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 [U13] - Conflits internes

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Setsuka
Setsuka
Saiyan
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMar 30 Aoû 2022 - 16:36


[U13] - Conflits internes


Les remarques conjointes d’Io et d’Auros avaient fait rougir de contentement la petite saiyan – elle aussi estimait que les göraniens étaient bien moins des barbares que son peuple natif. Et l’autochtone ne pensait pas que son jugement soit biaisé. Même les terriens, plus civilisé que les saiyans nonobstant ; étaient à son œil moins respectueux d’une manière générale que son « peuple de sauvage ».

Par la suite, lorsque le kaïoshin se montra si enthousiaste à l’idée de faire les choses sans user de magie, l’illumination dans ses prunelles contamina celles de l’étrangère. Cette dernière frappa dans ses mains plusieurs fois d’excitation.

« Ouaaaaiiiiiis ! » Dit-elle en tendant ses mains pour faire un « top-là » avec Io. « Apprendre et transmettre son savoir c’est crucial, c’est chouette que je puisse te montrer un truc ! Parce que t’es quand même un dieu, quoi ! »

Sous-entendu que ses connaissances globales dépassaient forcément les siennes et de loin.

Bien que le masque de fer de l’Empereur dissimulât son sourire ; la chasseresse planta son regard dans le sien à ce moment-là. Un frisson agréable avait couru le long de son échine dorsale ; transmis par son lien d’empathique qu’elle gardait actif régulièrement aux côtés de son hôte – afin de réussir à mieux l’appréhender. Cette dernière lui offrit alors un regard profond et complice qui se voulait tendre. Il était loin d’être aussi désensibilisé qu’il voulait le faire croire ; et c’était de bon ton pour la suite.

Alors que le monsieur insecte s’en alla (Setsuka lui faisait « coucou » de la main avec son air benêt et gentillet habituel) les audiences prirent fin.

Nous en venons donc au moment où Setsuka produit des esquisses de tenues farfelues qui se veulent inconnue des Elyséens. Le pauvre Roi a des doutes concernant le fait qu’ils vont réussir leur mission avec ce type d’accoutrement – mais ses deux subordonnés se montrent évidemment plus optimiste (de toute évidence ils ne pouvaient échouer avec le soutien du Hokuto via leurs perruques !).

Fort heureusement pour eux, le dirigeant d’Elyséa mis en lumière un détail plus qu’important : la queue de singe de son invité. Cette dernière (son appendice) se mit à se tortiller dans tout les sens, visiblement « heureuse » que l’on parle d’elle (et comme si son membre de primate avait sa propre volonté).

« Ah ! » Sa queue se plie vers l’arrière d’un air dépité – à juste titre, on parle de la camoufler. « C’est comme un bras, ou une jambe pour moi, alors j’ai pas du tout pensé que ça pouvait griller ma couverture ! » Celle-ci se tape le front du plat de la main comme pour maudire sa propre bêtise. « Ben je vais l’attacher autour de ma taille et porter une robe large à partir de là. De la sorte personne ne se doutera que j’ai une queue. »

L’appendice (un peu énervé apparemment de devoir se planquer) fini par accepter de devoir se tapir ainsi dans l’ombre, s’enroulant finalement autour de la taille de son hôte comme pour s’y reposer – en prévision de devoir garder cette pose un long moment.

« Ben pourquoi leur première réaction ce serait de mal agir avec des gens qui viennent leur rendre visite d’un autre monde ? »

Cela n’a ni queue ni tête pour quelqu’un qui a été élevé dans les coutumes göraniennes.

Io leur trouve une justification appropriée et convenable en plaçant leurs prétendues origines dans les planètes sauvages. Rien que le nom de ces lieux donne envie à la petite saiyan de s’y rendre.

« Au moins je ne risque pas de faire une boulette ! » Au regard de la proximité de ce nom d’endroit avec la nature de Görana – en effet, c’est facilitant pour la chasseuse.

Prête à se mettre à la confection de leurs « habits de barbares » ; Auros lui a besoin de faire ses trucs de gouverneur, encore. Comment ça doit être chiant, le pauvre ! Setsuka lui tapote gentiment l’épaule afin de lui montrer qu’elle compatit.

« On va te faire une super tenue ! à tout à l’heure ! » Lui lance-t-elle avec un sourire allègre.

Le petit bonhomme s’élance dans les couloirs et la jeune femme tente de le suivre à la trace (mais elle manque de se perdre dans ces corridors froids et semblables les uns aux autres, bannière de la volonté Elyséenne à tout conformer au même modèle).

Les deux compagnons débouchent sur une salle de grande taille où repose divers costumes traditionnels de ce monde – que la couturière vient tout de suite admirer de plus près.

« C’est… tellement différent de tout ce que je connais, comme style… » Celle-ci effleure la matière entre ses doigts ; visiblement obsédée par son besoin de comprendre comment tout ceci a été tissé. « C’est… comment on dit… » Cette dernière se frotte le menton quelques instants : « Sobre ? Et raffiné aussi. Mais les couleurs sont trop discrètes, personne ne peut se démarquer en tant qu’individu avec ce genre de costume – ça ne révèle pas une personnalité. MAIS ! ça montre que votre peuple est unifié sous le même étendard, ça c’est sûr ! »

Après cette analyse vestimentaire ; la modéliste fait un bond lorsque le nécessaire pour travailler apparaît en un claquement de doigts. C’est à la fois impressionnant et terrifiant qu’un individu puisse créer aussi facilement ce qu’il imagine.

« C’est vachement moderne ton matériel !» Celle-ci vient prendre place sur la chaise qui lui est destinée et se met à examiner les ressources à sa disposition. « J’ai découvert ce genre de machine sur Terre. Ce n’est pas tout à fait le même modèle, mais ils ont pleiiiiiin d’engins pour se faciliter la vie – même trop je dirais ! » Celle-ci se souvient des mécanismes qui permettent de créer de la nourriture dans des usines. C’est super bizarre ça, par exemple. « Enfin, ça va nous aider à être plus efficace, merci ! »

Le p’tit bonhomme s’assied à ses côtés. Setsuka fouille dans les panières à tissu.

« Ta mission pour commencer, c’est de me trouver les couleurs et les motifs que les gens d’Elyséa pensent que les gens des « planètes sauvages » portent. Il faut qu’on soit dans le cliché pour que ça soit crédible ! »
D’abord, la jeune femme dépose ses dessins devant eux pour qu’ils aient les modèles.

« On va arranger la courbure des vêtements en fonction de ce que le peuple Elyséen pensent que les sauvages portent aussi : alors n’hésite pas à modifier mes croquis pour que ça soit ressemblant à leurs préjugés ! »

Celle-ci se met à la pêche aux étoffes sous les conseils du kaïoshin. Une fois qu’ils ont trouvé plusieurs soieries qui conviennent ; Setsuka lui présente les différents outils nécessaires à la couture et lui montre le fonctionnement de la machine (elle ne s’en est servie que peu de fois sur Terre, mais ce n’est pas bien compliqué !).


« Je vais te donner quelques astuces pour débuter, tu verras ça va être plus facile ! » Tout en démarrant ses explications ; la göranienne commence à travailler sur son propre dispositif et laisse Io se familiariser avec le sien. « Prends un fil proche de la couleur du tissu sur lequel tu vas coudre, mais pas identique. Comme ça, tu verras mieux ce que tu fais ! Pis ensuite tu peux faire ça pour que ça soit plus facile de faire rentrer le fil dans le trou de l’aiguille, là. » Celle-ci humidifie le bout de son fil en le glissant entre ses lèvres. « Pis tu vois faut prendre ton textile sur le revers, comme ça tes nœuds de couture ils ne se verront pas ! »

Celle-ci lui montre comment piquer droit et de quelle manière ne pas se blesser avec l’aiguille (à l’aide d’un dé de couture, donc). Elle lui montre patiemment les étapes et les répètes, à un rythme lent, afin qu’il puisse voir et revoir la démarche. Visiblement ce n’est pas la première fois que la sauvageonne transmet ses connaissances : en effet ; sur Görana l’apprentissage n’est pas réservé qu’aux enfants ; mais bien à tous - et ce, tout du long de la vie.

Ils passèrent supposément plusieurs heures à coudre leurs vêtements propres dans un premier temps – et probablement à faire quelques retouches au fur et à mesure des essayages. L’apparence des déguisements évoluèrent au gré de ce que savait Io à propos des idées reçues à propos des habitants des planètes sauvages. Dans tous les cas, l’allure devait être rustique à côté des étoffes portées par les Elyséens.

Aussi ; lorsqu’ils donnèrent le point final à leurs « uniformes de barbares », Setsuka enfile une fois pour toute le costume qu’elle s’est cousue (à savoir que, oui, depuis le départ il n’y eut aucune gêne pour la saiyan quant au fait de se dénuder devant l’enfant, après tout il n’y a rien d’embarrassant !).

Spoiler:


« J’ai mis une ceinture pour maintenir ma queue de singe autour de ma taille, on ne sait jamais si elle a l’idée de faire des siennes ! » Souligne-t-elle toute fière, posant ses mains sur ses hanches. « Nous voilà citoyens des planètes sauvages ! » Dit-elle en s’approchant de Io pour un nouveau « top-là ! » entre camarades.

« Maintenant on va faire une super tenue pour Auros ! Comme ça il sera content, pis il va s’amuser aussi ! »
La jeune fille prend place aux côtés de son coéquipier de couture afin qu’ils puissent se mettre à deux sur la réalisation d’une tenue appropriée pour le dirigeant à la main de fer (littéralement).

« Il faut une tenue qui recouvre entièrement son corps, il faut cacher son bras mécanique déjà… » Dit-elle en dessinant ce que son cerveau imagine pour montrer à Io et avoir son avis « Et puis je pense que son visage devrait être recouvert avec un genre de tissu… mettre un autre « masque » ça serait un peu grillé… Non ? Et puis est-ce que quelqu’un l’a déjà vu sans ? Comme ça, au pire, même s’il perdait une partie de l’étoffe qui recouvrira son visage, ça ne sera pas très grave… »

Spoiler:

Bon, par contre, faut bien imaginer la perruque de Shu par-dessus qui est vraiment la cerise sur le gâteau ! D’ailleurs :

« Io, tu peux faire apparaître les perruques ? Je ne sais pas en faire moi-même ! »

De son côté, la jeune fille arrange rapidement sa chevelure d’une autre manière et camoufle sa cicatrice avec du maquillage fait exprès pour cela (dont elle a entendu parler sur Terre et qu’elle a demandé à son jeune ami magicien de faire apparaître).

« Viens, je vais t’aider à mettre correctement tes cheveux ! » Dit-elle ensuite en tendant les mains vers le petit bout de chou.

Dans l’entrefaite, l’Empereur d’Elysea allait certainement les rejoindre. Aussi, la jeune fille lui bondirait dessus pour lui donner une brève accolade amicale avant de lui présenter leur travail (autant pour leurs propres tenues déjà sur eux que celle qu’ils ont prévu pour lui).

« Alors, ça te convient ? ça va être trop chouette ! Je vais t’aider à enfiler tes habits si tu veux, et ensuite on s’occupera de ta perruque ! »

Si Setsuka n’a pas été élevé pour ressentir de la gêne en étant nue devant quelqu’un d’autre, elle n’est pas non plus embarrassée à l’idée de voir les autres dans leur plus simple appareil. Donc oui, là, présentement, elle faufile ses mains sur le Dieu de la Destruction pour l’aider à se dévêtir et on sent qu’il n’y a rien d’anormal à cela, autant dans ses gestes que son regard.


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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockDim 18 Sep 2022 - 20:02
« Sans trop entrer dans les détails, cet univers à un lourd passif avec les saiyans. Ta couverture te serait inutile si Barra ou ses hommes découvrent que tu es l'un des leurs. »

Et oui, qu'ils soient amis ou ennemis,les habitants de cet univers avaient de nombreuses raisons de craindre cette vieille prophétie qu'ils auraient préférer oublier. Dans ce monde ou les guerriers de l'espace ont tous été exterminés, ils ne pouvaient avoir autre place que dans l'au-delà. Voila pourquoi il valait mieux cacher cette queue velue, synonyme de bien nombreux dangers. Auros ne jugea pas utile d'entrer dans les détails en donnant cette information. Tout ce qu'il y avait à savoir, c'est que rien de bon n'arriverait si la demoiselle était reconnue pour l'espèce à laquelle elle appartenait. En ce qui concerne le reste, tout devrait se passer pour le mieux du temps qu'elle reste dans son rôle mais le monarque ne s'en faisait pas trop à ce sujet.

Les détails leur ayant été donnés, Io et Setsuka s'empressèrent de rejoindre la pièce à l'étage, l'atelier qu'ils se sont réservés dans l'unique but de confectionner de nouvelles créations : des tenues semblables à celles des habitants des terres sauvages. Ces mondes oubliés aujourd'hui devenus d'immenses réserves naturelles faisaient le point de départ parfait pour la création de fausses identités. Ceci dit, la création d'identifiants factices relevaient davantage de la fonction d'un souverain. Pour l'heure, nous en étions à la question des déguisements. Les croquis étant déjà réalisés, il ne restait plus qu'à la göranienne d'étaler son savoir faire et de le partager avec son jeune ami.

« Les tenues sur les mannequins d'ici sont réalisées par nos couturiers mais maintenant la plupart sont fabriquées dans les planètes à usines. Jarvis disait que comme ça c'était plus rapide ! »

L'Artisanat ne pouvait que se perdre dans un univers comme celui-ci. Le travail manuel a été progressivement remplacé pour apporter une solution à un nombre de demandes se faisant de plus en plus croissants, d’où le manque d’originalité dans ces ensembles similaires. Voila un souci qui n'aura pas à inquiéter la balafrée. Ici, elle était dans son élément avec ses créations, ses règles et même un magicien pour lui apporter son soutien. Comment ne pas réussir avec un duo comme celui-ci ? Par ailleurs, la plus grande d'entre-eux ne manqua pas de remarquer la prouesse technologique qu'était cette simple machine à coudre que le jeune kaioshin vint lui fournir, ce à quoi il répondit :

« Elle te convient comme ça ? Sinon je peux en faire d'autres ! »

Serviable comme il était, ce jeune garçon pourrait bien recréer le monde à l'image de qui le lui demanderait. Néanmoins, la magie ne serait pas de la partie cette fois-ci. Motivé à la seule idée de créer de nouvelles choses à l'usage de ses propres mains, Ses premières instructions furent les suivantes : trouver des couleurs et motifs adaptés à leur déguisement. Une tâche on ne peut plus aisée pour celui qui vint juste de les recréer. Sans plus tarder, celui-ci se dirigea vers les caisses et se mit à fouiller l'une d'entre-elles pour en ressortir des tissus aux couleurs de la forêt : notamment du brun et du vert. Ne sachant pas trop lui même quels motifs choisir afin de parfaire leurs tenues, il fit le choix d'en choisir plusieurs afin de laisser un large panel de possibilités. Croix, losanges, vagues, runes... toutes ces choses là lui semblaient coller au thème qu'ils se sont donnés.

« Et Voiiiii-la ! »

Annonça t-il, exposant ses trouvailles sur un bureau supplémentaire qu'il fit apparaître, juste à gauche du premier ou y est installée son interlocutrice. Cela fait, il lévita jusqu'au nouveau plan de travail puis créa un tabouret de bois tout simple avant de se percher dessus.

