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 Un sacré projet

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Garou
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MessageSujet: Un sacré projet   Un sacré projet ClockDim 27 Mar 2022 - 21:03
Force était d'admettre que Scalio avait fait fort sur ce coup. Profiter du chaos engendré par le règne et la fin d'Auros pour prendre le pouvoir était une chose que je ne l'aurais pas imaginé capable de faire, aussi bien moralement que physiquement. Il avait dû se montrer sacrément convainquant... Cela dit, si il avait bien affronté le dieu-tyran, cela pouvait expliquer certaines choses. Encore fallait-il qu'on m'explique comment il avait pu affronter ce type. Peut-être qu'il était pas si fortiche qu'on ne le faisait croire, ou que Scalio s'était considérablement amélioré. Aucune de ces deux idées ne me plaisaient, mais ne m'intéressaient pas outre mesure. Une fois encore, grand bien fasse à notre cher "premier ministre", sa nouvelle position ne pouvait que servir nos intérêts.

"Hey, j'suis déjà venu ici. On avait bien tout éclaté. Bray était là, lui aussi..."

P'tain Marcos aussi d'ailleurs. Je l'avais presque oublié celui-là, avec toutes ces conneries. C'était pas le genre de type qui pouvait s'entendre avec Scalio, preuve en était qu'on s'entendait à peu prêt tous les deux. J'espérais qu'il ait pas mal fini. On venait tout juste d'arriver au château, encore marqué par les divers grabuges qui avaient précédé l'ascension du policier. Mais déjà les gardes pullulaient dans les allées qui menaient à l'imposant bâtiment, et nous fûmes vite confronté à leurs ordres.

"Halte, personne ne passe sans raison valable. Nous n'avons pas été prévenu de votre visite, que cherchez-vous ?"

Ôtant ma capuche pour dévoiler mon regard encore ambré, malgré sa lueur éteinte, j'esquissai un large sourire en écartant les bras.

"Nous sommes des amis de ce bon vieux Scalio, dites-lui que Garou et Jojiba ont des choses à lui dire. Ah, et Zelen aussi, ce nom devrait lui parler. Le dernier j'crois pas qu'il le connaisse, si ?"

Lançais-je l'air las à Babel, dont j'ignorais encore beaucoup de choses sur les relations et le lien qu'il entretenait avec Jojiba. Des explications finiraient bien par arriver. Si les gardes semblèrent d'abord hésiter, sans surprise, l'un d'entre deux se décida à utiliser un appareil de communication pour transmettre mon message. Soupirant en comprenant que cette entrevue allait prendre un temps excessivement important, je décidai tout de même de prendre sur moi quelques instants, sans pour autant me dispenser de scruter sournoisement les alentours à la recherche d'une faille exploitable dans leur défense. L'objet de mes recherche ne verra malheureusement pas le jour aujourd'hui, puisqu'une femme se présenta comme la secrétaire du premier ministre, et nous invitait à la suivre. Grommelant, je lui emboitai le pas et franchis pour la première fois l'entrée du palais, tandis que dernière nous s'éclipsaient les derniers rayons du soleil. Je gardai le silence pendant la majeur partie de notre escalade, ruminant de sombres pensées comme l'inavouable malaise qui commençait à me gagner.

Enfin, nous franchissions le seuil qui nous permit de pénétrer le bureau de Scalio, ce grand Homme.

"Tu n'imagines pas comme il a été difficile de ne pas envoyer tes hommes au tapis pour venir te déterrer au plus vite, m'sieur le premier ministre. Un véritable déplaisir, j'espère que tu te portes mal."

Des paroles trop franchement provoquantes pour l'être réellement, ce qui nous unissait et nous opposait était au-delà des injures et des opinions de nous-même. Aussitôt débarqué, je le toisai avec intérêt, tâchant de trouver au premier coup d'oeil ce qui avait pu changer chez lui au point qu'il en soit là aujourd'hui. Si ce n'était son style vestimentaire qui collait un peu trop au rôle qu'il s'était donné, l'aura pesante qui se dégageait de l'ancien flic était elle bien plus intéressante. Intrigué, je me repris toutefois rapidement afin d'exposer sans tarder les raisons de notre venue, et savoir si oui ou non il était prêt à agir dans notre sens.

"On t'a sûrement communiqué l'identité de tes merveilleux invités, pas vrai ? Peu importe ce que tu prépares Scalio, on vient te demander de nous prêter main forte. Et tu ne peux pas refuser, car on sait tous qu'on ne sera jamais en paix tant que notre revanche n'aura pas été prise sur ce démon. Tu le sais, je t'ai jamais blairé, mais je dois bien reconnaître que t'en as dans le ventre. Tout comme nous, tu es marqué par Demigra, pour tout ce que ça peut signifier."

Je m'avançai nonchalamment, ne prenant guère de précaution en m'approchant de la sorte de l'homme d'importance qu'il était devenu, car à mes yeux il restait le même. Je pris lourdement appuie sur son bureau, y plaquant mes deux mains.

"On dit que tu veux déclarer la guerre aux dieux. Sacré projet. Pourquoi ne pas commencer par le plus vicieux d'entre eux ?"
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockLun 28 Mar 2022 - 0:23
“Tu t’étais donc allié avec le démon que Jojiba a vaincu, mais tu as participé à un assaut sur la demeure présidentielle ? J’espère qu’ils prendront en compte que c’était en temps de guerre. Cette coopération va s’avérer plus compliquée que je l’aurais souhaité !”

La confiance que l’originaire de Velikolepnata accordait à son premier allié de circonstance ne faisait que baisser à la limite du raisonnable. Il s’était présenté comme un tueur de héros, il était exécrablement orgueilleux et maintenant, elle apprenait qu’il s’était associé au monstre que le fermier avait pourfendu dans une attaque contre le siège officiel du président terrien ? Garou semblait unir ses forces à quiconque pouvait servir ses intérêts, une façon de faire que la chevaleresse appréciait peu, bien qu’elle l’eut elle-même employée en vue d’affronter Demigra. Il ne restait plus qu’à espérer que l’ermite sache se tenir à leur alliance présente et veuille bien se comporter correctement devant Scalio.

L’avancée du groupe fut interceptée par les gardes du palais présidentiel. Ces derniers prêtèrent tout particulièrement attention à Zelen Kurvav, qui était toujours entièrement armée et casquée. Elle se doutait bien du protocole de sécurité en vigueur et savait déjà comment ils allaient procéder. Elle aurait été surprise si ces derniers ne lui demandaient pas de décliner son identité ou de se faire désarmer avant de pouvoir rendre visite à une figure de l'État, d’ailleurs. Ils se dirigèrent vers elle avant de lui adresser la parole, visiblement sans aucune crainte:

"Quant à vous, si vous désirez voir le Premier Ministre Scalio, vous devez nous confier votre casque et votre hallebarde.”

Un sourire rassuré naquit sur le visage dissimulé de la guerrière. Les terriens avaient beau être des pleutres, il semblerait que ces militaires soient bien plus robustes que leurs concitoyens, que ce soit physiquement ou mentalement. Elle tendit la lance à la verticale afin qu’elle lui soit confisquée. Puis, elle retira son casque tout en s’assurant d’activer le système de sécurité qui bloquera ses fonctions jusqu’à son retour. Elle comptait bien faire du combattant devenu ministre son allié, mais tant que leur entente ne sera pas gravée dans le marbre, les secrets de sa technologie resteront un mystère pour les scientifiques et les militaires de la planète bleue.

Ainsi commença l’attente pour voir s’ils allaient être acceptés entre les murs du château. Elle admira l’architecture étrange de l'infrastructure politique. Ce n’était pas assez fortifié et trop peu défendu au premier abord, un ajout de missiles anti-air n’y ferait aucun mal, ainsi que des gardes mieux armés et avec des équipements dignes de ce nom. Un seul tir d’une arme à distance de sa planète serait suffisant pour transpercer leurs faibles protections. Elle remarqua d’ailleurs que Garou jetait plusieurs coups d'œil de droite à gauche, probablement à la recherche d’une faille à exploiter dans la sécurité du bâtiment : elle se tint prête à l’attraper par la capuche pour le retenir si besoin était. Elle ne tolérerait aucune action qui mettrait leur future association en danger.

Heureusement, une jeune femme arriva devant eux et leur demanda de la suivre, mettant fin à la séance de repérage du martialiste. Leur demande pour une entrevue avec Scalio semblait avoir été reçue et acceptée. Ils rentrèrent dans la demeure du président et de son second en charge. Esthétiquement, c’était d’une beauté sans nom. Stratégiquement, n’importe quel bouffon pouvait s’y infiltrer et causer des dommages irréparables avec une aisance déconcertante. Les terriens avaient beau être pacifiques de nature, un tel manque de défense contre les envahisseurs était une sombre plaisanterie à l’égard de leur souveraineté. La championne garda le silence durant la marche, tout en ayant du mal à accepter les lacunes du château dans son esprit.

Le premier qui eut le droit d’ouvrir les portes fut nul autre que Garou. Une grossière erreur, puisque l’ermite était aussi doué en diplomatie qu’à se procurer des habits un minimum présentables. Aussitôt que le tueur de héros eut fini son introduction, Kurvav se plaça devant lui, avant de plier le genou et de poser son poing au sol en signe de respect envers le gouverneur et le sage qui l’accompagnait. Elle comptait le faire dans tous les cas pour suivre ses propres codes, mais ce faisant, elle comptait surtout sauver son allié de ses provocations idiotes.

“Veuillez excuser les manières honteuses de Garou, Monsieur le Premier Ministre. Je doute que vous vous rappelez de mon existence vu ma… courte participation au Jeu du Diable. Je suis Zelen Kurvav, championne du défunt empire de Zelen.”

Elle laissa le temps à ses compagnons de voyage de suivre son exemple, ou du moins de ne pas se montrer aussi grossier que leur camarade. Ce dernier en profita d’ailleurs pour imposer ses conditions avec l'élégance d’un pachyderme. Il y avait des milliers de façons de proposer à Scalio de se joindre à leur quête… et le tueur de héros avait probablement choisi l’approche la plus idiote. Malheureusement, elle ne pouvait rien faire de plus que de rebondir et de tenter de calmer la situation.

“Il est vrai que nous sommes venus vous demander de nous prêter main forte dans notre objectif de vaincre notre tortionnaire commun. Ainsi, nous comptons mettre fin une bonne fois pour toutes à quelconque emprise qu'il pourrait avoir sur nous et sur le reste des participants de sa compétition sadique.”

Puis Garou mentionna sans aucune peur sa volonté de vaincre tous les représentants de la hiérarchie divine. Bien qu’elle n’idolâtrait plus les dieux depuis fort longtemps, leur déclarer ouvertement la guerre lui semblait être une grave erreur. Malheureusement, si c’était la seule solution dont ils disposaient pour atteindre et terrasser Demigra, elle devra prendre part à ce conflit sans l’ombre d’un doute. Il était temps pour elle de mettre ses arguments sur la table pour que leur accord soit équitable.

“Monsieur le Premier Ministre, je vous assisterai dans ce conflit si vous le désirez. L’empire que je servais à l’époque est peut-être mort des mains des forces de Freezer, mais son savoir et sa technologie ne l’est pas encore. Je vous propose, en échange de votre soutien contre Demigra, tout le savoir militaire de mon peuple pour renforcer le vôtre."

Cet argument diplomatique était le dernier espoir de Zelen dans sa quête de libération des crocs de Demigra et de Dyavol, et elle espérait bien bénéficier de l’aide des terriens ainsi que de leurs dirigeants.
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockMar 29 Mar 2022 - 15:53
-Je crois que tout Satan-City se souvient que tu étais là, il y a vraiment pas de quoi se vanter.

Grommela Jojiba après la remarque de Garou sur sa précédente visite ici. Le château du roi, devenu le palais présidentielle et siège du gouvernement de Draven. Le saiyan ne s'y était rendu qu'une seule fois. Son souvenir était tâché de remords et d'amertume. Il avait accompagné l'équipe du président dans l'espoir de procéder à des négociations avec l'envahisseur divin Auros. Qu'est-ce qu'il était devenu celui-là d'ailleurs? Après avoir affronté Wyatt et Garou, le fermier s'était directement retrouvé pris en otage par les dieux, il n'avait pas eu l'occasion de revoir le conquérant, mais simplement d'en découvrir les sbires, notamment Freezer.

Il aurait aimé dire qu'ils étaient bien loin de tout ça maintenant, mais c'était loin d'être le cas. Au contraire. Jojiba était lentement en train de s'engager sur un chemin duquel il ne pourrait pas s'échapper de si tôt.

Les gardes des lieux interrompirent assez vite leur avancé. Suite à ça, c'est Garou qui s'avança le premier.

"Nous sommes des amis de ce bon vieux Scalio, dites-lui que Garou et Jojiba ont des choses à lui dire. Ah, et Zelen aussi, ce nom devrait lui parler. Le dernier j'crois pas qu'il le connaisse, si ?"

Le premier réflexe de Jojiba fut de se demander si Garou essayait de les faire arrêter. L'un des terroristes qui avait plongé la capitale dans le chaos absolu venait se présenter aux portes du palais et s'imposait comme si de rien n'était. Faire profil bas ne serait-il pas préférable dans sa situation? De qui se moquait-on? C'est de Garou qu'on parle, faire profil bas n'existe pas dans son vocabulaire.

-Jojiba, vous devez avoir ce nom quelque part dans vos registres, j'ai accompagné et escorté le président Draven pour une rencontre diplomatique il n'y a pas si longtemps que ça.

Peut-être qu'en leur présentant ses précédents services rendus, le fermier pourrait assurer leurs bonnes intentions? Finalement, après s'être saisi de l'équipement de Zelen, les gardes laissèrent entrer le petit groupe. Ces grands couloirs, cette architecture, ces couleurs et ces odeurs, tout chez le saiyan évoquait des souvenirs douloureux. En si peu de temps, tant de choses étaient arrivées. 

Finalement, l'employée venue guider le groupe leur indiqua une grande porte, derrière laquelle se trouvait le bureau du premier ministre. C'est Garou qui, pour changer, se jeta tête baissée dans la pièce pour se présenter à Scalio. N'avaient-ils pas été rivaux eux aussi? A en croire ce que Jojiba avait vu, c'est même eux qui, en se faisant manipuler par Demigra, avait fait un carnage sur les terres natales du dieu de la destruction, donnant une excuse à ce dernier pour entamer une invasion.

Scalio lui, était bien dans son bureau, accompagné d'un vieille homme. Le saiyan de l'univers 6 avait bien changé depuis ce qu'il s'était passé avec Freezer. Sa barbe et ses cheveux étaient taillés de façon élégante, son visage était marqué et son équipement de policier avait été troqué pour une tenue plus formelle, la cravate impeccablement resserrée sur sa chemise lui donnait une image plus solennelle. Bien que les circonstances auraient pu être meilleures, voir Scalio ainsi apporta un peu de réconfort au fermier. Lors de leur dernière rencontre, il était blessé, couvert de sang et sa main gauche avait été tout bonnement arrachée. Constater que son compagnon d'infortune se trouvait dans un meilleur état était déjà une victoire en soit.

En suivant Garou dans la pièce, Jojiba adressa d'abord un hochement de tête respectueux au vieil homme.

-M'sieur.

 avant de se tourner vers Scalio, mais...

"Tu n'imagines pas comme il a été difficile de ne pas envoyer tes hommes au tapis pour venir te déterrer au plus vite, m'sieur le premier ministre. Un véritable déplaisir, j'espère que tu te portes mal."

L'intervention du tueur de héros figea Jojiba sur place, lequel tourna la tête vers Babel, les yeux écarquillés et les sourcils arqués, comme pour demander confirmation auprès de l'archi-démon que ce dont il venait d'être le témoin était bien réel.

Garou venait-il de faire irruption dans le bureau du premier ministre terrien en menaçant ses hommes et en l'insultant?

Zelen quant à elle se jeta à terre, entamant à son tour une tentative de rattraper cette introduction bancale. 

