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 Monster Reborn [PV]

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Bio-Broly
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MessageSujet: Monster Reborn [PV]   Monster Reborn [PV] ClockDim 17 Avr 2022 - 14:29

« Je ne sais pas vous, mais revenir ici me donne la chair de poule. »
« Je ne suis pas très rassuré non plus, mais avec un tel chèque, ce serait dommage de ne pas venir au moins jeter un oeil. »
« Vous avez certainement raison... À vous non plus, ils n'ont pas dit ce qu'ils attendaient de nous ? »
« Pas exactement. Juste que nous saurions quoi faire, et qu'ils préféraient que l'on travaille dans un environnement familier. Je m'en serais bien passé. »
« Et moi donc ! »

Monster Reborn [PV] GQGWl6E Monster Reborn [PV] ZkvW6ma

Devisant de la sorte, ils avancèrent tout deux au milieu des ruines de leur ancien laboratoire. Par chance, l'entièreté de l'installation n'avait pas été détruite : si une bonne partie des locaux était désormais inaccessibles, les sections les plus importantes n'avaient apparemment pas été touchées. Les flots de liquide corrosif qui avaient envahi les lieux s'étaient consolidés de part et d'autre de la structure, abandonnant çà et là des masses informes mais inoffensives - en principe ; l'un comme l'autre, ils avaient le réflexe de se tenir à bonne distance, juste au cas où.
Les lieux étaient plongés dans le noir, évidemment : personne n'avait plus mis les pieds ici depuis l'incident. Ils pouvaient s'attendre à trouver une certaine couche de poussière sur l'intégralité des instruments - même si cela valait toujours mieux que le sel marin qui restait dans les parties du bâtiment dont les murs s'étaient effondrés. Ces gamins avaient-ils vraiment besoin de noyer l'île entière pour régler le problème ? Enfin.

« Je n'ai pas l'habitude de voir l'endroit aussi désert... » fit-elle en lorgnant de gauche à droite.

Ils avaient, après tout, toujours collaboré avec une équipe d'une dizaine de savants pour faire tourner ce gigantesque labo - sans parler du bourdonnement constant des machines. Retrouver ces installations vides de vie était lugubre, même pour ceux qui, comme eux, conduisaient des expériences à l'éthique parfois discutable - la science requiert parfois de franchir certaines limites. C'était précisément la raison pour laquelle aucun d'entre eux n'était disposé à travailler au sein d'une grande compagnie, bridée par sa moralité : à quoi bon ? Quel ennui !

« Je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas rappelé le reste de l'équipe, mais l'on risque de manquer de personnel... »

S'ils étaient certes les principaux artisans du « projet Bio-Warriors », l'aide de leurs collègues n'en était pas moins précieuse, surtout lorsqu'il était question d'autant de cobayes à la fois. Étant donné l'état des lieux, ils auraient d'ailleurs bien du mal à en accueillir autant à nouveau faute de place - en tout cas, pas avant un grand nettoyage. Mais était-ce ce que l'on attendait de leur part ?
Le bouillon de culture à l'aide duquel ils avaient conçu leurs guerriers était une substance hautement toxique exposée à l'air libre, mais n'affectait que la chair : les dommages matériels étaient pour la plupart dus aux combats qui avaient pris place et la panique qui s'en était suivie. Eux-mêmes ne s'en était tirés que de justesse, mais tous n'avaient pas eu cette chance.
Sauvés par ceux-là même qu'ils avaient œuvré à détruire, quelle ironie ! Non qu'ils aient eu quoi que ce soit personnellement contre Hercule ou ceux qui l'accompagnaient : ce n'était qu'une occasion de tester leur produit. Grand mal leur en avait pris.

Ainsi donc, si une partie du matériel était bien sûr irrécupérable, les engins étaient pour beaucoup en meilleur état qu'on aurait pu s'y attendre - du moins de ce qu'en laissait deviner la faible lueur de la lampe-torche. Il leur serait bien sûr impossible de relancer une production de même ampleur, mais une reprise d'activité partielle devrait être envisageable avec la réparation ou le remplacement de quelques appareils secondaires. Le principal était intact, pour autant qu'ils pouvaient en juger.
C'était déjà une bonne nouvelle ; enfin, tout dépendait pour qui. Ils doutaient fort que leur mystérieux bienfaiteur soit allé racheter un laboratoire clandestin spécialisé dans ce genre de recherches avec les plus nobles intentions, mais cela faisait bien leur affaire. Poursuivant son inspection, le professeur promena le faisceau lumineux aux alentours.

« Ah, je crois que j'aperçois le disjoncteur. Pourriez-vous aller le rallumer ? »
« Bien sûr, attendez un instant. »

Nain s'avança effectivement, luttant contre la légère appréhension qui l'avait progressivement envahie alors qu'ils traversaient les échafaudages et autres escaliers métalliques. Le professeur Collie était plus âgé : sans doute sa conscience était-elle moins tourmentée par le souvenir du mal qu'ils avaient pu faire.
Pour sa part, elle s'efforçait de bien paraître, mais il lui était difficile de ne pas ressasser les images de ce qu'il s'était passé ce jour-là. Ils avaient du sang sur les mains. Néanmoins, rester en mouvement lui permettait d'évacuer un tant soit peu ce sentiment de malaise, aussi est-ce bien volontiers qu'elle alla remettre le courant.

Une partie des projecteurs avaient bien entendu succombé dans l'opération, aussi n'obtinrent-ils qu'une lumière blafarde et éparse en lieu et place de l'éclairage complet qui baignait les lieux jadis - mais le simple fait qu'ils aient encore l'électricité tenait déjà du miracle. Sans doute s'agissait-il d'un générateur auxiliaire dont ils n'avaient pas conscience, mais le plus important était d'y voir clair.
L'allumage s'avéra poussif, soutenant cette théorie ; seule une infime partie des ampoules encore en place daignèrent revenir à la vie... En même temps que l'éclairage de l'une des cuves, à quelques mètres à peine de la jeune savante, qui manqua de bondir sous l'effet de la surprise.
Les caissons étaient programmés pour ne s'illuminer que s'ils étaient en activité.
Derrière la paroi transparente se trouvait une silhouette humaine, au moins partiellement, les traits à demi rongés par une affreuse mutation qui semblait cependant peu à peu disparaître pour lui rendre une apparence humaine - quand bien même rares étaient ceux à partager son imposante carrure. Le trou béant dans son torse semblait sur le point de se refermer, la peau et les muscles retrouvant leur juste place. Dans son sommeil, il remua faiblement la queue de singe qui lui pendait au bas du dos - signe qu'il était toujours en vie.

« Quoi ?! Mais... ! »
« Laissez-moi voir ça. » » intervint Collie, qui se précipita à son tour auprès conteneur, pianotant frénétiquement sur le panneau de commande de la machine. Après quelques secondes, l'écran afficha toutes les données à disposition sur l'individu actuellement en cours de traitement. Le scientifique prit le temps d'assimiler ce qu'il voyait et de le vérifier plusieurs fois avant de reprendre la parole.