« Alooooors... du vert clair sur du foncé... commeuh ça ! »

Suivant les conseils de la brune avec une certaine assiduité, le petit être compara deux bobines qui se distinguaient par la nuance de leurs couleurs avant de s'en servir. Non sans limiter avec exagération, il recopia chacun de ses mouvements à la lettre, aussi en mouillant son fil que dans les étapes suivantes. S'il n'en demeurait pas moins maladroit ou inexpérimenté, sa volonté de bien faire le poussait à donner le meilleur de lui même, l'amenant progressivement vers un résultat que l'on jugerait plutôt correct, du moins pour celui d'un débutant. Après seulement deux ou trois essais ratés, notre petit génie parvenait déjà à prendre le pli.

« Rah ! C'est dur ! »

Rares étaient les fois ou notre garçonnet rencontrait de réelles difficultés mais cette fois-ci, il n'allait pas y échapper. Après tout, à quoi bon s'embêter quand l'univers tout entier peut être modulé au fil de nos pensées ? Les heures passèrent et ce travail de passionnés aura apporté autant de joie que de connaissances. N'étant pas plus pudique que sa nouvelle amie, Io se changea dès lors que son déguisement fut prêt et, tout sourire, alla se regarder dans un miroir situé vers le fond de la salle.

« On croirait trop un vrai ! » s’exclamait-il avec admiration.

Dans son émerveillement, il fit un tour sur lui même pour contempler ce nouveau déguisement dont il était on ne peut plus fier. Il se retourna ensuite vers Setsuka lorsqu'elle fut prête et ne se retint pas de l'applaudir quand cette dernière eut enfilée sa toute nouvelle tenue.

« Woooooaaah ! T'es trop jolie ! En plus t'as fait tout ça sans magie ! T'es trop forte ! »

Tapant sa main dans la sienne avec énergie, il lui adressa un grand sourire. Si Setsuka devait avoir un fanclub alors il ne fait aucun doute que ce garçon en serait à sa tête. Enfin, ne tergiversons pas le sujet puisque le travail de nos deux protagonistes ne touchait pas encore à sa fin. Il était maintenant temps pour eux de se mettre à la confection de leur dernier déguisement : celui d'Auros. Compte tenu de son caractère et de l'avertissement donné tout à l'heure, il serait bien capable de revenir sur sa décision juste parce que la tenue qu'ils pourraient lui offrir ne soit pas suffisamment à son goût.

« On pourrait lui donner des gants, non ? Parce que comme ça on la voit pas, la prothèse !»

Une solution on ne peut plus simple qui avait sûrement effleuré l'esprit de nos deux stylistes. Néanmoins, il restait encore à régler le problème du visage. Si bien peu de gens en cet univers ont vu leur dirigeant au visage découvert, il n'en demeurait pas moins la personne la plus connue, affichée sur de nombreux écrans à longueur de journées. Avec ou sans son masque de fer, il ne faudrait pas compter plus d'une ou deux heures avant qu'un physionomiste ne tombe l'empereur costumé et ne le pointe du doigt pour griller sa couverture.

« Il est quasi-jamais sans son masque depuis qu'il s'est battu avec Makra. On peut trouver quelque chose qui fait pareille, nan ? »

A vrai dire, il n'avait pas beaucoup d'idées à ce sujet et cette invitée avait visiblement déjà trouvée un très bon moyen de palier au problème du visage brûlé. Si un autre masque avait toutes les chances d'attirer les soupçons, ne serait-il pas plus simple de recouvrir son visage par un tissus ou des bandages ? L'excuse d'une blessure récente serait crédible et bien peu de monde aurait l'audace de le remettre en question pour vérifier. Io hocha donc la tête, approuvant l'idée de sa camarade.

« Tu dessines les perruques et c'est moi qui les fait alors. »

Il ne lui aura pas fallut longtemps pour réaliser son tour de magie. Ses perruque n'étaient ni plus ni moins des reproductions quasi-identiques aux croquis que la jeune femme pouvait lui présenter. Ajuster la longueur des cheveux, modifier la taille de l'accessoire et l'adapter à la forme du crâne avaient vraiment l'air d'un jeu d'enfant pour lui qui ajustait ses créations aussi simplement qu'on enfilerait la ceinture d'un pantalon. Amusé à l'idée de porter la coiffure de Ryuga, le créateur ne se fit pas prier pour l'essayer, non sans l'aide de son amie. Tandis que cette dernière l'aidait à arranger ces cheveux, une question soudaine vint lui traverser l'esprit.

« Hé mais faut aussi qu'on te trouve un nom ! Dis, dis ! Comment tu veux que je t'appelles ? »

En voilà une bonne question. Les planètes sauvages étant habitées par des créatures diverses et variées, nos infiltrés n'auront pas besoin de se fatiguer à chercher des noms issus d'une culture bien précise et pouvaient laisser libre cours à leur imagination. Chose dont ils disposaient de suffisamment de temps pour en discuter longuement puisque ce n'est que lorsque leur travail toucha à leur fin que le seigneur se montra.


Pendant ce temps, dans la salle du trône...



« Tout se déroule comme prévu, Messire. Nous l'avons déplacé aux coordonnées indiquées et nos meilleures unités ont été affectées aux secteurs les plus peuplés. »

« Bien. Effacez-le des archives et informez-moi quand vous retrouverez la trace de cette traîtresse. »

« A vos ordres. »

Assis sur son trône, le conquérant endurcis termina son échange avec l'image holographique de l'un de ses lieutenants. A en juger par l'aigreur ressortant de sa voix, certaines choses encore non dites étaient prises très à cœur... ou à rancœur. Outre l'existence d'un énième traître, il en existait bien d'autres qu'il souhaitait voir six pieds sous terre. Évidemment, c'était une discussion qu'il n'aurait pu avoir en présence de Io ou de Setsuka. Si ceux là appelaient encore à sa bonté, ils ne pouvaient pas encore, ou pas totalement, effacer la honte qui l'ont conduit à chercher rédemption dans la vengeance.

« Bientôt, Misha. Bientôt... » marmonna t-il à lui même.

Tapotant ses doigts sur l'accoudoir de son fauteuil royal, il resta plongé dans ses pensées pendant près d'une quinzaine de minutes avant de revenir à lui. Outre ce surplus de stress qu'il prit l'habitude d'encaisser, le dirigeant ne remarquait que maintenant qu'il n'était rien de plus qu'un remplaçant de son père et qu'il n'obtiendrait pas le respect qui lui est dû en restant inactif. Pour lui c'était très clair : il fallait quelque chose de marquant, dissuasif, qui marquerait les mémoires. La trahison du Général Barra était donc pour lui une occasion idéale ; un faire valoir arrivé à point nommé, juste pour réaffirmer à qui revenait l'autorité... mais un élément inattendu s'y est ajouté. Arrivant comme un cheveux dans la soupe, son invitée avait opté pour une solution plus douce, plus clémente.

« Des traîtres. Ce sont des traîtres

Dans un grommellement qu'il était le seul à entendre, il serra le poing en se demandant à partir de quand et comment pouvait-on ainsi tendre l'autre joue et s'embêter à chercher le pourquoi du comment. Jusqu'ici, le guerrier élyséen n'avait assisté qu'à des luttes pour les terres et le pouvoir. En ce qui concernait son ancien Général, cela ne pouvait être autre chose que la folie d'un homme qui s'est senti pousser des ailes sans même se rendre compte qu'il était déjà en train de se les brûler. Agacé, il ne revint pas sur sa décision en dépit de ce qu'il en a pensé. Sa parole avait été donné et bien qu'il s'agisse d'un acte de bonté à contrecœur, il permettrait un temps de répit à ses rebelles, juste assez pour découvrir les raisons de leur insurrection.

« Après quoi... »

Soliloquant, il ne prit la peine de terminer sa phrase et quitta son siège pour regagner les couloirs et prendre le grand escalier. Il était temps pour lui de rejoindre ces couturiers en herbe qui ne manquaient vraisemblablement pas d'imagination. Qu'avaient-ils pu inventer ? Ou en étaient-ils dans leur avancée ? Quand il se trouva devant l'entrée dans l'atelier, le maître des lieux ouvrit la porte en grand et découvrit sans surprise l'étalage de caisses rempli d'étoffes et de matériaux diverses. Io et Setsuka, quand à eux, étaient déjà changés à son arrivée. Constatant leur efficacité, il s'avança et ajouta.

« Vous n'avez pas chômé à ce que je vois. Ça m'a l'air assez réussi. » remarqua t-il.

Les mains jointes dans son dos, il fit le tour des lieux, regardant tour à tour ces compagnons qui semblaient déjà prêt à partir en expédition. En fait, on aurait même pu dire qu'ils n'attendaient plus que lui. D'un pas calme, il s'avança vers le plan de travail sur lequel se trouvait étendue sa tenue maintenant finalisée. Jaugeant cette dernière en le regardant de bas en haut, il porta sa main à son menton et acquiesça. Bien qu'il ne soit pas le genre d'homme à porter des perruques, le concerné ne pouvait nier la qualité de leur travail et la quantité d'efforts qu'ils ont fourni en aussi peu de temps. En quelques mots, son approbation avait enfin été donnée.

« H-Hé ! Qu'est-ce qui te prends ?! »

A la fois surpris et confus de l'initiative de sa partenaire, le seigneur élyséen comprit rapidement que leur différence de culture allait poser problème sur certain point. Par réflexe et non sans afficher sa gène, il s'esquiva des mains baladeuses de la saiyanne avant de s'emparer de sa nouvelle tenue ainsi que de sa perruque.

« J-Je peux me changer tout seul ! Vous ! Vous ne bougez pas d'ici, je reviens tout de suite ! » lança t-il avant de quitter la pièce.

Io échangea un regard avec la brune et haussa les épaules, témoignant de son incompréhension. De toute évidence et contrairement à ce monarque, ni lui, ni elle ne se souciaient de la pudeur ou de toute notion similaire.

« Des fois il est vraiment bizarre. » commenta le garçon, les bras derrière la tête.

Il leur aura fallut attendre cinq minutes de plus pour que le troisième membre de ce trio ne revienne complètement changé. Ayant troqué son armure et son masque de fer pour un genre de vêtements qu'il n'a jamais porté auparavant, celui-ci semblait plutôt satisfait du résultat : perruque fixée, tenue fidèle à leurs fausses identités, aucune gêne au niveau des mouvements... aucune chance de se faire remarquer en portant ceci.

« Bon. J'ai fais venir une navette non-affiliée jusqu'au château pour renforcer notre couverture. Donnez-moi vos nouveau noms et je m'occuperais de jouer les faussaires. Ah... et Io, tu ferais mieux de changer ta couleur de peau. Ils vont te griller tout de suite. »

« Ah zut ! »

Le fils de Jarvis avait vraiment tout prévu, c'en était presque à croire que la sournoiserie était quelque chose d'héréditaire par ici. Enfin, il faisait le nécessaire pour que ce plan fonctionne au mieux et c'était pour lui le minimum. Suite au commentaire de homologue, le garçonnet ne perdit pas de temps et se tapa doucement les joues alors que la teinte de sa peau se mit à devenir presque aussi claire que celle de la guerrière aux cheveux brun. Il alla même se rendre une deuxième fois devant le miroir pour s'admirer, tout sourire.

« J'suis un vrai p'tit garçon ! »

Cette déclaration ne manqua pas d'arracher un sourire au dieu-empereur. Il fallait bien avouer qu'ainsi, il ressemblait davantage au commun des mortels. On pourrait tout aussi bien dire qu'il était le plus à même de se mêler aux autres sans ne jamais éveiller les soupçons.

« Bon, alors je m'appelle comment ? »

Choisir le nouveau nom d'un enfant, voilà qui sonnait un peu comme comme une discussion de parents. Bras croisés, Auros haussa un sourcil et répondit :

« Te connaissant, je pensais que tu aurais déjà choisi quelque chose. »

« Mais c'est pas drôle si c'est moi qui décide ! »

En voilà un qui prenait son rôle un peu trop à cœur, on dirait... voyons ce que nous pouvons faire pour lui désormais.

Alors, Io...
Comment allons-nous t'appeler, cette fois-ci ?
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMer 21 Sep 2022 - 19:32


[U13] - Conflits internes


Cette histoire avec les saiyans dans l’univers d’Auros c’est super bizarre. Alors Setsuka garde ça dans un coin de sa tête pour lui en reparler plus tard, s’ils ont un moment plus intime à partager. Ce n’est pas comme si elle allait s’offusquer d’apprendre quoi que ce soit de négatif à propos de sa prétendue « race d’appartenance », mais son besoin de savoir lui donnait envie de comprendre.

Durant la « session couture » d’Io et la göranienne ; celle-ci se pris d’autant plus d’affection pour le kaioshin. Il est tellement choupinou dans sa manière de faire ! Il lui rappelle ses frères et sœurs sur Görana ; notamment la dernière-née : Nora, qui est encore qu’un tout petit singe mais qui fait montre d’un éveil au-dessus de la moyenne : elle s’intéresse déjà à tout, veut reproduire les gestes des grands et est super mignonne !

Les deux compères avaient enfilé leurs tenues respectives avec des compliments partagés, et ils s’étaient remis au travail pour s’occuper du costume du souverain. Leurs idées combinées avaient permis de confectionner une tenue adaptée aux spécificités de l’Empereur.  Setsuka se frotta les mains, contentée par leur boulot en commun, un grand sourire aux lèvres – et c’est à ce moment que son petit compagnon lui demanda d’inventer un prénom auquel elle répondrait durant leur aventure.

En réfléchissant, la jeune fille pensa à sa dernière expérience dans le monde de Tarzan et de la première réaction de ses habitants : tout le monde pensait voir débarquer cet autre « porteur de keyblade », celui dont on lui avait longuement conté les exploits. Ce prénom lui paraissait alors appropriée et amusant, assez neutre pour convenir.

« Appelle-moi S o r a ! » Dit-elle en lui tendant un pouce enthousiasmé.

Entre temps, leur troisième compagnon les avait rejoint – et alors que Setsuka offrait le plus naturellement du monde de l’aider à enfiler son nouvel accoutrement, le Roi se volatilisa aussi vite qu’il était venu pour se débrouiller tout seul dans son coin. La jeune femme fit les gros yeux, surprise, et tourna sa tête vers Io pour tenter d’obtenir des explications quant à sa réaction des plus saugrenues.

Finalement, le kaioshin est tout aussi étonné qu’elle ! Cette dernière hausse également les épaules en guise de réponse.

« Ben en fait, je me souviens que le premier copain du monde extérieur à Görana que je me suis fait avait été réticent au début de se mettre tout nu devant moi ; mais finalement il a fini par le faire pour prendre son bain. » Celle-ci se gratte l’arrière de la tête d’un air un peu perdu. « J’ai toujours pas bien compris ce qui l’a fait hésiter, mais je crois qu’en fait c’est bizarre pour la plupart des gens un corps sans vêtements, parce qu’ils l’associent à des trucs pas nets. » Celle-ci continua sa petite histoire en précisant : « Sur Terre j’ai vu plein d’affiches avec ce qu’ils appellent « des pubs » et y’a des personnes toutes nues dessus, mais on cache certaines parties de leur corps comme si ce n’était pas bien de les voir - alors je suppose que ça doit créer l’illusion que c’est mal dans la tête des gens qui voient ça. »

Lorsque le dirigeant entre de nouveau dans la pièce vêtue de son costume, cette dernière tape gaiement dans ses mains, tout sourire.