“Veuillez excuser les manières honteuses de Garou, Monsieur le Premier Ministre. Je doute que vous vous rappelez de mon existence vu ma… courte participation au Jeu du Diable. Je suis Zelen Kurvav, championne du défunt empire de Zelen."

Chacun développa ensuite la raison de leur présence ici, déballant en une poignée de secondes ce qui en temps normal aurait été discuté calmement autour d'une table. Pendant ce temps, Jojiba était resté en retrait, blasé, tenant ses yeux de son pouce et de son index. Il y avait effectivement beaucoup de choses à expliquer à Scalio, lui aussi d'ailleurs avait bien des choses à leur dire, mais peut-être que laisser le temps au saiyan de l'univers 6 d'assimiler tout ce qu'il venait d'entendre restait la meilleure solution. Relevant simplement un regard à la fois épuisé et compatissant vers le premier ministre, le fermier leva finalement un main dans sa direction.

-Salut Scalio.
Scalio
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MessageSujet: u   Un sacré projet ClockJeu 31 Mar 2022 - 10:21

«Nous voilà.»

Je nous ai téléporté sur la position de ma secrétaire, visiblement surprise de notre soudaine apparition. Je lui fais un simple signe de main pour lui dire "hey tranquille c'est que moi" avant d'amener mon invité dans mon bureau. Cependant ma secrétaire tenait à m'informer de quelque chose avant.

-« Ah, par rapport à ce que vous m'aviez demandé, le président sera dans l'impossibilité de vous rencontrer pour le moment monsieur le Premier Ministre.

-Oh? C'est rare ça. Très bien, j'attendrais alors. Merci.»

On a besoin de rencontrer les gouverneurs des territoires de la Terre, vu que ce sont eux qui dirigent ces territoires pour nous selon nos instructions. On peut difficilement centraliser le pouvoir étant donné la nature de notre régime actuel, et la taille de la nation qui est la planète entière. J'imagine cependant que Draven est aussi occupé que moi, je ne peux pas trop le forcer là-dessus. Enfin bref, nous entrons dans le bureau. J'ai changé un peu la disposition par rapport à mes goûts. Maintenant le bureau en soit se trouve devant la baie vitrée donnant sur la mégapole. Super vue vraiment, en plus on est assez haut. Mes pauses clopes n'en sont que meilleures. J'enlève ma veste et la ceinture qui l'accompagne, pour le coup je voudrais relaxer un peu l'atmosphère et j'invite Kailan à faire de même.

«Vous devriez enlever cette euh...ce truc que vous portez. Je pense qu'on peut se relaxer un petit peu, vu qu'on va s'occuper de quelques formalités et discuter un peu ensuite.»

C'est surtout pour qu'il puisse s'asseoir sur le fauteuil en face de moi, ça à l'air un peu encombrant comme accessoire de mode. Je lui passe des documents préremplis. J'ose imaginer qu'il sait lire ce qu'il y a écrit dessus étant donné que j'ai été capable de le faire vu que...le saiyan et le terrien sont étonnamment similaires. 

« Donc ouais, voici la partie des formalités, avec ça on vous fera des documents officiels et ensuite vous aurez accès à la planète dans son ensemble. Comme un citoyen. J'ai besoin que vous me remplissiez ça et-

-'Monsieur le Premier Ministre? Des individus répondant au nom de Zelen, Jojiba et...Garou demandent à vous voir. Devrais-je les laisser entrer?'»

Mon visage venait de visiblement s'assombrir à l'écoute de cet appel de ma secrétaire. Je ne connais pas de Zelen, cependant je connais très bien Jojo et cet enflure de Garou. Qu'est-ce que ces deux là font ensemble?!

-«Faites les entrer. Dites à la sécurité d'être vigilante.

-Oui Monsieur le Premier Ministre.»

Je me lève pour allumer une autre clope avec mon zippo. Je me tiens devant la baie vitrée, avec ce magnifique couché de soleil à l'horizon. Je viens de passer une journée infâme, et l'arrivée de Garou n'est que le vomit sur ce gâteau de merde. 

«Kailan, je vais recevoir une visite dont une personne s'avère être un des copains de Marcos. J'aimerai compter sur vous pour être la voix de la raison comme vous l'avez été tout à l'heure si ça ne vous gêne pas.»

Deux minutes après, l'entré bombastique de ce groupe ne s'est pas fait attendre. J'écoutes malgré moi un déluge d'information où ces deux idiots ne m'auront même pas laissé le temps de réagir. Ils établissent leurs demande comme ça, comme si j'allais accepter immédiatement parce que je suis anti-dieux.

-«Salut Scalio.»
Je me retourne:
Je salue Jojo de la main, je crois qu'il a aisément compris ce que je ressent la maintenant. Avec le pas lourd, je retourne m'installer dans mon fauteuil bien confortable. Je regarde Garou avec dédain, "Zelen" et Jojiba avec curiosité. Y aussi ce type qui n'a encore rien dit mais dont l'apparence est vraiment le summum du stéréotype de démon. Je crache la fumée de ma cigarette au nez de Garou avant de simplement dire:

« Bien joué les gars.
Vous avez réussi à ne pas me donner envie de travailler avec vous. Enfin, "vous", surtout toi en faite sac à merde.
Tu viens chez moi, bien fier en me disant que t'aurais pu éclater mes gars, en plus de me faire des demandes? Hey dis moi, à quel moment t'as cru que j'allais oublier la merde intersidérale dans laquelle je me suis retrouvé parce que t'étais pas capable de vivre dans une société? Par-dessus le marché je me suis tapé ton pote Marcos tout à l'heure, et crois moi, ma patience est déjà trèèèès fine. 
Tellement fine mon gars, que j'ai presque envie de te pulvériser là maintenant, comme je l'ai fait avant qu'on s'fasse envoyer chez Auros. Si je devais chercher un moyen de trouver et tuer Demigra je t'assures que je pourrais me passer de toi à 100%, alors donnes moi une bonne raison pour que j'acceptes de mettre le passé de côté et coopérer avec toi au lieu de te coffrer? Hmm?»

C'est précisément pour ça que j'ai demandé une faveur à Kailan juste avant, voir Garou maintenant se pavaner devant moi en parlant hyper mal, comme si je n'étais pas capable de l'encastrer dans un mur, m'énerve énormément. Je ne dois pas laisser ma colère prendre le dessus, donc je vais poursuivre en causant avec Zelen.

«En ignorant le clodo devant moi, je me souviens de toi maintenant Zelen. Je suis désolé pour ton peuple, j'espère que ma main gauche, appartenant d'origine au défunt Freezer, ne va pas te froisser... Hmm néanmoins, j'espère que tu peux me fournir un peu plus d'information sur les aspects militaires de ton Empire. J'ai pas beaucoup de raison d'accepter une quelconque alliance sur des faits militaires potentiellement obsolètes.»

Et enfin, je m'adresse à Jojiba.

« Quant à toi Jojo, j'ai enfin eu accès à quelques news. Félicitations pour ta victoire face à son copain à lui. J'espère que comme moi, tu es très dubitatif quant aux membres de ton groupe, et que tu sauras me persuader un peu. A moins que ton camarade derrières-toi s'en charge?»

Je crache encore de la fumée. C'est un groupe bien maudit qu'on fait. Manquerait plus que Demigra en personne vienne pour rendre la réunion un peu plus spicy. 

«Maintenant vous allez me dire un truc. Certes, j'ai pas beaucoup de raison de refuser des alliés dans ma future lutte contre les dieux c'est vrai. Mais même moi j'ai des critères sur ce qui je veux m'associer avec. J'espère aussi que vous n'allez pas vous mettre en tête que nos positions seront égales, hmm? J'ai une planète à gérer avec Draven, des ressources à allouer pour permettre mes plans. Je ne sais pas ce que VOUS allez m'apporter dans cette chasse aux dieux, mais moi j'ai déjà une piste. Alors je vais pas faire traîner les choses. C'est mon aide que vous voulez, je n'ai pas exactement besoin de la votre. Alors si vous voulez ma coopération pour obtenir ce match de revanche contre Demigra?

Vous allez me faire le plaisir de retrouver Cabba.»
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockDim 10 Avr 2022 - 16:10
Evidemment, le politicien ne pouvait pas simplement acquiescer quant à la bonne foi de quelqu’un qui l’avait insulté juste avant de faire fuiter des informations jusque-là apparemment tenues secrètes… Il était tout naturel qu’il en ait contre Marcos, mais Kailan se hasardait tout de même penser qu’il ne lui en voulait pas plus que cela. Sa colère fut extériorisée, mais à y réfléchir, elle ressemblait plus aux remontrances qu’un père sévère ferait à son fils. Rassuré par la décision du ministre d’accorder au jeune malade des soins adaptés était un poids en moins sur les épaules fatiguées du grisonnant.

A tête plus reposée, les deux Saiyans se posèrent pour discuter des raisons de la venue du Gardien sur Terre, au cours de laquelle ce dernier révéla tout ce qu’il y avait à savoir sur le sujet ; il souhaitait voir son collègue. Scalio l’informa alors être bien au courant de l’existence, de l’identité et de la localisation du Dieu protecteur de sa planète. Apparemment, ils se connaissaient et il voulait lui-même le revoir, se proposant alors de l’accompagner jusqu’à son sanctuaire. Et une donnée bien plus troublante fuit ensuite dévoilée au borgne lors de leur échange : le politicien ne partageait pas du tout les mêmes origines que Kailan ! Il venait d’un autre Univers, comme le Godslayer ! En apprenant cela, l’écloppé écarquilla les yeux, peinant à le croire ! Que diable fabriquait-il donc si loin de chez lui ? Son voyage entre les plans se serait apparemment fait contre sa volonté, et il aurait visiblement mal vécu sa rencontre avec les Saiyans de l’Univers 7.

Ce n’était guère étonnant, surtout si ceux de cet Univers alternatif étaient des défenseurs de la paix.
Le choc des cultures ne devait pas être doux effectivement, et Scalio semblait encore présenter de l’amertume à cette égard. Il dériva alors sur le réarmement de son monde adoptif, une question à laquelle Kailan n’avait pas vraiment réfléchis. Mais il était sans doute bien pensé de doter une planète aussi sujette aux invasions de forces de combat digne de ce nom afin de défendre leur autonomie et leurs vies. Si les Tsuffuls avaient bien commis une erreur au cours de leur existence, c’était bien de ne pas s’être préparé à l’éventualité d’une guerre totale sur leur terre.


« Je comprends bien la problématique de votre monde, Premier Ministre… C’est une ère de conflit qui fait trembler la Création. Réagir en conséquence est une évidence. »

Scalio n’était pas en tort, les tumultes étaient bel et bien inquiétants, les génocides et les résurrection de masse comme on en voyait récemment indiquaient bien que quelque chose sans précédent approchait. Une menace de l’ordre cosmique, à n’en point douter. Le Saiyan ganté invita alors son aîné à venir avec lui afin de formaliser son arrivée en bonne et due forme sur Terre, et ce en lui proposant de prendre sa main pour le téléporter. C’était… Curieux d’entendre cela. Possédait-il une sorte de technique similaire au Kai Kai divin ? Où a-t-il bien pu dénicher un tel savoir ? Dans son Univers d’origine, peut-être… Par curiosité plus que nécessité, Kailan accepta d’un hochement bref du chef, afin de voir de quoi il retournait.

Et le principe semblait fondamentalement le même.
Apparaissant dans une autre salle, l’Œil Céleste permettait bien à Kailan de savoir qu’ils avaient complètement changé de localisation.


« Mazette… Comment diable avez maîtrisé un tel don ? »

Il suivit jusque dans son bureau le chef d’état après s’être respectueusement incliné devant la femme qui devait sans doute lui servir d’assistante. L’agencement semblait confortable et offrait une bonne vue, ce à quoi il se débarrassa de sa veste et invita le borgne à faire de même, suite à quoi Kailan esquissa un léger sourire avant de lever calmement sa main pour signifier qu’il était bien tel quel.

« Je vous remercie pour votre sollicitude, mais mes épaulières ne se détachent pas du reste de ma tenue, et j’ai peur de ne pas être bien présentable sans elle. Mais ne vous en faites donc pas pour moi, ces habits ne pèsent pas autant qu’ils en ont l’air. Ils sont à force devenus comme une seconde peau. »

Le chef des armées allait alors l’enjoindre à remplir de la paperasse lorsque sa secrétaire intervint pour informer son supérieur de la venue de quelques personnalité. Et l’une d’entre elles disait même quelque chose à Kailan, puisqu’un dénommé Garou, au même titre que Scalio, était recherché par Auros lui-même pour le chaos qu’ils ont malencontreusement provoqué chez lui. Le calme versatile du guerrier du Sixième Univers flancha à nouveau, se levant pour allumer une cigarette et demander à son invité de s’armer de sagesse pour ce qui arrive, ce à quoi ce dernier se leva et fit face à la porte.

« Je tâcherais de faire de mon mieux. »

Et en effet, ça n’avait pas l’air d’être du gâteau, puisqu’à peine arrivée dans la salle, l’ancien compagnon d’arme de Marcos déblatéra malédiction et requête qui frisait l’ordre. Sur le coup, même le Gardien ne comprenait pas ce qu’il se passait. Mais un nom fit sur le champ suer froidement Kailan. Demigra. Ce terme mille fois honnis n’était connu que de la bouche des plus sombres des démonologues de l’Univers, un dieu aussi malfaisant qu’il était ancien. A vrai dire, même les archives les plus secrètes de la bibliothèque Tsuffule ne citait ce nom-là qu’une ou deux fois, éveillant une curiosité dans le vieux Saiyan que seul un homme put étancher. Le Godslayer, en effet, était bien au fait de l’existence de ce démon. Et il était toujours là, souriant en entendant parler Garou ainsi que la dénommée Zelen, qui se montra bien plus courtoise, mais formulant la même demande. L’esprit vengeur jubilait comme jamais.

« A peine arrivé sur Terre, on parle déjà de traquer l’une des plus grandes menaces pesant sur le Multivers…  Cette planète me plaît, mon ami… »

Si Kailan pouvait comprendre ce que ressentait le Tueur de Dieux, il frémissait tout de même à l’idée de cibler un aussi gros poisson. Mais cette information occultait encore autre chose que l’éclopé remarqua avec beaucoup de retard. Ils n’étaient pas trois à faire irruption, mais quatre. A la suite des 3 combattants se tenait un homme à la peau de charbon et vêtu d’un énième uniforme militaire, quoique différent de celui des soldats terriens qu’avait rencontré le vieil homme. Mais son visage, lui, était bien trop reconnaissable pour qui était érudit, et cette réalisation fit dans un premier temps reculer le Protecteur, terrorisé et ne prêtant même plus attention à la discussion que Scalio avait alors qu’il fit signe au leader en second de la Terre derrière lui de se tenir sur ses gardes.

« Est-ce que c’est qui je crois ? »

Le Godslayer aussi le remarquait seulement maintenant.
Garou semblait être un homme turbulent et irrévérencieux au possible. La dénommée Zelen semblait réservée et son étiquette irréprochable semblait digne de louange, et l’homme barbu humblement vêtu avec eux ne transpirait aucune animosité. Mais l’homme… Non, la chose qu’ils apportaient avec eux… Son apparition elle-même est le signe d’un malheur terrible. Haussant la voix dans la panique qui le prenait, Kailan était plus que conscient du danger qu’il représentait.


« Qu’avez-vous fait ?! »

Mars Geoffrey Hinnbinn Tiamat Tzeentch, dit aussi Mars Babel.
Des démons, il en existe des milliards. Mais les archidémons, eux, constituent un cercle très fermé dans lequel ces vingt-deux membres jouent de leurs manigances retordes sur les êtres du Plan Commun pour égayer leur immortalité. Babel est l’un d’entre eux, le Seixième très exactement. Il était la personnification chaos hasardeux et abrupt, et de la bravade qui rimait avec la déchéance. Paraître nonchalamment au milieu des autres n’était certainement pas en dehors de son mode opératoire, puisque c’était parmi ses ‘jouets’ qu’il se complaisait le plus souvent à ourdir la discorde. L'y laisser revenait à inviter le Malin à sa table. Serrant fermement sa canne, Kailan fit jaillir son Inner Self de son propre corps en face de lui et en posture de garde. Le ton alarmé de sa voix laissait clairement transparaître l’inquiétude qui le prenait.