« Sa structure moléculaire a été lourdement endommagée il y a quelques années. C'est un miracle qu'il en reste encore quelque chose. »
« Que voulez-vous dire ? »
« Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, il s'agit du même spécimen que celui que nous avions produit la dernière fois. Ce n'est pas un nouvel exemplaire. »

Ce qui avait du sens : qu'on arrive à en recréer un sans eux sur seule base de leurs notes n'aurait fait que soulever davantage de questions sur les raisons de leur présence. À quoi bon solliciter leur expertise, si tout avait déjà été fait ? S'il s'agissait de... De réparer ce qu'il restait de leur sujet de test, mystérieusement reconstitué - du moins en partie -, peut-être allaient-ils pouvoir y faire quelque chose.

« Comment ? Mais... Mais il ne restait rien de lui ! »
« C'est aussi ce que je croyais, mais il faut croire que nos généreux donateurs ont trouvé le moyen de le récupérer... Du moins en partie. »
« Mais alors, ça veut dire que... »
« Oui, c'est bien notre projet. Ce cher numéro 13... Comment ces enfants l'appelaient-ils, déjà ? »
« Hum... « Broly », je crois. »

Quel nom étrange, se souvenait-elle s'être dit, incapable d'en déterminer la provenance. Enfin, elle n'avait non plus jamais entendu parler d'êtres humains possédant une queue de singe : ce n'était certes pas la chose la plus étrange qu'elle ait vu, mais tout de même ! Mais au fond, était-ce vraiment plus bizarre que des individus à trois yeux et autres loups-garous ? Son travail l'avait amenée à rencontrer un certain nombre de curiosités, elle ne s'en formalisait pas plus que cela.
Toujours est-il que, ni l'un ni l'autre, ils n'avaient connu la personne dont provenait l'échantillon ayant servi à créer leur propre version ; indirectement, ces enfants leur avaient fourni de précieuses informations. Dommage qu'ils aient été trop occupés à courir pour sauver leur peau pour pouvoir tout noter, mais au moins la mémoire ne leur faisait pas défaut. Comment oublier ?

« Oui, voilà ! » s'exclama Collie, la sortant de ce moment d'égarement.«  Et bien, je suppose que cela fait de lui notre « Bio-Broly », ou quelque chose comme ça. Si on s'y prend bien, je pense qu'on devrait pouvoir le reconstituer. »
« Et bien... » fit une Nain estomaquée en plaquant la main sur la paroi du bocal, observant la créature qui flottait à l'intérieur. La tâche qui les attendait était herculéenne, mais elle-même ne pouvait s'empêcher d'éprouver une pointe d'enthousiasme à cette idée, outrepassant sa frayeur. « Nous allons avoir du travail. »
D'une pression sur le bouton, Collie ralluma l'ordinateur principal, dont le vrombissement remplaça le silence inquiétant qui régnait à leur arrivée.
« Dans ce cas, autant nous y mettre immédiatement. »

Cela faisait des années, mais une fois assis dans son siège - heureusement épargné par la catastrophe à l'époque -, face au mur d'écrans surprenamment encore presque tous fonctionnels, Collie retrouva ses repères en l'espace d'à peine quelques secondes. Cela n'avait rien d'étonnant : combien de nuits sans sommeil avait-il pu passer à compiler ces données, plus pour lui-même que pour un « client » qui n'en avait que faire ?
Certes, il les avait rémunérés en conséquence - du moins, tant qu'il avait encore de l'argent ; inutile de dire qu'ils auraient pu attendre longtemps un autre chèque de paie après le fiasco -, là n'était pas le problème, mais il y avait quelque chose de frustrant à travailler pour quelqu'un profondément incapable de saisir toute la beauté de leur art. Au moins ne posait-il aucune question quand ils demandaient du matériel supplémentaire, mais Jaguar n'avait été rien d'autre qu'un portefeuille sur pattes - et il n'était même plus ça, désormais.

S'ils n'en savaient que très peu sur leur commanditaire, trop peu à leur goût, ce n'était pas lui ; la façon dont ils avaient été approchés était autrement plus... Professionnelle que ce dont leur ancien employeur aurait été capable, et ses démêlés judiciaires n'étaient un secret pour personne. Son cousin ? Certainement pas, celui-ci n'était qu'un homme de main tout juste bon à faire ses basses besognes. S'il avait déjà plus de jugeote - non que ce soit bien difficile -, ça n'avait jamais été « son » dessein.
Mais alors, qui ?
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MessageSujet: Re: Monster Reborn [PV]   Monster Reborn [PV] ClockDim 24 Avr 2022 - 7:45

« Docteur ! Vite, venez voir ! »
« Qu'y a-t-il, Nain ? »
« Le sujet, il a ouvert les yeux ! »
« Voyons, vous savez bien que c'est impossible ! Regardez, l'écran indique qu'il n'est restauré qu'à quatre-vingt-huit pour cent ! »

Et pourtant.
Car lorsque Collie releva les yeux vers la cuve par acquit de conscience - sans doute n'était-ce qu'une ombre sur ses paupières -, il eut la surprise de croiser un regard ; celui de l'être qu'elle contenait. Malgré la confusion, ses prunelles sombres le fixaient avec intensité : il ne faisait aucun doute qu'il était éveillé, le suivant attentivement lorsqu'il tituba en arrière sous l'effet du choc.
Par chance, les dernières semaines avaient été employées à déblayer le laboratoire de tous les dépôts de sérum solidifiés qui l'avaient envahi, rendant les lieux à peu près présentable une nouvelle fois. Tous les appareils n'avaient pas encore été remplacés, les obligeant à travailler avec des moyens limités, mais leur mécène leur envoyait au compte-goutte de quoi pallier à leurs besoins.

À ce stade, il était clair que ces « généreuses donations » dépendaient directement de l'efficacité de leur travail, de leur capacité à faire au mieux avec le peu qui leur était donné. Jusque là, leur investissement n'avait pas semblé décevoir : ils avaient reçu de nouvelles pièces encore le matin-même.
Le but n'était après tout pas de relancer une opération de même envergure que celle qui les occupait du temps de Jaguar ; de toute évidence, on les avait rembauchés principalement pour parfaire ce « Bio-Broly » - comme ils l'appelaient désormais - ; le reste n'était qu'accessoire. Quant à savoir ce qu'il adviendrait d'eux lorsqu'ils en verraient le bout, si tant est que ce soit possible... Mieux valait peut-être ne pas se poser la question.