« Ooooh t’es cool dans ce costume ! On a géré, Io ! » S’extasie-t-elle en lançant un regard complice au kaioshin.

Une navette incognito les attend à proximité, l’heure de leur départ est imminente. Le régent Elyséen leurs demandes leurs prénoms inventés respectifs et souligne qu’Io doit changer sa couleur de peau -  ce qu’il fit d’une manière adorable à l’aide d’un tapotement sur ses petites joues avant d’aller se regarder dans la glace.

« J’ai choisi Sora comme prénom ! » Dit-elle à l’attention d’Auros, alors que son partenaire à la peau anciennement bleue s’écriait être un « vrai » petit garçon – ce qui tira un petit rire contenté à Setsuka.

Cependant le garçonnet n’avait pas dévoilé son prénom pour la bonne raison qu’il voulait qu’on lui en trouve un. La saiyan tendit son index en l’air tout sourire :

« Ne t’inquiète pas, ton papa et moi on va en trouver un d’enfer ! » Elle donne un petit coup de coude à Auros en levant son minois vers lui avec un sourire. « N’est-ce pas, « chéri » ? »

Cette dernière éclate d’un rire gentillet, après tout il semble logique que deux personnes de leurs âges accompagné d’un marmot soient ses parents.

« On peut faire semblant d’être son frère et sa sœur si ça te gêne, mais ça va pas m’empêcher de te faire des câliiinouuuus ! » Dit-elle en posant sa joue contre le bras d’Auros, enserrant dans ses douces paumes son avant-bras d’un air tout chou.

Cette dernière réfléchissait à un prénom pour Io (pendant qu’elle cajolait le bras d’Auros qui était plus large que sa tête, précisons-le) en mélangeant des noms qu’elle avait découvert sur Terre. Il y avait pleiiiin d’habitants de différentes origines et de touristes, et comme Setsuka est particulièrement sociable ; elle s’était mêlée à un tas de groupes de gens diversifiés.

« Qu’est-ce que tu penses de… Kirua ? » Dit-elle en relâchant doucement l’étreinte exercée sur le Roi. « Et pour toi, j’ai pensé à Jin ! » Ajoute-t-elle en levant ses mirettes vers Auros.

Celle-ci lance des regards à tour de rôle à ses coéquipiers dans l’attente d’une réaction quelle qu’elle soit – ils sont libres d’imaginer quelque chose qui leur convient mieux si ça ne leur plaît pas, de toute façon.

Lorsque ses compères se mirent d’accord, Setsuka suivi ses compagnons jusqu’à la navette qui leur était destiné. Celle-ci y monta, toute excitée (traduction : en sautillant, donc !) et s’installa dans l’un des sièges prévus à cet effet en concentrant son attention automatiquement sur le paysage au dehors. Voyager dans des trucs mécaniques comme ça ne la mettait jamais très à l’aise, heureusement la Nature était là, tout autour d’eux et la consolait de sa présence.

« T’es pas obligé de faire la conversation avec les gens de ton peuple, je m'en charge ! Ok ? » Précisait-elle en posant sa main sur celle du monarque lorsqu’il fut installé à son tour afin de le rassurer. « Moi j’aime bien discuter alors ça ne me dérange pas ! Et puis j’ai un « truc » spécial qui fait que j’arrive à percevoir ce que les gens ressentent et même à partager mes propres émotions ! » Celle-ci lui offrit un sourire confiant, caressant délicatement de la pulpe de ses doigts les phalanges gantées de son ami. « Et non, je ne l’ai pas encore utilisé avec toi ! J’attends une occasion spéciale, tu verras bien, hihi ! »

La sauvageonne était instinctivement affectueuse et aimable avec son prochain ; mais quelque chose chez Auros lui donnait particulièrement envie de l’être avec lui.

Cela n’avait aucun rapport avec le fait d’être « attiré par ce qui est inaccessible » ou ce genre d’ineptie. C’était ce vide abyssal et absolu émanant du souverain, en matière de tendresse, qui l’attirait à lui inéluctablement.
Non pas qu’elle pensait que cela doive être solutionné ou quoi que ce soit de philosophique du genre, non.

D’ailleurs cette envie n’était même pas conscientisée par l’autochtone. C’était une attraction spontanée pour un être fait d’amour – vouloir en donner sans jamais demander à en recevoir, voilà ce qu’est la véritable forme de ce sentiment.


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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockVen 30 Sep 2022 - 0:10
« Sora ? D'accord ! C'est sympa comme nom ! »

Il n'en connaissait ni l'origine, ni la définition mais le garçon aimait bien la façon dont cela sonnait. Tout sourire, il montra sa main fermée, le pouce tourné vers le haut pour donner son approbation. Tout content de l'appeler par ce nouveau patronyme, il s'amusa à répéter « So-ra, Sooooo-ra, So-raaaa ! » en faisait le tour de la pièce, jusqu'à ce qu'Auros ne finisse par se pointer par ici. Bien évidemment et après quelques commentaires appréciables sur la qualité de leur travail, ce dernier s'est sauvé lorsque la saiyanne un tantinet trop tactile à son goût. Ces quelques minutes durant lesquels il laissa ses deux compères leur permit de discuter entre eux d'un sujet sur lequel il ne se mettrait pas d'accord. Théorisant sur le comment ou le pourquoi de la pudeur, la göranienne partagea ses suppositions avec quelqu'un qui n'en savait visiblement pas plus qu'elle à ce sujet.

« Ben ch'ai pas mais moi en tout cas ça m'dérange pas ! »

Évidemment que cela ne le dérangeait pas. En absence de toute notion de pudeur, il n'avait pas vraiment à s'en faire sur le sujet, tout comme elle. N'ayant pas perdu son temps, ce n'est qu'une fois changé qu'Auros regagna l'atelier mais cette vêtu du déguisement qui lui fut donné. Si ce genre de choses était nettement différent de ce qu'il avait pour habitude de porter, l'empereur élyséen ne fit pas la fine bouche et quitta ses appartements avec son nouveau déguisement. A vrai dire, il lui fallait reconnaître que c'était non seulement réussi mais aussi fait sur-mesure, chose qui affirmait une fois de plus que les deux avaient véritablement pensé à tout. Satisfaite de ce travail on ne peut plus réussi, Setsuka ne se priva pas de le faire remarquer en félicitant son camarade, ce qui eut pour effet de lui faire décrocher un large sourire.

« Ouiiii ! Maintenant on est trois habitants des planètes sauvages ! »

« C'est pas mal, en effet. La perruque démange un peu par contre mais on fera avec. »

Il la replaça sur sa tête en terminant sa phrase. En effet, le monarque n'était pas du genre à porter des perruques mais étonnamment, celle-ci lui allait comme un gant. Setsuka, ou plutôt « Sora » ne manqua pas de l'informer de son nouveau nom, partie intégrante de sa nouvelle identité. C'était cours, simple et surtout facile à retenir. Préférant les choses pratiques, le cyborg ne pouvait qu'acquiescer à cette information. Il allait sans dire que leur couverture ne serait que meilleure s'ils venaient à employer des noms faciles à utiliser. Osez seulement imaginer ce qu'il se passerait si l'un venait à oublier l'identité de l'autre et toute cette mascarade n'aurait servie à rien. A ce sujet justement, il était temps pour notre ami kaioshin de recevoir un nom, lui aussi et ce dernier trouvait plus amusait d'en recevoir un plutôt que de l'inventer. Mettant à l'épreuve l'imagination de ses « parents »...

« ''Papa'' ? » « ''Chéri'' ?! »

… Io semblait s'amuser comme un petit fou. L'enthousiasme dont il faisait preuve montrait à quel point il prenait son rôle très à cœur. Assis sur son plan de travail, celui-ci balança es jambes, non sans rire de la réaction d'Auros qui semblait gêné au point de ne plus savoir quoi répondre, chose plutôt drôle à constater chez quelqu'un qui a plus de répondant que ça d'habitude. Si son étonnement n'avait plus rien de surprenant, celui-ci devait bien admettre que les rôles du « papa et de la maman » étaient bien plus crédibles que ceux qui ont été proposés par la suite : ces deux là n'avaient vraiment pas l'air d'être frère et sœur et par dessus tout le monarque craignait que sa jeune amie ne finisse pas sortir du personnage un peu trop rapidement, chose qu'elle n'a pas tardé à confirmer à moitié par la suite, alors qu'elle s'emparait de son bras pour la cajoler de nouveau, lui arrachant dans ce même temps un soupir de reddition.

« Bon, d'accord on fait comme ça... et le nom maintenant ? »

Il se gratta le haut dru crâne, l'air de réfléchir. Le balafré semblait avoir quelques idées de noms qui lui venait à l'esprit mais rien de suffisamment intéressant à son goût pour qu'il ne daigne ouvrir la bouche et proposer. Étant à la fois difficile et exigeant, il ne pouvait se permettre de suggérer un nom qui lui semblerait médiocre ou même passable. Finalement, ce fut la göranienne qui se montra plus rapide en proposant « Kirua ». C'était cours, simple, peu commun et ça aussi ça sonnait bien. Acquiesçant du chef, le dieu de la destruction opta également pour cette proposition sans oublier la suivante qui concernait cette fois-ci son propre nom.

« Donc ce sera Sora, Kirua et Jin, parfait. Si tout est bon on peut y aller. »

Suivi de Setsuka et et de Io, l'empereur quitta son rôle et le palais en prenant soin de passer par le passage souterrain. N'ayant informé que très peu de monde de cette manigance, il valait mieux pour eux de se faire discret et ce n'est qu'une fois sorti d'un long tunnel aménagé que nos protagonistes refirent surface à l'abri des regards. Après avoir déplacé la dalle qui recouvrait le passage, le leader élyséen et ses compagnons se retrouvèrent dans un coin isolé, à l'écart du château : un petit espace vert volontairement recouvert d'arbres afin de couvrir toute trace de ce passage. La navette qui les attendait à l’extérieur était bien différente de celle qui avait servie à procéder à leur voyage d'un univers à l'autre. Sans compter l'absence d'escorte, la navette semblait vieille et sa peinture couleur bronze était parsemée de traces de rayures, preuves de ses précédents accrochage. A bord, il n'y avait rien de plus qu'un robot pour faire office de pilote et un espace assez restreint. Avec ceci, autant dire que ça n'allait pas être le grand luxe, bien que ça ferait l'affaire.

« Montez, je vais vous briefer. »

Laissa d'abord monter sa « famille », le dieu-empereur retira momentanément le gant de sa main gauche, révélant ainsi sa prothèse. Usant de cette dernière afin de révélant une sorte de micro-ordinateur à son poignet, il entra en dernier tout en manipulant le clavier de celui-ci. Étant au sommet de l'administration de cet Empire, il n'eut aucune difficulté à créer des identifiants officiels pour le petit trio. Continuant ses magouilles tout en calant son épaule contre le bouton mural afin d'actionner la fermeture du vaisseau, il s'avança par la suite vers le poste de pilotage pour indiquer les coordonnées à la machine chargée du pilotage.

« Système Orionis. Planète Soprion VII. »

« Destination confirmée. Décollage imminent. »

Après quelques secondes passées à manipuler son bras de fer, il ferma finalement son interface et remit son gant en place avant de transmettre une poignée d'informations aux autres passagers ;

« Bon à partir de maintenant, n'employons que nos faux noms. Je compte sur vous pour éviter les bourdes. Sora, tu as 28 ans, j'en ai 33. Kirua, t'as 4 ans et demi. »

« Héééééé ! » protesta le plus jeune.

« Pas d'objection ? »

« Si ! »

« Très bien, concernant le nom de famille, on emploiera ''Zolan'' et si on vous demande vos numéros, vous répondez et 000147049, 000250424. Notez bien ça. »

« Maieuuuuh ! »

Il désigna Kirua et Sora à tour de rôle. Comme vous pouvez le deviner ce système aussi grand que déshumanisant avait autant d'avantages que d’inconvénients. Les citoyens avaient beau profiter du luxe et d'un revenu universel, ils étaient plongés dans un monde ou l’individualité a pris le pas sur l'humanité. L'entraide, l'honneur et le respect sont des choses qui ne se sont pas conservés partout malheureusement et il se faisait plutôt rare, là ou il se trouvait.

« On ne peut pas rejoindre la Forteresse Stellaire directement sans attirer l'attention, on va donc se poser sur une planète a proximité pour enquêter. » expliqua t-il.

Approcher un tel endroit sans autorisation serait aussi fou que de courir les bras tendus vers l'arrière, en direction d'une zone militaire. A moins de vouloir passer tout de suite à la solution de destruction massive, il valait mieux ne pas trop s'approcher de cet endroit, d’où leur destination. Installé sur son siège, Le cyborg attendit calmement la fin du voyage en restant attentif aux dires de ses partenaires. Quand la göranienne prit parole pour se proposer dans le cas ou il faudrait engager la conversation, son interlocuteur ne put s'empêcher d'hésiter un peu. Quelqu'un qui avait tendance à répondre très franchement et du tac au tac comme Setsuka serait plutôt propice à se retrouver dans des situations fâcheuse selon lui. Malgré tout, elle semblait sûre d'elle et le tyran n'allait pas se priver de solutionner le problème rapidement si les choses venait à s'envenimer, ce qui l'amena à répondre favorablement.

« Mmmmh... si tu es sûre de toi va s'y. Je te laisse faire. »

Le coude reposé sur l'accoudoir de son fauteuil, il soutint sa tête en continuant de l'écouter.

« Ah oui, le ''truc spécial'' dont tu m'avais parlé tantôt, c'est cela ? Si tu comptes voir quoi que ce soit à travers moi, j'aime autant que tu n'en fasses pas usage. »

Ceux dont les défenses sont les plus solides ont forcément quelque chose à cacher. Il serait difficile de croire qu'Auros et ses semblables aient échappés à cette règle. Cela dit et contrairement à toute attente, l'ironie du sort voulait que nous en arrivions à l'histoire du bouclier et de la lance. Si le cœur empli de haine de notre empereur était l'égal de ce bouclier que nul ne saurait percer ne saurait percer, la bonté et l'amour qu'offrait Setsuka était l'égal de cette lance à même de percer la meilleure défense. Une telle contradiction ne peut donner place à une quelconque vérité, pas avant qu'elle ne soit prouvé. Nous n'en saurons davantage qu'à la fin de ce voyage. Pour 'lheure, nous en étions à l’atterrissage.

« Destination atteinte. Merci pour votre confiance. »

« Oui, oui... allons-y. »

Prenant les devants, l'homme au visage bandé actionna l'interrupteur afin d'ouvrir la porte du vaisseau. Le mécanisme s'actionna sans problème, et les voyagèrent purent en sortir, non sans admirer l'immensité de la ville dans laquelle ils se trouvaient. La nuit avait beau être tombée, d'immenses buildings étaient illuminés par les néons ou les affichages de publicité. Rajoutons à cela les luminaires disséminés au quatre coins de la capitale et des véhicules qui s'accumulèrent sur les routes à toute heure, nos arrivants y voyaient aussi clairs que le jour. Après les avoir déposés à proximité d'un port de plaisance, le vaisseau et son pilote quittèrent l'atmosphère de Soprion VII, laissant nos héros à la découverte d'un monde bien différents de Görana ou de Magnetar.

