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 [Château du Diable] Diabolomachie

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Léviathan
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MessageSujet: [Château du Diable] Diabolomachie   [Château du Diable] Diabolomachie ClockMar 29 Aoû 2023 - 22:11
Ce que Léviathan vivait n'était pas quelque chose d'habituel, disons. Chaque pore de sa peau semblait être unilatéralement centré dans l'expulsion de multiples fluides qui normalement ne sortaient de son corps qu'après des exploits herculéens. Sa sueur ne servait pas à rafraichir son corps athlétiquement stimulé jusqu'à ce que douleur s'ensuive. Elle était froide. Ridiculement froide. Sa respiration était accélérée sans raison. Trop accélérée. Combien de fois est-ce que son souffle sortait et rentrait dans sa mâchoire ? C'en était presque intrusif. Elle n'avait même pas le temps d'apprécier chaque bouffée d'air. Tout sortait trop vite. Tout rentrait trop vite. Elle ne savait même pas pourquoi elle était ainsi. Un, deux, trois, quatre, six, douze, vingt. Chaque dizaine de seconde avait trois respiration complète. Et ses yeux. Ses yeux ne faisaient pas de sens non plus. Ils étaient plus écarquillés que s'ils sortaient de son crâne et pourtant sa vision était si floue, si floue qu'elle se croirait en train de pleurer. Mais c'était impossible pour elle de pleurer hors d'un enterrement, et jamais plus d'un trio de larmes à la fois. Jamais plus. C'était sa sueur qui devait rentrer dans ses yeux. Elle salivait sans avoir faim. Elle entendait de moins en moins. Aucun boulet ne s'était écrasée près d'elle. Aucune bombarde n'avait fait feu à ses côtés. Aucun coup de gantelet ne s'était écrasé dans son oreille droite ni gauche. Alors pourquoi est-ce qu'elle s'était accroupie comme une pleureuse, comme une putain de pisseuse, entre deux buissons, les paumes sur chaque tempe, les seuls sons parvenant à vaincre son tinnitus étant ses grognements irréguliers et les tentatives pitoyables de son estomac à la forcer à vomir.

Vaincue par un sac, un danseur et un handicapé ? C'est pitoyable. Honteusement pitoyable. Tu es restée pendant combien de temps accroupie comme si t'avais la chiasse, comme ça ? Pas assez longtemps, on dirait. Quelle est l'utilité de cette armure si elle ne te sert qu'à pisser et pleurer dedans comme un catin jetable par tes collègues d'armes ? Il n'y a aucune valeur dans ce que tu fais. Tu pourrais utiliser ce souffle pour pourfendre tes ennemis. Tu pourrais tenir la tête des généraux adverses au lieu d'écraser la tienne comme ça. Qu'est-ce que tu vas donc raconter à Lucifer ? On t'a lancé un sac dessus et tu t'es mise à hurler comme une gamine ? Regarde-le. Regarde-le. Il te regarde. Est-il derrière cet arbre ? Ou bien cet arbre-là ? Fringant dans son armure d'autre fois. Libéré enfin de ta cage, tout ce que tu as fait, c'est te faire tromper par deux créatures inférieures, humilier, et puis tu as fuis la confrontation après un contact avec... du tissu. Du tissu...

”Hhhhh... Hhhhh...”

Mais heureusement, toutes les mauvaises choses ont une fin, et Léviathan sentit que cela s'arrêta. Avec son indignation vinrent à nouveau les pensées les plus stables et les plus logiques. Elle pouvait se permettre de tomber en arrière, se cognant l'arrière du crâne dans une branche qui lui érafla la pointe de son oreille alors que le reste de son corps fut protégé par l'armure technologiquement avancée qui protégeait sa robuste carcasse, ainsi que le fier et large manteau qui se situait au dessus. Elle resta allongée sur le dos avec ses bras en croix pendant un court moment, attendant patiemment la fin complète de son excès d'irrationalité, patiente comme il le fallait face à l'adversité de son mental débridé par la fatigue et l'isolation. Elle regarda dans le vide, observant les feuilles qui dansaient au gré du vent. Au moins, elle pouvait s'allonger et jouer avec les brins d'herbe du bout de ses doigts alors que son sang arrêtait de faire vibrer son rythme jusqu'à ses tempes.