« Avez-vous seulement conscience de l'identité de celui que vous avez mené jusqu’ici ?! »

Un regard rapide à Scalio par-dessus l’épaule, le Saiyan lança des explications de la façon la plus concise qu’il le pouvait pour son comportement soudain.

« L’ archidémon de la Tour, sieur Scalio ! Qui que sont ces gens, c’est avec un maître du chaos qu’ils sont venus vous rencontrer ! »
Baron Mars Babel
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockMer 20 Avr 2022 - 11:37
[Quel Enfer.]

Tout d’abord, il faut le héros. Il doit incarner plusieurs valeurs, des valeurs que l’on cherche à démontrer comme bonne au public. Au départ, il était préférable de tout simplement en faire une incarnation des préférences de l’auteur. Maintenant, il n’était pas impossible qu’il hérite de fautes, de démonstrations des contre-coups qu’entraînent les valeurs répétitivement susnommées. Quand bien même nous entrons dans l’âge d’or des indignations de sujets déjà bien oubliés par les ancêtres, Jojiba représentait des défauts et des qualités digne des héros d’action les plus mémorables. En tant que tel, il se doit de défendre, il se doit de subir, il se doit d’encaisser, il se doit d’endurer. Parce qu’il est à la tête de la file, il est le premier à se prendre le coup de poing et à le donner. C’est un… tank, pour ainsi dire. Un paladin, peut-être. Un homme avec pour but de s’en sortir, de faire s’en sortir ses proches. Il prend et il rend. C’était honorable. Top trois des individus que Babel avait rencontré jusque là. Il espérait fortement qu’il parvienne à se trouver un happy end.

Le rival, maintenant. Le personnage secondaire le plus important. Il se doit d’être un miroir inversé sans l’être trop exagérément. Il doit pouvoir fonctionner dans le même groupe que le héros. Ainsi, il doit se démarquer davantage dans son rôle. Si le héros subit et envoie, le rival doit faire de même, mais différemment. Il n’encaisse pas une attaque, il l’esquive, et fait une contre attaque en utilisant l’élan de son esquive. Philosophiquement, il est comparable et contraste au héros. Il veut se venger comme lui de Demigra, mais pour une raison différente. Il est confrontationnel au lieu de simplement réagir aux évènements qui viennent à lui. Il modifie sa politesse pour une honnêteté sans tact. Il est le rigolo qui se doit de changer au fur et à mesure des aventures. Ce qu’il incarne doit avoir sa valeur mais également être capable de changer. Ses défauts sont davantages visibles, mais ils auront une scène ou deux avant de devenir des qualités. Garou. Oui, Garou est le rival.

Qu'en est-il de Zelen ? Zelen était classifiable par trois lettres. D, puis P, suivi de S. DPS. Damage Per Second. Dégâts par secondes. Elle avait pour but de faire mal aux ennemis et de les terrasser plus rapidement que ses compagnons, mais avec moins de variété dans ce qu’elle pouvait faire. Babel n’avait pas appris ce terme il y a longtemps. Il ne faisait que s’instruire sans cesse sur les aléas des jeunes de cette génération et de ce cycle. En maîtrisant leurs lingos, il pouvait plus aisément communiquer avec eux, que ce soit pour manipuler les imbéciles et projeter les champions au sommet. Il pourrait plus facilement dialoguer avec un futur Sasuke, par exemple. Zelen ne s’était pas encore bien démarquée, mais avec son armure, il était facile de lui imaginer ce rôle. À cela s’ajoutait également la possibilité qu’elle et Jojiba finissent ensemble. Une possibilité que seul Babel semblait imaginer, mais qu’il imaginait avec plaisir. Après tout, les amours finissaient toujours par être les compagnons qui faisaient le plus de dégâts.

Et Babel ? Babel supervisait. Il était le support. Il était l’aide. Il était celui qui utilisait des pouvoirs permettant aux autres de bondir. Il était un trampoline, un personnage qui pouvait facilement se fondre dans l’obscurité pour laisser les autres resplendir. Il plaçait ses mains vers l’avant, et quelqu’un d’autre sautait dessus. Les projecteurs se plaçaient sur sa personne quand ils étaient utiles, mais sinon il les poussait vers Jojiba. C’était suffisant pour lui. Il avait suffisamment de fun à être dans son rôle. Il s’amusait, c’était tout ce qui comptait. Que d’autres puissent ne pas s’amuser à être le support était quelque chose qu’il ne pouvait comprendre.

Voilà quatre gars qui avancent en file vers le château, et Babel imaginait leurs apparences comme des sprites minimisés se suivant à la queuleuleu. C’était mignon et concis, et l’artiste hypothétique avait fait un excellent travail pour rendre les animations fluides. Jojiba avançait les poings fermés, son bras gauche allant de l’avant dès que sa jambe droite faisait un pas et vice-versa, témoignant de sa détermination. Garou avait les mains dans les poches et les épaules baissées comme tous les délinquants qui se devaient de s'affirmer comme tels. Zelen était asymétrique, car elle se devait de porter sa hallebarde dans l’une de ses mains, ce qui faisait que son sprite ne pouvait être le même tourné vers la gauche ou bien vers la droite. Enfin, Babel lui-même se satisfaisait d’avancer droit avec les mains liées derrière son bassin comme le plus spectaculaire et confiant de tous les manipulateurs.

Et halte ! Une petite interaction pas piquée des hannetons. Tandis que Garou détaillait l’une de ses aventures destructrices au sein même du centre de travail de Scalio (ce qui feraient des négociations un bon challenge) sous la remarque critique de Zelen et le grommellement incrédule de Jojiba, une patrouille de soldats terriens les interpelèrent pour leur demander les raisons de leur arrivée ici. Babel, immédiatement, fouilla dans les poches de son manteau pour chercher quelque chose qui pourrait faire office de ticket de visite, un objet qu’il pourrait par ses pouvoirs de filou modifier en outil surprise de communication avec les autorités locales. Il s’arrêta soudainement en voyant Garou tenter de négocier, curieux de voir cet individu qui mélangeait surtout force, adresse et absence totale d’intérêt dans l’avis des autres essayer cette fois-ci de manier efficacement son charisme. Babel se gratta le revers droit de sa mâchoire de son indexe et majeur en plissant de l’oeil, voyant Garou simplement lui dire que lui, Scalio et Zelen étaient connus de Jojiba… Ou… Jojiba de Scalio. Babel élargit son sourire en se rendant compte de la facilité qu’il y avait de confondre leurs deux noms. Probablement les même voyelles dans un ordre comparable. A, I, O et son ami O, I, A. Quand le jeune fougueux mentionna Babel, se dernier fit simplement son rictus le plus graisseux dans sa direction, une étincelle de propreté se démarquant de ses dents blanches avec un petit “ding !” Cela suffisait à son Sycophante qui sourit avec tout autant de gras en hochant de la tête avant de demander à Zelen de donner son casque et son arme. Babel put entrer avec ses épées comme si de rien n’était.

Le Baron ne se privait pas d’apprécier sa position soudainement placée au cœur du peuple qui le voyait pour la première fois. Son charisme rayonnait avec majesté alors que le groupe fit une petite attente. Jojiba avait accompagné le président, une fois ? C’était intéressant, ça. Une petite flammèche d’intérêt fit éclat dans l’étoile de jade qu’était l'œil droit de l’Archidémon. Travailler directement avec un président, une simple virgule dans son passé ! Est-ce que c’était avant ou après Bray Wyatt, tout ça ! Oh oh oh, la chronologie des temps passés par Jojiba s’engraissait comme un délicieux bœuf ! Babel observait l’architecture ainsi que Zelen qui observait l’architecture ainsi que Garou qui observait l’architecture. Ils devaient tous en faire l’analyse, tandis que l’Archidémon se demandait ô combien ce serait amusant si ce château venait à se transformer en robot géant de combat pour affronter la flotte d'envahisseurs démoniaques. Le manque de confiance que ses compagnons ressentaient les uns envers les autres créaient une plus grande tension que dans les lignes d’une centrale électrique. C’était délicieux ! Des liens impossibles à tisser par les expériences passées et qui pourtant seront forgés par la violence des affrontements contre les adversaires communs ! C’était fantastique ! Babel souhaitait assister à tout ce développement avec un œil posé contre le script lui-même.

Enfin, tandis que Babel observait le reflet de ses yeux sur les murs, on vint enfin les guider vers la salle où ça se passe. Une jeune demoiselle, qui n’avait pas d’autre description physique de possible en dehors de “ressemblait à une secrétaire”. À nouveau, Mars se plut à observer les allures de ses compères. La démarche baroudeuse et ennuyée du pugiliste rebelle et grommelant. Le pied droit, silencieux et militaire de la chevaleresse dont le dialogue interne était accompagné de regards dans les regards les plus esthétiques de l’endroit. Le regard vide de l’agriculteur qui regardait le sol comme un chien battu retournant à la fourrière. Un château, trois interprétations. Ce serait tellement facile d’entrer à l’intérieur de leurs têtes et de voir directement ce qu’ils pensaient. Trop facile. Babel se contenta de le suivre en saluant les militaires qui lui faisaient signe. Ils y arrivèrent enfin, entourés de tous ces gens : La salle. Le bureau. Garou y entra avec très peu d’agressivité : il se contenta d’hurler au lieu de défoncer la porte d’un coup de pied. Zelen suivit rapidement, probablement pour aider à la survie des négociations. Jojiba fit de même en adressant un regard incrédule à son coach qui se contenta de relever les épaules pour répondre. Avant de finir la marche, Babel regarda la secrétaire avant de gentiment lui prendre quelques documents qu’elle avait sous le bras.

”Je te rends ça dans un instant, trésor.”

La Sycophante acquiesça avec un grand sourire. Elle était charmante et serviable, cette demoiselle ! Babel entra dans la salle après avoir pointé un doigt et cligné d’un œil dans sa direction, passant derrière un Garou qui s’avançait vers le bureau, une Zelen genou à terre et un Jojiba qui s’écrasa la trompe du nez de ses deux doigts. L’Archidémon n’avait logiquement pas le temps de consulter tout ce dossier, mais ce qu’il obtiendrait suffirait. Il lui suffisait de feuilleter dramatiquement avant de prendre une page au hasard, et elle serait la bonne. Ou peut-être serait-elle la mauvaise ? C’était si fun ! Il semblait entrer sans véritable intérêt pour la conversation, et pourtant il avait tout écouté jusque là :

Garou avait employé une tactique de franche retrouvailles : il s’était ouvertement moqué de ne pas avoir attaqué ses sbires, avait mentionné son titre avec sarcasme et espérait à voix haute que celui auquel il cherchait à demander un service se portait mal. Il se plaçait au même niveau d’ironie que son interlocuteur en se qualifiant faussement de merveilleux. Il entra dans le vif du sujet : demander de l’aide. Il ne pouvait supposément pas refuser parce qu’il voulait, supposément encore, sa revanche sur Demigra. Il lui rappelait qu’il l’aimait pas. Il lui rappelait qu’ils étaient marqués par Demigra. Il lui proposait d’attaquer Demigra avant tous les autres dieux. Babel arrivait vers la fin de ce dialogue, alors que Garou plaquait ses mains sur le bureau du supposé Scalio, qualifiant ses desseins comme étant Un Sacré Projet (2022). Encore dans l’ombre tandis que les autres se baignaient dans la lumière d’un couché de soleil esthétiquement plaisant, Babel se permit une remarque, souriant d’une façon qui était incrédule. Comme si ce n’était pas par enthousiasme débordant mais par véritable amusement face à l’abord de la conversation par l’homme au titre rappelant le loup.

”Il va te buter, tu sais ?”

Façon de parler. Garou avait à voix haute dit qu’il était cliniquement mort, et si l’éclairage l’aurait permis, son interlocuteur aurait pu voir la pâleur de son visage et le sang injecté dans ses yeux vitrés contre leur gré. Ironie qu’un Garou se transforme en zombie ! Zelen s’était présenté avec son poing sur le sol, avant de parler de son peuple décédé. Un peuple décédé, tiens ! C’était maintenant qu’il l'apprenait. Babel ne feuilletait pas vraiment son document, préférant écouter la conversation. Il avait des bribes et des mots qu’il pourrait lier en n’importe quel argumentaire, sans chercher à en savoir plus que ça. Il découvrirait en temps et en heure ce qu’il fallait découvrir. Il n’allait rien se divulgâcher. Elle confirmait la demande principale de Garou : démonter Demigra et annihiler leur emprise sur eux. Elle proclamait ses services au profit de Scalio s’il en avait besoin. Son Empire était mort des mains de Freezer, hein ? Bon débarras. Excellent tyran, lui aussi. Pas très intéressé, mais une grande prestance ! Mais il avait passé son tour depuis un moment. Elle proposait de donner tout son savoir technologique à Scalio s’il l’aidait.

Jojiba, dépité, lui fit un coucou de la main. Au moins, ils étaient copains.

Babel eut un sourire humble et moins large qu’habituellement à la vue de la simple amitié entre les deux grands, larges, barbus aux yeux plein de fatigue et aux mêmes voyelles dans les noms et… Ah mais ils se ressemblaient en physique aussi ! Babel sua froidement pour la première fois à l’idée de devoir se concentrer pour éviter de faire une erreur. Il cligna fortement des yeux pour reprendre son cours de réflexion ainsi que son calme, ce qui fut facile. Scalio se retournait après avoir dramatiquement tout écouté le dos tourné. C’était deux tirades qui l’intéressaient moins que le soleil, c’était sûr. Il était semblable à Jojiba, mais sa barbe était plus complète, le gras de son ventre bien moins défini et ses cheveux moins longs. Il portait un chemise avec une cravate, comme les détectives dans les films, et l’éclairage chiaroscuro n’aidait pas Babel à ne pas entendre du jazz en le voyant ainsi. Il était plutôt beau gosse aussi, malgré ses veines gonflées. Très viril, contrairement au jeune imbécile. Il lui donnait à peu près le même âge que Jojiba, et dix centimètres de moins en taille. Vraiment, il était beau gosse ! Babel se caressa le menton en hochant de la tête, laissant un sourire en coin apparaître sur son visage.

Evidemment, il engueula Garou. Il n’avait pas envie de bosser avec le groupe mais surtout pas avec le jeune rebelle. Il lui rappelle ce qui fut déjà rappeler au dessus, à savoir la combinaison de menaces et de demandes dans la même phrase. Il rappela des évènements déjà fait entre eux. Peut-être l’attaque de Satan-City avec Bray ? Probablement, même. Il mentionna un certain Marcos. Un Marcos qui connaîtrait Garou. Le Marcos Smith instable sur les réseaux sociaux, peut-être ? Il avait beau ne pas le connaître, cela devait être un autre personnage très intéressant. Ah, Scalio avait été envoyé chez Auros avec Garou. L’échelle de leur rivalité venait d’être augmentée. La trame s’alourdissait ! Quel plaisir ! Il lui affirmait qu’il n’aurait pas besoin du jeune combattant pour tuer Demigra… Le nombre de combat que Babel connaissait, comprenant le pugiliste, ne finissaient pas avec lui comme gagnant. S’il voulait vraiment convaincre son rival, il lui fallait trouver de bons arguments. Babel se tâtait de voir comment il allait s’en sortir.