« Bienvenue à Rahk-City... fief des criminels en tout genre. » souffla t-il, un peu dépité.

Disons que tout ça n'avait que peu de choses à voir avec ce qu'ils ont vu ou fréquenté jusque là. D'ici, on pouvait entendre les bruits des combats de rue ou des cris de ceux qui passaient une soirée un poil trop arrosée. Une partie des êtres vivants ici ressemblaient à humanoïde à la peau peau bleue, verte ou rose pâle tandis que le reste s’avéraient être des hommes-bètes bien qu'on ne puisse les identifier comme des Moojus pour autant : à part quelques exceptions, leurs tailles avoisinait davantage celle des humains.

« Je ne crois pas que ces gens ou la plupart aient un quelconque d’intérêt pour la guerre ou la politique. Si tu veux tenter ta chance, Set-... Sora, je n'en prive pas. »

En effet, ce despote n'était toujours pas très ouvert à l'idée d'un dialogue avec des êtres un tant soit peu raisonnables. Si toutefois ce dernier eut la bienveillance de suivre le conseil de cette saiyanne, peut-être que elle, était en mesure de faire pencher la balance en la faveur d'une issue pacifique, voire d'une fin heureuse pour tout le monde ? Nous le découvrirons par ses futures actions.
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMer 12 Oct 2022 - 19:14


[U13] - Conflits internes

Une fois à bord, un briefing de la part du « commandant » fit (un peu) pleurnicher Io parce qu’il devait se faire passer pour un petit de quatre ans (et demi, tout de même) ! En constatant la réprobation du kaioshin, Setsuka avait posé une main réconfortante sur son épaule avec un sourire.

« N’empêche que les gens vont te reconnaître pour ce que tu es : un génie ! Si on croise des enfants sur notre chemin, ils vont être super jaloux de toi ! »

Celle-ci avait également levé un pouce en guise d’encouragement : il y a toujours un bon côté aux choses, même celles qui paraissent nulles !

Le nom de famille était chose simple à retenir, par contre le numéro c’était une autre affaire. Il aurait fallu un Perçeval le Gallois (mieux connu sous le nom de « Provençal le Gaulois ») capable de compter toutes les pierres du château et d’en retenir le compte exact.

« A quoi ça sert ce numéro ? » Avait alors questionné Setsuka – en plus de le faire répéter à Auros ; car cette dernière était en train de le noter à l’intérieur de l’une des manches de son vêtement au cas où.

Lorsqu’ils furent installés dans leurs sièges ; l’approbation de son compagnon quant à lui laisser majoritairement mener les dialogues lui fit plaisir. Ce qui était plutôt étrange, à vrai dire. C’était simplement normal que la personne la plus à l’aise avec certaines tâches de leur mission se propose pour les mener – autant que possible – à bien. Setsuka elle-même ne comprenait pas pourquoi avoir l’aval de son nouvel ami amplifiait sa sensation de joie ; mais la göranienne n’était pas du genre à se faire des nœuds à la tête – aussi elle accepta ce sentiment les bras ouverts.

« Tu n’y es pas du tout pour mon « don spécial », ça sert juste à partager ce que chacun ressent. » Le rassurait-elle. « Tes secrets sont à toi de toute façon, ça serait pas cool de les découvrir comme ça. Tu m’en parles que si t’as envie ! » Dit-elle avec un air détaché : nul doute que Setsuka ne se souciait pas vraiment des choses sordides qu’avait pu faire ou vivre Auros. Tout bonnement car seul l’instant présent compte à ses yeux.

Une fois parvenu à destination, c’est avec excitation que la saiyan descendit du véhicule volant. Une moue ahurie sur le visage ; ses yeux découvrent les néons de toutes les couleurs – les voitures de toutes les formes – les habits singuliers des passants qui se dissimulent souvent le plus possible, ou au contraire sont très dévêtu – les grandes affiches clignotantes et toutes ces choses alimentées en électricité qu’il n’y aura définitivement jamais sur Görana.

Soufflée par ce décor à mille lieux de ce que son imagination avait inventé, Auros lui révèle le nom de cette ville – et précise que c’est un endroit malfamé.

« C’est une sorte de ville de « méchants » ? ! » S’exclame-t-elle à voix basse (bon, au départ elle a parlé normalement, mais elle s’est rattrapée !) en pivotant pour croiser le regard du souverain suprême. « Et c’est autorisé dans ton univers ce genre d’endroit ? Je me demande s’il y en a aussi dans le mien ! » Poursuivit-elle en chuchotant. Celle-ci n’est ni contrariée ni accusatrice ; à vrai dire les vilains ont le droit d’exister eux-aussi. C’est toujours sa soif de savoir qui la guide.

« Io, comme tu es censé être un enfant, je pense qu’il faut que tu montes sur mes épaules ou celles d’Auros – ou alors que tu nous tiennes la main, ça fera plus crédible, non ? » Lui demande-t-elle au passage d’un air enthousiaste à l’idée de jouer à la petite famille.

Quand le Dieu de la Destruction précise qu’échanger avec les individus de cette planète est certainement peine perdue, Setsuka hausse les épaules.

« Ben y’a des méchants qui en sont juste parce qu’ils tuent des personnes – pour des raisons pas considérées comme éthique mais pourtant pas forcément mauvaise. Y’en a qui sont pas si terribles que ça. Je veux dire que ça reste juste des gens, quoi, alors ils ne seront peut-être pas forcément fermés à la parlote ! »

Ce n’est pas de l’optimisme, seulement un constat de fait – bien que les plus fermés d’esprits n’y croiraient pas.

« Et du coup, tu as une idée de comment on va s’y rendre à la forteresse ? » Questionne-t-elle à l’intention d’Auros – lançant un regard aussi à Io, au cas-où ce serait lui le détenteur de la réponse. « Bah, sinon on va bien trouver un moyen ! Les « voyous » ont toujours des bons tuyaux bizarrement, mais c’est parce que souvent y’a aussi « anguille sous roche » comme disent les terriens ! »

Celle-ci s’avance enfin dans les rues de la ville alternant couleurs sombres et couleurs pétantes. Les ambiances criardes ne la dérangent pas – bien qu’elle ne puisse saisir ce que « XXX DANCE CLUB » signifie, avec ses grandes lettres roses clignotantes.

« gruuiiiik-éééééé ma jolie la grui-grui-k-éééé tu viens d’où toi, hein ? » L’accoste une sorte de phacochère à l’entrée de cet endroit étrange. Setsuka tourne le visage vers lui et cligne plusieurs fois des yeux : c’est bien à elle qu’il s’adresse. « gruuuiii-kkkkkk-ééé ça te dit pas un p’tit boulot bien p-GRUIIIK ?!»

Finalement, l’individu ne poursuit pas sa phrase en daignant enfin remarquer le colosse qui la suit (et accessoirement le petit garçon à leurs côtés) et se hâte de rentrer à l’intérieur du club en suant à grosses gouttes.

Setsuka arque un sourcil et se tourne vers ses coéquipiers.

« Je n’ai pas compris ce qu’il voulait, et je n’ai pas compris non plus pourquoi il est parti aussi vite sans finir sa phrase ! »

Cette dernière reprend sa route à travers la ville bétonnée où la pluie est tombée récemment. Elle s’amuse à sauter dans quelques flaques (peut-être accompagnée par Io ?) en riant de cet esprit enfantin que Setsuka conserve en son sein. Son allure et ses manières inhabituelles pour cet endroit lui valent bien des regards curieux.

Pendant ce temps, une opportuniste aux avantages considérables (pare-chocs avant démesuré dirions-nous plutôt, mais paraît-il que cela est plaisant d’une manière générale) se faufile aux côtés d’Auros. Ses longs cheveux noirs contrastent avec sa peau verte pâle et descendent en cascade dans son dos. Elle n’est pas vilaine ni sale ; d’ailleurs elle est habillée d’une robe fendue sur la cuisse gauche longue mais moulante à la fois. Dans sa main gauche se trouve un kiseru (une pipe (sans jeu de mot ni arrière-pensée, voyons !) mince et longue en bambou qui permet de fumer du tabac avec « classe »).

« Vous, vous n’êtes certainement pas du coin – et au regard de votre carrure, je parierai que vous êtes un garde du corps qui loue ses services. Ce qui tombe bien, car voyez-vous j’en recherche un.» Commence-t-elle en déambulant calmement auprès du dirigeant Elyséen. « Je ne sais pas ce qui vous amène dans cet endroit de misère, mais je peux peut-être vous aider, trésor. » Souligne-t-elle en effleurant discrètement de sa main libre celle du géant au visage masqué.

Setsuka semble de son côté rigoler avec deux femmes (prostituées, mais évidemment il n’y a que la göranienne pour ne pas savoir l’objet de leur métier) qui se sont prise d’affection pour Io – qui « est trop chou ! » « Et qui a les mêmes cheveux que sa maman ! ».

« Alors mon petit bonhomme, tu voyages ? ça doit te changer de chez toi ! » Continue l’une d’elle, tandis que l’autre lui demande : « Et c’est quoi ton petit nom ? » avant de relever la tête vers « sa mère ». « On ne voit pas beaucoup d’enfants par ici, faites attention à lui, vous savez les voleurs d’organes et les macs engagent des sales types pour enlever les gosses… » Dit-elle avec un air dépité.

« Ah mais vous z’inquiétez pas, mon garçon c’est un vrai guerrier ! Les Terres Sauvages d’où on vient ça forge le caractère ! » Annonce Setsuka en ébouriffant la perruque de « Kirua ».

Il va sans dire toutefois que le mot « mac » est inconnu à son vocabulaire, du coup elle demande :

« Et puis c’est quoi les macs ? Des sortes de caméléon ? » Imagine-t-elle dans sa petite caboche. Ben, oui, ça pourrait être plausible ! Les caméléons sont doués pour se fondre dans le paysage, alors ils pourraient faire de bons kidnappeurs !

Les filles de joies s’esclaffent à s’époumoner.

« C’est vrai que les macs se fringuent de toutes les couleurs ! » Fit remarquer l’une d’entre des péripatéticiennes.

Setsuka se gratte l’arrière du crâne, comme la göranienne le fait souvent lorsqu’elle se retrouve dans une situation d’incompréhension. Cependant le rire de ces protagonistes est communicatif, alors la jeune femme se met à glousser aussi.

« Vous ne devez pas en rencontrer souvent sur votre planète, pour sûr ! » Discerne la collègue.

« Ah ça non ! » Confirme Setsuka. « Puis on est tranquille aussi, on n’a pas à se coltiner la politique de celui qui est soi-disant notre Empereur, là ! »

Les deux femmes ont l’air d’avoir des remontrances à faire.

« J’vous l’fait pas dire ! Il paraît qu’il exécute le premier qui lui fait du tort ! Mais pour nous autres, il fait quoi, hein ? »

« Ah bah c’est ça les riches, ils ne pensent qu’à eux ! » En remet une couche la deuxième.

Le duo de « filles de trottoirs » commence à parler de ce qu’elles semblent reprocher à la gouvernance. Dans l’entrefaite, la chasseresse tourne sa tête vers Auros. Une étrange personne est à sa côté. En visualisant de haut en bas son physique, ça doit être une fille comme les deux personnes avec qui Setsuka papote.

« Aaaaauuuu-ooooooh ! » Un bon rattrapage. Ben, oui. Auros ça commence par « AU » et c’est la même sonorité que « OH ». La « maman » fait signe au « papa ». « Jiiiiin ! » Appelle Setsuka à l’intention de son « cher et tendre », afin qu’il les rejoigne. En espérant qu’entendre les brimades sur sa manière de gérer son univers ne le fasse pas sortir de ses gonds ! Pis il pourra présenter sa nouvelle copine au passage ! Ou pas…


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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockVen 21 Oct 2022 - 14:04
Peu avant leur arrivée sur Soprion VII, nos trois voyageurs firent le point sur leur rôle ainsi que leur identité secrète. Si le nom de famille « Zolan » était quelque chose de plutôt simple à retenir, ces fameux numéros mentionnés par Auros étaient effectivement plus compliqués à garder en mémoire et Setsuka ne tarda pas à le faire remarquer. A quoi cela pouvait donc servir ? Pourquoi leur demanderait t-on de fournir des numéros ? Et à qui, d'ailleurs ? Le réflexe d'un prendre note fut apprécié par l’interrogé qui ne perdit pas de temps pour y répondre.

« Ce sont vos identifiants, toutes les formes de vies intelligentes déclarées en ont un dans cet univers. Il faudra le donner en cas de contrôle, ça nous évitera des ennuis potentiels. »

Donc tous les citoyens se retrouvaient dotés d'un numéro de matricule dès la naissance ? Voila qui était bien pratique dans un empire comme celui-ci. Ce qui ne semblait n'être rien de plus qu'une simple ligne de chiffres qui se suivent était en réalité une clef verrouillant la possibilité de tout anonymat aux yeux des autorités. Connaissant l'ancien dirigeant de ces mondes, il allait sans dire qu'il suffisait de taper leur numéro sur un ordinateur pour y retrouver un historique dévoilant des informations importantes sur quiconque nous voudrions nous renseigner. Cette simple idée avait de quoi faire froid dans le dos, c'est par ailleurs ce à quoi pensait l'homme au visage brûlé lorsque la saiyanne aborda le sujet de sa capacité.

« Donc ça n'empiète pas sur les pensées mais ça te servirait à transmettre des émotions à distance si je comprends bien ? Pour être franc, je me demande si c'est bien utile. »

Mais était-il question d'utilité là dedans ? Il était vrai qu'il n'y aura nullement besoin d'un tel don si tout le monde partageait son ressenti en engageant le dialogue, comme les göraniens le feraient sûrement. Toutefois, les relations humaines étaient bien différentes en dehors de chez eux et à leurs yeux, le reste de l'univers pouvait leur sembler aussi farouche qu'hypocrite. Ici comme ailleurs, les habitants n'abordaient pas la conversation à toute heure et en confiance avec n'importe qui. Tout le monde avait une raison de se méfier de tout le monde et cette ville en particulier avait cette fâcheuse tendance à encourager l'individualité. Lâchés en plein milieu de ce territoire inconnu, ils allaient devoir improviser en se débrouillant avec cette culture qui n'avait que peu de choses à voir avec la leur.

« Oui. »

En effet, Rahk-City était bien ce que l'on pouvait qualifier de ville de méchant. Si le tyran s'était contenté d'une réponse aussi courte qu'un simple « oui », c'était parce qu’il y avait trop de raisons pour qu'il en fasse le tour en moins d'une demi-heure. Pour que quelqu'un du genre coléreux comme lui puisse qualifier les autres de méchants, notamment les habitants du coin, alors c'est qu'il y avait de réelles raisons de rester sur ses gardes. Comme le supposait Setsuka, Auros n'aurait jamais permis l'existence d'un tel endroit, tout comme son père. Alors pourquoi ? Qu'était donc cette anomalie qui faisait que le cours des choses pouvaient continuer sans que personne ne craigne quoi que ce soit ?

