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 "La Fin du Monde."

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Cabba
Cabba
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MessageSujet: "La Fin du Monde."   "La Fin du Monde." ClockLun 21 Fév 2022 - 21:15
HRP : ce sujet est la suite de "Le Dernier Jour sur Terre" et se situe vers la fin des évènements de "Vs Auros".



Depuis combien de temps la course de Cabba avait-elle duré ? Des minutes, des jours peut-être ? Il ne savait plus. Il ne savait plus. Il savait qu'il ne réussirait jamais à échapper au sentiment de culpabilité qui le déchirait, peu importe combien de temps il fuirait sans relâche. Il ne ressentait plus la froideur de l’obscurité à travers son plastron. Il ne ressentait plus rien du tout. Il ne demeurait plus de ses émotions qu’un profond état de dépression.
 
Cabba était habitué à la douleur. Il avait appris à l’endurer sous toutes ses formes depuis qu’il avait été engagé dans les Forces de Défense de Sadala, combattant des adversaires ou des partenaires toujours plus redoutables, risquant sa vie pour protéger des innocents. Ou du moins, il pensait qu’il l’avait surpassé. Mais cette douleur qu’il ressentait, de plus en plus intensément, n’avait rien à voir. Elle prenait sa source dans son esprit, pas seulement dans son corps, déclenchant tous les récepteurs de la peur dans son cerveau. Il pouvait presque la sentir, comme un choc électrique qui se répandait depuis son crâne en permanence. Son esprit logique se rebellait alors : il n'y avait aucun danger ici, aucun ennemi, aucune menace autre que lui-même. Mais ses instincts lui criaient de courir, de se cacher, de s'enfuir, de partir loin, très loin. De disparaitre.
 
La pression dans sa poitrine se faisait de plus en plus forte, menaçant de faire exploser son cœur. Une anxiété insurmontable dominait son corps et son esprit, un traumatisme auquel il avait besoin de donner un sens afin de pouvoir exister à nouveau en tant que lui. Le désordre dans sa mémoire devait être arrangé et l’instabilité dans sa perception des choses devait cesser, sinon il n'avait aucune chance de regagner tous ses souvenirs ou de former des souvenirs qui soient les siens, continuant à vivre avec les fragments d’une fausse réalité qu'il n'avait pas demandé à subir.
 
Alors qu'il tentait de se ressaisir, quelque chose s’imposa à ses sens, non loin de lui. Ce ne fut qu'un chatouillement au fond de son esprit, au début, mais maintenant qu’il venait de s’arrêter, il fut enfin capable de lui consacrer toute son attention.
 
Pendant un instant, il avait cru sentir… une présence.
 
Mais ce n’était pas celle de Setsuka - qui, il espérait, ne s’était pas mis en tête de le poursuivre - ni celle de Garou. Son intensité n'était pas constante, comme le serait celle d’une forme de vie quelconque. C'était comme si une puissante énergie s'allumait et s'éteignait, comme un interrupteur.
 
Et cette énergie lui était… bien familière.
 
Avant qu'il n'ait vraiment compris ce qu'il faisait, il s’était laissé entrainer vers ce qui lui procurait ce sentiment jusqu’à se retrouver dans ce qui lui sembla être un temple des arts martiaux. Toute l’angoisse et le chagrin qui l’accablaient furent alors remplacés par une montée d'adrénaline. Plus il se rapprochait, plus la sensation s'intensifiait et moins l’épée se faisait lourde dans son dos. Chaque fois que l'énergie atteignait son apogée, une curieuse sensation se manifestait tout autant. C'était comme si ses sens se détraquaient, cherchant désespérément à compenser les informations manquantes et contradictoires que sa conscience avait amassé jusqu’à saturation. Il ne savait pas si la personne ou la chose vers qui il se dirigeait était un ami ou un ennemi, mais il devait en être certain.
 
"24ème Tournoi des Arts Martiaux", "25ème Tournoi Mondial des Arts Martiaux"… Les affiches promotionnelles et colorées accrochées sur les murs représentaient des combattants venus des quatre coins de la planète. Elles semblaient s’arrêter au "26ème Tournoi des Arts Martiaux" sans que l’évènement n’ait été reconduit. Ce n’était pas sans lui remémorer les compétitions amicales organisées lors des célébrations traditionnelles sur Sadala, si ce n’était que l’enjeu était avant tout la satisfaction et l’admiration de la performance martiale plutôt qu’une récompense pécuniaire.
 