”Ce n'est pas mon premier rapport d'échec, c'est pas mon premier échec, c'est bon, c'est pas mon premier échec...”

C'était assez nul d'annoncer son grand retour avec une humiliation totale. Mais peut-être qu'il y avait de la fierté à trouver dans cela. Pas dans l'échec lui-même, surtout pas. Il lui fallait s'adapter à son échec, en faire une source de motivation sur laquelle présenter sa fierté. Tout ce qu'elle avait éprouvé était un fait. Une annonce : la terrible Léviathan était à présent une grosse merde, inapte à vaincre deux imbéciles et un sac en toile. Peut-être que c'était pour cela qu'elle avait eu envie de vomir. Elle devait se débarrasser du dégoût naturel qu'il y avait à admettre un handicap nouvellement trouvé. Elle avait été rouillée, drainée dans sa vieille épée. Ou peut-être que c'était la mort à laquelle elle avait échappé qui en avait fait une moins-que-démone, une incomplète...

Des araignées sortent des pores de ta peau.

”GAH !! RAH... GNARK !!”

Elle s'était roulée par terre avant de se relever après quelques mètres, se gifflant la visage à multiples reprises avant de se rendre compte qu'elle avait encore été roulée par la petite voix dans sa tête qui se refusait en permanence de lui laisser le moindre répit. Grommelant, elle laissa ses ailes sortir de sa chair avant de les laisser l'emporter dans les airs. Il lui fallut admettre qu'elle eut un peu de mal à retrouver le chemin pris par le "scoutteur" de Lucifer, sa bête de ferraille qui lui permit d'arriver en ce lieu. Elle évita la ville illuminée par la grosse boule de lumière, et se concentra sur le sentier noir qui menait jusqu'à la ruine où on l'avait trouvé. Cela devait être son quartier général, maintenant. Elle atterrit devant les grandes portes du château, avant de se masser la tête et les yeux, pour enfin se gifler les joues, se rappelant avec un tonk ! et une douleur dans les doigts qu'elle avait toujours sa protection au visage qui lui était signature. Grognant à nouveau, elle poussa bien grand ouvert les portes du château.

”LUCIFER ?! JE SUIS DE RETOUR !!”

Dit-elle avant d'arpenter le château de sa majesté, château dont l'auteur avait oublié la description. Fort heureusement, notre exécrable démone avait les idées prises par bien autre choses pour laisser ses yeux être captivés par ce qui l'entourait. Ainsi, elle s'attela tout simplement à maugréer jusqu'à trouver le déjingandé qui l'avait ramené à la vie... Ce après quoi, malgré la désinvolture de ce dernier, elle se jeta sur lui avant de lui donner le câlin que seul un frère d'arme pouvait se permettre de recevoir de sa part, mettant l'intégralité de sa force pour comprimer son chef et témoigner de son affection.

”Lulu ! Quel plaisir de te revoir !!”

Et quel plaisir il y avait ! Jetée comme une chienne sans laisse vers des petites saloperies sans importances avant de se rendre compte que la vermine avait des crocs, elle n'avait pas eu le temps de présenter sa colossale stature à celui qui lui avait permis de faire carrière dans les armes.

”J'ai pas les mots, putain ! Qu'est-ce que ça fait plaisir de te revoir !”

Elle le relâcha enfin avant de faire quelques pas en arrière pour se raidir et se présenter au garde-à-vous face au Comte lui-même.

”J'ai suffisamment fait joujou avec la vermine pour le moment. Il est temps pour toi de me raconter tout ce qui s'est passé durant mon emprisonnement.”

Elle se retourna alors vers le vide du château.

”Serviteurs ! À boire ! À manger ! Que nos retrouvailles soient triomphales ! Il nous faut un banquet !!”

Et de nouveau envers le plus grand des deux interlocuteurs.