« Au départ, c'était un monde dans lequel on ne manquait de rien et les ressources étaient partagés équitablement. Avec les machines pour tout faire à leur place, les habitants de cette planète n'avaient même pas à s'embêter à travailler pour améliorer leurs conditions de vie... mais ça ne leur suffisait toujours pas. »

Plongés dans le plus agréable des conforts, ceux qui résident en cette ville ne pouvaient que désirer ce qu'ils n'avaient pas encore acquis... ou bien ce qu'ils avaient perdu.

« Ironiquement, certains ont troqué leur sécurité pour une courte vie de fortes sensations, d'autres se sont enrichis par le chantage et l'intimidation puis le reste de la plèbe en a profité pour suivre leurs exemples et monter leurs propres gangs. »

Il allait sans dire que ceux qui ne voulaient pas s'impliquer dans ce coupe-gorge qu'était devenue Rahk-City eurent à choisir entre rester malgré tout ou bien partir loin d'ici.

« On leur a donné un semblant de Paradis et voilà ce qu'il en ont fait. Quand je vois cela, je me dis que l'on a donné de la bouillie à des cochons. Qu'ils se débrouillent avec ce qu'ils en ont fait désormais. »

Ils avaient tout pour eux mais ils s'en sont séparés pour la gloire et le profit. En y réfléchissant, peut-être que c'était ça, les origines du problème d'Elyséa ? On a beau tout posséder, à quoi bon si l'on a aucune raison d'exister ? Et si c'était cette volonté d'être quelqu'un ou quelque chose qui les avait poussé à empoisonner Soprion VII en corrompant jusqu'à son système ? Cela expliquerait bien des choses mais tout ceci n'était encore que des suppositions à garder de coté jusqu'à ce que l'on puisse enfin mettre le doigt sur la vérité. Quoi qu'il en soit, cette ville n'était clairement pas un endroit sain, surtout pour un enfant. La brune proposa justement de tenir ou de porter celui du groupe afin de jouer le rôle et bien sûr éviter de le perdre dans cet endroit ou l'on peut facilement s'égarer.

« Il vaudrait mieux, oui. Donnes moi ta main, ''Kirua'' »

« Oui papaaaa ! »répondit l'enfant tout en prenant un air amusé.

Le fameux père quand à lui, étouffa un grognement, signe de son agacement en réaction à ce petit jeu de rôle. Passer d'empereur inébranlable à parent voyageur avait l'air de jouer sur son humeur. Néanmoins, il tenait toujours à découvrir quelle serait les racines du problème à endiguer. Son fils, tenu par la main droite, se mit à chantonner joyeusement tandis que la mère annonçait qu'elle serait en mesure d'engager la conversation même s'il y avait de nombreux « méchants » dans les environs. L'élyséen aurait voulu être plus confiant à cette idée mais une telle insouciance ne pouvait qu'attiser sa méfiance. Pas à son égard, évidemment... mais à son sens, il allait devoir redoubler de vigilance afin de veiller sur les dangers qui rôderaient autour d'elle.

« Tu m'en vois navré mais pour l'instant je ne vois pas comment pénétrer cette forteresse sans faire du grabuge. Je suppose que ça va venir en chemin, le temps que j'y réfléchisse. »

Évidemment, il aurait préféré la confrontation directe et passer à autres choses mais si la raison du plus fort était bien souvent celle qui l'emportait, une victoire de plus ne ferait qu'éteindre un incendie en prévision d'un prochain. La saiyanne avait raison sur ce point et une approche différente était probablement la clef mais comment fréquenter cette populace qui le débecquetait au plus haut point ? Peut-être valait-il mieux qu'il se place en simple observateur afin de n'intervenir que lorsqu'il en jugerait la nécessité. Nécessité qui ne se fit pas attendre, car c'est dans les rues illuminées que la brune se faisait déjà aborder par un porc dont le comportement ne trahissait pas les apparences. Allant sans détour lui proposer un « travail bien payé » sans rentrer dans les détails.

*Non mais j'y crois pas...*

Cela faisait seulement deux minutes et voilà qu'un inconnu voulait l'embaucher dans son club de pole dance. Vous vous en doutiez, la réaction ne se fit pas attendre et le regard froid qu'Auros jeta au phacochère aurait bien pu le tuer à la seconde même ou ce pourceau s'est rendu compte de l'ampleur de son erreur. Filant sans ajouter un seul mot, voilà que le pleutre laissa son courage derrière lui pour se terrer dans son antre puant l'alcool et la transpiration. Autant vous dire que cette anecdote s'est terminée de la meilleure façon possible : sans bruit et sans violence... mais si un seul regard suffisait à régler chaque problème, toute cette farce politique ne serait pas aussi compliquée à gérer. Affichant son absence de compréhension par rapport à ce qu'il venait juste de se passer, le guerroyeur se contenta d'un...

« Ne cherche pas à comprendre, on y va. »

… puis reprit sa route à ses cotés. Si Io n'avait pas non plus compris ce qu'il venait de se passer, ce dernier pencha la tête sur le coté puis échangea regarda ses deux « parents » avec curiosité. Que venait-il de se passer ? Pourquoi papa prenait encore cet air renfrogné ? En fin de compte, cela n'avait que peu d'importance pour lui du temps qu'il passait un bon moment. Suivant le mauvais exemple de sa nouvelle amie en sautant dans les flaques, ces grands enfants n'ont pas manqué de s'attirer l'attention : ils sortaient beaucoup trop du lot pour ne pas êtres remarqués, ce qui arracha un soupir pour le nouveau père qui devait maintenant surveiller deux marmots. Agacé par leurs enfantillages, ce dernier allait pour les rejoindre et les réprimander sur leur absence de discrétion... jusqu'à ce qu'une mystérieuse étrangère ne fasse son apparition.

« Mmh ? »

Une charmante inconnue apparaissant au beau milieu de nulle part est venue le complimenter sur son physique avant de passer à une proposition. Elle voulait donc l'engager comme « garde du corps » ? Là encore, Auros y voyait peut-être un sous-entendu, attisant encore une fois sa méfiance. Soit, cette femme n'avait pas l'air d'être très fréquentable mais il se pourrait qu'elle soit une source d'informations potentielle. D'un autre coté, le monarque déguisé ne pouvait s'empêcher d'y voir un piège quelque part. A ses yeux et à moins qu'il ne soit juste paranoïaque, elle avait tout l'air de correspondre à ce profil de personnes dont les fréquentations disparaissent mystérieusement du jour au lendemain. Ce qui lui semblait sûr, c'est qu'elle lui voulait quelque chose et qu'il ne s'agissait pas forcément d'un contrat de protection. Afin d'effacer ses doutes, il répondit :

« Et de quoi est-ce qu'on parle exactement ? » répondit t-il en écartant sa main.

Il faut dire qu'il s'est montré plutôt distant à son égard. Aussi séduisante cette dame puisse paraître, il semblerait que ni ses atouts, ni sa verbe ne puisse le déstabiliser. Ayant un objectif en tête, l'intéressé n'allait pas se laisser distraire bien longtemps, même s'il devait encore se comporter comme un rustre. Si de son point de vue il était quasi-invincible, ce n'est pas pour autant qu'il baisserait sa garde aussi facilement. Il laissa donc son interlocutrice lui répondre afin d'y juger l'intérêt de cette discussion inopinée... jusqu'à ce qu'il entende sa compagne l'appeler par son nouveau patronyme. Quelle ne fut pas sa surprise en la voyant en si bonne compagnie.

« Mais... Sora ?! »

*Qu'est-ce qu'elle fiche avec les tapins ?!

« Vous m'excuserez, on m'appelle. »

Sans un mot de plus, il faussa compagnie à cette inconnue pour rejoindre les deux autres. Maugréant, voilà qu'il se plaignait intérieurement de ne pas pouvoir lâcher ses partenaires des yeux quelques secondes avant qu'ils ne fassent n'importe-quoi. Jamais aurait-il imaginé que le kaioshin et la göranienne n'entament leur collecte d'informations auprès des filles de joie en premier lieu. Soufflant du nez, il alla dans leur direction avec un regard non sans cacher son agacement palpable.

« Si vous pouvez ne pas trop vous éloignez, cela m'arrangerait. Vraiment. » insista t-il.

Ses propos ciblaient effectivement ces deux compagnons. Ne doutant aucunement que ses alliés soient assez costauds pour se défendre eux même, le voyageur au visage couvert avait toujours quelques réserves sur leur façon d'interpréter les situations dans lesquelles ils pouvaient se mettre.

« Vous avez trouvé quelque chose ? »

Avant même qu'il n'obtienne de réponse, l'une des nombreuses radios murales de la grande capitale s'alluma automatiquement non loin d'eux, forçant tout ce beau monde à écouter un son de hard rock qu'ils n'ont pas forcément choisis d'entendre. Si l'envie de broyer cette machine démangeait fortement l'homme sous couverture, il ne put s'empêcher de prêter attention à la voix qui parlait par dessus ce fond de musique.


« Hellooooo, Rahk-City ! A notre belle collection de cadavres, on a fait monter la pile à 43 rien qu'hier grâce à aux assauts de nos fabuleux chefs de gangs ! On compte aussi un lieutenant dans le lot alors gaffe à vos culs parce que les élyos vont pas laisser passer ça ! »

« Cette voix... ce ne serait pas le Général Barra quand même ?! »

Ou plutôt « Ex » Général. Il est devenu clair qu'il n'avait que faire de ce titre aujourd’hui.

« Maintenant on redécore la forto' en rouge et on se prépare à tout faire péter, alors venez nombreux pour le feu d'artifice ! C'est dans trois jours alors réservez vos billets pour le concert le plus explosif de votre vie ! »

« Je le crois pas... »

Il suffisait de regarder dans les yeux d'Auros pour y lire l'incompréhension. Le voilà complètement perdu. Outre les annonces plus qu’inquiétantes, la voix portant le message le laissait confus, dans un flou le plus total. C'était comme s'il découvrait la face caché insoupçonnée d'un être qu'il avait côtoyé quelques années. Sa façon de s'exprimer à la radio le rendait méconnaissable. Mais était donc passé le général valeureux partageant les valeurs de courage et de loyauté. Comment diable a t-il pu tout lâcher du jour au lendemain pour se convertir en criminel et ainsi s'afficher en tant qu'ennemi numéro 1 de tout un univers.

*Qu'est-ce que c'est que cette provocation ?! Il sait pertinemment que je vais entendre ce message. Il veut mourir ? C'est quoi son projet ?!*

« C'était Barra ! La bise à ceux qui nous écoutent depuis la cité des lumières et à bientôt pour de prochaines folies ! »

Les poings serrés, voilà que le soi-disant père de famille peinait à garder son sang froid. La veine apparente sur son front ne laissait que peu de doute sur son étant néanmoins il réussi malgré tout à prendre sur lui. Après un long soupir, il finit par croiser les bras, avisant ses camarades du regard afin qu'ils déterminent quelle serait la prochaine action à mener...
… avant qu'il ne change d'avis.
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMar 25 Oct 2022 - 18:31


[U13] - Conflits internes


Les explications d’Auros à propos de l’existence de cette planète saugrenue éclaircit les choses pour la göranienne. Le comportement sans faux semblant de la jeune saiyan pouvait laisser penser qu’elle était en tout point crédule – et cela avait été démenti plusieurs fois déjà – voir « trop » gentille. Ce qui était invariablement mal calculé également. Car la jeune femme avait acquiescé aux paroles de l’Empereur et répondu ceci :

« Bah, c’est moche pour eux ! Je pense comme toi : c’est à ceux qui se sont mis dans cette situation de trouver les solutions pour en sortir s’ils le veulent vraiment ! »

Ce n’était ni méchanceté, ni ignorance : c’était une valeur fondamentale pour toute personne avec de la dignité. C’est ce qu’on inculque sur Görana : ne pas dépendre des autres pour régler les soucis qu’on se crée soi-même. Seul « nous-même » est capable de nous sortir de là – attendre l’aide d’une tierce personne c’est être quelqu’un de nocif. Voilà tout du moins comment les « sauvages » de sa planète considèrent les choses – et c’est l’une des raisons qui rend l’utilisation du mot « sauvage » comique, car ils ont une éducation probablement plus adroite que bien d’autres peuples.

De retour dans une situation « quasi-présent », Auros avait interrogé la « femme fatale » qui souhaitait l’engager. L’impassibilité de son interlocuteur fit croiser les bras de la dame, son appareil pour fumer tenant sans mal en équilibre au coin de sa bouche. Elle ne s’était pas résignée à le charmer pour qu’il accepte plus facilement sa proposition cependant.

« D’une vente aux enchères avec les plus gros bonnets du coin. » Lui répondit-elle alors avec autant d’indifférence que celle dont l’inconnu faisait preuve envers la plantureuse étrangère – peut-être une autre tentative de séduction. « Au programme : des objets incontournables et des assassins pour nous cueillir avant, sur le trajet, et pendant les festivités. »

Mais lorsqu’une jeune femme, toute petite et mignonne interpela ce qui semble être le grand gaillard musclé à ses côtés, le visage de l’apatride se décompose.

* Un colosse comme lui ? Est-ce que c’est sa compagne… ? Non mais en plus il y a un enfant ? ! Ah… là, par contre, pensait-elle, je suis mal barrée. C’est un de ces rares homme qui aime les femmes enfants. Ils font vraiment « jour et nuit » comme couple. Comme c’est touchant ! Aucun doute qu’ils ne viennent pas d’ici. Bref, je n’ai probablement aucune chance de le mener par le bout du nez grâce à mon physique. Dommage, mais je trouverais bien comment le convaincre.  *

La dangereuse dame opina du chef au moment où Auros s’en alla pour retrouver sa moitié.

* Une étrangère qui discute sans préjugés avec des prostituées… ça n’a rien d’étonnant finalement, ils ne doivent pas se rendre compte de comment fonctionnent les choses ici. * Se dit l’inconnue de nouveau à elle-même en les observant de loin, tirant une longue aspiration sur sa pipe.

Auros arrive alors pour sermonner ses compagnons de route, mais à peine arrive-t-il que Setsuka lui prend joyeusement la main et blottie quelque seconde sa joue contre son bras d’un air ravie. Les péripatéticiennes font des « oooh, c’est adorable ! » et lance un « Quel joli couple d’étrangers ! ».

« Voici Jin, mon chéri ! Il est souvent grognon mais c’est quelqu’un de super ! » Commente la jeune femme en jetant un regard bienveillant à Auros. « On ne voulait pas t’inquiéter, désolée mon gros nounours ! » Dit-elle en portant le dos de la main gantée de son « aimé » vers ses lèvres pour l’embrasser. Heureusement, sa « femme » libère sa pauvre main suite à cette tendre agression.

Mais en y réfléchissant bien, y avait-il déjà eut un individu qui le traitait avec autant d’égard et de tendresse auparavant ?

Lorsqu’il demande s’ils ont trouvé quelque chose, Setsuka secoue la tête. La sauvageonne entrouvre les lèvres mais avant qu’elle ne puise formuler ses mots, une voix résonne dans toute la ville.

Le Dieu de la Destruction y reconnu le timbre de voix de son général. La crispation de son coéquipier n’est donc que légitime. La saiyan ne comprend même pas la moitié de ce que cet énergumène baragouine à travers « le machin » qui lui permet magiquement de diffuser sa voix – d’une manière agaçante pour les oreilles – à tout le monde. D’ailleurs, plus sensible aux sons que les autres, Setsuka protège son ouïe autant que faire se peut. Il n’y a que le fond de musique qu’elle apprécie, pas l’intonation « grande gueule » du type qui s’exprime.