L'un comme l'autre avaient œuvré pour des employeurs peu scrupuleux au fil du temps, Jaguar n'étant que le dernier d'une longue série ; voir leurs noms affiliés au sien après le scandale avait coûté cher à leurs carrières, si bien qu'ils étaient désormais persona non grata auprès de la quasi-totalité de la communauté scientifique.
C'était la règle du jeu : l'on pouvait se prendre pour Dieu autant qu'on veut, mais encore fallait-il ne pas se faire prendre, sous peine d'être désavoué instantanément par ceux qui étaient vos collègues. Ainsi donc, cette offre d'emploi était une aubaine - presque trop belle, à vrai dire : il était difficile de ne pas croire qu'il y avait anguille sous roche.
Et s'ils suivaient docilement les ordres pour le moment, ils n'étaient pas sans se préparer au pire, d'autant que leur nouveau patron refusait obstinément de leur livrer la moindre information à son sujet. Les virements étaient intraçables et il s'assurait de ne révéler ni sa voix, ni son visage - rien qui permette de l'identifier. Et si c'aurait pu être une raison de s'alarmer un temps normal... Ils pouvaient comprendre que le type d'expérience qu'ils pratiquaient n'étaient pas de celles auxquelles on veut s'associer, au cas où cela viendrait à être découvert.
Par exemple, si l'un de vos cobayes échappe à votre contrôle et rase la moitié d'une île avant de mourir lamentablement.

Enfin, mourir...
De toute évidence, ça n'avait pas tenu.
Quoique visiblement conscient, le spécimen n'avait pas l'air pressé de quitter sa cuve - ni même de bouger tout court -, ce qui laissa les deux scientifiques en charge le temps de se remettre de leurs émotions avant de reprendre la parole.

« Mais enfin, c'est impossible ! Il ne devait pas être prêt avant au moins une semaine ! »
« Et bien, il faut croire qu'il ne partage pas votre avis, docteur. » répliqua Nain, la stupeur s'effaçant au profit d'un certain émerveillement, traduit par un léger sourire. « Devrions-nous le laisser sortir ? »
« Soyons prudents. » objecta un Collie sensiblement moins enjoué ; il n'aimait pas que les choses échappent à ses prévisions, surtout au vu de ce qu'il lui en avait coûté la dernière fois. Nain était encore jeune, elle avait une chance de se refaire une réputation - et, avec un brin de sexisme, il n'était pas sans se dire qu'être une femme l'y aiderait ; lui, en revanche... « Ne répétons pas les mêmes erreurs. Que disent ses résultats d'analyses ? »

S'approchant du panneau de commande, elle pianota sur celui-ci pour obtenir les derniers relevés. Ses sourcils fraîchement épilés se froncèrent légèrement et elle approfondit sa recherche, apparemment contrariée.

« Alors ? » s'impatienta son aîné.
« Visiblement, nous ne pourrons pas faire beaucoup mieux sans davantage de matériel génétique. Celui qui nous a servi à le créer a été perdu en partie lors de l'incident, et nous n'en avons plus en réserve. »
« Hmpf. Si seulement ce fichu charlatan était encore dans le coin... » grommela-t-il, faisant référence au prêtre véreux qui leur avait vendu l'échantillon. « Au prix où il a été payé, il aurait pu nous dire où il l'avait trouvé ! »
« Je suppose qu'il espérait pouvoir nous demander un deuxième versement... Mais les choses ne se sont pas exactement passées comme prévu. »
« Ça, je ne vous le fais pas dire. » Il but une gorgée de son café - une obscure marque qu'il avait ramené lui-même en grande quantité au moment de revenir sur l'île, à laquelle il était visiblement trop attaché. Ignorant quand il pourrait retourner sur le continent, il s'était manifestement assuré de ne pas en manquer. « Ouvrez-lui. Mais tenez-vous prête à le remettre dans sa boite si quelque chose ne va pas ! »
« Compris ! »

Fébrile, Nain entra les commandes nécessaires à la libération du patient. Le caisson entreprit aussitôt de se vider de son liquide, jusqu'à ce que son occupant puisse poser les pieds à terre - sans que rien vienne court-circuiter le processus, cette fois ; ni garnements, ni champion du monde, ni rien de ce genre.
Désormais obligé de se tenir debout par lui-même, le projet numéro 13 bascula en avant alors que la paroi de verre s'ouvrait pour lui céder le passage. S'il réussit à se rattraper pour ne pas s'étaler de tout son long, il ne réussit pas mieux que de tomber à genou - ce qui, sur l'échafaudage de métal qui constituait le sol, ne devait pas être très agréable ; du moins pour qui, contrairement à lui, n'amochait pas ladite plateforme plutôt que l'inverse.
Parfaitement indemne, le clone tâcha de se relever non sans difficultés, peinant à trouver ses appuis - ce qui n'était pas sans rappeler un enfant apprenant à marcher... S'il faisait deux mètres trente. Après quelques infructueuses tentatives avec lesquelles ni l'un ni l'autre n'osa interférer, il finit par se redresser complètement, s'appuyant sur son environnement. Ce n'était peut-être pas parfait, mais c'était un début.

« Hum, docteur ? Pourriez-vous lui trouver quelque chose à se mettre sur le dos ? » fit la jeune femme en se cachant le visage, dans un réflexe aussi humain qu'inepte : n'avait-elle pas passé les dernières semaines à l'observer à longueur de journées dans le plus simple appareil ? Mais maintenant qu'il était actif, lucide, ce n'était pas tout à fait la même chose.

« Euh, oui, attendez... » Passant le plus clair de leur temps sur leur lieu de travail depuis leur retour - il fallait bien qu'ils puissent agir rapidement en cas d'anomalie, même s'ils y avaient échappé jusqu'alors -, ils s'étaient installés de manière à avoir leur petit confort. Ce n'était pas comme s'ils comptaient avoir de la visite. Aussi le docteur Collie s'empara-t-il d'une couverture qu'il avait lui-même amené pour la draper autour des épaules du colosse - non sans mal, celui-ci ne semblant pas comprendre qu'il était censé s'incliner pour lui faciliter la tâche. Il y parvint néanmoins à force d'acharnement. « Voilà qui est mieux ! »
« Je vous remercie. » Reprenant tout son sérieux, sa comparse s'approcha de l'individu pour l'observer de plus près. Bien qu'il soit à l'air libre, il ne montrait aucun signe de dégénérescence : c'était un net progrès par rapport à la dernière fois, où il avait commencé à se dissoudre sur-le-champ. « Ne bougez pas ! »
« Hein ? »
« Pas vous, lui. »
« Vous le vouvoyez, maintenant ? »
« Je... » Elle devait admettre ne pas s'être posé la question. Si elle arrivait à le traiter comme un objet tant qu'il était inerte, le voir bouger modulait sa perception - en faisait une personne à ses yeux ; un cheminement qu'elle n'avait pas eu le temps de faire la dernière fois avant qu'il tombe en morceaux. Déstabilisée, elle se racla la gorge. « Quelle importance ? Nous ne sommes même pas sûrs qu'il nous comprenne ! »

Car si physiquement sa restauration semblait être une réussite, ils n'avaient aucune preuve que le mental ait suivi. Au moins était-il beaucoup plus calme que la dernière fois, ce qui n'était pas bien difficile. Armée d'une lampe-torche qu'elle lui braqua sur le visage - non sans le faire grimacer au passage, mais pas assez pour qu'elle s'en affole -, elle testa ses mouvements oculaires, lesquels parurent tout à fait au point.