Tandis que Babel trouvait enfin un document intéressant où il n’avait pas à lire trop de paragraphes pour arriver à des informations, Scalio annonça ses condoléances pour le peuple de Zelen. Il demandait des informations sur les technologies qu’elle lui promettait tout en espérant ne pas l’énerver avec sa main qui appartint un jour à Freezer. Il avait la main de Freezer à la place du bras ! C’était, comme les jeunes se permettaient de le dire, “Hardcore”, ou bien “Brutal”. Il félicita Jojiba pour sa victoire contre le Fiend. Il espérait que Jojiba puisse vendre son équipe mieux qu’il ne se vendent eux-même à moins que “son camarade” Babel ne puisse s’en charger. Il spécifiait qu’il avait eu accès aux news sans avoir véritablement regardé le combat. Peut-être qu’il ne reconnaissait pas le coach et motivateur de son ami parce qu’il ne l’avait simplement pas vu durant son match ? Ou peut-être qu’il était si fatigué qu’il ne portait pas beaucoup d’attention à l’Archidémon. Probablement.

Babel avait posé le dossier sur un meuble en gardant un seul document alors que Scalio prévoyait comme un doyen donneur de quête de leur offrir une mission pour leur accorder sa confiance. Il voulait voir si le trio pouvait atteindre ses critères. Il avait déjà la Terre à gérer, donc il n’avait pas de temps à donner. Babel se trouvait presque à marmonner les raisons pour lesquelles il ne pouvait pas aller chercher cet individu lui-même, habitué comme il l’était à dialoguer avec des chefs de communauté à échelles allant du village à la galaxie. Cabba. Il fallait qu’ils aillent retrouver Cabba. Babel ne disait rien.

Il ne disait rien parce qu’il y avait un autre individu dans la salle qui le regardait avec terreur depuis un moment, ayant commencé par plisser des yeux avant de les écarquiller. Quel dialogue mental pouvait-il avoir ? Il était vieux. Très vieux. Un de ses yeux n’avait quasiment plus de pupille, un indicateur ironiquement visuel de sa cécité dans un globe oculaire. Son petit pas en arrière était difficile. Il avait une canne pour s’aider. Ses cheveux étaient longs et trois sortes de digues ou de pics se démarquaient au sommet de son crâne. Une petite barbichette diabolique avec de gigantesques épaulettes portant une grande cape noire ne pouvaient signifier qu’un rôle de méchant et pourtant les cernes sous ses yeux et les rides sur son visage tracées comme des larmes lui disaient que ce vieil homme n’étaient pas un sorcier diabolique ou un conseiller venimeux et traître. C’était un érudit. Un érudit qui savait quelque chose. Allez. Tu as envie de parler. Vas-y. Parle. Babel leva le doigt en regardant le ciel comme pour inviter une symphonie alors qu’enfin ce vieil homme se mit à hurler de peur. Il leur demandait rhétoriquement ce qu’ils avaient fait, et s’ils connaissaient l’identité de l’Archidémon. Il hurla à Scalio un petit morceau de son identité, comme si Babel pouvait lui faire du mal !


Mais l’Archidémon était simplement satisfait. Il souriait avec joie, relevant lentement et dramatiquement son visage comme pour accueillir le nom avec panache. Son titre crié et résonnant dans la salle semblait presque apparaître à ses côtés comme la présentation d’un méchant de western. Son sourire sembla s’élargir d’avantage alors qu’à nouveau l’étincelle fit une momentanée apparition. Comme quoi, les mortels devaient documenter certaines de ses aventures ! Peut-être qu’il en trouverait d’autre. Le dernier étant Echo et sa paralysie silencieuse de plusieurs mois. Celui-ci, peut-être, entamera un dialogue où il ne disparaîtra pas dans les coins sombres de son esprit. Babel regarda simplement son unique feuille, souriant dans l’ombre du fond de la pièce. Garou et Zelen n’avaient pas posé de questions quant à son identitée. Même Jojiba ne savait pas quelle était sa classification exacte. C’était la révélation pour tout le monde.

”C’est Cabba, le gagnant, pas vrai ?”

Il retourna le document qu’il inspectait. Un jeune combattant. Du moins, il en avait l’air. Un buste dessiné par des professionnels pour faire une affiche “recherché !” Il ressemblait à Bruce Lee, à en croire les descriptions de taille, de muscle, et la forme de ses yeux et de sa mâchoire. Il n’avait pas lu le reste, les raisons de pourquoi il fallait le trouver. Il avait simplement vu le portrait et la description en dessous. Babel s’avançait vers le coucher de soleil, la vitre et le groupe devant. Son sourire fut le premier à être éclairé, puis ses yeux, puis sa casquette. Il fit tourner le papier pour regarder à nouveau le visage de l’individu.

”J’ai vu suffisamment de cas semblables pour me dire que les gagnants sont toujours ceux qu’on recherche le plus et qui apparaissent en dernier. Vous avez tous vécu le jeu du diable, vous êtes tous à nouveau là. S’il y avait d'autres survivants, je serais prêt à parier que vous les auriez retrouvé aussi. C’est la loi de Murphy, des grands nombres ou le destin, mais tout le monde est là, sauf une personne.”

Babel jeta soudainement le papier vers l’avant d’un revers de la main. Elle se prit le vent compact et stable, avant de planer d’elle-même derrière Babel pour atterrir dans un creux du dossier qu’il avait précédemment posé sur un meuble à présent derrière lui, un petit casier aisément plaçable dans un coin de bureau. Babel haussa les épaules après avoir vu ce phénomène de pure chance, les paumes vers le ciel, avant de placer l’une de ses mains derrière son dos et l’autre vers l’avant, poing fermé hormis pour trois de ses doigts qui se fermèrent alors qu’il appuyait numériquement et visuellement son argument.

”Il y a trois raisons pour chercher Cabba : c’est un grand ami à vous et vous avez confirmation ou grand optimisme qu’il soit encore trouvable, il possède en tant que vainqueur du jeu du diable le liant à Demigra faisant de lui une possible piste pour la suite de vos opérations, ou les deux à la fois.”

Ayant gardé son index dans les airs, il tourna son poignet pour pointer le vieil homme, le secouant légèrement avec un large sourire. Il n’était pas déçu. Il n’était pas en colère. Il était même satisfait de cette révélation. Il lui fit même un clin d'œil.

”Selon notre invité que j’assume ne pas savoir ce qu’est ce jeu du diable, je serais un démon. Cela signifierait que si je prévoyais de me faire un champion, en particulier après un tournoi sadique…”

Il plaça ses mains derrière son dos. Son sourire rétrécit, ses dents se cachant dans ses lèvres plissées alors que son expression semblait mélanger l’empathie, le dépit et le “bon ben pas de bol, hein ?”

”Je le ferais réapparaître quand je voudrais.”

Il haussa des épaules.

”Vous ne rentrouverez pas Cabba. Pas tout de suite. Demigra le fera réapparaître quand il voudra. Il y aura un temps et une heure pour le retrouver. Demigra est aussi organisé qu’il est barbant. Il s’attendra à avoir l’avantage, à vous avoir trompé comme le plus malsain des maîtres d’échecs. C’est malheureusement sur son terrain qu’il faudra jouer.”

Il s’avança alors, les bras largement écarté.

”Si quelqu’un a déjà prévu d’aller à sa poursuite, il le trouvera alors en temps et en heure parce que Demigra pense que ce temps et cette heure sont corrects. Vous avez plus de chance d’atteindre ce dieu démon en faisant une brêche  De plus, pensez-vous vraiment que ces gens sont adaptés à retrouver Cabba ?”

Il s’approcha de Jojiba, celui qui était le plus éloigné du desk du maître des lieux. Sa main se faufila sur ses épaule pour entourer son cou avant de se placer sur le début de son bras gauche, une accolade physique tout ce qu’il y a de plus normal. Son doigt se posa sur son poitrail comme pour appuyer ses dires.

”Cet homme a vaincu le Fiend en direct. Je le sais parce que c’est moi qui l’ait fait filmer. Il n’a pas plus de capacités à démontrer. Il sait se battre, mais il n’est pas fait pour chercher qui que ce soit. Ce n’est pas un homme dont il faut tester les capacités. Elles ont déjà été démontrées. Vous ne voulez pas qu’il aille chercher un être possiblement possédé, possiblement mentalement instable, possiblement en possession d’artefacts fragiles. Vous avez un chasseur de démon qualifié et baptisé par un magnifique piledriver ici présent. Pas un détective. Engagez-le et faites-le s’entraîner ou entraîner vos troupes, il se débrouillera très bien.”

Il lui tapota deux fois sur la poitrine pour témoigner physiquement de son infini respect et soutien envers le véritable protagoniste de cette histoire avant de commencer une petite marche dans la direction de Zelen. Il se tourna cependant vers le plus terrifié des individus de la pièce. Le vieil homme avait amené dans la pièce une apparition au physique bien taillé. Cela devait être un esprit de combat, dont la position défensive témoignait de la peur du bonhomme. Babel, sans s’arrêter dans sa lancée, leva le poing vers l’un de ceux dressés vers le plafond, avant de gentiment taper une seule fois dessus pour au final le retirant en agitant les doigts. Il venait de le check. Il arriva finalement vers Zelen, qu’il prit par les épaules pour la redresser si ce n’était pas déjà fait. Il pouvait se permettre du conditionnel, après quatre mille mots. Avançant vers l’avant, il la contourna en tapotant la combinaison futuristiquement médiévale de la demoiselle .

”Cette dame, elle, vous apporte les secrets de sa technologie. Vous n’avez pas à l’envoyer dans une quête pour observer les capacités de son armure. Mettez son acier devant une rangée d'armes à feu pour observer sa résistance. Faites la faire des exercices en pleine nature pour étudier ses capacités. Ce n’est pas l’armure qui fera qu’elle trouvera plus ou moins facilement votre Cabba. Vous savez quoi ? Toi.”

Il pointa le doigt dans la direction du vieil homme, ou plutôt de son esprit.

”Laisse-moi essayer, je te le rends dans cinq secondes.”

Du dos de Babel sortit une apparition musclée et lourde, beaucoup plus colossal que lui l’était. Il n’était pas difficile de voir que son objectif était de ressembler à Broly, le Roi Galactique et ce qui semblait être l’autre gros problème de ce cycle. Scalio était un leader politique. Présenter un autre leader, bien dangereux, était suffisant pour appuyer son argument de vente. Babel avait modelé cette apparition physique à sa façon. Il la regarda un instant en se grattant le menton.

CLONK !!

L’onde de choc résonna dans la salle. Les rideaux manquèrent de s’envoler. La vitre se fractura en mille morceaux qui sautèrent vers l’horizon sans blesser qui que ce soit dans leur chute. Les stylos sur le bureau tremblèrent et roulèrent légèrement vers l’arrière. Les vêtements amples de Babel comme du vieil homme s’agitèrent à cause de la bourrasque qui venait d’être conçue. Vous ne rêviez pas. Le Broly rêvé par Babel venait de frapper Zelen d’un uppercut dans l’estomac, avant de l’attrapper gentiment pour l’aider à remettre les pieds par terre, l’ayant soulevé par la force de son coup. Babel observa le corps de la jeune femme tandis que le fantôme noir aux yeux verts attrappa une corbeille vide et inutilisée qui pourrait faire office de seau à vomi avant de la tendre vers cette dernière. Babel applaudit et se retourna vers Scalio avec un grand sourire.

”Comme vous pouvez le voir, l’armure vient de se prendre un coup d’Oneiro-Broly et n’a rien. Imaginez vos soldats avec cette armure. Imaginez une rangée de guerriers avec de quoi survivre aux impacts des guerriers de l’espace. Une armée. Et ça lui décuple la force en plus. Les terriens… chargeant dans des armures high-tech vers les Saiyen, les Nameks, les Démons… Ca, c’est un visuel ! Vous devriez la prendre à part et commencer la production immédiatement !”

Il avança alors vers Garou avant de l’éloigner du bureau de Scalio pour enlacer son épaule d’un bras et attraper sa joue de sa main libre.

”Et cet espèce d’imbécile… Je vous pense être un homme pragmatique Scalio. Vous pourriez le coffrer… et il s’échapperait dans le temps qui suit. Vous parliez d’un Marcos tout à l’heure comme un de ses amis. Vous pensez qu’il est encore dans sa prison ? Vous êtes l’aube d’une nouvelle ère pour la Terre, mais vous n’avez pas de quoi le retenir. Pas encore. Et le voilà demandant votre aide malgré un égo qu’il serait litote de qualifier de surdimensionner. Il demande votre aide ! À vous ! Vous savez très bien qu’il sera contre vous si vous refusez sa demande agressive de l’embaucher. Gardez votre ennemi proche de vous, là où vous pouvez le surveiller.”

Il lui toucha alors le cou, comme pour prendre son poul. Babel releva ses sourcils inexistants.

”Et vous pourrez pas l’exécuter, parce qu’il est déjà mort. C’est une option en moins.”

Il lâcha Garou tout en joignant ses mains, les frottant avec intérêt en maintenant ses yeux fermés. Eneiro-Broly prit une chaise et la fit glisser d’un jet dans sa direction. Babel leva le genou avant de l’intercepter avec perfection, posant son pied dessus et ses deux coudes dessus, le dos légèrement plié vers l’avant. Il tourna brusquement la tête vers Scalio, un seul de ses sourcils relevés, avec le bruit d’un mortier raisonnant dans une cave. Il pointa vers le vieil homme derrière lui avec le pouce.

”Il a raison, vous savez. Je suis un Archidémon. Je représente la seizième arcane, la Tour. Je représente la fierté qui s’écroule. Celle de Seishiro Kasai qui pleure et se mouche dans sa fraise et ses manches de manteau de la renaissance. Celle des dieux qui se sont sentis immortels jusqu’à ce qu’il disparaisse. J’ai vécu dans des univers où les dieux n’existaient pas. J’ai vécu dans des univers où ils ont existé pour mourir. Au fond, ils n’existent pas vraiment. C’est tout simplement une classe de mortel qui a bien joué ses cartes et depuis ce sont des générations qui profitent du premier coup de maître.”

Il agita alors son indexe devant lui, se retournant un instant vers Kailan comme pour confirmer quelque chose avant de replacer sa tête dans la direction de Scalio.

”Parlant de maître - Maître du chaos, c’est ça ? - C’est exact, ça aussi. Je représente le chaos et le changement brusque. Je représente les Saiyans qui, au summum de leur puissance, se font avoir par un makarov ou un couteau de cuisine. Je représente les Broly qui se font empoisonner par du ricin ou qui se prennent une crise cardiaque. Je représente l’irrespect total de cette puissance dans laquelle les grands noms de ce monde se complaisent. Je suis le fun et les gens cool. Je pense, monsieur Main-De-Freezer, Coucher-De-Soleil-En-Fond, Chemise-Retroussée, Chef-De-La-Terre-Libérée, que vous êtes, à l’heure actuelle, le plus cool.”

Il leva sa main et referma son pouce pour ne laisser apparaître que quatre doigts. Autour de lui, les trois autres imbéciles qu’il adorait tant.

”On vous prendra quatre tickets pour l’armée antithéiste, s'il-vous-plaît."
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockSam 23 Avr 2022 - 22:54
Oh, Zelen, il était pas aussi teubé qu'il en avait l'air... Pas la peine de lui beurrer la biscotte à ce point. 'fin quoi qu'avoir un lèche botte dans notre camp pour équilibrer l'échange était certainement bienvenu. C'était clairement pas à moi qu'il fallait demander de me confondre en courbettes pour plaire à ce beau monsieur. Il pouvait bien faire le fier, agiter ses galons et ses hauts-faits, j'étais de la pièce celui qui le connaissait le mieux. Nos idéaux s'étaient heurtés tant de fois qu'il ne pouvait en être autrement, je savais parfaitement où cogner pour émouvoir l'ancien policier. Ca n'avait pas raté, le ministre un poil échaudé n'en demandait pas plus pour me rendre la politesse. Mes joues se fendirent d'un rictus farouche au "sac à merde", tandis qu'il confirmait la rancoeur qu'il entretenait à mon égard concernant nos mésaventures passées. Me tenir pour responsable de son extrémisme était bien digne du personnage, mais je n'attendais aucunement qu'il reconnaisse ses fautes. J'étais bien disposé à tenir mon rôle de méchant, de monstre, tant que sa hargne et sa détermination servait nos desseins respectifs. Il était le grand héros de la terre et j'en étais le misérable renégat. Qu'à cela ne tienne, c'était un statut qui me seyait à merveille. J'appris à l'occasion que Scalio avait fait la rencontre de Marcos, dans des circonstances qui n'étaient pas très clair mais apparemment suffisantes pour qu'il ne soit fatigué par les délires du Mothman. Je feignis l'indifférence à ce sujet, mais me rassurai que mon compère était encore assez en forme pour fatiguer des hommes de la trempe du militaire. Je songeai à le retrouver, une fois nos plans menés à bien.