Les « travailleuses de la nuit » de leur côté n’ont pas l’air de faire grand cas de cette annonce, habituée à ce genre d’intervention.

Quand ce boucan infernal cesse enfin, la jeune femme se remet à analyser ce que ressent son ami élyséen. Celle-ci tire doucement sur sa manche pour accaparer son attention en lui offrant un sourire rassurant et compatissant. Elle active à cet instant même son don de lien empathique afin qu’Auros puis être baigné par les bons sentiments de sa partenaire – et il aura alors un petit aperçu de l’étendue de son pouvoir singulier.

« Ben rien de spécial pour l’instant, j’allais te dire avant qu’il y ait tout ce boucan : on faisait juste connaissance avec ces gentilles dames ! » Reprend de ce pas la göranienne.

Les deux femmes en tenue légère gloussent doucement, flattée.

« Oh mais vous nous mettez du baume au cœur avec votre petite famille ! C’est tellement rare de voir des gens comme vous ici ! »

« Ah ça c’est une certitude ! » Ajoute l’autre. « Vous avez l’air de chercher quelque chose mes mignons. Le meilleur endroit pour obtenir des informations, c’est l’Eden Club ! Mais j’espère que vous avez de l’argent, parce qu’ici tout est monétisé. » Sa collègue acquiesce et ensemble elles indiquent le chemin de ce lieu à la petite famille. « Oh, et si vous n’avez pas d’argent, j’espère que vous avez d’autres talents. Vous pouvez échanger des renseignements contre vos facultés. Par exemple, je sais que les Forgés, des mafieux, emploient des gens pour des combats clandestins. »

La chasseuse s’incline en guise de remerciements, ce qui fait caqueter de rire leurs interlocutrices – qui réagissent d’un « Oh, mais qu’elle est kiki ! » sous l’air cloche de Setsuka qui ne comprend pas pourquoi elles disent cela.

Le trio se reforme alors, en route pour l’Eden Club - (chacun prend la main de « Kirua » !) et en toute discrétion (autant que cela lui est possible, plutôt) la « maman » demande à « papa » :

« Je n’ai pas compris grand-chose de ce qu’il a dit ! Tu voudras bien m’expliquer ce qu’il prévoit exactement ? » Demande-t-elle de son regard investigateur.

Ils ne s’en doutent probablement pas encore, mais au passage : la jeune femme qui a abordé Auros ne les lâche pas d’une semelle, bien décidée à obtenir une réponse. Toutefois, elle fait en sorte d’être invisible pour l’instant en se contentant de les suivre à distance. La concernée ne se cache pas tellement, c’est juste que la foule a vite fait de la dissimuler.

« Et la dame toute déformée, elle te voulait quoi ? » Interroge ensuite Setsuka de son air curieux.

L’utilisation du terme « déformé » est incompréhensible pour qui ne vit pas avec les yeux de la göranienne, évidemment. Une femme aux énormes seins, à la taille toute fine, aux hanches larges et aux longues jambes fines qui n’en finissent pas est totalement disproportionné pour elle – et d’ailleurs, la chasseresse pense sincèrement que cette inconnue est atteinte d’une maladie (Il faut s’imaginer l’archétype physique féminin du manga One Piece). Il n’y avait donc aucune méchanceté palpable dans son propos.

Lorsqu’ils arrivent à l’entrée de l’Eden Club, deux géants gardent l’entrée. Leur peau mate est sublimée par un costume et des sortes de « bijoux » fluorescent jaune et rose qui ressortent dans la nuit. Ils font la queue (pendant laquelle Setsuka fait des câlins à ses deux compagnons, évidemment) – et quand vient leur tour, l’un des deux gardiens annonce :

« Votre invitation, s’il vous plaît. »

L’encart électronique sur le devant du club annonce « Soirée VIP ! Seule la crème des élyos est permise ce soir ! ». Setsuka se gratte l’arrière du crâne en jetant un œil désespéré à ses coéquipiers quand-

« Ils sont avec moi. »

La dame aux dimensions surréalistes s’avance aux côtés du groupe.

« Bonsoir Madame de Van Horte. Excusez mon impertinence, j’ignorais ce fait. » Répondit aussitôt le mastodonte qui s’écarte alors pour les laisser entrer en leur ouvrant la porte.

Setsuka lui donne un coup de coude amical.

« Ouah, merci ! » Les deux femmes échangent un regard et de manière surprenante, la dénommée Van Horte esquisse également un sourire. Il s’agit de cette fille qui a abordé Auros tantôt ! « Oh mais tu es la dame qui parlait avec mon amoureux tout a l’heure ! T’as vu, il est chouette ! »

La dame Van Horte glousse délicieusement, tapotant gentiment le haut de la tête de la saiyan.

« Tu es une créature bien trop innocente pour ces lieux, ma chère. Reste bien auprès de ton mari, crois-moi. »

Alors qu’ils suivent à présent leur nouvelle « amie », celle-ci questionne légitimement après s’être présentée :

« Je suis Lydia Van Horte. Bien que mon nom de famille soit pompeux, je ne viens pas d’une richissime famille. » Celle-ci semble fier de préciser ensuite : « Je suis connue parce que je suis une professionnelle du tuning. La plus brillante de la ville, à vrai dire. » Son look ne vend pas son métier, ça c’est sûr. « Et à propos de votre jolie petite famille ? »

« Notre fils s’appelle Kirua, mon charmant compagnon c’est Jin et moi je suis Sora ! » Lui indique alors la göranienne toute excitée par la musique et l’atmosphère qui se dégage d’ores et déjà de l’endroit.

« Et qu’est-ce qui vous amène dans notre merveilleux trou à rats ? » Satirise leur hôte sans scélératesse.

La chasseresse laisse libre champ à ses compagnons de répondre : elle est captivée par les tenues flashy des gens qu’ils croisent et de ces étranges parures fluorescentes qu’ils portent.

Alors qu’ils atteignent le « hall d’entrée » du club, une sorte d’être mi-mécanique mi-humain avec une bandoulière pleine de jouets et d’utilitaires pour enfant les salue.

« Bienvenue à l’Eden Club. Notre service de garderie va s’occuper de votre petit bout de chou, n’ayez crainte. » Annonce la voix robotisée de l’individu. « Voici pour toi ! » Il tend une sucette en forme de nounours à Io en affichant un « sourire smiley électronique » sur ce qui lui sert de visage.

Cela ne semble choquer personne, c’est une formalité de ce lieu.

Setsuka s’abaisse près d’Io et lui murmure ceci :

« Les enfants voient tout et entendent tout contrairement à ce que croient les grands ! Alors on compte sur toi pour copiner avec les autres et leur soutirer des infos ! »

Elle lui embrasse tendrement le front puis lui ébouriffe gentiment les cheveux avant de le laisser partir avec l’androïde qui le mène dans une gigantesque salle de jeux – garderie.

Lydia leur fait signe de continuer à la suivre ; et ils entrent alors en terre promise, dans ce populaire cénacle qu’est l’Eden Club.

Les couleurs dominantes sont les nuances de violets, de jaune, de rose et de vert. Il y a un ample bar au centre de la pièce, et plusieurs « coins » avec des tablées et de confortables fauteuils, séparées entre-elles par des sortes de vitre cyber-connectées.

« Venez, allons commander une boisson. Nous pourrons discuter plus en détail dans l’un des box, ils permettent la confidentialité des choses qui y sont dites. » Leur intime leur nouvelle connaissance en se dirigeant vers le bar.

Sur le passage, plusieurs autres invités la salut. Setsuka de son côté est hypnotisée par tout ces mouvements aux alentours, ce type de mélodie qu’elle n’avait jamais entendu encore, tous ces vifs coloris et ces tenues affriolantes. Elle a du mal à tenir en place ! Dur de croire que cet endroit est pourtant un coupe-gorge dans lequel le moindre regard de travers vous vaut la tête coupée en sortant du club.

Alors qu’ils attendent leur commande de rafraîchissement au bar, la saiyan zyeute avec admiration une dame qui danse sur une sorte de podium à l’une des extrémités du comptoir de mixologie. Sa tenue est toute métallique et bizarre, elle a des lunettes rayées et des cheveux coupés en carré droit d’un blanc immaculé. Cet étrange énergumène fini par remarquer avec quel enthousiasme l’étrangère l’observe. Elle lui sourit alors et lui tend la main, amusée par la singularité de son accoutrement qui détonne avec le style habituel de Rahk-City.

Bien sûr que « Sora » prend la main qu’on lui offre et qu’elle se hisse sur le podium, se déhanchant avec cette nouvelle « copine » en s’amusant comme une petite folle ! Sous le regard diverti de Lydia et certainement sous celui inconsolable de « Jin » qui doit la trouver incorrigible.

« Votre femme est ravissante. Une brise de candeur et de fraîcheur au milieu des dépravés. » Complimente alors la tuneuse professionnelle en récupérant le plateau de boissons. « Ce qui n’est pas un avantage ici, parce que son exotisme et sa pureté vont attirer tous les sales types. »

Cette dernière laisse l’Empereur « récupérer » sa conjointe et va s’installer dans un box privatif en les attendant.

En voyant son « chéri » se diriger (probablement) vers elle : la sauvageonne fera un « coucou » de la main pour dire aurevoir à la super danseuse qui lui a proposé de s’amuser, dans un premier temps. Puis Setsuka lui sautera dans les bras pour lui faire un câlin, enfouissant son visage dans le cou chaud et réconfortant du Dieu de la Destruction pour y frotter doucement son petit nez joyeusement (Et se faire porter jusqu’au box, tant qu’à faire !).

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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockDim 30 Oct 2022 - 19:08
La mystérieuse étrangère passait enfin aux détails. Donc elle recherchait un individu suffisamment coriace pour assurer sa protection ? Jusque là, rien d'anormal, avant qu'elle ne fasse mention de gros bonnets et d'objets de grandes valeurs. En admettant que le monarque élyséen accepte cette requête, il serait fort étonnant que ce dernier se retrouve en difficulté mais il allait toutefois devoir prioriser la protection de Io et Setsuka. Si cet état de fait risquait de corser les choses, il les savait plus forts qu'ils ne s'en donnaient l'air mais l'étaient-ils assez pour faire face à ce qui les attendrait ? A en juger par la variation de puissances sur cette planète, il était bien difficile de donner un prognostique correct : la plupart des habitants avaient une force équivalente à celle des terriens sans particularité mais les plus aisés d'entre eux parvenaient à augmenter leurs capacités de façon exponentielle par l'usage de modification génétiques ou cybernétiques. Serait-ce également le cas pour les barons du crime ?

Quoi qu'il en soit, le baroudeur n'a pas prêté davantage d'attention aux propos de cette séductrice en voyant sa petite famille en côtoyer d'autres. Avaient-ils seulement conscience de ce que leurs « nouvelles copines » avaient l'habitude de faire à longueur de journée ? Auros voulut simplement intimer à ses camarades de chercher leurs informations ailleurs mais à peine eut-il ouvert la bouche que la brune se fit une joie de faire les présentations, ce qui ne ravit pas l'intéressé, sans parler de ce surnom ridicule qui lui fut attribué.

« M-Mon gros nounours ?! »

Io ne put s'empêcher d'éclater de rire à l'entente de ces quelques mots. Comment pouvait-on qualifier ainsi l'homme qui en quelques jours avait terrorisé l'ensemble d'un univers ? Pour lui c'était juste inconcevable... mais qu'est-ce que c'était drôle aux yeux de son confrère. Un peu plus et le petit s'en serait roulé par terre.

« Tsh ! »

N'appréciant nullement d'avoir été tourné en dérision, le colosse retira sa main et croisa les bras. Tout ce qu'il voulait à ce moment, c'était d'en terminer au plus vite avec ses filles de joie et enfin passer à autres choses. Il aurait été étonnant qu'elles puissent leur donner la moindre information de toute façon. Ce n'est que lorsqu'il voulut emmener ses compères un peu plus loin qu'il entendit en fin l'annonce radio, chose qui, comme vous le savez, lui avait très fortement déplu.

*Ce fumier... je vais finir par le massacrer, lui et sa maudite espèce !*

Dents et poings serrés, il allait sans dire que le leader élyséen ne passait pas un très bon moment en l'écoutant. Fort heureusement, Setsuka ne tarda pas à le remarquer et fit usage de son pouvoir afin de l'apaiser un tant soit peu. Aussitôt dit, aussitôt fait : le changement fut visible depuis l’extérieur et il aura suffit d'une poignée de secondes pour que le visage crispé du soi disant père ne se décontracte. On put alors entendre un long soupir alors que les émotions négatives furent chassées.

La discussion se poursuivit normalement jusqu'à ce que ces dames firent mention de « l'Eden Club » ; un lieu ou nos voyageurs pourraient éventuellement trouver ce qu'ils recherchaient. Bien évidemment, le moindre ragot se monnayait dans une ville comme celle-ci. Auros pourrait éventuellement réaliser un « tour de magie » afin de régler le problème d'argent mais une injection de liquidité aussi soudaine risquerait bien de griller sa couverture, surtout s'il prétendait résident un monde sauvage. Cette option était donc à éliminer. A moins que...

« Attendez, qui sont les Forgés ? On peut les trouver ou exactement ? »

Cette histoire de combats clandestins attisait toute l'attention de Jin. S'il suffisait de remporter quelques duel pour empocher une grosse somme d'argent alors ce serait du gâteau pour un homme de sa carrure. Le plus difficile serait plutôt d'avoir l'air moins fort qu'il ne l'est réellement mais ce dernier prévoyait déjà d'improviser afin de ne pas trop se faire remarquer. Tout ce qui lui fallait, c'était un lieu et un interlocuteur pour arranger cela. Peut-être que notre petit groupe trouverait justement tout ce qui leur fallait à ce fameux club. Contrairement à ce à que le guerroyeur s'imaginait, cette conversation s'est avérée utile, finalement.

« Merci pour ces informations. Nous n'allons pas vous déranger davantage. Bonne soirée, mesdames. »

Il leur adressa un simple signe de main en guise de remerciement afin de ne pas exagérer sur les manières. Un excès de zèle ou une démarche trop raffinée pourrait bien attirer le regards des plus curieux. Prenant chacun leur fils par la main, les deux parents s'en allèrent pour se rendre vers le lieu qui leur a été indiqué. Profitant de cette petite balade en famille, Sora ne manqua pas de questionner son époux au sujet de l'annonce radio. Il fallait bien admettre que le vocabulaire de l'Ex-Général était un peu compliqué à comprendre pour quelqu'un qui n'était pas très familier avec les manières et les expressions de cette population. Son mari approcha brièvement ses lèvres de ses oreilles et répondit alors :

« De ce que j'ai compris, il compte utiliser la forteresse pour détruire certaines de nos planètes et il pourrait bien y arriver si nous n'intervenons pas. On a trois jours tout au plus pour l'arrêter. »

Les Forteresses Stellaires... ses armes de destruction massives ont été construite sous le règne de Jarvis afin de réduire sa charge de travaille dans cet univers qu'il tenait sous son contrôle. Plutôt que de visiter les planètes une à une afin de décider lesquelles pouvaient continuer d'exister ou non, l'ancien empereur a investi une grande partie de sa fortune dans la programmation d'un système automatisé visant à classer les mondes sous son contrôle grâce à un système de notation basé sur des critères bien précis. Que ce soit l’écosystème, l'état de la planète, le comportement ou la loyauté de ses habitants, tout était pris en compte par un système de points. Cela allait sans dire, les malheureux habitants des mondes les moins biens classés se faisaient éliminer sans préavis, en même temps que leur planète. Aux yeux du créateur de cette machine d 'horreur, c'était ce que l'on pourrait qualifier « d'ultime punition collective ».