« Et bien, tout a l'air en ordre. »
« Pour le moment. »
« Roh, quel rabat-joie vous faites, docteur ! »
« Je dis juste qu'il ne faut pas crier victoire trop tôt. Je ne me détendrai que quand nous serons sûrs qu'il est stable. »
« Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? »
« Ma foi, si l'on pouvait s'assurer qu'il n'a pas que de la gelée à la place du cerveau... »

Emmitouflé dans un large carré de tissu - qui, de par sa taille, ne lui arrivait pas même jusqu'au genou -, l'intéressé observa l'échange sans rien en comprendre. Il arrivait à comprendre qu'ils essayaient de communiquer, mais ça n'allait pas plus loin. Complètement immobile, en partie de peur de choir à nouveau, il se contentait de les observer, à la fois attentif et incrédule. Absorbé par ce spectacle, il manqua de tressaillir quand celle qui lui avait ouvert se retourna vers lui, comme s'il ne s'attendait pas à être vu ainsi camouflé - ce qui était quelque peu cocasse, considérant qu'il la dépassait d'un bon soixante centimètres.

« Dis-moi, mon grand, tu peux parler ? »

Il pencha la tête de côté, ostensiblement déconcerté. À l'évidence, ce qu'on essayait de lui dire rentrait par une oreille et ressortait par l'autre - mais Nain ne se laissa pas démonter. Pointant sa propre bouche du doigt, elle articula distinctement :

« PA-R-LER. Vas-y, essaie. C'est facile, tu vas voir. »

Collie croisa les bras, ne cachant pas son scepticisme face à ces tentatives prématurées, sans toutefois interférer - il ne servait à rien de se crêper le chignon alors qu'elle serait bientôt forcée de constater par elle-même qu'il était encore trop tôt. Aidé par la gestuelle, le géant finit par comprendre - plus ou moins - ce que l'on attendait de lui : qu'il fasse des sons avec sa bouche. Ce devrait être simple. Avec une intense concentration sur le visage, il lui fallut plusieurs secondes de préparation avant qu'il éructe péniblement :

« J... M... »

Ses sourcils se froncèrent et son regard vitreux s'éclaira brièvement d'un éclair de contrariété : ce n'était manifestement pas le résultat escompté, même pour lui. De là à dire qu'il avait déjà la notion de réussite et d'échec, c'était peut-être un peu trop s'avancer. Néanmoins conscients de ce que ses colères pouvaient déclencher, ses chaperons furent prompts à le rassurer.

« N... Ne t'en fais pas ! C'est très bien ! »
« Ou... Oui, ça viendra ! Rome ne s'est pas faite en un jour, après tout ! »

Si maladroit que soit leur soutien, il parut suffire à le calmer, puisqu'il laissa là cette première leçon d'expression orale sans plus insister. Les deux scientifiques soupirèrent conjointement, soulagés d'avoir évité une nouvelle catastrophe - et désormais plus conscients que jamais des pincettes qu'il allait falloir prendre avec lui pour ne pas que l'histoire se répète.

« Je suppose que c'est toujours mieux que rien. » fit Nain avec dépit. À quoi s'attendait-elle, après tout ? Avec toutes les heures de travail qu'ils avaient déjà injecté dans ce projet, elle était bien sûr impatiente de voir s'il y avait encore quelque chose à en tirer... Mais elle oubliait un peu vite que c'était déjà un miracle qu'ils aient pu en récupérer quoi que ce soit plutôt que de reprendre à zéro. Il ne fallait pas trop en demander.
« C'est déjà plus que ce qu'il arrivait à dire la dernière fois... Au moins, il a l'air de comprendre vaguement ce qu'on lui dit. Laissons-lui le temps, je suis sûr que ça finira par venir. »
« Vous avez raison. J'ai été trop impatiente. »
« Ce n'est rien. Vous... Hein ? »

Au milieu de leur échange, le bon docteur se rendit compte qu'il entendait un léger grésillement depuis plusieurs secondes déjà, à intervalles réguliers. En en cherchant l'origine, il ne lui fallut que quelques secondes pour constater qu'il provenait de la plate-forme en métal sur laquelle ils se tenaient tous les trois - et plus précisément de multiples trous apparus à la surface de celles-ci, comme creusés par autant de gouttes d'acide.
En relevant les yeux, il ne tarda pas à découvrir que cela provenait de cette queue de singe dont ils ne comprenaient toujours pas l'origine - et dont l'extrémité avait commencé à se liquéfier, reprenant cette teinte verdâtre et cet aspect poisseux qui leur avait donné des cauchemars des mois durant.
Son sang ne faisant qu'un tour, il empoigna la couverture dont il avait équipé le sujet pour l'en déposséder - non sans que Nain laisse échapper une exclamation de pudeur toujours aussi infondée -, ce afin de l'inspecter de plus près. Si cela n'avait pas encore atteint le stade critique, des traces de détérioration avaient effectivement commencé à apparaître sur sa peau de part et d'autre, gagnant lentement du terrain.

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MessageSujet: Re: Monster Reborn [PV]   Monster Reborn [PV] ClockDim 24 Avr 2022 - 18:42
Une minute après leur départ, Cell et C-21 survolaient l'océan afin de se rendre aux coordonnées indiquées sur le téléphone. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que la dame ne remarque l’étonnante rapidité d'apprentissage du bio-cyborg : il arrivait à la suivre comme s'il avait toujours fait cela auparavant. Volant cotes à cotes jusqu'à cette île isolée, ils eurent le temps de discuter au cours de ce voyage forcé. Aucun d'eux ne savait vraiment à quoi s'attendre ou même à qui ils allaient avoir à faire. La seule information qu'ils avaient en leur possession était celle-ci : le Ruban Rouge avait besoin de leurs compétences. Pourquoi ? Peut-être ne valaient-ils mieux pas le découvrir. D'une façon ou d'une autre, ils n'avaient guère le choix et il serait plus facile pour eux de l'accepter lorsqu'ils se seront fait à cette idée.

« Il n’empêche, je t'aurais imaginer plus grand. » remarquait-elle.

A bien le regarder, l'insectoïde était clairement plus petit que son alter-ego du futur. En fait, il était à peine plus grand qu'un Cell Junior. Si on pouvait estimer sa taille à vue d’œil, il devait avoisiner les 1,40 mètres soit la taille moyenne d'un enfant de dix à douze ans.