Parcourant d’un pas hésitant ce qui semblait être des vestiaires, ses pas le menaient au détour d’un couloir lorsque son corps se figea. Un bruit familier à sa mémoire le mit en arrêt.
 




Ses mains furent prises de tremblements. Il fit un pas vers ce qui se trouvait juste devant lui. Imperceptible dans le tissu de la réalité, une ouverture en diaphragme s’était formée à environ un mètre du sol.

"C’est…"

De l’énergie provenait depuis son centre, allant et venant comme les remous d’un océan, comme une brise tiède. De faibles échos invisibles qui le poussaient à avancer vers ce phénomène, au premier abord improbable mais pourtant bien palpable. Ces sensations déclenchèrent une réponse contradictoire en lui, comme un sursaut entre le rêve et la réalité. Une seule certitude empêchait son esprit de se faire plus d’idées : la présence qu’il avait décelée, celle de Scalio, se trouvait bien de l’autre côté.
 
Comment est-ce possible ?
 
La panique dans sa poitrine diminua légèrement. Il comprit que Scalio était déjà venu dans ces environs, son ki était très faible mais pourtant bien là. Avec une certaine prudence, il concentra son ki sous la forme d’un orbe, qui entra en collision avec la membrane avant d’être aussitôt engloutie. La fissure dans l’espace resta inchangée, les environs toujours aussi vides que paisibles.

Cet interstice semblait mener vers quelque chose ou vers quelque part. La sphère d’énergie qu’il avait produit était passée à travers. Scalio semblait avoir emprunté ce passage. Cela signifiait qu'il le pouvait aussi. Des milliers de pensées se ressemblèrent toute en une seule question, qu’il trouva enfin la force de se poser après tout ce temps.
 
Est-ce… de la magie ? Un miracle ?
Ou bien est-ce… le destin ?

 
L’énergie qui en émanait semblait trouver son origine au-delà de cette distorsion.
Comme si elle servait de passage entre deux mondes. Ou entre deux dimensions.
 
"C’est… impossible…"
 
Ou entre deux univers.
 
"Après… tout ce temps…"
 
Par-delà ce miroir qui reflétait ce qu’il ne pensait même plus possible, il vit un éclat de lumière scintiller, comme un morceau de lui-même qu'il avait égaré. Un murmure aussi paisible qu’une brise matinale se faufila dans les recoins de son esprit, là où il ne pouvait pas accéder auparavant. Des images rassurantes apparurent à portée de ses doigts. Une terrasse surplombant la ville. Les dalles poussiéreuses du centre d’entrainement. Le sable chaud du désert. L’herbe bleutée des collines. Si rassurantes que pas un instant il ne douta de sa santé mentale, qui avait déjà sombré jusqu’au point de non-retour.
 
Sans hésiter davantage, Cabba marcha dans la seule direction où il pouvait aller.
 
Alors qu'il se précipitait à travers la brèche, le décor se mit à tourner dans tous les sens, se distordant et s’étirant comme s’il se trouvait au fond d’un trou noir. Finalement, alors qu'il lui fallait renoncer à se mouvoir davantage, un autre scintillement se manifesta au loin : mais son éclat argenté était terni, comme s'il était recouvert d'une fine couche d’obscurité. Tandis qu’il tendait sa main pour l’atteindre, il vit que son champ de vision se remplissait d'étoiles tourbillonnantes.
 
Soudainement, il eut l’impression que quelque chose fouillait à l’intérieur de son cerveau, à l’intérieur de sa conscience. Il se débattit de toutes ses forces, mais la panique avait déjà écrasé son cœur et ses extrémités avec la puissance d’une nébuleuse. Parce qu’il avait déjà vécu la sensation qu’il était en train de subir : celle des cellules de son corps qui se désintégraient une à une, accompagnée par la vision de tout son être pulvérisé et assimilé en moins d'une fraction de seconde dans la matière noire du néant. C’était ce qu’il revivait pendant ses crises d’angoisses les plus profondes et dans ses cauchemars les plus sinistres, ce à quoi il devait se déterminer mais qu’il ne voulait plus jamais revivre. Parce que cela signifierait son échec.

Son visage se défigura sous le coup de la peur tandis que ses pensées vacillaient en même temps que son corps. Sa mission avait sans doute échoué dès le moment où il avait pris conscience de ce que sa réussite impliquait.
 
Sans même en avoir conscience, il s’évanouit dans le vertige réconfortant du Néant.
 

"La Fin du Monde." XLAPyx5
 

Puis ce fut le noir total.
 
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