*Ce serait pour cela qu'il s'en est emparé ? Il veut épargner Soprion VII et se défaire de nos lois ?*

Les mondes du système Orionis ont dégringolés dans le classement au cours de ces dernières années. Il n'aurait pas été étonnant que les grandes corporations et les barons du crime se soient alliés avec le traître pour prolonger leur existence et retourner cette arme contre leur propriétaire. Durant leur marche, la brune fit mention de « la dame déformée », ce qui lui valut un haussement de sourcil en retour.

« La quoi... ? Ah, oui. »

N'ayant pas tout à fait saisit pourquoi elle l'avait qualifiée de « déformée », le voyageur ne se souvenait d'avoir parlé qu'à une seule personne avant de rejoindre sa compagne. Ne soulevant pas le fait que le terme soit inconvenant, il répondit franchement, sans rentrer dans les détails.

« Et bien je ne sais pas vraiment. Elle m'a proposé un travail mais je doute que cela soit dans nos cordes. Elle est partie de toute façon. »

*Et puis elle ne m'inspirait pas confiance.*

Auros, aurait-il relâché sa vigilance ? Visiblement, il ne se doutait pas d'avoir été suivi par cette même dame. Alors qu'ils arrivèrent devant l'entrée de l'Eden Club, notre petit groupe du attendre quelques minutes dont la göranienne profita pour câliner sans modération sa nouvelle famille.

« A-Arrête, tout le monde nous regarde. » lui intima Jin, à voix basse.

Ce n'était pas pour déplaire au jeune kaioshin qui était un fervent partisans des câlins pour sa part. La gène de son nouveau père, drôle de confrère, l’amusait tout autant. Forcément, il ne put s'empêcher d'en rajouter une couche à son tour.

« Aaaah, je suis fatigué de marcheeeer. Si seulement papa me prenait dans ses braaaaaas. »

*Mais il se fout de moi ?*

« T'as des jambes, tu t'en sers. Sinon demande à ta mère. »

« Maieeeuh ! Mamaaaaan ! Papa il est méchant ! » déclarat-il en le pointant du doigt comme un malfrat.

« Non mais t'as vu comment il parle à son fils ? »


« Pff... tu parles d'un père. »


*Bon sang mais dans quoi est-ce que je me suis encore mis, moi ?*

Le dit père passa une main contre son visage tandis que « sa progéniture » lui tirait discrètement la langue en cherchant un peu de réconfort auprès de Sora. Vint ensuite leur tour d’entrer... jusqu'à ce qu'à ce qu'il leur soit demandé un laisser-passer.

*Une invitation ? Il manquait plus que ça. Si je force le passage, on risque d'avoir plus d'ennuis qu'autres choses...*

Rattrapés par la femme de tout à l'heure, le petit groupe de maintenant quatre personnes a pu entrer à l'intérieur grâce à son intervention. Surprit tant par ce geste inattendu que par l'influence de cette personne, Auros pouvait cette fois mettre un nom sur ce visage : « Van Horte ». Gardant ce patronyme dans un coin de sa mémoire, c'est avec un regard circonspect qu'il la suivit à l'intérieur du bâtiment. Comme on pouvait s'y attendre, la saiyanne ne manqua pas l'occasion de faire ami-ami avec cette individue, comme elle avait l'habitude de le faire avec tout le monde. Le fait que cette alienne confirme la pensée de l'élyséen concernant son innocence n'avait rien de surprenant : son insouciance était si marquée que c'était bien l'un des premiers traits de caractère que l'on reconnaissait chez elle.

Non sans qualifier cette ville de « trou à rats », chose malheureusement avérée, Lydia mit fin aux présentations pour passer à l'essentiel : que venaient-ils faire ici ?

« On esp-... »

« On espérait trouver un refuge plus sûr et des informations. Je sais que ça paraît drôle dit comme ça mais si Barra a pu s'emparer d'une Forteresse Stellaire, on se disait qu'on pourrait préserver et défendre nos mondes en en capturant une, nous aussi. »

Si cette charmante dame n'était pas encore là, nul ne doute que le dieu de la destruction aurait jeté un regard glaçant à son homologue. Ne comprenant que trop tard qu'il venait de faire une bourde, le marmot mit ses mains devant sa bouche en se faisant discret. Vint ensuite un androïde qui, au bout du hall, accueillit joyeusement le garçon en lui offrant une friandise. De toute évidence, notre jeune créateur ne pouvait pas suivre les adultes, ce qui le fit bouder en le réalisant. Celui-ci aurait bien pu protester à coup de « Mais je suis un grand moi ! Je suis plus vieux qu'eux, c'est vrai ! » ou trouver d'autres excuses pour ne pas être séparé du groupe mais il savait déjà très bien qu'il n'arriverait à convaincre personne avec cette méthode.

« Mais... »

Pour lui c'était injuste. Parce qu'il grandissait plus lentement, voilà qu'il ne pouvait pas suivre ses nouveaux parents ! Kirua aurait bien pu faire la moue toute la soirée sans ne jamais jouer avec personne si sa maman n'était pas venue lui donner une nouvelle mission avant de le laisser entre les mains du robot-nounou. Hochant la tête pour exprimer son accord, il adressa un sourire à sa mère et s'en alla avec les autres enfants sans faire d'histoire. C'était déjà une première victoire.

« D'accord ! A plus taaaard ! »

Ironiquement, le plus ancien du groupe fut placé en garderie. Maintenant qu'il était pris en charge, les trois autres ont pu reprendre leur marche jusqu'à un bar éclairé de multiples couleurs. Proposant de s'installer dans un box afin de continuer la discussion en privé, leur hôte persistait à vouloir engager Jin pour ce job douteux qu'elle lui avait proposé quelques minutes plus tôt. Voyant qu'elle ne lâcherait pas l'affaire de toute façon, l'infiltré haussa des épaules puis ajouta :

« Bon, très bien. Je vous laisse commander, je n'ai aucune idée de ce qu'ils servent, ici. »

*J'espère que ça en vaut vraiment la peine.*

Il lui était reconnaissant de l'avoir permis d'entrer. Ne pouvant révélé qui il est, l'empereur comptait bien se servir de son interlocutrice comme d'un atout. S'il suffisait de lui rendre service afin qu'elle lui rende l'appareil alors ainsi soit-il. Plus vite il en aura terminé avec ceci, plus vite il pourra mettre la main sur Barra et la raison qui l'a poussé à commettre son ultime erreur en le trahissant directement.

« Nous ne sommes que de passage, vous savez ? Moi et ma famille quitterons Rahk-City dans trois jours à peu près. J'ignore si cela concorde avec vos projets. »

Ne pouvant en dire avantage publiquement, l'homme au visage à demi recouvert s'abstint d'en dire davantage et se contenta de jeter un coup d’œil rapide à l'écran situé au dessus du bar. Les informations y étaient actuellement diffusées mais peu d'invités n'y prêtaient vraiment d'attention ; cela avait tendance à déprimer tout le monde. Entre les procès médiatisés des grands conglomérats, la sécheresse sévissant dans plusieurs régions du globe et les homicides fréquents, on ne pouvait que comprendre le désintérêt total de la population pour les actualités. La voix monotone du présentateur aura vite fait d'avoir eut raison de la patience du colosse qui finit par regarder ailleurs afin de ne pas s'assoupir. En balayant les lieux du regard, Jin put apercevoir un petit groupe de commerciaux discutant entre eux, des jeunes célébrants l'obtention d'un diplôme, sa femme se déhanchant aux cotés d'une danseuse et … attendez, quoi ?

« S-Sora ?! »

*Non mais j'y crois pas !*

Selon vous c'était quoi le pire ? Le fait qu'elle rejoigne la danseuse sans hésiter ou bien qu'elle se débrouillait tout aussi bien ? Les yeux écarquillés, il restait là, confus, puis repassa une main contre son visage. Comme le pensait Lydia, ces deux là étaient vraiment comme jour et nuit. Néanmoins, le monarque pouvait peut-être se rassurer en se disant que cela renforçait leur image d'étrangers venus de loin, non... ?

« Certainement pas ! »

Déjà qu'elle s'attirait tous les regards, il ne manquerait plus que cette petite touche d'exotisme n'attise l'intention d'individus malintentionnés, comme le supposait l'employeuse. Ni une ni deux, le « mari » de Sora se leva pour la rejoindre et surtout la récupérer pendant qu'elle était en train de s'amuser. Ce petit signe de main quasi-provocateur adressé à la danseuse fit apparaître une veine sur le front de son compagnon. S'il ne la connaissait pas assez bien, le balafré aurait prit ça pour une mauvaise plaisanterie mais il n'en était rien et il le savait. Setsuka répondait simplement à une invitation à jouer dans ce nouvel environnement corrompu de toutes parts. Réceptionnant sans mal la demoiselle qui vint le rejoindre en se jetant du podium, voilà qu'ils s'accaparaient quasiment toute l'attention des gens autour, au grand déplaisir de Jin qui voulut se faire discret.

« Hé, t'sais d’où ils viennent, ces gens là ? »

« Z'ont de drôles de fringues non ? »

« Chouette nana en tout cas. »


Bien qu'il aurait préféré ne pas les entendre, certaines messes basses n'échappaient pas aux oreilles de sa majesté. Faisant fit de cela, c'est non sans rougir qu'il porta sa conjointe et s’éclipsant jusqu'au box que Lydia leur a réservé pour enfin s'y enfermer. C'est n'est qu'une fois à l'intérieur de leur espace que le fils de Jarvis daigna enfin relâcher sur un fauteuil la göranienne qui lui semblait un trop fière de ce dernier exploit.

« J'te jure... tout le monde nous a remarqué. » grommela le colosse en s'asseyant, les bras croisés.

Il y avait de quoi en rire et c'était peut dire. Au moins ils ne risquaient pas de passer pour des gens dangereux avec une telle prestation, bien au contraire. Auros aurait bien voulut saisir son verre pour en boire une gorgée afin de se calmée dans l'instant mais avant même qu'il n'entame son geste, celui-ci se souvint qu'il ne pouvait révéler son visage devant la tuneuse professionnelle. Soupirant, il se ravisa puis s'adressa directement à leur bienfaitrice en vue de reprendre là ou ils en étaient.

« Bon, puisque nous sommes isolés, je pense que nous pouvons rentrer dans le vif du sujet. »

N'est-ce pas ?
Espérons que tout se passe bien du coté de Kirua, à présent.
Setsuka
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockLun 21 Nov 2022 - 20:04


[U13] - Conflits internes


Cette histoire était trop tordue pour que Setsuka soit capable de l’appréhender à l’heure actuelle. Pourquoi quelqu’un voudrait détruire des planètes alors que ce n’est pas son travail ? Est-ce qu’il est jaloux du fait qu’Auros soit un Dieu de la Destruction ou un truc trivial du genre ? La jeune femme s’était frotté le menton d’un air songeur suite à la réponse de son acolyte – mais elle décida de remettre ses interrogations à plus tard ; car ils avaient déjà fort à faire.

Leur petite « aventure » dans la file d’attente ne fut pas sans une nouvelle mise en position latérale de sécurité pour Auros, qui entre « son fils » et « sa femme » n’avait définitivement pas la CHANCE avec lui.
« Ils nous regardent parce qu’ils nous envient ! » Lui avait rétorqué Setsuka tout sourire sur l’instant (sans s’arrêter de les cajoler, bien entendu).

Vint s’ajouter Io qui faisait un semblant de comédie pour se faire porter, ce à quoi l’Empereur ne céda pas. « Sora » éclata d’un rire enfantin avant de lancer un regard complice au kaioshin.

« Papa est un peu tendu parce qu’il est timide quand il y a du monde, mais la prochaine fois on fera un super truc trop drôle ! Genre, je monterais sur les épaules de papa, et toi tu monteras sur les miennes ! »

Et ainsi, avec cette « idée lumineuse » sous la dent, les deux petits plaisantins qui se jouaient d’Auros sans même le faire exprès imaginaient déjà la scène et se fendaient de rire.

Puis ils étaient entrés dans l’Eden Club et le trio s’était séparé.






Du côté du bout d’chou :



Lorsque le petit être quasi omniscient entre dans la garderie ; il se rend compte que ce n’est pas un endroit pour les plus démunis. Oh ça, non ! Une ribambelle de jouets dernier cri (et électronique pour la grande majorité, évidemment) ainsi que des jeux d’arcade, des peluches géantes, une piscine à balle avec tout un « labyrinthe » à parcourir relier à celle-ci et tout un tas d’autres divertissements s’y trouvait.

Les enfants étaient chichement vêtus : nul doute que leurs géniteurs devaient travailler dans la pègre. C’était comme ça qu’on faisait fortune, ici.

Les premiers gosses qui captèrent le nouvel arrivant le dévisagèrent. Il n’avait aucun implant – alors que les enfants en avaient à minima tous un - et un look totalement inconcevable pour eux – qui portaient des fringues aux couleurs dignes des néons présents dans toute cette ville.

« Ouaah, novaaaa ! Il est trop mignon, lui ! » Fit une jeune fille d’environ douze ans (faisant partie « des grands » ici) qui s’approcha d’Io avec ses copines. « Tu t’appelles comment ? » Questionna-t-elle, curieuse, touchant à ses vêtements comme s’ils étaient conçus dans une matière inconnue.

« Tu viens d’oùùù ? » Demanda une autre petite fille, plus jeune, d’environ sept ans.

« Et pourkwaaaaa tu es iciiiii ? » Surenchérit un petit garçon (le plus jeune de la troupe, probablement dans les cinq ans) collant visiblement sa grande sœur (celle qui avait accosté Io la première).

Une bande de petits gars vinrent renforcer le groupe de curieux qui entourait Io, sauf que comme la coutume le veut, les hommes sont souvent plus agressifs.

« T’es fringué d’une manière encore plus naze que les clodos du coin ! » Se moqua donc de lui l’un des enfants (il paraît qu’ils incarnent l’innocence). « Tes parents doivent être aussi chelou que toi ! » Railla-t-il.

« Mais laisse-le tranquilleuuh rooooh !! » Ragea la « grande » de douze ans. « Il a sûrement plein d’histoires à nous raconter vu qu’il ne vient pas de chez nous, ça va être super ! Alors fait pas le jaloux ! » Dit-elle en posant ses poings sur ses hanches d’un air contrarié.

« Pfff j’suis même pas jaloux, d’abord ! Et puis il peut pas avoir de meilleures histoires à raconter que celles que je vous raconte sur mes parents ! Parce que ce sont les meilleurs mercenaires du coin ! » Fit le vilain garçon en fourrant ses mains dans ses poches.

Tout le monde avait les yeux braqués sur ce pauvre Io qui passait pour la curiosité du coin – mais peut-être serait-il en mesure de tirer avantage de cette situation ?