”Où est la salle à manger, que je m'assoie quelque part ?”
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MessageSujet: Re: [Château du Diable] Diabolomachie   [Château du Diable] Diabolomachie ClockVen 22 Sep 2023 - 8:04

« Allez allez, on se dépêche ! »

Le temps pressait. Pas pour lui, mais pour la petite fête à laquelle il avait accepté de participer. Après tout, cela ne se faisait pas d'arriver en retard. Oh, lui était bien sûr déjà prêt : ce n'était pas comme s'il avait eu grand chose à faire pour se préparer, étant toujours sur son trente-et-un. Il avait hésité à prendre un en-cas pour la route, mais il y aurait largement de quoi manger une fois arrivé à destination, aussi ne s'en faisait-il pas pour cela.
Non, ce qui prenait le plus de temps était d'organiser les troupes en ordre de bataille - d'autant plus quand celles-ci incluaient de nouvelles recrues qui ne savaient pas encore trop où se placer malgré les bons conseils de leurs ainés.
On l'avait informé à son retour que ses nouveaux alliés - du moins les deux d'entre eux qui ne venaient pas d'être désintégrés par une boule de lumière géante - étaient sortis, sans doute partis prendre l'air pour faire passer la gueule de bois que leur avait valu leur dernier repas. Ou pour aller faire des courses à la supérette la plus proche, peut-être. Ce n'était pas comme s'ils avaient pris la peine d'en informer le petit personnel avant de partir.

Toujours était-il qu'ils n'étaient donc plus dans les parages - mais que leurs soldats, eux, l'étaient, ce qui avait permis à ceux de Lucifer de les rallier à leur cause comme ils en avaient reçu l'ordre. Tous n'étaient pas vraiment taillés pour le combat - ni même pour vivre, dans le cas de certains -, mais le comte avait besoin de chair à canon, et pour cela, ils feraient parfaitement l'affaire.
Si son armée restait évidemment majoritairement composés de démons et d'ogres, ses loyaux serviteurs, elle se voyait désormais complétée par des bataillons makyans et de monstruosités nameks. Il lui faudrait songer à remercier Garlic et Piccolo Daimao pour ce prêt fort généreux s'il devait un jour les recroiser, mais son petit doigt lui disait qu'avec tous ces bons samaritains là-dehors, il y avait des chances qu'ils aient eux aussi rencontré quelques problèmes en chemin. C'était malheureux, mais il ne faisait pas bon être un malfaiteur, en ce moment.
Avec un peu de chance, l'entreprise de Demigra allait y remédier.

Comme d'habitude, son fidèle Ghastel avait été désigné général ; ce n'était pas comme s'il avait quelqu'un d'autre de plus compétent sous la main, et il voyait bien que ça lui faisait plaisir. Son brave Igor serait également du voyage, quant à lui en tant qu'aide de camp - même s'il y avait de bonnes chances que ce soit en tant qu'échanson qu'il ait réellement l'occasion de briller. Son verre n'allait pas se remplir tout seul pendant qu'il regarderait brûler la Patrouille du Temps.
La plupart d'entre eux n'avaient évidemment aucune idée de l'enjeu de la bataille à venir, ni ne se posaient vraiment la question : ils étaient simplement heureux de pouvoir se dégourdir les jambes. Et s'ils avaient la possibilité de donner quelques coups de hache en plus pendant qu'ils étaient en train de s'aérer, ils n'iraient pas s'en plaindre. Ses différents laquais avaient pour eux d'être très faciles à satisfaire ; c'était là l'avantage à ce qu'ils n'aient rien dans le crâne.
Et parlant de ne rien avoir dans le crâne, c'est précisément alors qu'il les organisait à la hâte dans les souterrains du palais - heureusement assez grands pour tous les accueillir - qu'un tintamarre métallique se fit entendre dans son dos, là où personne n'aurait dû se trouver. Si bon nombre de ses serviteurs portaient des pièces d'armure  dépareillées qui cliquetaient ici et là, c'était plus cosmétique qu'autre chose pour la plupart, dans la mesure où ils avaient la peau suffisamment dure pour ne pas en avoir besoin. Ainsi donc, plutôt que d'y gagner une réelle protection supplémentaire, il s'agissait surtout de se mettre dans l'ambiance. Il pouvait donc facilement deviner de qui il était question sans avoir à se retourner.