Le ministre courroucé parvint tout de même à calmer ses ardeurs en s'adressant respectivement à Zelen puis Jojiba, insistant malgré tout pour que ces deux-là parviennent à le convaincre d'effectivement joindre nos forces. Je roulais des yeux, allons-bon Scalio, t'avais vraiment besoin de ça ? Avant que je ne puisse apporter une réponse à ses allégations, le personnage qui se tenait aux côtés de l'ancien policier poussa un hurlement dramatique. Celui-ci avait apparemment reconnu en notre compère une figure démoniaque qu'il redoutait. Il nous présentait ainsi Babel comme un "archidémon", un être maléfique qui n'apportait avec lui que le chaos. Dubitatif mais tout de même curieux, j'arquais un sourcil en me retournant pour fixer la cible de ces accusations terrifiées.

Plutôt qu'une réponse aux révélations qui pesaient sur lui, le Baron entrepris tout d'abord une démonstration de nos utilités respectives, dans le but très clair d'apporter à Scalio les arguments nécessaires à accepter notre alliance. Il commença néanmoins par démonter la mission qu'il s'était mis en tête de nous donner, et à laquelle j'étais totalement disposé de participer. Arguant qu'il était futile de poursuivre Cabba, que ce dernier n'apparaitrait que lorsque notre ennemi l'aura décidé, Babel suggéra plutôt d'utiliser sans tarder les atouts que nous apportions chacun avec nous. Concernant Jojiba, c'était ses qualités indéniables de combattant qu'il loua. Zelen, quant à elle, dû subir une violente démonstration de force de la part du mécène surnaturel afin de mettre à l'épreuve la technologie qu'elle pourrait apporter aux armées terriennes. Deux arguments qui sans nul doute parleraient au guerroyeur qu'était Scalio, lui qui se vantait d'avoir une armée entière à préparer. La suite devait tout autant plaire au premier ministre, puisque l'archidémon m'enlaça pour jouer avec mon visage comme avec le peu d'honneur auquel je pouvais m'accrocher, en affirmant que me garder à ses côtés avait pour bénéfice de ne pas m'avoir comme adversaire. Je grommelai, dégageant d'un virement d'épaule l'étreinte du démon alors même qu'il révélait mon état de non-mort. Cela suffit à ce que je me désintéresse soudainement de qui il pouvait bien être et ce qu'il représentait. Comme pour chacun des acteurs de ce conflit, il n'était au final à mes yeux rien de plus qu'une cartouche au fusil que nous brandiront à la gueule du malin. Une cartouche peut-être plus grosse que les autres, plus dangereuse, mais à la fin une cartouche. Aussi, une fois qu'il eu fini sa tirade et qu'il attendait certainement qu'on l'applaudisse, le loup aboya de nouveau.

"Tout est dit Scalio, tu as les arguments que tu attendais, maintenant je vais clarifier certains points. Notre ami démoniaque a bien parlé, mais n'a jamais que parlé en notre nom. Aussi je laisserai Zelen et Jojiba confirmer, ou non, ces affirmations. Ce qui est certain, c'est qu'avec ou sans votre aide je traquerai et j'affronterai Demigra. Comme je l'ai fait ce jour-là, et comme je continuerai de le faire tant que j'en aurai les moyens. N'allez pas croire que j'attend une quelconque reconnaissance de quiconque dans cette histoire, ce que vous pouvez bien penser de moi j'en ai rien à battre, tout ce qui m'importe c'est que Demigra crève la gueule ouverte comme chacun d'entre nous par sa faute. Aussi, je sais pas d'où tu tires tes informations Scalio, mais que tu sois au courant pour Cabba arrange les choses, tu seras bien moins pénible à convaincre."

J'écrasai mon pouce droit contre ma poitrine, montrant les crocs.

"Ton pote, c'est lui qui m'a mis dans cet état, mais c'est aussi grâce à lui que je peux affirmer être de nous tous celui le plus proche et le plus disposé à lui mettre la main dessus. Je ne ressens littéralement plus que sa présence, la cicatrice qu'il a laissé sur mon coeur me lie à lui comme un phare à la terre ferme. Babel affirme qu'on ne peut rien faire qui aille à l'encontre des plans du malin, et je suis bien disposé à mettre à l'épreuve ces certitudes. Ce n'est pas la première fois que Demigra nous ouvre volontairement une voie jusqu'à lui, il suffit cette fois de ne pas laisser passer l'occasion. Il en dépend de notre unité, voilà la vraie raison pour laquelle nous devons collaborer aujourd'hui, ne pas répéter les erreurs qui nous ont mené à la damnation autrefois."

C'était une éventualité probable que nous ne devions pas ignorer: Demigra et sa malice était potentiellement toujours à l'oeuvre aujourd'hui. Babel n'avait pas forcément tort lorsqu'il avançait que Demigra seul avait un pouvoir de décision dans ce conflit, c'était probable, mais encore une fois suffisait-il que nous le battions à son propre jeu. Beaucoup de cartes étaient entre nos mains, à nous de convenablement les jouer.

"Peu importe les raisons, chacun doit comprendre que cette alliance ne dépend pas de si oui ou non l'on s'entend, et pas non plus de qui a la plus grosse. Nous avons un objectif commun, c'est tout ce qui importe, et aucun argument ne pourrait justifier que nous fassions bande à part. Pas cette fois. Aussi je trouverai Cabba, comme tu l'as demandé, car c'est bien lorsque nous l'aurons retrouvé que la fin se profilera."
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockDim 24 Avr 2022 - 15:55
”Comment pourrais-je être en colère face à un si beau trophée de guerre ? De plus, je connais les circonstances de votre greffe organique, c'était ça ou la mort.”

Déclara-t-elle au premier ministre. Elle ne pouvait pas en vouloir à Scalio de s'être greffé la main de son ennemi juré avec l'aide du bon docteur. À vrai dire, le fait que ce soit Rellum qui ait supervisé l’opération était un autre point solide en faveur du saiyan. Depuis qu'elle avait renoncé à l’adoration de ses dieux égoïstes, elle vouait une forte estime envers celui qui lui avait fait entendre raison. Bien sûr, vu que les relations entre la terre et l'Empire Cold lui étaient encore inconnues, elle préféra se taire concernant ses implications avec ses membres.

Elle comptait en dire davantage, surtout pour pouvoir développer les avancées technologiques militaires que le savoir de son peuple défunt aurait permis à son armée. Mais avant cela, le dénommé Scalio devait finir son discours et elle allait respecter le temps de parole de celui qui allait devenir son supérieur hiérarchique. Au moins, il avait la décence de reconnaître le potentiel de Jojiba, même si c'était pour se faire cracher sur ses talents de diplomate au passage. Maudit Garou, sans lui, la championne aurait pu amener de véritables arguments sur la table sans devoir se hâter pour tenter de lui sauver la mise.

Le premier ministre savait qu'il avait l'avantage dans ses négociations et aller proposer un échange qui ne les arrangeait pas : lui ramener Cabba. Elle ne le connaissait pas, les seules choses qu'elle avait entendu dire de lui étaient à travers Garou et si on le croyait sur parole, c'était devenu l'hôte de Demigra, tout comme le corps de Kurvav était devenu le réceptacle de Dyavol. C'était un pari trop risqué, y aller ainsi serait du suicide. Il leur fallait des ressources humaines, des armes dignes de ce nom, une organisation et des renseignements importants pour s'assurer du bien de la mission. Elle avait dit au tueur de héros qu'elle serait capable de faire le travail seule, mais maintenant qu’elle avait la tête reposée, elle savait que c'était à la limite de la mission suicide.

Soudainement, le vieux sage dont Kurvav n'avait fait que brièvement prendre connaissance s'exclama de terreur. Ceci eut l'avantage de la surprendre suffisamment pour briser l'apparence stoïque qu'elle essayait de mettre en avant, comme à chacune des réunions du roi Zelen. Il fit apparaître devant lui un corps de ki, prêt à se défendre. Elle se releva de ses 1m96, avant de regarder par-dessus l'épaule du Baron Mars Babel. Dyavol savait se faire discret, il ne se faisait pas remarquer aussi aisément. Par contre, un archidémon maître du chaos était une toute autre paire de manches… Avec un tel titre, pas étonnant que l'entité démoniaque qui la tenait par la gorge ne voulait pas son identité dévoilée à l’incarnation du chaos qui épaulait désormais Jojiba.

“Manka… “

Ce fut le seul mot qu'elle put exprimer dans son langage natif. Questionner Jojiba sur la raison de son affiliation à un tel être serait futile dans l'espoir des négociations. C'était à lui de les faire sortir de ce mauvais pas. Ou peut-être même l'entité en question. Le Baron se mit enfin à agir et comme elle l'avait pressenti sur Namek, il adorait s'entendre parler. Il avança que la recherche de Cabba était inutile, que seul Demigra pouvait le faire réapparaître quand il le voudrait. Apparemment, il était trop organisé pour qu'on puisse l'avoir à son propre jeu. Peut-être que la mort soudaine de l'élite de l'empire Zelen était due au fait qu’il ait prévu de la voir mourir plus rapidement au cours de son jeu mortel ? Peut-être qu'il existait une rivalité entre Dyavol et Demigra. Ce dernier pourrait-il être désireux de montrer sa supériorité en lui montrant la faiblesse de son hôte ? C'était la seule justification qu'elle voyait concernant son décès prématuré.

Le Baron proposa ensuite un moyen de sortir de cette mauvaise passe. Il commença par mettre en avant son client, Jojiba. Il vanta la mort du Fiend de ses mains comme Garou auparavant, à croire que ce démon était au même niveau que leur tortionnaire. Ce qu'il disait était correct et allait certainement sauver la mise du fermier. C'était un tueur de démon certifié, à présent… en espérant qu'il ne découvre jamais celui qui guidait les actes de la demoiselle de fer.

Maintenant, c'était à son tour d'y passer. Qu'était-ce qu'il pouvait vraiment dire sur elle, alors qu'ils ne se connaissaient depuis que peu de temps ? Elle se laissa faire pour l'instant, elle n'avait aucune raison de s'opposer à ses dires. Il vanta les mérites de l'armure et du potentiel de sa technologie. Elle resta calme et composée durant cet exposé. Il proposa divers moyens de tester son armement et dans tous ses scénarios, elle avait l'avantage. Les terriens étaient en retard sur le plan militaire, utilisant encore des balles et des obus sur le champ de bataille : il était grand temps d’améliorer leurs équipements. Son armure avait été refaçonnée dès son retour dans le plan des mortels, elle s'était assurée elle-même de sa résistance. Elle estimait que c'était de la même qualité défensive que l’armure qu’elle avait dû abandonner durant le Jeu du Diable, de quoi pouvoir encaisser le tir plasmique d'un blindé et survivre avec un minimum d'égratignures.

Puis le nabot infernal fit apparaître devant eux un colosse de muscle et de chair, quelque chose qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Elle put lire dans le regard rouge de Babel ce qu'il comptait faire avec. Elle activa directement [Lilava Kozha] : son armure entière fut alors entourée d'une aura violette, prête à recevoir l'attaque du monstre. Mais même malgré cela, elle fut envoyée au-dessus du sol par la puissance et la masse du poing de l'apparition. Elle sentit que quelque chose remontait le long de sa gorge. Était-ce du sang ou autre chose ? Dans tous les cas, elle le ravala de force. C'était donc ça, la réaction du corps humain après avoir subi un impact important ? Que ce nouvel organisme était fragile ! Elle aurait pu encaisser ce coup avec panache dans son corps d'origine. Elle ne lâcha qu'un grognement de douleur et un visage grimaçant suite à cette mauvaise expérience. Elle aurait des choses à rajouter, mais elle avait déjà réalisé que l'archidémon était en train de lui sauver la mise. C'était toujours bon à prendre.

Ce dernier poursuivit son argumentaire afin de convaincre leur interlocuteur de garder Garou à ses côtés à la place de l’envoyer dans une prison qui ne saurait pas retenir le chien fou qu’il était. Même la mort ne pouvait l’atteindre, maintenant. Comme c’était… surprenant. Comme une armure qui refusait de ravaler sa fierté dans une quête vengeresse. Zelen avait déjà compris le dilemme de Garou, bien qu'il ne semblait pas partager son envie de mourir en paix.

Malgré leurs efforts pour sauver tout le groupe d'une mort certaine, Garou se mit à aboyer de nouveau. Au début, ce fut admirable de voir son envie de vaincre Cabba, mais à la fin, il ne s’agissait rien de plus que le discours d'un homme qui n'avait rien à perdre. Néanmoins, plus il parlait, plus ses propos avaient du sens. Ses derniers mots étaient même encourageants, suffisamment pour décrocher un sourire sincère sur le visage de la championne. L'unité était la seule option dont ils disposaient pour mettre fin aux délires de Demigra.

“Si vous me permettez, Premier Ministre Scalio, le savoir militaire de mon peuple ne peut qu'être bénéfique pour le vôtre. J'ai exploré votre planète pendant un bon moment pour comprendre vos coutumes, vos modes de vie et surtout vos systèmes de défense. Ce fut une véritable surprise de voir que vous utilisez encore des armes balistiques ainsi que des obus alors que votre planète est la cible de bon nombre de convoitises. Ma planète était dans un état de guerre permanente et par conséquent, une course constante à l'armement sans fin avait été lancée. Je peux vous proposer des armes plasmiques capables de faire fondre la majorité des matériaux présents sur votre planète. Je peux vous offrir des tanks qui peuvent survivre à une explosion nucléaire et des machines pour purifier les environs après coup. L’armure que je porte n’est qu'une infime démonstration de ce que l'Empire Zelen et ses rivaux pouvaient accomplir. Toutes les données sont dans mon casque et elles seront à votre disposition, Monsieur le Premier Ministre.”

Elle était fière et certaine. Dans chacune de ses paroles, on pouvait ressentir la sincérité et l'envie de voir la connaissance de son peuple déchu servir une cause. Néanmoins, elle se devait également de parler de ses faiblesses.

“Le seul point faible des créations de mon peuple est le ki. Mon armure peut résister à une capacité faible comparé à ce que vous et Jojiba pouvez endurer. Notre peuple était uni seulement dans la peur des dieux et la religion dominante avait déterminé que ce pouvoir naturel leur était réservé. Quiconque essayait de le maîtriser était vu comme un hérétique à exterminer. Mais je suis passée outre ces principes, maintenant. Avec le savoir de votre peuple en la matière, je suis certaine que nous pouvons réaliser de grandes choses, à commencer par des combinaisons blindées qui rendront vos soldats aussi résistants et puissants que le peuple saiyan que j'ai pu brièvement affronter dès mon retour d'entre les morts.”

Défendre les faibles contre la folie des dieux… Voilà qui était une cause juste !
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockMar 26 Avr 2022 - 4:09
Ce visage.

Oh non ce visage.

Ce visage voulait tout dire.

Félicitations Garou, tu venais de rendre la tâche très compliquée à tes compagnons.

Scalio les avait fixé avec ce visage sévère pendant toutes ces tirades et ça n'annonçait rien de bon, il commença déjà par marquer son dédain pour Garou. C'était plus que compréhensible, si ce qui liait Jojiba et le tueur de héros se résumait à une alliance durant les jeux du diable et un combat dans les rues de Satan-City, ce qui marquait la relation de Scalio et de Garou était beaucoup plus violent.