« Quoique ce n'est pas très surprenant : tu n'es pas encore arrivé à maturité. »

Pensive, elle repensa alors à ces récentes découvertes qui remontant à maintenant quelques semaines. Les données collectées dans les disquettes du futur lui auront fournies plusieurs informations intéressantes au sujet de notre homme vert. Tout comme Freezer, il était capable de survivre dans les pires conditions possibles. Le fait qu'il soit né beaucoup plus tôt que prévu et vivant malgré tout en était la preuve irréfutable. Certes, la puissance brute du concerné en fut grandement amoindrie mais sa maîtresse restait convaincue que le temps saurait arranger cela. Concernant les jumeaux Lapis et Lazuli, la dame était également au courant du secret que feu son mari avait réussi à cacher de son vivant: afin de garder sa création sous contrôle, il avait volontairement disséminé d'infimes parties de son code génétique dans ces deux là pour qu'il ne puisse évoluer autrement qu'en les absorbant. C'était son moyen à lui de s'assurer qu'il puisse avoir le dessus dans le cas ou il chercherait à se rebeller. Dommage pour lui, d'autres s'en sont déjà occupé.

« Dis moi, Cell. As-tu eut des visions dans ton sommeil ? »

Cette question n'était pas anodine. La chercheuse cherchait d'abord à vérifier s'il était au courant de l'existence de C-17 et C-18. Ce n'est qu'en le sachant qu'elle pourrait découvrir ses intentions à leur égard même si pour l'heure, il ne valait mieux pas les approcher. En tenant compte de son dernier « festin » sur l'Île Papaye, le guerrier tacheté donnait déjà une idée du niveau de menace qu'il pouvait représenter et cela ne pouvait qu’inquiéter celle qui se démenait à le cacher du regard du monde. Combien de temps pourra t-elle le protéger ? Restera t-il docile éternellement ? Elle en doutait, évidemment. Tôt ou tard, ses instincts pourraient prendre le dessus et sa quête de puissance pourrait le pousser à commettre l'irréparable encore une fois. Redoutant l'arrivée de ce jour, la jeune femme espérait secrètement d'avoir fait le bon choix en l'amenant dans cette époque et... de l'avoir épargné en dépit de ce qu'il s'est passé.

« ... »

Secouant la tête, elle chassait les pensées négatives qui s'infiltraient dans son esprit. A quoi bon redouter l'avenir quand tout se jouait ici ?

« Excuse moi, c'était une question bizarre. Regarde, on est arrivés. »

Pointant du doigt vers la direction de l'île dont ils pouvaient apercevoir la silhouette au loin, la savante accéléra un peu le rythme jusqu'à arriver au dessus du port... ou plutôt ce qu'il reste du port.

« Mais... ce ne sont que des ruines ! Que s'est il passé ici ? »

Cela faisait des années que plus personne n'avait posé les pieds sur cette île. Inéluctablement et malgré la tournure des événements, la nature avait repris ses droits : la végétation commençait à nouveau à recouvrir les chemins, le lierre s'infiltrait dans les maisons aujourd'hui occupés par les volatiles et leurs proies. Ceci dit, on ne pouvait nullement manquer les ruines du château de Jaguar. Par ailleurs, la zone semble avoir été... dégagée ? Oui, c'est bien le mot. En y regardant d'un peu plus prêt, des débris ont été déplacés afin de dégager l'entrée. Avisant son compagnon du regard, la brune hocha la tête puis descendit la première. Posant les pieds au sol, elle atterrissait dans la cour du château, juste devant la grande porte qui restait grande ouverte. Avançant de quelques pas vers l'intérieur, elle sursauta subitement lorsqu'un bruit soudain se fit entendre, juste auprès d'elle.

Drrrr....

« AH ! »

« ... »

« Oh. C'est juste le téléphone. »

Fausse alerte, il s'agissait simplement du mode vibreur mais tout de même, quel frayeur ! Attrapant l'appareil depuis la poche droite de sa blouse, la cyborg porta la main à son oreille puis décrocha l'appel. Au même moment, un bruit blanc se fit entendre puis une voix vraisemblablement déformée s'adressa directement à elle.

« Traversez le couloir, sortie de gauche puis prenez l'ascenseur. Vous êtes attendue. »

Le communication fut coupée presque aussitôt, la laissant un peu confuse. Après avoir échangé un regard avec son partenaire, la dame avait bien du mal à lui cacher ses craintes vis à vis de ce qui les attendait. Tout ce qu'ils avaient à faire, c'était de suivre les instructions et ce fut donc ce qu'entreprit la scientifique. Si Cell avait décidé de la suivre, ces derniers auront pu emprunter le chemin qui leur fut indiqué sans rencontrer la moindre difficulté. A en juger par l'état des lieux, ces derniers ont été désencombrés très récemment. Quand à l'ascenseur au bout du couloir... et bien il semblait neuf, neuf comme s'il avait été installé le mois dernier. Qui que soit celui ou celle qui était derrière tout ça et bien on pouvait sans nul doute affirmer que cette personne avait un certain sens des priorités. Sans s'attarder sur place, la jeune femme appuya sur le bouton de l'ascenseur et celui-ci s'ouvrit immédiatement.

*Allez, un peu de courage...*

Peu après son entrée à l'intérieur de l'élévateur, la porte se referma tandis qu'il entama ses déplacements à l'intérieur de la cage. C-21 n'eut besoin d'appuyer sur aucun bouton, le maître des lieux l'avait sans doute commandé à distance afin d'éviter que ses visiteurs ne posent les pieds ailleurs que là ou ils voulaient les trouver. Dix longues secondes se sont écoulées avant que la porte de fer ne s'ouvre à nouveau. Sous les yeux ébahis de la chercheuse se découvrait alors un immense laboratoire équipé d'innombrables machines en tout genre. Éberluée, elle entra à l'intérieur et s'aventura sur la plateforme tandis qu'elle balayait encore les lieux du regard. Si notre jeune amie était arrivée quelque minutes plus tôt, elle aurait sans doute pu entendre le brouhaha des scientifiques, paniquant après avoir réalisé l'ampleur de la bêtise qu'était de libérer le spécimen à l'avance. C'en était à croire qu'une fois ne leur avait pas suffit. Fort heureusement, ces deux là sont parvenus à le replonger dans son bocal à temps, sans quoi le désastre de la dernière fois aurait pu se répéter.

En ce qui concernait l'épouse du Docteur Gero, elle était attendue par... personne. Aucun comité d'accueil, juste un autre endroit en ruine et à priori désert. Pourtant, quelqu'un était bel et bien là pour guider et surveiller ces nouveaux visiteurs.

« Bien, vous êtes tous là. »
Spoiler:

Aucun doute là dessus, cette voix était clairement celle d'un homme. Il s'exprimait depuis les hauts-parleurs situés un peu partout dans le complexe. Ce qui voulait aussi dire qu'il n'était pas tout à fait là ou on s'attendait à le trouver. Se cachait-il par mesure de précaution ? L'excès de vigilance dont il a fait preuve jusqu'à maintenant le laissait entendre.