« Ah, c'est toi. » Il lui jeta un rapide coup d'oeil de bas en haut, constatant son état déplorable et la mine hantée qui avait pris possession de ses traits. Les signes clairs d'une sortie réussie, à ses yeux. « Tu t'es bien amusée, on dirait. »

Malheureusement pour lui, il était trop concentré sur ses formations - en éperon ou en quinconce ? - pour anticiper qu'elle allait se jeter sur lui. La bousculade lui fit naturellement renverser la moitié du verre de rouge qu'il tenait entre ses doigts sur la spalière de l'intéressée... Quel gâchis ! Il ignorait si l'on pouvait nettoyer les taches de vin sur sa nouvelle armure, mais par chance, elle était en l'état assez répugnante du fait de son retour d'expédition pour qu'on ne voie pas la différence.

« Allons, ce n'est pas le moment. » fit-il en la repoussant prestement mais fermement, n'ayant aucune envie de tacher son beau costume à l'aube de leur départ à tous pour une nouvelle mission. Il s'empressa d'ailleurs de sortir un mouchoir de sa poche pour épousseter les traces de poussière et de terre qu'elle avait laissé sur lui.

« Pour ça non plus, d'ailleurs. Je suis un peu occupé, comme tu peux le voir. D'ailleurs, dépêche-toi d'aller te changer. Tu ne voudrais quand même pas me faire honte à une réunion de famille ? » reprit-il lorsqu'elle ramena sur le tapis la question de ce qu'il s'était passé pendant son enfermement. Un sujet délicat qu'il ne tenait absolument pas à aborder, ne serait-ce que pour la situation inconfortable dans laquelle le mettrait certaines révélations - à commencer par celle qu'il l'avait oubliée quelque part entre la machine à coudre qu'il avait hérité de sa tante, les vieux portraits de famille et ses anciens clubs de golf.
Par chance, il avait une parfaite excuse sous la main, et ce sous la forme d'une armée démoniaque à mener au combat. Oh, il ne pourrait pas éternellement fuir la question, mais ça ne l'empêcherait pas d'essayer.

« Mais si tu tiens vraiment à le savoir, et bien - »

Avant qu'il puisse continuer cette phrase, un énorme portail s'ouvrit au beau milieu des profondeurs obscures du Château du Diable, aussitôt accueilli par la clameur enthousiaste de ceux qui s'apprêtaient à le franchir. Ils étaient manifestement pressés d'en découdre - ou au moins de voir un décor autre que les sombres galeries dans lesquelles ils vivaient tous autant qu'ils sont - à l'exception de leurs récentes additions - depuis des siècles, voire des millénaires pour certains d'entre eux. Ainsi donc, le moment était venu.
Fidèle à sa parole, son cousin leur déroulait le tapis rouge - du moins le vortex l'était-il.

« Voilà qui tombe mal. On dirait bien que ça va devoir attendre. Allons-y ! »

Et de lui-même se diriger vers le passage sans plus attendre, ni apporter de réponse.
C'était très bien comme ça.
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MessageSujet: Re: [Château du Diable] Diabolomachie   [Château du Diable] Diabolomachie ClockVen 22 Sep 2023 - 11:59
L’objectif de tout soldat dans son accoutrement était de rappeler son statut. Elle était une guerrière et avait donc une armure de guerrière, et par dessus elle avait un manteau de guerrière. Chacun des mouvements et chacune des paroles de Léviathan étaient imprégnées de l’autorité offerte par son statut, et donc chaque erreur physique comme sociale déversait ses conséquences non seulement sur sa propre personne mais également sur sa profession. Toute l’organisation militaire de Lucifer perdait de sa réputation à chaque glissade dans l’escalier ou dans la gadoue. Néanmoins, la crasse après une mission était surtout indicatrice de la volonté et de l’énergie mise dans l’exercice. Dignité et classe étaient oubliées au profit de l’investissement réel du soldat qui accomplissait son devoir. Ainsi, le parfum de sang, de sueur et de rouille qui accompagnait l’honorable générale ne l’aurait pas rendu peu fière. Après ses dernières expériences, elle pouvait accepter un minimum de source d’orgueil. Toute autre action entreprise durant cette dernière sortie n’avait été que source d’humiliation et de réalisation. Lucifer pensa qu’elle s’était amusée, mais ce ne fut pas le cas.

”Du tout ! C’était horrible.”