Quelque chose inquiétait Jojiba quant au premier ministre. Scalio lui semblait... Différent. Il eut tout de même le tact de s'adresser aux nouveaux venus un par un. Une fois son opinion pour Garou développée, il s'adressa à la guerrière en armure.

«En ignorant le clodo devant moi, je me souviens de toi maintenant Zelen. Je suis désolé pour ton peuple, j'espère que ma main gauche, appartenant d'origine au défunt Freezer, ne va pas te froisser... Hmm néanmoins, j'espère que tu peux me fournir un peu plus d'information sur les aspects militaires de ton Empire. J'ai pas beaucoup de raison d'accepter une quelconque alliance sur des faits militaires potentiellement obsolètes.»

... Qu'est-ce que c'était que ce bordel... La main de Freezer? Jojiba avait souvenir que Scalio avait perdu sa main, mais récupérer celle de Freezer?! C'était déjà un miracle qu'il restait encore un membre à ramasser! En soit, ça n'avait rien de négatif, c'était même mieux pour le saiyan de l'univers 6, libéré d'un handicap certain... Mais c'était la main de Freezer, elle portait une symbolique malsaine, tyrannique. Jojiba se frotta la nuque un instant, la vue de cette appendice alien réveillait en lui le souvenir de la douleur que son cou avait ressenti lorsque les doigts de l'Empereur maléfique écrasaient sa chair. Même si grâce aux soins de Dende son corps ne portait pas les marques de ce combat, son esprit, lui, n'était pas vierge de traumatismes physiques.

Il fut sorti de sa torpeur lorsque il entendit son nom, ou du moins, son diminutif. "Jojo", peu de gens lui donnait ce nom, mais plus encore, tout comme lors du combat contre freezer, c'est la voix de Scalio qui entonnait ce nominatif.

« Quant à toi Jojo, j'ai enfin eu accès à quelques news. Félicitations pour ta victoire face à son copain à lui. J'espère que comme moi, tu es très dubitatif quant aux membres de ton groupe, et que tu sauras me persuader un peu. A moins que ton camarade derrières-toi s'en charge?»

-Merci Scalio, je t'assures que moi non plus ça ne m'enchante pas mais-

« Qu’avez-vous fait ?! »

Voilà que le doyen hurlait son désarroi, mais effectivement, qu'avait fait le groupe pour inspirer une telle réaction au vieil homme? Il venait de faire surgir une silhouette d'énergie de son corps, se tenant devant lui, prête à se battre.

« Avez-vous seulement conscience de l'identité de celui que vous avez mené jusqu’ici ?! »

Oh. Oui. Il y avait de grandes chances qu'il parlait de-

« L’ archidémon de la Tour, sieur Scalio ! Qui que sont ces gens, c’est avec un maître du chaos qu’ils sont venus vous rencontrer ! »

-Maître du chaos ouaip, j'aurais pas dit mieux... Lâcha Jojiba les yeux dans le vide, mi-clos par une fatigue plus mentale que physique. Son air blasé se comprenait par le fait que la réputation de Babel risquait d'entacher des négociations déjà bancales.

Babel entama alors une nouvelle de ses longues tirades théâtrales, laquelle pour une fois n'était pas dénuée de sens. A vrai dire il n'avait pas tout a fait tord, mais Jojiba désapprouvait plusieurs de ses points. Le premier était l'impossibilité de trouver d'autres survivants. Zelen avait été l'une des premières à avoir été tuée lors des jeux du diable, pourtant, elle se tenait là, fièrement, aux côtés des rescapés vengeurs. Il y avait tant de participants, une douzaine si les souvenirs de Jojiba était corrects, d'autres avaient peut-être également réussi à tromper la mort. Il affirmait également que Cabba resterait introuvable, pas tant que Demigra imposait son influence sur lui, que Cabba les trouverait en premier. Ils ne savaient rien du destin du gagnant funeste. Il y avait de grandes chances que le dieu-démon en ai fait son jouet, mais si le moindre espoir persistait il fallait l'entretenir.

”Cet homme a vaincu le Fiend en direct. Je le sais parce que c’est moi qui l’ait fait filmer. Il n’a pas plus de capacités à démontrer. Il sait se battre, mais il n’est pas fait pour chercher qui que ce soit. Ce n’est pas un homme dont il faut tester les capacités. Elles ont déjà été démontrées. Vous ne voulez pas qu’il aille chercher un être possiblement possédé, possiblement mentalement instable, possiblement en possession d’artefacts fragiles. Vous avez un chasseur de démon qualifié et baptisé par un magnifique piledriver ici présent. Pas un détective. Engagez-le et faites-le s’entraîner ou entraîner vos troupes, il se débrouillera très bien.”

Entraîner les troupes? Doucement, ils étaient là pour traquer Demigra... Quoiqu'en y réfléchissant bien, peut-être qu'une armée préparée à affronter les vices du diable pourrait être préférable... Jojiba préférais chasser ces questions de son esprit, c'était là des interrogations pour plus tard. En attendant, Babel lui accordait encore une confiance à toute épreuve. Qu'est-ce que l'archidémon pouvait bien avoir vu en lui? La même chose que Claire? Impossible. Claire était un être trop pure, elle n'avait pas les mêmes objectifs que le cornu en uniforme. Même si ils étaient alliés, Babel restait un démon, le fermier restait sur ses gardes.

L'orateur présenta ensuite Zelen comme la gardienne d'une technologie de pointe qui saurait apporté un soutien sans pareil. 

”Laisse-moi essayer, je te le rends dans cinq secondes.”

-Babel qu'est-ce que tu fo-

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'une silhouette énorme apparue derrière le démon. Il ne perdit pas un instant pour s'en servir. D'un geste d'une rare violence, il enfonça son poing dans l'abdomen de Zelen, laquelle fut projetée en l'air tandis que la pièce souffrait de l'onde de choc de l'impact. Fort heureusement, la guerrière avait de quoi encaisser, Babel l'aidait même à se relever, appuyant sur les faits que son armure était intacte des suites de ce coup si puissant.

Ceux présents dans la pièce qui prêtaient attention au moindre détail auraient pu voir le poing fermé de Jojiba trembler une seule fois. Un seul mouvement, sec, vif, quasi-imperceptible, ainsi qu'une légère lueur ayant commencé à naître le long des veines de son avant-bras. Cet instant n'avait duré qu'une courte seconde. C'était là le délais qu'avait nécessité la conscience de Jojiba pour contrer ses réflexes bestiaux. Suite à la "démonstration de Babel", sa première envie avait été d'enfoncer ses phalanges dans le non-nez du cornu. Il s'en prenait à une alliée, un démon s'en prenait à une alliée, un démon s'en prenait à Zelen. Jojiba avait confiance en Zelen pour se défendre d'elle-même, ce n'était pas ça le problème, mais cette association de mots réveillait en lui les souvenirs douloureux de la première mort dont il avait été le témoin direct. Il était naturel que son corps réagisse en frappant le démon le plus proche. Fort heureusement, il ne l'avait pas fait. Il s'était retenu. Leur but était ici de prouver à Scalio leur unité face à Demigra, ce n'était pas le moment d'illustrer de potentielles tensions dans l'équipe.

*Ca se paiera plus tard.* Se rassura Jojiba intérieurement, se contentant de fusiller du regard Babel.

Le démon termina en développant sur sa nature, affirmant les dires du vieil homme en se vantant d'être l'incarnation du chaos, du changement et de la déstabilisation.

Jojiba devait beaucoup à Babel, il lui devait sa victoire face à Wyatt, c'était le plus grand achèvement qu'il avait accompli de sa vie, mais sans Babel, ça ne serait jamais arrivé. C'était sans doute pour ça que le fermier espérait réellement que le démon se range, qu'il ne fasse rien qui aille à l'encontre du groupe, car sans quoi, ça ne serait qu'un autre démon de plus, et un bon démon est un démon mort, ou du moins aussi mort qu'un démon puisse l'être. Même si cela semblait contradictoire, Jojiba espérait vraiment que Babel ne leur force pas la main, qu'il reste leur allié et qu'il les aide à accomplir leurs objectifs, comme il l'a aider à accomplir sa vengeance. Qu'il continue de les voir comme les héros de cette "histoire" comme il aime tant la décrire. Visiblement, cela allait être un effort de chaque partis, mais n'était-ce pas là la définition même du travail en équipe? Il allait visiblement falloir faire des compromis.

Garou s'exprima ensuite... Ce fut... Etrangement correct. Non mieux que ça. Il faisait du sens, il expliquait calmement et fermement ses opinions, il n'y avait pas de provocations, simplement les mots d'un homme décidé et déterminé. Ce fut assez hors norme pour détacher le regard assassin que Jojiba accordait à Babel, tournant plutôt des yeux incrédules vers l'ancien tueur de héros.

Il exprima également le fait que chacun ici devait présenter ses propres arguments et son propre consentement, mais plus encore il avança la question de Cabba. Contrairement à Babel, il se montrait tout à fait volontaire pour partir à la recherche du saiyan de l'univers 6. Il affirmait même pouvoir ressentir sa présence. Bon, au moins voilà qui faciliterait les choses. Cependant...

Pendant que Zelen expliquait à Scalio ce qu'elle pouvait apporter en termes technologiques. Le fermier s'était encore une fois perdu dans sa réflexion. Il pensait à Cabba. Si ils le retrouvent, rien ne garantissait qu'il soit des leurs. Après tout, Babel avait peut-être raison. La dernière fois que Jojiba avait vu le gagnant des jeux du diable, c'était justement à la fin de ces derniers, et il l'avait vu dans ses yeux, ou plutôt non, il n'y avait rien vu, c'est ce qui l'inquiétait grandement. Cabba n'était plus que l'ombre de lui-même à ce moment là. Si Demigra n'en avait pas profité pour le posséder ou le maudire d'une façon ou d'une autre, il était surement dans un état mental plus proche de la bête que de l'homme... Encore une fois, c'est en entendant son nom que l'agriculteur releva la tête, intrigué.

-... Jojiba pouvez endurer. Notre peuple était uni seulement dans la peur des dieux et la religion dominante avait déterminé que ce pouvoir naturel leur était réservé. Quiconque essayait de le maîtriser était vu comme un hérétique à exterminer. Mais je suis passée outre ces principes, maintenant. Avec le savoir de votre peuple en la matière, je suis certaine que nous pouvons réaliser de grandes choses, à commencer par des combinaisons blindées qui rendront vos soldats aussi résistants et puissants que le peuple saiyan que j'ai pu brièvement affronter dès mon retour d'entre les morts.”

Oh, le Ki... Jojiba l'ignorait jusqu'à présent mais apparemment, le peuple de Zelen voyait l'utilisation de cette énergie comme un vice, il est vrai que son équipement laissait facilement deviner qu'elle se servait plus de sa technologie que de son Ki, mais partageait-elle leur aversion? Probablement pas, que ferait-elle ici sinon? 

Quoiqu'il en soit, le fermier était resté assez silencieux comme ça, lui aussi avait son mot à dire. Il commença cependant par s'adresser au vieil homme.

-Je comprends votre ressenti m'sieur. Moi aussi ça me gonfle de m'allier à Babel, mais je suis obligé d'admettre que sans lui j'en serais pas là. Il a une vision des choses très différentes de la notre, des origines et objectifs encore plus différents, mais dans tout ce foutoir on a réussi à trouver une entente. Avec son soutien on aura plus de faciliter pour retrouver Demigra et le battre sur son terrain. Voyez ça comme... Comme mettre des coccinelles dans ses plantations pour bouffer les pucerons! Certes les coccinelles vont grignoter quelques feuilles par-ci par-là, mais au moins vous serez débarrassez des pucerons et pour de bon.

L'allégorie agricole n'était peut-être pas le meilleur choix, mais c'était la première chose qui était venue à l'esprit du saiyan.

-Bref, en soit, vous inquiétez pas, tout est sous contrôle... 

Il tourna la tête, serrant les dents et adressant un regard inquisiteur au démon cornu.

-... Tant qu'on évite de se taper dessus entre nous.

Plus calmement, il se tourna maintenant vers Scalio.

-Scalio... Je demande que ça de te ramener Cabba, et honnêtement, je suis prêt à y aller quand tu le voudras mais... Ecoute je sais que vous étiez proches mais j'ai juste peur que tu n'aimes pas beaucoup le Cabba qu'on te ramènera. On a tous beaucoup changé à cause de Demigra et de tout ce qu'il s'est passé ensuite. J'en avais discuté avec Scalieco, je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne alors je ne sais pas si tu t'en souviens, mais ce que j'ai vu dans les yeux de Cabba, c'était inquiétant.

Il marqua une pause, laissant son interlocuteur assimiler ce qu'il lui disait. 

-Je me porte volontaire si ça peut te convaincre de nous rejoindre, et même mieux, si on peut s'assurer que Demigra ne fasse plus de mal à Cabba, je suis totalement pour! Merde, si ça peut nous garantir que Demigra ne fasse plus de mal à personne j'en suis encore et encore! 

D'un pas décidé, Jojiba se rapprocha, se tenant droit aux côté de Garou.

-Garou a raison. On a besoin de s'unir. Qu'importe qu'on s'engueule, qu'importe que toi et lui vous ne puissiez pas vous blairer et qu'importe que Babel soit insupportable. On a tous besoin les uns des autres. On est tous en train de se lancer dans une guerre contre des démons et des dieux, nous, des mortels. Si veut avoir une chance contre ça, on doit pouvoir compter les uns sur les autres. Pendant les jeux du diable, on a essayé avec Garou, on était deux, on a pas eu la moindre chance. Pourtant on a tout donné, et je vais même te dire, c'est Garou qui m'a donné la hargne de me battre jusqu'au bout. C'est loin d'être un ange, c'est clair, il a fait des choses horribles, est-ce qu'il a payé pour ça? Peut-être, j'en sais rien, et si il n'a pas encore payé, il paiera en temps et en heure mais pour l'instant, je t'assure qu'il n'y a personne de plus motivé et qualifié que lui pour nous aider à nous débarrasser de Demigra. Ça sera loin d'être simple, mais si on s'y met tous ensemble, si on met en commun nos ressources, on peut s'assurer au moins une chance, il faut juste qu'on la saisisse.

Du bout du pouce, il pointa Babel derrière lui.

-Il a peut-être raison, je serais peut-être pas adapté pour partir à la recherche de Cabba, mais ça veut pas dire que je vais pas essayer. Et pour ce qui est d'entraîner tes bonhommes, c'est son idée, si tu as mieux, je me tiens à ta disposition, si il faut apprendre aux terriens à casser du démon, je suis aussi à ta disposition. Je me sentirais toujours plus proche des terriens que de ces crevures de saiyans, surtout après les galères à travers lesquelles les habitants de cette planète ont survécus, et si en plus ça peut te motiver à nous rejoindre, c'est tout ce que je demande. Comme je l'ai dit quand j'ai tué Wyatt, je veux qu'on devienne le cauchemar de ces démons, et je compte bien m'y tenir!

Se calmant finalement, le fermier posant ses larges mains sur ses hanches, adoptant une pose plus confortable.

-Je me répète mais, je suis pas sûr que le Cabba qu'on trouvera te plaise, si c'est vraiment ce que tu veux, alors d'accord, tout ce que j'attends c'est ton ordre chef.
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockMar 26 Avr 2022 - 14:13

Formidable!

J'avais perdu espoir en ce groupe le moment où j'ai vu Garou. Le moment où Zelen essayait de rattraper la gaffe de ce-dernier. Le moment où j'ai vu Jojo soupirer, blasé. Il y a si peu qui empêcherait ce groupe d'imploser. Zero cohérence. Par dessus le marché, il semblerait que leur compagnon cornu soit un archi-démon du chaos ou je ne sais quoi. Rien de bien impressionnant à mes yeux pour le moment. Aller chercher Cabba? Tels qu'ils sont pour l'instant, j'ai pas bon espoir qu'ils lui tombent dessus à part par pure chance. Si l'un deux est assez malin, peut-être qu'il comprendrait que je suis -à mon grand regret - en train de les envoyer chier. Mais peut-être que l'archi-démon allait me convaincre? Alors j'ai décidé de me taire jusqu'à ce que tout ce beau monde ait eu leur chance.