« Docteur Collie, Miss Nain, C-21... vous êtes au complet, c'est parfait. »

Avait-il volontairement omis de compter Cell ? Probablement mais ça ne voulait pas dire qu'il ne le gardait pas à l’œil pour autant. Ce qui l’intéressait dans l'immédiat, c'était cette petite équipe de scientifique dont la supervision lui a été confiée. Maintenant qu'ils étaient tous là, il allait pouvoir remplir son devoir et jouer son rôle dans la reconstruction du plus dangereux de tous les clones.

« Tout d'abord, bonjour à tous, je suis le Sergent-Chef Orange de l'Armée du Ruban Rouge. Dorénavant, vous travaillerez sous mes ordres afin de mener à bien le projet Bio-Warrior. »

Interloquée, la jeune femme regarda de droite à gauche, comme si quelque chose était sur le point d’arriver puis s'avança les deux individus qu'elle venait tout juste d'apercevoir.

« A-Attendez... ça va un peu vite là. On peut m'expliquer ? »

De toute évidence, elle n'en savait pas plus qu'eux sur les intentions de leur employeur. Tout ce qu'ils avaient besoin de savoir, c'est ce qu'ils avaient à faire.

« Vous voyez l'homme qui se trouve dans la cuve juste à coté de vous ? C'est votre sujet d’expérience. Dr. Collie, vous expliquerez tout cela dans le détail à notre nouvelle arrivante. Mes hommes viendront vous fournir de l'approvisionnement et du matériel toutes les six heures. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous devrez passer par eux. »

Finalement, ils étaient plus encadrés qu'on ne voulait bien leur faire croire. Depuis le début, les yeux du Ruban Rouge étaient rivés sur eux.

« Ah, une dernière chose : Cell, je vous ai reconnu. Votre présence ici est tolérée du temps que vous ne compromettez ni le travail, ni la vie des chercheurs. Aussi vous serez prié de vous tenir à l'écart du sujet jusqu'à nouvel ordre. Sur ce, le travail peut commencer. »

« Euh... »

Quoi ? Juste comme ça ? Mais le laboratoire n'est même pas correctement aménagé ! Comment ces deux là ont-ils pu travailler dans des conditions pareilles ? Le nécessaire était bel et bien fonctionnel mais ils disposaient simplement du strict minimum. A en croire les dire de l'officier, personne n'allait passer avant au moins six heures environs. Six heures tout de même... ça fait long, très long. Avec le temps qu'ils avaient devant eux, c'était l'occasion parfaite pour qu'ils puisse se présenter, échanger sur leurs spécialités et ce qui les à pousser à venir travailler ici. Quoique... parler de ce qui les as amené n'était pas forcément la meilleure idée. La cyborg essaya malgré tout d'entamer la discussion avec ses nouveaux collègues.

« … je suis C-21, c'est un plaisir de faire votre connaissance. »

Elle inclina poliment la tête, laissant ses interlocuteurs réagir ou se présenter tour à tour. Malgré ses inquiétudes, les paroles de leur consœur furent accompagnés d'un sourire amical. Tout comme eux, elle n'avait aucune intention hostile et Cell non plus... n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Monster Reborn [PV]   Monster Reborn [PV] ClockSam 30 Avr 2022 - 4:29
Il ne savait pas trop quoi répondre pour le coup, bien qu’il préférait rester honnête envers sa maitresse. Il ne savait pas vraiment comment elle réagirait d’ailleurs en apprenant son objectif. Peut-être qu’elle essayerait de l’en dissuader. Au final, elle s’excusa en jugeant sa question comme étrange. Il lui répondit à ce moment-là :
‘’Le vieux schnock était là, et il me disait que je devais absorber C-17 et C-18.’’

Il n’ajouta rien de plus, ayant parfaitement répondu à la question. Après tout, c’était juste cela qu’elle lui avait demandé. En plein milieu de la route, il se rendit compte qu’il était déjà épuisé de voler. Il faut dire que c’était la première qu’il pratiquait cela et qu’il était toujours imparfait. Aussi, il s’accrocha au dos de C-21, voulant se reposer un peu. De toute façon, à leur vitesse, le voyage ne devait pas durer bien longtemps.
L’île sur laquelle ils atterrirent le dégoûta au plus haut point. C’était la preuve que beaucoup de monde ne savait pas prendre soin de l’environnement et cela l’agaçait au plus haut point. Tout comme C-21, Cell-X sursauta en entendant le téléphone vibrer. Il n’avait jamais aimé ce son, qui sonnait trop strident à ses oreille à l’ouïe surdéveloppé.

Il suivit ensuite docilement C-21 à travers les couloirs, ne sachant pas vraiment où ils se dirigeaient. Jusqu’à ce qu’ils arrivent à un lieu où des personnes s’y trouvaient et où un homme se mit à parler aux scientifiques, semblant se désintéresser de Cell. De toute façon, lui aussi s’en foutait, se dirigeant vers une espèce de cuve.
‘’Il dort ?’’ marmonna-t’il.
Il n’était nullement hostile aux scientifiques, ce qui était d’ailleurs illogique en un sens. Et puis, il était surtout curieux par rapport au sujet d’expérimentation sur lequel C-21 devait travailler. Il tapota la vitre, toquant comme s’il voulait appeler Bio-Broly. La réaction à son action fut que l’homme l’interpella à travers des haut-parleurs pour lui ordonner de ne pas s’approcher du projet. Il ronchonna, tout en obéissant à l’ordre qui lui avait été donné.
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MessageSujet: Re: Monster Reborn [PV]   Monster Reborn [PV] ClockSam 7 Mai 2022 - 9:56

« Et bien... » Collie se tamponna le front avec son mouchoir, épongeant la sueur qui s'y était déposée. « On l'a échappé belle ! »

Adossé au caisson, assis à même le sol, le savant reprenait lentement son souffle. Sa collègue faisait de même un peu plus loin, appuyée au mur le plus proche. Encore un peu, et le scénario-catastrophe qui leur avait coûté leur travail - et presque la vie - il y a de ça quelques années aurait été en passe de se reproduire. On leur avait certes demandé de reprendre leurs activités, mais ça n'incluait certainement pas un tel dérapage ! Une chance que personne n'ait été là pour voir ça...

Ils avaient appris à leurs dépens qu'ils étaient parfaitement incapables de déplacer le sujet contre son gré, peu importe les moyens employés. Après s'être épuisés à tenter de le pousser sans résultats, ils s'étaient résignés à devoir le convaincre de regagner sa cuve. Fort heureusement, il avait obéi sans discuter, mais ils auraient préféré le savoir avant de se fatiguer pour rien.
Enfin, le principal était que tout danger soit écarté pour le moment - même s'il serait préférable, pour le cœur du pauvre docteur, qu'une telle panique reste exceptionnelle.