Répondit-elle de façon terse sans rien dire de plus. Elle n’était pas douée pour mentir, ce qui était une impeccable qualité pour celle qui n’avait jamais aucune raison de rapporter des paroles fausses. Pourquoi mentir ? Elle ne serait jamais torturée, et si elle l’était, elle ne dirait tout simplement rien. Pourquoi mentir ? Elle haïssait qu’on le lui mente de même. Elle avait un minimum de valeur. Lucifer ne lui mentirait jamais, par exemple, pourquoi lui mentirait-elle de même ? Néanmoins, il n’avait pas besoin d’en savoir plus jusqu’à ce qu’il demande ouvertement davantage d’informations. Or, il se concentra davantage sur le gâchis de sa propre boisson à cause de son poignet devenu bien plus faible. Elle sentit une main s'aplatir contre sa tête alors que ses bras manquèrent de remodeler la colonne de son ami de toujours.

”Oh, je les avais pas vu, eux.”

Remarqua-t-elle à la vue des sbires assez hideux et… fortement dégénérés, véritablement. Toute honte qu’elle aurait pu avoir à oublier l’étiquette militaire qu’elle devait valoir à son supérieur en public fut rapidement passée sous le tapis quand elle se rendit compte du manque de luminosité mentale qui émanait des regards des trouffions. Ils n’étaient pas malins. Pas malins du tout. Dégénérés, tous autant qu’ils étaient, bâtards difformes naquis de ventres pourris. Quels culs de sacs génétiques avaient donc été découverts pour faire apparaître ces choses pleines des rides et ces trucs verts aux yeux globuleux, accompagnés par si peu d’armure qu’ils demandaient à genou larmes aux yeux de pouvoir être éventrés par le premier gringalet avec un couteau et une panique suffisamment extrême pour le faire agiter sa lame sans maîtrise. Jamais n’eut-elle envie de vomir aussi sauvagement à la vue d’êtres qui étaient soi-disant vivant. Des parodies d’êtres démoniaques. Heureusement, elle voulait organiser son banquet. Attendez, non, Lucifer voulait… voulait faire une réunion de famille.

”Famille ? T’as de la famille ? Depuis qui ? Quand ? Avec quoi ? Pourquoi ?”

Elle se gratta l’arrière de la tête dans sa confusion, ses sourcils larges se plissant et ses paupières se plissant alors qu’elle enlevait le gras et les pellicules de ses cheveux. Lucifer avait de la famille ? Elle ne se souvenait pas de ce détail. Elle n’y aurait jamais pensé... Elle savait qu’elle-même n’en avait pas. Cela lui suffisait. Cela rendait peut-être plus difficile son aptitude à imaginer que d’autres personnes voient l’utilité d’autres liens que la camaraderie. Elle décida de ne pas y réfléchir plus que ça. Mais on lui demanda alors de se changer.

Pourquoi ? Non. C’est typique d’une embuscade. Lucifer ne ferait jamais d’embuscade, mais cela sonnait trop comme une future embuscade. Cette famille allait le tuer. Ils allaient l’inviter à un mariage et le poignarder quarante fois dans le foie. Et il mourrait parce que Léviathan n’aurait pas ses armes sur elle. Un soldat n’a pas besoin de porter une robe.

”Je sors d’un très long congé, Lulu, je n’ai pas de vêtements de rechange.”

Elle n’avait pas besoin d’en rajouter plus.

”Qu’est-ce que -”

Maugréa-t-elle alors qu’un flash de lumière apparut en plein dans ses yeux, une ouverture magique, portail interspatial multicolore apparut pile au moment où Lucifer s’apprêtait à – enfin ! – lui résumer les évènements qui s’étaient déroulés durant son emprisonnement. La meute d’imbéciles et d’attardés s’y lança avec forte satisfaction, et Lucifer ne s’attarda pas à faire de même… heureusement, semble-t-il, il ne la força pas à aller se chercher de nouveaux vêtements. Ses yeux piquants à cause des pleurs de tout à l’heure furent rapidement frottés avant qu’elle ne doive suivre son chef qui s’attelait vers le portail.

”Hé, attend ! Je crois que tu es en train de tomber dans un piège !”

Mais, trop tard, ils avaient passé le cap.
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MessageSujet: Re: [Château du Diable] Diabolomachie   [Château du Diable] Diabolomachie Clock
 
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