Et ça, c'était une opportunité que le cornu s'était bien décidé de prendre.

Il a précisément mit le doigt sur l'importance de Cabba, pas qu'à mes yeux, mais en général. Il avait raison sur toute la ligne là-dessus. Pour ce qui est de trouver le dit personnage... C'est en effet une possibilité qu'on ne le trouve pas de nous-même, que Demigra nous barre la route. Qu'il vienne à nous que quand lui le veut... Mais pour le moment, ce n'est que spéculation et je n'ai pas envie que Misha remette en question notre alliance pour un facteur aussi hasardeux que le "destin".

Je ne crois pas au destin. C'est une invention des pseudos-êtres supérieurs, de ceux qu'on cherche à éliminer!

Ce type m'a ensuite fait le topo sur ses compagnons. Très bien. Jojiba est un tueur de démon. Zelen est une relique d'un passé très avancé technologiquement et Garou est trop con pour vivre. J'avoue avoir été surpris par le sorte de "génie" qu'a invoqué le cornu pour frapper Zelen, mais elle s'en était remise très vite.

Bon, je suis peut-être un brin malhonnête dans cette évaluation.

Garder Garou de prêt pourrait être une bonne chose, si c'est vraiment un zombie maintenant. Je veillerais cependant à l'éloigner de Smith, manquerait plus que ces deux là viennent trouver un moyen de me péter les couilles. L'armure de Zelen à l'air absolument d'être le boost que nos industries militaires ont besoin pour se développer rapidement, reste à fignoler les détails avec la personne en question. Et Jojiba est un tueur de démon. Peut-être que je pourrais l'utiliser pour former nos hommes à se battre contre des démons, mais les démons qu'il a eu à affronter n'ont pas la même valeur que les vauriens que j'ai du affronter dans Conton-City. Son expertise dans le champ agricultural par contre... Et vient finalement son tour. 

Il est la Tour. Une unité de support. Il peut représenter pas mal de choses comme il a dit, même mon facteur "cool" apparemment. Mais tout ce que j'ai besoin de savoir c'est qu'il est à la Tour. Il supporte ses alliés  comme il est un obstacle pour ses ennemis. Il a avancé les mérites de son équipe pour leur donner une chance de s'attirer mes bonnes grâces. Et ça marche très très bien. Jojo m'a l'air d'être le leader de ce petit groupe mais lui, qu'importe comment il peut être vu par ses propres compagnons, est la créature qui maintiens le groupe ensemble. Je ne sais pas où est-ce que Jojiba s'est dégoté un allié pareil, mais il me sera très utile aussi. Si de base il n'était pas aussi suspicieux. Il reste un démon, après tout. Comme Towa. Comme Demigra.

Garou à reprit la parole cette fois, je m'attendais à l'écouter dire des trucs cringe qui allaient me donne envie de l'envoyer valser par la fenêtre détruite. Mais non. Il a tenu un discours pertinent. Fidèle à lui même, l'histoire de sa putain vie, il a déclaré qu'il poursuivrait Cabba qu'on l'aide ou non. Hmm. Peut-être que oui, peut-être qu'il ira poursuivre Cabba tout seul. Mais voilà le twist: Garou était probablement la seule personne ici ayant déjà rencontré Cabba après le Jeu du Diable. Il pouvait lire sur mon visage que j'étais très surpris. Cabba aurait eu donc raison de lui à la fin. Heh, c'était sûr. Ce n'était pas Garou de toutes les choses qui allaient le battre. Mais ça fait aussi de ce criminel le seul type pouvant "magiquement" localiser Cabba. Huh hun. J'ai dû me moquer un peu par contre. S'il croit vraiment que cette alliance peut tenir avec juste un "objectif commun", c'est qu'il est finalement bien naïf le garçon.

Zelen s'exprima à nouveau ensuite. 

Elle vient de m'informer que quand bien même cette armure est extraordinaire, elle a un défaut majeur: Sa faiblesse face au Ki. Elle déplorait ensuite l'était de nos forces, en parlant de nos armes balistiques. Je suis d'accord avec elle, je lui fais savoir en hochant de la tête. Mais avec l'histoire de cette planète, c'est peu étonnant qu'ils n'ait jamais eu la chance de voir ailleurs. Je travaille dessus évidemment, mais ironiquement ça fait des Terriens les maîtres des armes balistiques, et c'est bien un atout que je voudrais qu'ils améliorent. 
M'enfin, tout ce qui m'importe c'est sa coopération.

Et c'est maintenant le tour du Big Cheese.

En s'adressant à Kailan, il lui confie que lui non plus n'est pas spécialement fan de "Babel", mais il est forcé d'admettre qu'il a bel et bien son utilité, qu'il lui est redevable. Je sens que Babel va se prendre une soufflante plus tard par contre, Jojo avait bien l'air irrité par ce qu'il a fait à Zelen pendant la démonstration. Il poursuit en me faisant un discours qui ressemble un peu à celui de Garou, avec comme point central l'unité. D'ailleurs en parlant de Garou, il le met même en avant. Est-ce que c'est ça le "character development"? L'ennemi d'hier est l'allié d'aujourd'hui, ou ce genre de bêtises? Il ne sait pas comment je veux utiliser ses talents, mais j'ai bien une suggestion à lui faire. Il termine son discours en prenant soin d'insister sur "est-ce que je vais aimer le Cabba qu'on ramènera" mais que il serait prêt à le chercher quand même. 

Très bien. Il est l'heure d'ouvrir ma gueule maintenant.


«Je sais déjà que nos retrouvailles avec Cabba ne se feront pas dans la joie Jojiba.

Pas avec ce que je veux de lui, et pas avec ce qui a pu lui arriver entre temps. Babel à vu juste à ce sujet. Mais je ne développerais pas plus loin. Je vous ai assigné cette tâche parce que j'avais pas grand espoir en vous au début, et je pense que vous pouvez comprendre d'où je viens:

Vous vous ramenez avec la capacité diplomatique d'un trisomique, une certaine tension qui menace quelconque unité qui peut exister entre vous, tension exemplifiée par Garou et Zelen, ou même toi et Babel. J'ai vu comment tu l'as regardé pendant la démonstration Jojiba. Je t'ai vu serrer les poings. 

Heureusement pour vous, ce-dernier sait parler à un leader d'une nation qui a désespérément besoin d'alliés fiables. Ma coopération en échange de bénéfices, notre rencontre est une négociation très importante pour vous. Et vous étiez à ça de lamentablement vous ramasser. Je veux quelque chose de chacun de vous qui me convaincrait de vous prêter main forte, via les ressources que je peux recevoir de notre planète. Je n'ai pas besoin de discours mettant en valeur "l'union fait la force". C'est d'une évidence et ça crève les yeux, je ne suis pas le dernier des cons les gars. Mais si vous n'apportez rien, il n'y aura pas de "force". J'avais besoin de voir que votre utilité ne se résume pas à "Ouais mais on a vécu la même chose donc tu DOIS nous aider!"

C'est pour ça que je dois vous dire que c'est pas vos discours qui m'ont convaincu de vous aider. Ironiquement, c'est le démon parmi nous qui m'a convaincu.»

Je fais une pause pour fumer et cracher la fumée de ma cigarette:

«On a du temps devant nous. Je ne devrais pas avoir besoin de vous dire que si nous allons nous farcir du dieu maintenant, on va se faire déchirer. Votre soucis d'unité à besoin de temps, et Cabba n'est pas véritablement pressant, en plus du fait qu'il ne sera pas facile de le trouver de base. J'AI besoin de temps pour renforcer les défenses de la Terre. Car rien ne serait pire pour notre projet que de voir débouler ici sur Terre une armée de Saiyan menée par Broly, ou par l'Alliance Maléfique ou les Colds. Ou pire, ces rats de Black Feathers.
 
Toi Garou tu peux aller te balader chercher Cabba si tu veux, tu ne me gêneras pas et je ne te gênerais pas. T'auras d'une base d'opération? Je t'en donnerai une. T'auras ce qu'il te faut pour le chercher. Ma condition pour te laisser champ libre? Tu ne vas pas voir Marcos. Et si tu te décides de m'ignorer: évitez de foutre la merde, je ne me porterais plus garant pour vous autrement, et vous serez bien seuls.
 
Quant à toi Zelen, le défaut de ton armure pourra sûrement être contourné grâce à ta coopération et celle de nos scientifiques et ingénieurs. Tu pourras ensuite même rencontrer Narumi, la Cheffe des Armées, pour voir avec elle comment tu pourrais aider la formation de nos soldats.
 
Jojiba, quand bien même tu serais un "Chasseur de Démons", je sais aussi que c'est pas ta première occupation, et j'ai besoin de réformes agriculturales pour que notre nation puisse être entièrement autosuffisante. J'ai un poste qui pourrais te plaire à ce moment là. Tu veux former des soldats? Vas-y, comme avec Zelen je peux te mettre en relation avec Narumi. Mais un peu de paix de temps en temps ça te ferais pas de mal, je me trompe? 

Et toi Babel. Toi je te garderais sous la main, on en parlera plus tard. J'ai de beaux projets pour toi. Et vous m'excuserez de ça d'ailleurs Kailan, mais je vous rassure, je vous ai bien entendu à son sujet.»

Je me lève, j'écrase ma cigarette dans le cendrier. Je sors des verres à shots ainsi qu'une liqueur, le "Cointreau". Je verse suffisamment d'alcool pour chaque verres et je les distribue à tous. Même à Garou. Je me place près de Jojiba, mais toujours faisant face à ce beau monde.

«En ce qui me concerne, j'ai mes réservations sur vous, comme vous pouvez en avoir sur moi. Mon rôle sera de diriger ce monde avec le Président Draven, afin de pouvoir prendre notre revanche sur les Dieux au moment propice. A partir de ce soir, vous pouvez vous considérer comme l'un des miens. Je mène une insurrection contre les Dieux, et les personnes compétentes seront accueillies à bras ouverts. Mais dès ce soir, malgré nos personnalités différentes, nous allons devenir alliés.»

Je brandi mon verre.

«A la défaite de Demigra! Pour L'insurrection contre les Dieux! Trinquons!»

Je trinque avec ceux qui le veulent, et je vide mon verre cul sec.
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MessageSujet: Re: Un sacré projet   Un sacré projet ClockVen 13 Mai 2022 - 1:39
Mmh. Peut-être qu’il devait se limiter. Se “nerfer”, comme diraient les mortels. Il avait désamorcé la situation… trop facilement. Babel était suffisamment humble pour reconnaître qu’il savait parler, ce qui était impératif au remplissage de sa fonction. Nul diabolique maître du mal ne pouvait effectuer des discours sans être orateur correct ! Et quand bien même il venait d’obnubiler son alignement, il restait avant tout moralement répréhensible et un délice à observer et lire ! Du moins, l’espérait-il. Mais peut-être avait-il trop bien parlé. Il venait d’obtenir un job sur la planète traumatisée par les bombes d’un démon, face à un individu au regard de mille lieues poli par un diable, embrayé par le parler truandesque d’un clochard rebelle et les révérences datées d’une chevalière de l’espace, le tout après avoir été accusé par un sage d’être une apparition chaotique et bien plus littéralement démoniaque que le dandy de Dark et le diable au tarin surdéveloppé. Et il venait de convaincre tout le monde. Il le savait, il avait peut-être trop roulé sur cette conversation. Il faudra qu’il se limite la prochaine fois. Peut-être diminuer son charisme… Non, ce serait très barbant s’il ne pouvait pas parler. Il ferait… exprès de prendre les mauvais choix de choses à dire !... Non, il n’avait pas envie de simplement dire des âneries et empêcher ses plans de progresser… C’est alors qu’il se rappela qu’il n’avait pas beaucoup progressé depuis la paralysie d’Echo, ayant harcelé un gamin qui disparut bien rapidement. En fait, il n’avait rien accompli jusqu’à sa rencontre avec Jojiba. Il était tout simplement toujours en “early game”, s’il osait dire. Oui, oui, la difficulté allait s’accentuer avec le temps qui passe. Il n’avait pas à en douter.

Faisons un pas en arrière. Zelen était en train de complimenter Scalio pour son nouveau bras, démontrant un respect aussi chevaleresque que malsain envers ce qu’ils appelaient tous deux un trophée. Mais les chevaliers se décapitaient à l’aide d'épées rouillées et vidaient leurs intestins dans des couches métalliques. Plusieurs incarnations du Baron avaient porté des côtes de maille durant ces époques. Il n’était pas étonné de voir la guerrière être intéressé par de la viande recousue là où elle n’aurait jamais dû être. Et Jojiba tentait une petite parlotte avec son compagnon d’infortune tout aussi velu… Une seconde, c’était avant son discours tout ça. Les deux avaient réagi sans grande foire aux dires du vieil homme ayant plus de connaissances qu’il n’en avait l’air. Retournons en avant, mais pas trop en avant. Suffisamment en avant pour arriver aux réactions de son discours.

Garou avait fait son jeune garçon gêné de se faire complimenter en repoussant Babel d’un coup d’épaule, grognant comme le chien qu’il tentait d’être de part son nom comme ses dents limées. Et voilà qu’il croisait les bras en tournant légèrement le dos au groupe comme le rival dramatique qu’il était. Jojiba avait semblé confus un instant face à ses compliments avant de simplement regarder Babel avec une certaine dépréciation. Sur le coup, le Baron avait ressenti un semblant de stress. Si sa démonstration échouait, il risquait de perdre l’appui de son individu préféré. Mais il ne pouvait pas exactement le décrire maintenant qu’il était actuellement embauché tout comme ses congénaires. Zelen s’était contenté d’invoquer une aura violette autour de son armure. C’était une programmation d’autodéfense, pensait-il. Une défense de très très jolie couleur. Quel beau choix de colorimétrie défensive. Un violet aussi menaçant que beau. Malgré les gestes d’Eneiro-Broly pour lui donner une corbeille dans laquelle vomir, elle ravala tout. Cela n’empêcha pas l’apparition de rester à ses côtés au cas où. Puis les tirades commencèrent.

D’abord, Garou prit la parole. Il n’avait pas d’insultes à donner, pour une fois. Il était satisfait du discours du Baron mais préférait lui-même éclaircir quelques points : il n’avait pas besoin de l’aide de personne pour aller traquer et affronter Demigra. C’est ce qu’il avait toujours fait et il restait fidèle à ses principes. Conserver des principes quand bien même ils ne font qu’échouer, cela semblait assez autodestructeur aux yeux de l’Archidémon des changements brusques. Babel poussa la chaise sur laquelle il avait posé le pied loin de la conversation, avant de faire un tour sur son autre botte pour se raidir en réunissant les talons avant d’écouter ce que Garou avait à dire, plaçant ses mains derrière son dos et ses lèvres par-dessus son sourire éclatant. Il établissait tout simplement ce qu’il avait toujours établi. Les mêmes arguments de tête brûlée avait quelques insultes en moins. Du moins, ce fut jusqu’à ce qu’il fit mention de Cabba. Il l’avait rencontré et c’était à cause de lui qu’il était coincé dans un état de demi-mort. Une seconde, une seconde, il disait que rien ne pouvait être fait pour aller à l’encontre des plans de Demigra ?! S’était-il fait aussi mal comprendre ou la fougue et l’impatience de la jeunesse étaient à blâmer pour le quiproquo pris par Garou. Rapidement, l’inventeur des plans machiavelliques pencha la tête sur le côté afin de faire une toute petite, petite, riquiqui pause juste pour dire.

”Non, non, non, j’ai pas dit ça.”

