas en chemin pour bouffer des spaghettis avec les mains et que je renverse pas la putain de Bol dE MERDE QU’EST-CE QU’IL FOUTAIT LÀ AUSSI pour au final arriver vers le gosse. Et je lui pose la main sur l’épaule pour chopper son intention. Pas de déni quand je dis ça mais je lui éclate pas l’épaule. Elle est pas éclatée.

"Hey le petit blond, sNFFFF - on est à quel combat, là ?"

J’me suis pas décrit physiquement. J’crois qu’il m’a pas reconnu. Moi c’est Jim Jones Johnson - non, je déconne, c’est un pseudonyme. On peut me retrouver sur twitter @RenartRenartRenart mais franchement j’irais pas sur ma page hormis en incognito parce que je reblogue beaucoup d’images problématiques. Mon apparence - oui. J’ai des bras robotiques à la place des mains et j’y ai ajouté des griffes pour la classe. J’ai des jambes robotiques et j’y ai mis des tarses et des métatarses au lieu de me cogner un tibia normal parce que qu’est-ce que j’en ai à foutre quand on me file du budget. J’ai aussi ma vieille veste que j’avais quand je me suis fait percé le poumon. Le masque aussi, tiens. Mais c’est pas vraiment un masque selon certains. P’t’être que c’est ma vraie tête. Où l’est-ce ????

"J’suis John Jimmy Jameson, j’suis en V. I. P. sur la liste. Je cherche les combats de la grande nana qui a un voile sur la tête ? C’est pour faire des recherches importantes. Scientifiques."

J’ai l’impression d’en faire des caisses. Peut-être que j’aurais dû tenter de faire autre chose que le furry bourré. Cela devrait marcher, le top dix des chirurgiens de Satan-city a six fursuits tenant les scalpels. Les cinglés portant l’autisme nécessaire pour opérer sur un cerveau sont ceux qui ont l’autisme nécessaire pour s’identifier à un gros chat fuchsia.

V’là que je sors la carte, des notes, pour me préparer, t’as vu. Juste au cas où j’avais loupé ce que je devais saboter. P-pourquoi c’est à l’envers - l’ABruTI J’AI MIS À L’ENVERS !

"Enod. D, O - dorant, aime des airs. J’suis trop drôle. D, O, N, E. Done, comme cuit à point. Tu penses à ce qui se passe après la mort - pardon, j’ai l’esprit qui s’efface, flûte. H-hey. Donc, Done. Grande. Grise. J’ai un pote, il est - il est médecin - étudiant médecin tu vois, il a besoin de photos de femmes grandes pour son boulot et..."

Arrêt sur image. Maintenant que j’y pense, c’était peut-être pas la meilleure tactique de faire ce genre de remarques face à un gosse. Même s’il est cloné. C’était une excellente idée pour se faire passer pour un abruti que de dire de la merde à un enfant, mais la malchance qu’il a à être le seul interlocuteur présent parmi sa portée de dix-huit est légèrement malaisante. Tant qu’ils me voient comme un cosplayeur anthro post-apo qui utilise sa thune au mauvais endroit, ça devrait aller.

"... et vu qu’il y a plus la Stormruler, là, Done c’est la seule qui reste. Tu sais pas s’il y a moy-moy de trouver une meilleure vue ? Parce que les portes sont québlo et j’sais pas où c’est qui faut que j’ailleuuuuh..."

... que j'aille - oui, oui. Faut que j'me sorte de là, oui oui. Il y a des amazones dehors et j'suis coincé en sans wifi avec de la bouffe - super bouffe par contre, il y a plein de couleurs arc-en-ciel tu crois que c'est des bonbons quand tu bouffes le drapeau jamaïcain mais à coup sûr c'est du céleris et tu viens de te chopper de la vitamine D c'est trop fou.
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