« Je... Je suis désolée, docteur. » fit Nain, qui s'éventait tant bien que mal à l'aide d'un magazine pour mieux se reprendre après cette séance d'exercice impromptue.
« Ce n'est rien. » soupira celui-ci. « Au moins, on sait à quoi s'en tenir. Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines... »

En effet, s'ils avaient accompli le miracle de reconstituer leur « Bio-Broly » à partir de presque rien, ce n'était manifestement pas suffisant pour lui offrir la stabilité dont il avait cruellement besoin. S'ils avaient longtemps cru que leur seul tort à l'époque avait été de le laisser sortir avant la fin du traitement - non qu'ils auraient pu faire grand chose pour l'empêcher -, il y avait manifestement un problème plus profond.
Même imparfait, il n'était pas normal qu'il commence à se déliter si rapidement. Bien sûr, le projet numéro 13 était sensiblement différent des autres Bio-Guerriers de par sa nature-même, mais le processus était normalement sous contrôle : qu'est-ce qui avait bien pu faire apparaître chez lui - et lui seul - ces tares particulières ?

« J'en viens à me demander si le problème ne se situe pas au niveau de l'ADN qu'on nous a donné. » fit Collie à voix haute. « Après tout, on ne sait pas vraiment d'où il vient... »

Si cet escroc de prêtre avait trouvé le moyen de leur donner un échantillon inadapté, au prix où il avait été payé... Collie avait beau ne pas l'avoir payé de sa poche - encore heureux -, il aurait deux mots à lui dire. On n'a pas idée de faire perdre leur temps aux gens, surtout aussi respectables que lui, avec du matériel de pacotille.

« La quantité de sang n'était pas énorme, mais ça aurait dû être suffisant pour extraire correctement l'ADN qu'elle contenait... » répliqua Nain, pensive - de toute évidence, leurs réflexions suivaient le même chemin.

« Si le donneur présentait déjà des malformations dont nous n'avons pas été informés, ça peut suffire à créer des irrégularités. » Collie nettoya ses lunettes avant de se les remettre sur le nez.

« Nous aurions peut-être dû examiner les données plus attentivement avant de lancer la procédure... » convint-elle piteusement.

Ce qu'ils auraient fait naturellement, par rigueur professionnelle, si Jaguar n'avait pas insisté pour qu'ils se lancent sur ce nouveau projet dans les plus brefs délais. Étant donné que c'était lui qui signait leurs fiches de paie, ils n'avaient pas eu d'autre choix que d'obtempérer, au mépris des conséquences - lesquelles avaient été plus funestes encore que prévu.

« Peut-être devrions-nous recommencer depuis le début. En vérifiant étape par étape à quel moment ça a pu mal tourner. » fit le docteur, en se remettant finalement sur pieds.
« C'est un peu tard pour ça, non ? Ce n'est pas comme si nous pouvions nous en débarrasser et tout reprendre à zéro. »
« Ce ne serait pas le premier spécimen raté dont on se débarrasse. Même si c'est probablement le plus coûteux. »

Cette perspective fit naître chez Nain un sentiment de malaise. Le Bio-Guerrier standard était plus humanoïde que vraiment humain, les couleurs vives dont ils étaient parés rendant parfois difficile de les prendre au sérieux. Ils n'avaient pas de conscience à proprement parler, obéissant à une programmation qu'ils pouvaient modifier selon leurs besoins. Bien sûr, ils étaient vivants à leur manière, mais la perspective de mourir ne leur faisait ni chaud ni froid. Ils étaient sacrifiables par essence.
Celui-ci, en revanche... Même s'il y avait manifestement du travail pour développer sa pensée, il était déjà capable d'un semblant de libre-arbitre - c'était après tout pour cela qu'il avait pu échapper si facilement à leur contrôle auparavant. Et si elle avait pleinement compris la nécessité de l'abattre lorsqu'il était devenu une menace pour eux tous, le tempérament paisible dont il faisait montre à présent était loin de justifier des mesures aussi radicales.

« Je ne suis pas sûr que notre employeur soit prêt à financer le développement d'un nouvel exemplaire. Et nous n'avons de toute façon plus de quoi en recréer un entièrement : nous serions obligé de prélever les cellules de celui-ci, et ce serait risquer de faire encore pire. »
« Hmm. Oui, vous avez raison. »


Collie se frotta le menton. C'était une chance qu'il ne sache pas où trouver le matériel génétique nécessaire à la création de cette nouvelle version, ou il aurait d'ores et déjà été en train de chercher le meilleur moyen de se débarrasser de la précédente pour faire de la place. Ce qui serait très certainement une entreprise risquée : c'était à priori l'instinct de survie qui avait déclenché sa « crise » autrefois, et ils étaient très loin d'avoir les moyens de ces étranges garçons pour lui tenir tête.
Qu'elle le veuille ou non, Nain venait de sentir la peau et les muscles, la chaleur d'un corps alors qu'elle essayait désespérément de le ramener dans son tube : cela modifiait déjà considérablement la perception qu'elle pouvait en avoir, de « monstre de foire » à... Humain, ou peu s'en faut. Si elle était prête à commettre des actes moralement répréhensibles pour le bien de la science et de ses progrès, elle n'était en revanche pas capable de tuer de sang-froid ce qu'elle considérait comme un homme. Un homme très peu dégourdi, certes - non que ça la change de ses anciennes relations -, mais un homme quand même.

Alors qu'ils devisaient sur la démarche à suivre maintenant qu'ils avaient constaté cette nouvelle défaillance, une alarme résonna, coupant court à leurs tergiversations.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Aussi circonspect que la jeune femme, Collie s'approcha de l'ordinateur pour déterminer l'origine de cette nuisance sonore. Le système de sécurité - du moins sa partie encore fonctionnelle - l'informa promptement que quelqu'un d'entrer dans le complexe. Cela révélait d'ores et déjà deux informations : non seulement que cette personne était venue jusqu'ici malgré l'état de l'île - il fallait le voir -, mais aussi qu'elle savait comment entrer dans le bâtiment. En somme, ça ne pouvait pas être un hasard.