Il avait secoué le doigt comme une mascotte rebelle des marketings d’il y a trente ans. Enfin, c’était il y a trente ans, pensait-il. L’éternité et les oublis qu’elle entraînait pouvaient saboter sa perception du temps, en particulier quand il n’avait repris connaissance que durant les… trois dernières années, pensait-il ? Revenons à Garou : Il ne ressentait plus que la présence de Cabba, désignant l’entaille dans son torse ou bien réellement la présence physique de celui qui l’avait à ce point pénétré. Il pouvait donc faire office de radar, de mini-map pour le petit bridé musclé qui restait central à la discussion. Mais Babel savait très bien que les retrouvailles se feraient dans le drame et le tonnerre. Quel dommage de ne pouvoir y assister ! Garou démontrait néanmoins et enfin un léger changement dans son attitude : celle d’accepter d’enterrer leurs haches de guerre afin de réussir un objectif commun. L’inventeur du ligotement des demoiselles sur les rails d’un train haussa un seul de ses sourcils invisibles. Du peu qu’il l’avait connu, n’était-il pas le seul à rester ainsi à cran sur ses “bails” comme la génération jeune du moment disaient ? Il semblait tenter de donner une leçon dont seul lui avait vraiment besoin. Ses yeux de jade rayonnement vers la droite puis vers la gauche. Tout le monde semblait s’en être rendu compte. Il disait accepter la mission d’aller retrouver Cabba… N’avait-il pas perdu, la première fois ? Pourtant, il sous-entendait vouloir entreprendre cette mission tout seul… Babel haussa des épaules. Il était capable de ne pas comprendre des sous-entendus, lui aussi. Ce n’était pas comme si cette conversation avait commencé par un sous-entendu mal compris par toutes les personnes de la salle.

Zelen fut la suivante à prendre la parole. S’il devait croire l’autre des choses, Jojiba parlerait ensuite, puis le vieil homme. C’était le genre de motifs qui revenaient. La demoiselle à l’armure lourde contait son exploration de la Terre et son témoignage face au sous-développement des armes de l’armée terrienne. N’était-ce pas ce que Babel avait déjà dit ? Répéter les choses pouvait néanmoins être un avantage selon le débat. Une petite parenthèse sur son peuple ayant fait face à une guerre totale et permanente. Une petite liste d’armes comme des canon plasmas, des tanks et de quoi nettoyer après des bombes nucléaires. Est-ce que le ki résistait aux radiations ? Certains des avatars du Baron pouvaient en mourir, et d’autres non. C’était le drame qui voulait faire fonctionner les bombes par moment et d’autres non. Cette armure n’était qu’un fragment de la technologie pouvant être possiblement offerte aux terriens.

Un seul point faible : le ki… Ce qui logiquement ne signifiait pas que l’on revenait à la case départ ? L’archidémon n’avait pas forcément trop étudié la logique de ce monde où les gens changeaient de vie comme de chemise, mais le Ki semblait être universel dans ce monde. C’était l’équivalent de concevoir un gilet anti-fusillade dont le seul point faible était des balles… Ou peut-être que ça marcherait. Elle disait que seuls les dieux maniaient du ki et que c’était pour ça que les… Zeleniens (l’appeler par Zelen n’était-il pas synonyme d’appeler un Terrien par “Terre” ?) n’utilisaient pas ce pouvoir. C’en était devenu un indicateur d’hérésie. Dommage. Les magiciens d’une technocratie médiévale auraient pu être esthétiquement impressionnants. C’était un gâchis de design que d’être si inquisiteur… hormis si les inquisiteurs pouvaient eux aussi faire bonne figure ! Ah, il était prévu de faire une super combinaison pouvant élever les faibles humains au niveau des Saiyen. C’était bien, ça !

Comme prévu par son diabolique génie, Jojiba fut le troisième à prendre la parole. D’abord, c’était pour parler au vieux bonhomme. Il commença par briser le coeur du pauvre martyr amoureux démoniaque en avouant à haute voix que ça le… ah, il n’osait trouver les mots ! Que cela le “saoulait” de s’allier à son plus grand fan ! Au moins, il était suffisamment content de son alliance pour avouer qu’il lui devait un petit chouilla de son avancée jusque là. Il fit une métaphore amusante sur des coccinelles et des pucerons afin de ramener sur l’avant-scène son passé de fermier qui le rendait beaucoup plus original. Il tourna un colère plutôt énervé en direction de Babel en commentant indirectement sur le coup démonstratif qui fut asséné à Zelen (il lui fallait trouver un autre nom vite, sinon il finirait par appeler un français “France”). Le plus petit individu de la scène releva les sourcils, puis regarda Scalio un instant, son regard semblait plein de réflexion et de calme. Ses veines étaient moins gonflées que d’habitude. Même s’il était possible d’affirmer dans le présent qu’ils étaient engagé, dans le passé, ce ne fut pas aussi sûr. Néanmoins il répondit par un simple sourire et deux pouces levés vers le plafond afin de réaffirmer physiquement que son plan était purement et simplement en train de marcher.

Ce n’était d’ailleurs que le début d’un long monologue. Il avait métaphoriquement pris possession du microphone et était à présent en train de déverser sa logorrhée comme si tous les projecteurs s’étaient tourné vers lui et qu’il était temps pour le public de comprendre ce qui motivait son parcours et motiverait ses futures actions. Il était garant pour accélérer les retrouvailles du petit Saiyan musclé et mystérieusement disparu et de son homologue barbu avec moins de grâce et plus de son dans son uniforme. Babel se dégagea sans même bouger ses pieds pour laisser le chemin libre à l’approche de l’agriculteur vers le bureau en mahogany, désireux d’économiser du budget à l’équipe d’animation. Sa figure glissa donc simplement sur le côté. Cabba aurait logiquement changé après le traumatisme qu’était de devoir écouter Demigra parler plus de cinq minutes et aussi à cause de la violence inouïe dont il avait témoigné. Il mentionna un dialogue avec Scalieco, dont le nom avait le même commencement que celui de Scalio. Un membre de famille, peut-être… Ou bien une fusion ! Ah ! Les fusions ! Il lui tardait d’en voir !

Bref, Cabba. Cabba aurait changé et Scalio n’aimerait pas le retrouver. Quelque chose disait à Babel de ne pas trop réfléchir à la profondeur et la qualité du rapport que les deux auraient pu entretenir. Comme si une blague était passée par là, et que quelqu’un ne l’aimait pas trop. Jojiba restait motivé à l’idée de retrouver le petit guerrier, qu’importe ce qu’il en ressortirait tant qu’il pouvait parvenir à annihiler Demigra par la même occasion. Il continua ensuite les dires de Garou pour se lancer dans une longue tirade sur l’union qui fait la force. Babel pouvait presque voir le drapeau terrien se matérialiser derrière son dos alors que son discours continuait. Il fallait s’unir et ne pas désunir. Qu’entendait-il ? Plus d’informations sur ce qui s’était passé durant le fameux jeu du diable ? Mais c’était délicieux ! Garou et lui avaient tenté de s’unir pour se révolter face aux évènements qui transparaissaient ? Un certain respect s’était forgé entre les deux. Plus de demande d’union suivirent. Le démon se fit pointer du doigt afin que l’on rappelle physiquement son idée. Oui, le guerrier malgré lui était plus motivé que jamais à simplement aider Scalio, que ce soit par la traque du petit Saiyan ou bien par l’entraînement des troupes, tout pour aider la Terre qui a tant souffert.

Scalio souffla dramatiquement la fumée de sa cigarette tout en étant dans ses pensées. Cela aurait été un excellent moment pour le vieux sage d’offrir des contre-arguments au moins contre la présence de ce qu’il savait être une créature au delà de toute attente, mais malheureusement il n’y eut rien. Cela rendit Babel très triste. Peut-être aurait-il dû interagir davantage avec pour le motiver à faire autre chose que regarder la scène avec des idées noires qu’il n’osait formuler ? Qu’importe, le soleil couchant derrière la vitre brisée et le vent enflant les rideaux et la cravate du premier ministre s’accordaient pour préparer la réponse tant attendue.

Sa première phrase fut dite avec plus de gravitas que les autres, un phénomène sonore qu’il était difficile à expliquer. C’était comme si elle avait été écrite avec une couleur différente. C’était la meilleure comparaison à faire. Il était conscient que sa relation avec Cabba ne pouvait plus être la même et avoua que la quête pour aller le chercher était une excuse pour leur demander de foutre le camp. Il était clairement et complètement honnête, il n’avait tout simplement pas été impressionné par le groupe dont la proue avait été glorieusement traitée de “sac à merde” il y a de cela quelques minutes. Il y avait de la tension dans l’air et il l’avait remarqué. Jojiba avait-il été si énervé que ça durant sa minute marketing ? Heureusement, la fin allait justifier les moyens dans une petite poignée de secondes : Babel l’avait convaincu. Il continuait de leur dire qu’il n’en avait rien à faire des discours d’empathie et de motivation. L’archidémon trouvait sa démarche pleine de contraste. Pour un Saiyan qui fumait et était premier ministre d’une future technocratie militaire planétaire… il réfléchissait de façon très réaliste. C’était comme aller voir un film d’action où le méchant principal meurt parce qu’il ne s’était pas assez bien échauffé et que son coup de poing trop élancé lui disloqua la colonne vertébrale. Ce n’était pas une critique. Il aimait beaucoup cette direction. Mais il ne pouvait contenir sa petite joie quand Scalio avoua que c’était quasiment et uniquement lui qui était parvenu à convaincre le fumeur en chaîne. L’Archidémon sortit ses mains de derrière son dos pour les faire tourner un instant, avant de les pointer, ouverte et doigts liés, vers un coin diagonal de la pièce, enfonçant son visage dans l’intérieur de l’un de ses coudes. Entre autre, un dab.


Il en fit un autre dans la direction opposée.


Il reprit alors son allure habituelle, avec son dos droit, ses mains derrière son dos et son manteau par-dessus son uniforme. Scalio, lui, expliquait qu’il avait besoin de réarmer la Terre avant de faire quoi que ce soit contre les dieux ou bien les autres factions mégalomanes et datées de cet univers. Garou pouvait faire ce qu’il voulait pour chercher Cabba et aurait même des ressources tant qu’il n’allait pas parler avec le susnommé et probablement très bien écrit Marcos. Et même, il voulait juste éviter d’avoir plus de problèmes, tant pis pour la hache de guerre. Zelen allait rencontrer du personnel militaire pour que l’on contourne et produise son armure en masse. Jojiba venait de gagner un poste en tant que ministre de l’agriculture, ou bien d’entraîneur ou de combattant. Le choix était si large et les propositions si chaotiques que Babel ne put s’empêcher de faire rayonner ses dents blanches dans la salle à nouveau. Ce dernier allait d’ailleurs avoir affaire à de futurs projets ! Ah, le voilà enfin qui prenait une place d’importance dans cet univers ! Il était temps ! Il leva la main avant de la faire tomber dans celle d’Eneiro-Broly qui était resté debout et stoïque durant tout ce temps, un impact qui fit disparaître l’apparition en fumée. Ah, oui, elle ne durait qu’un tour… Il haussa des épaules avant de simplement joindre son pouce et son index pour faire un “ok” de la main, claquant de la langue par la même occasion, tandis que l’autre s’excuser auprès du nouvelle dénommé Kailan.

Alors qu’il expliquait le but de son rôle de dirigeant - qui, sans surprise, était de diriger - il ouvrit un tiroir de son bureau afin d’en sortir des verres. Les tout petits, qui servaient aux jeunes à consommer des gouttes de perce-foie pour quatre zénies le millilitre. Mais ils étaient aussi utilisés pour faire des annonces, des toasts et des célébrations. Ils étaient tous officiellement engagés, et les verres remplis étaient les indicatifs visuels de cette nouvelle époque pour tous les participants à cette conversation. Contournant le bois, il leva son verre et annonça le nom de son alliance : l’insurrection. Ou du moins, ça sonnait comme le nom de cette fine équipe. C’était plutôt pas mal. Il verrait bien ça sur la couverture d’une bande dessinée. Babel prit son verre et le but en rythme avec son nouveau patron.

”Gulp !”

Il ne pouvait décrire le goût, probablement parce qu’il ne savait pas quel niveau de douleur son corps était censé subir. Il savait que l’alcool avait pour but d’endommager le corps de son consommateur, mais pas exactement à quel niveau. La dernière fois, il avait surjoué et avait fini par s’écraser par terre. Il fit quelques mouvements de lèvres pour mimer la dégustation avant de pointer Garou du doigt de sa main tenant toujours le petit récipient :

”D’ailleurs ! Je n’ai jamais dit que l’on ne pouvait rien faire pour enquiquiner Demigra, juste qu’il se pointerait sur notre terrain lorsqu’il en aura envie. Dès qu’il sera là, vous pourrez l’ennuyer comme vous voudrez. Mais c’est plus une question de “pour se venger du harceleur à l’école, faut qu’il soit venu à l’école” plus que d’invincibilité, de causalité ou de destin, des concepts que je hais d’ailleurs.”

Il haussa des épaules, son sourire ne rayonnant pas et se trouvant simplement large mais couverts de ses lèvres pour l’instant.

”Je sais, j’ai parlé de destin tout à l’heure, mais en vrai ça n’existe pas, c’est une excuse inventée par des dieux faibles qui aiment organiser tout à l’avance et forcer les mortels à l’accepter. Heureusement, cela a l’avantage de les rendre prévisibles. Les élus des prophéties meurent tout aussi vite que les autres, ils vous font juste croire qu’ils sont spéciaux. Cette insurrection va tous les éclater d’ici un an ou deux.”

Ou peut-être pas. Qu’est-ce qu’il en savait ? Il était l’Archidémon de l’incertitude, après tout. Il posa enfin son verre, avant de relever ses doigts pour les compter un à un.

”J’ai d’ailleurs omis de vous parler de mes propres capacités. Je peux influencer l’esprit de vos troupes pour les rallier ou bien découvrir sans exceptions les traîtres qui s’y cachent, je peux maîtriser la foudre et l’orage lui-même, je peux trancher des trucs au ralenti, improviser des plans imprévisibles qui fonctionnent tout le temps, et reproduire les pouvoirs de mes ennemis. Je pense aussi m’être démarqué dans mes capacités de coaching et de marketing, mais cela est soumis à subjectivité. Ce qui me rappelle !...”

Il se tourna alors vers le vieil homme toujours assis. C’était son geste le plus diabolique qu’il allait entreprendre aujourd’hui. Marcher en direction de ce vieil homme méfiant et terrifié, lui adresser un sourire rayonnant et bienveillant et relever la main dans sa direction pour proposer une poignée.

”Kailan, n’est-ce pas ? Vous semblez connaître quelques-unes de mes précédentes incarnations. Cela doit faire de vous une véritable encyclopédie. Il me tarde de travailler à vos côtés !”

Il respectait le libre-arbitre de son compagnon momentané de conversation en éloignant sa main une fois confirmation que l’autre ne la serrerait pas, ou bien l’avoir serré. C’était ça le hasard. Il ne pouvait pas en être exactement sûr. C’était parfait, comme module de narration. Il ne pouvait pas être exactement certain de quoi que ce soit ! Ses talons se tournèrent à nouveau.

”Excusez-moi, je me devais d’éviter d’oublier… Reprenons… Je possède également une tendance fâcheuse à rencontrer des acolytes adaptés aux missions que j’entreprends. Que ce soit pour mes propres intérêts ou ceux d’un supérieur, je leur rapporte toujours des sbires de qualité ! Et je sais aussi danser, chanter, décorer des scènes mais ça… ça c’est pas trop important. Ah, oui !”

Il joignit alors ses mains, comme pour respectueusement demander à tous ceux présents dans la salle quelque chose.

”Pitié, pitié, est-ce que quelqu’un pourrait par pitié me raconter ce qui s’est passé lors de ce jeu du diable parce qu’hormis pour mes théories je n’ai TOUJOURS aucune idée des véritables événements qui ont transparu durant toute cette catastrophe.”

Il haussa alors des épaules en dégageant ses mains, regardant Scalio avec un sourire plein de curiosité.

”Hormis si… on a déjà des missions de prévues, bien sûr."
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