« Apparemment, nous allons avoir de la visite. »

Ce qui n'était pas forcément pour les rassurer. Certes, on les avait prévenus qu'ils allaient recevoir « de l'aide », mais la nature exacte de cette dernière n'avait jamais été précisée clairement...
En tout cas, ils doutaient de voir revenir leurs anciens collègues, la plupart d'entre eux ne demandant qu'à oublier toute cette affaire et la part de responsabilité qui les concernait. Et puis, la plupart d'entre eux n'étaient là que pour les épauler, sans compétences particulières.
S'il était toujours agréable d'avoir du personnel à qui confier les tâches subalternes, ils n'avaient en l'état pas réellement besoin de bras supplémentaires, mais plutôt d'un œil neuf sur ce que leurs brillants esprits avaient peut-être malencontreusement négligé.
Enfin, le manque d'informations sur leur nouvel employeur n'aidait pas à la confiance... S'ils avaient bel et bien reçu une copieuse somme pour les convaincre de revenir travailler ici, ils manquaient cruellement de détails sur ce qu'il se passerait une fois leur contrat rempli.
Or, trop occupés à reprendre les choses où il les avaient laissées, ils n'avaient pas encore eu le temps de prendre des précautions contre une potentielle tentative de se débarrasser d'eux. C'est donc avec une certaine appréhension qu'ils se tournèrent vers l'ascenseur alors que celui-ci descendait d'ores et déjà à leur étage, avec qui sait quoi à l'intérieur. Plutôt que d'aller à sa rencontre, leur réflexe fut donc de rester en retrait et d'attendre de voir ce qui allait en sortir.
Ils n'eurent pas à attendre longtemps, puisque les portes s'ouvrirent pour laisser passer une jeune femme d'allure somme toute assez ordinaire, vêtue d'une blouse similaire à la leur... Et une étrange créature qui semblait la suivre comme son ombre.

« Qu'est-ce que c'est que cette chose ? » questionna Nain, de toute évidence peu rassurée par l'aspect de ce... Cet... Elle ne savait pas quoi exactement, mais ses traits entomiques n'étaient pas pour la mettre en confiance. On aurait dit un monstre sorti tout droit d'un film d'horreur, mais en modèle réduit - ce qui ne le rendait pas moins repoussant à ses yeux.
« Je l'ignore, mais nous n'allons pas tarder à le savoir. » répliqua un Collie téméraire en sortant de sa cachette, plus intrigué que dégoûté pour sa part. Leur avait-elle amené un second sujet d'expérience dans ses bagages ?

Néanmoins, avant qu'il ait pu l'approcher, une voix résonna dans toute la pièce, s'adressant à toutes les personnes présentes. Le sergent-chef Orange ? Le Ruban Rouge ? Ils n'avaient donc pas été démantelés ? Le vieux chercheur ne sut trop qu'en penser : si cette armée n'avait pas la meilleure des réputations, le fait était que travailler dans un contexte militaire ouvrait des portes insoupçonnées...
Au moins étaient-ils enfin fixés sur l'identité de leurs mécènes, même s'il restait à voir ce qu'ils feraient de cette information. Poursuivant sur sa lancée, le mystérieux orateur précisa ce qu'il attendait d'eux ; rien qui soit de nature à surprendre les deux scientifiques déjà sur place... Hormis lorsqu'il désigna l'étrange forme de vie par son nom.

« C... Cell ? » répéta Nain, incrédule, après avoir à son tour passé la tête hors du recoin où elle était terrée. « Le Cell auquel je pense ? »

Celui qui avait failli détruire la Terre ? Qui n'avait été terrassé que grâce à Monsieur Satan, héros du peuple et sauveur de l'humanité ? N'avait-il pas été vaincu ? Comment avait-il pu se reconstituer, cette fois, alors qu'il ne restait rien de lui ?

« Fascinant ! » s'exclama Collie alors que s'achevait la mise au point de celui auquel ils devraient semble-t-il désormais rendre des comptes. Le docteur acheva donc de combler la distance qui le séparait de la nouvelle venue, sourire aux lèvres. « Et bien, mademoiselle 21, c'est un plaisir de vous compter parmi nous. Je vous en prie, faites comme chez vous ! J'espère que vous avez fait bon voyage ? »

Le savant n'était pas dupe : il se doutait que si on l'avait rattachée au projet, ce n'était certainement pas par hasard. Si elle avait quoi que ce soit à voir dans l'apparente survie d'un des plus grands ennemis de l'humanité, son aide pourrait bien être inestimable. Il avait donc tout intérêt à entretenir de bonnes relations, et cela commençait dès maintenant.
Quoique plus réticente, Nain finit également par les rejoindre, ne serait-ce que pour garder ses distances avec l'énorme insecte qui semblait avoir entrepris de visiter le laboratoire. « Ce » Cell ne ressemblait pas exactement à celui qu'ils avaient pu voir à la télévision, mais en même temps, les similitudes étaient trop flagrantes pour que ce soit une coïncidence.

« Hum... Oui, soyez la bienvenue. » fit-elle à son tour en tâchant de paraître accueillante, sans pouvoir s'empêcher de jeter régulièrement des œillades en direction de la créature. « Votre... Ami va-t-il rester avec nous tout le temps ? N... Non pas que ce soit un problème, bien sûr ! C'est juste pour savoir si nous devons prendre des dispositions particulières à son égard... »

Comment cette bestiole était-elle censée manger, dormir ? Mieux valait peut-être ne pas le savoir : elle l'imaginait déjà s'envelopper dans un cocon gigantesque qu'il aurait lui-même secrété dans un quelconque recoin obscur... La seule idée lui donna des frissons.
Pas autant, cependant, que de voir l'intéressé rôder autour de la cuve où ils venaient tout juste de replacer leur propre monstre.

« Il... Il vaudrait mieux qu'il ne... »

Nain se figea en voyant la forme massive du clone s'animer à l'intérieur du caisson, se tourner en direction de celui qui avait osé le déranger - et poser les yeux sur lui.

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De toute évidence, les propriétés sédatives de la solution dans laquelle il baignait n'avaient pas encore eu le temps de faire effet ; pas assez, en tout cas, pour l'empêcher d'entendre quelqu'un taper contre la vitre. S'ils avaient très récemment déterminé - il y a quelques minutes à peine - que son intellect n'était pas encore pleinement développé, il avait néanmoins conscience de son environnement ; au moins assez pour se demander ce qu'on pouvait bien lui vouloir. Et si cela semblait pour l'heure se borner à une curiosité légitime, ses deux chaperons n'étaient pas sans savoir que cela pouvait rapidement évoluer.

« ...Tu es Cell, c'est ça ? » fit Collie en se rapprochant de lui, armé de tout son sang-froid et faisant de son mieux pour paraître amical. S'il avait lui aussi fait le parallèle avec l'être parfait qui avait mis les meilleurs combattants du monde au défi, il n'en montrait rien : celui-ci semblait avoir un comportement plus enfantin, comme s'il avait régressé d'une quelconque manière. Peut-être pouvait-il exploiter cela pour le raisonner. « Il vaudrait mieux le laisser dormir, oui. Il est très fatigué ! Tu pourras sûrement t'amuser avec lui un peu plus tard... »

D'un regard en arrière, il invita C-21 à seconder ses propos ; son familier - ? - serait sans doute plus enclin à l'écouter qu'un parfait inconnu, aussi engageant qu'il essaie d'être envers lui. De surcroît, ce serait pour elle l'occasion d'approcher et de voir avec quoi elle allait devoir travailler ; quel grand projet était désormais le sien. Savait-elle seulement dans quoi elle s'était engagée ?
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