Du côté de pôpa et môman :




Lydia avait opiné du chef lorsqu’Auros avait signifié qu’ils n’étaient là que pour trois jours.

« Ce sera suffisant. La vente aux enchères se déroule demain, j’aurais besoin de vous seulement pour ce jour-ci. »

On pouvait se demander dans quel monde un employeur recrutait ses employés la veille d’un évènement – mais « ici » est un lieu tout à fait à part dans l’univers. Dégoté des gardiens, des mercenaires ou des personnes capables d’accomplir ce type de mission, il y en a plein les rues.

Entre temps, leur hôte avait commandé des boissons – et avait réservé un box pour qu’ils puissent discuter affaires. Ces deux-là lui plaisaient bien parce qu’ils étaient des pôles complètement opposés, et pourtant il ne faisait pas l’ombre d’un doute qu’ils étaient faits pour s’entendre. C’était tout du moins ce qu’elle pensait en les observant.

La pureté toute douce de sa compagne qui attirait les autres vers elle – et dont la tendresse, qui touchait son entourage inévitablement, ne semblait qu’être invariablement redirigée vers Jin en définitive - tranchait net avec le colosse au regard suspicieux, à l’affût à tout instant, dont le visage fermé ne faisait que repousser quiconque voudrait lui adresser la parole.

Lydia se disait de plus en plus qu’ils étaient parfaits pour être ses gardes du corps. Non seulement parce que ce sont des étrangers et qu’ils doivent posséder des compétences insoupçonnées, mais aussi parce qu’en observant leur comportement l’un envers l’autre, elle en déduit qu’elle est en sécurité entre les deux. Parce qu’aucun d’eux ne laissera une tierce personne blesser l’autre, à priori.

C’est donc avec un sourire à la fois amusé et attendrit qu’elle regardât La « Bête » porter « sa Belle » jusqu’à la déposer sur le fauteuil du box.

« Oh baaaah nooooooon ! T’as la nuque toute chaude, j’étais bien le nez dedannnns moiiii ! » Se plaint donc Setsuka lorsqu’il la pose sur le divan. « Et pis c’est bien si on nous remarque, comme ça on a plus de chance de se faire des copains ! » Positive-t-elle en tendant le bras pour prendre l’un des étranges cocktails pétillants sur la table.

« Ou des ennemis. Mais de toute façon, rien qu’en étant ici avec moi vous vous en faites. Tout n’est qu’affaire dans notre ville. » Souligne alors Lydia en se saisissant également d’un cocktail. « Il n’y a ni drogue ni alcool, je ne suis versée dans aucune de ces deux pratiques. » Précise la jeune femme en les invitant à se désaltérer.

« Ben moi j’aime bien l’alcool de fruits, c’est trop bon ! » Lance la göranienne avant de mordiller sa paille légèrement pour aspirer le mélange de jus d’agrumes et de fruits rouges contenu dans son récipient. « Mmmmmh, trochp bonch ! » Articule-t-elle entre deux gorgées, ce qui fait rire de bon cœur leur, peut-être, future employeuse.

« La vente aux enchères va comporter les trouvailles les plus extraordinaires de cette année par les chasseurs de trésors. Autant vous dire que tout le gratin de la ville sera là, et par conséquent la pègre entière. » Celle-ci soupire d’un air lassé. « Comme tout le monde ici, j’ai des accords avec la pègre qui me permettent d’exister et d’avoir une place de choix. Mais lors d’un évènement comme celui-ci, c’est l’occasion rêvée de tirer dans les pattes des autres. » Cette dernière pose son verre et croise les bras sous son immense poitrine qui est alors réhaussée (ce qui fait loucher Setsuka sur cette dernière). « Les familles des participants sont traquées jusque chez elle. Tout le monde renforce alors la sécurité dans leurs maisons - et ceux qui participent physiquement à la vente aux enchères risquent leur vie… » Celle-ci fit une pause, nullement dérangée par le regard de l’étrangère plongé dans son buste. « Tout bonnement car c’est autorisé, le fait que les enchérisseurs s’entre-tuent. Toutefois cela doit être fait le plus discrètement possible pour ne pas perturber l’évènement en soi. Toute attaque frontale, « grossière », est interdite. C’est donc lorsqu’on longe les couloirs pour admirer les pièces en vente ou pour se rendre aux toilettes qu’il faut craindre pour sa vie – et ne jamais accepter un verre que l’on vous tend. »

Le bruit de « la fin » du « sirotement » du liquide contenu dans le verre de la petite saiyan se fit entendre. « Skkkrrrrkk, Skrrrrkkk… slurrrp ! » et après avoir aspiré la dernière goutte de son breuvage, elle lance :

« Moi je veux bien être ton garde du corps, ça a l’air marrant ! Comme ça on verra lequel de Jin ou moi est le plus discret pour contrecarrer les tentatives des méchants de te blesser ! » Assise au fond du fauteuil, ses pieds ne touchent pas le sol. « Et sinon, comment ça s’appelle la maladie que tu as et qui fait que t’as des énoooormeeeee seins et un tout petit tour de taille ? J’avais jamais vu ça avant ! »

La spécialiste des véhicules de tout types fait les gros yeux quelques instants. De prime abord, on se dit que la personne va se vexer et mettre un terme à l’échange – et c’est probablement ce qu’elle aurait fait avec n’importe qui d’autre. Mais à la place, elle éclate de rire.

« Ça s’appelle Les Hommes la maladie dont tu parles, petite mère ! »  Celle-ci se penche vers Setsuka et lui tapote gentiment le dos de la main avec ses longs doigts. « C’est rare pour une femme de naître avec un corps pareil. Quasiment impossible naturellement, puisqu’en effet les os grandissent de sorte à être en harmonie les uns avec les autres, pour faciliter la tenue générale de l’individu. » Setsuka acquiesce, visiblement intéressée. « Je ne fais pas exception à la règle ; ce sont des implants. » En voyant l’arcade sourcilière de son interlocutrice se tordre d’incompréhension, elle poursuit : « Il y a des gens qui sont spécialisés pour modifier le corps des autres, et donc j’ai fait augmenter la taille de ma poitrine et de mon fessier grâce à l’un d’eux – ça s’appelle un chirurgien plastique. Pourquoi ? Parce que les hommes sont facilement tentés par les pulsions charnelles, et en général les « trop » grosses poitrines plaisent car elles représentent l’excès, auquel les hommes sont sensibles. C’est donc plus facile pour moi d’obtenir ce que je désir d’eux, tu comprends ? »

Toutes ces explications fascinèrent tellement « Sora » qu’elle sortit son ouvrage où elle réalise ses croquis d’espèces rencontrées et où elle note toutes informations nouvelles – comme celle-ci.

« C’est une stratégie évolutive très maligne ! » Conclut-elle avec excitation. « Moi je trouve ça trop bizarre, mais je comprends l’intérêt grâce à toi ! »

C'était d'autant plus étrange que - ayant toujours vécu sur Görana et eut pour référence "humanoïde" et féminine les lamias - Setsuka avait l'habitude de voir des poitrines de tailles moyennes à petites, et surtout très musclée.

Lydia se penche pour admirer quelques-uns des dessins de la jeune femme, la complimentant sur sa « patte artistique précise » au passage. Elle lève ensuite les yeux vers « Jin » avec un petit sourire chafouin.

«  Ma « stratégie évolutive » en laisse pourtant certain de marbre, comme ton mari. » Elle se redresse sur son siège et boit les dernières gorgées de son verre. « Quoi qu’il en soit, si vous acceptez de me protéger durant la vente aux enchères, sachez qu’elle se déroule demain soir. Je séjourne à l’Hôtel Vice, qui est un bâtiment accolé à celui où se passera les ventes. C’est le plus grand hôtel du coin, et tous les invités y séjournent. » Celle-ci ajoute également : « Vous y aurez votre propre chambre bien entendu, avec accès à la restauration et à tout le confort que nous offre ce lieu privilégié. Vous ne craindrez rien, la veille de la vente aux enchères, la « purge » n’est pas encore autorisée, donc personne n’attentera à votre vie ou à la mienne. » Celle-ci lève l’index pour apporter une précision. « Je suis en mesure de monnayer tout et n’importe qui dans cette ville, aussi je vous accorderais la compensation de votre choix si je survie aux enchères. »

Cette dernière pose son verre vide sur le plateau destiné à cet effet avant de poursuivre :

« Je ne sais pas de quoi vous êtes capables, honnêtement - mais je pense que votre singularité sera à notre avantage. »

La petite göranienne (qui, notons-le, avait laissé Auros tranquille jusqu’ici) fit « pouic-pouic » (c’est-à-dire qu’elle presse entre ses doigts les muscles du biceps de son compagnon) en s’exclamant :

« Des fois ça veut rien dire d’avoir des gros muscles, mais crois-moi Jin il est troooooooooop balèze ! Le plus fort guerrier que je connaisse ! Et pourtant, sur Goraaaan… » Celle-ci se mit à rougir de honte jusqu’aux oreilles, se rendant tard (mais pas trop, ouf !) compte de sa bêtise. « Euh, voui ! à Goran, la ville d’où on vient, ben y’a plein de bons combattants quoi ! Mais personne de son niveau, je te l’assure ! »

Celle-ci lance un regard pétillant à Auros, style « je n’ai pas fait exprès, mais t’as vu j’ai bien rattrapé le coup ! » avant de reprendre :

« Et moi je suis bonne pour utiliser l’environnement. Je peux communiquer avec les races qui ne parlent pas le même langage que moi sans souci – c’est instinctif ! Je peux ressentir les émotions des autres aussi, alors si quelqu’un a envie de vous sauter à la gorge, je devrais le repérer ! Donc ça pourra peut-être nous servir. Et puis je peux me faufiler à peu près partout parce que je suis super souple ! »

Lydia ne manque donc pas l’occasion de glisser une boutade : « Oooh ! Ton très cher Jin pourrait peut-être me confirmer l’étendue de ta souplesse. » S’en suivit un petit rire plein de malice.

Bien sûr que Setsuka lance un regard interrogatif à Auros ! Parce que y'a rien de drôle au fait d'être aussi agile... si ? ! (Qui est interprété comme une demande de réponse de sa part par celle qui a lancé la taquinerie).

« Enfin bref, si les termes vous conviennent, je vous engage. Ainsi nous pourrons nous mettre en chemin jusqu’au Vice où je vous fournirai un plan détaillé du lieu où se déroulera la vente pour que vous puissiez vous préparer. Ensuite vous aurez quartier libre. »

Cette dernière envoie un SMS à son chauffeur privé et les en informe avant de se lever : qu’ils l’accompagnent ou non, cela reste de leur ressort.

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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMar 6 Déc 2022 - 22:41

« Wooooooah ! »

Bienvenue au pays des jouets, « Kirua ».

En entrant dans cette garderie, le garçon découvrit toute une source d'amusement ainsi que de nombreux compagnons de jeux. Bien entendu, s'amuser ne devait pas figurer dans ses priorités mais ce n'était pas pour autant qu'il lui était interdit de mêler l'utile à l'agréable. A première vue, les enfants du coins étaient vêtus bien différemment de lui et de son style plutôt rustique. Ces jeunes gens, eux, étaient plutôt vêtus de tenues à la fois kitsch et futuristes. Leur look semblait même si particulier qu'il aurait été difficile de trouver un seul mot pour le décrire proprement. Etait-ce donc ainsi que s'habillaient les habitants de Rahk-City de manière générale ? La question avait effleurée l'esprit du jeune kaioshin qui venait justement de se faire aborder par quelques une de ses nouvelles camarades de jeu.

« Salut ! Je m'appelle Kirua ! »

Une présentation courte et pleine d'enthousiasme, voilà tout ce qui suffisait à un enfant pour intégrer le groupe. Adressant un « coucou » de la main droite, il fit quelques pas en directions de celles qui l'ont repéré en premier lieu et tenta rapidement d'inventer un mensonge convainquant pour répondre à la question suivante : d’où venait-il ?

« Je viens de eeeeeuh... »

« Et pourkwaaaaa tu es iciiiii ? »

Hallelujah ! Une autre question pour le tirer de là ! S'il n'avait pas encore réfléchit à d’où est-ce qu’il pouvait bien provenir ou ce qu'il était venu faire ici, le jeunot n'avait qu'à rester flou dans ses réponses. Après tout, ce n'était en rien un interrogatoire alors il pouvait faire comme bon lui semblait.

« Mon papa et ma maman ils voyagent beaucoup et comme ils font la chasse aux méchants, je les accompagne tout le temps. »

La chasse au méchants ? En voilà une drôle d'histoire. Serait-il nécessaire d'en dire plus à ce sujet ? Avant même que quiconque ne pose davantage de questions, voilà qu'un gamin faisait preuve d'un comportement pour le moins hostile à l'égard de cet arrivant. Non sans commencer par le grand classique de la critique des apparences, celui-ci ne manqua pas de la comparer à un sans-le-sou.

*Clodo ? Chelou ?*

Des mots bien familiers que le petit magicien ne parvenait encore à traduire. N'étant que peu renseigné sur le champ lexical des injures, il fallait bien avouer qu'il éprouver quelques difficultés à comprendre ce qu'il essayait de dire, même s'il devinait que par ces mots, on ne lui faisait guère d'éloges. Avant qu'il n'ait eut le temps de réagir, le petit garçon fut aidé par l'intervention de la jeune fille qui figurait parmi les plus grands. Non sans pointer du doigt son comportement comme de la jalousie. Un petit sourire s'afficha sur le visage de Io lorsque l'individu visé rétorqua ses propos avec suffisamment de mauvaise foi pour qu'il ne soit pas difficile de voir en travers. Pensait-il vraiment que sa petite crise d'ego ne s'était pas remarquée ?

« C'est qui luiiii ? » demanda t-il, innocemment.

Pointant du doigt ce dernier, il pencha légèrement la tête sur le coté comme pour exprimer son incompréhension. Était-il censé le connaître, lui ou ses parents ? Pourtant il ne lui disait rien. Et puis qu'avaient-ils de si particulier ?

« Tes parents aussi, ils font la chasse aux méchants ? »

D'une certaine manière, cela se pourrait et il vaudrait mieux. Quel drame se serait si les parents de l'un venaient à se mettre sur le chemin de ceux de l'autre ? Pour l'heure, le garçon se contenta d'en apprendre plus sur ces nouveaux camarades, pour ne pas dire leurs parents. Si les adultes avaient bien des choses à cacher, il était connu que les enfants ne savaient pas toujours tenir leur langue et qu'il suffisait de creuser un peu pour découvrir tout un tas de choses à leur égard. Malgré son jeune age (en apparence), Kirua était malin, plus qu'il ne voulait bien le laisser paraître. C'est donc en gardant cet air à la fois innocent et amical qu'il alla à la rencontre de ce petit voyou et l'interrogea tout sourire.

« Ils sont forts comment les tieeeens ? »

Allez, crache donc tout ce que tu sais. Ce n'est pas comme si tout ce que tu pouvais bien dire dans cette salle allait un jour se retourner contre quelqu'un, si ?

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Passons maintenant du coté de Lydia et des deux autres. Désormais à l'écart, ces derniers espéraient bien pouvoir être en mesure de parler affaire sans avoir à se soucier d'oreilles indiscrètes. Non sans se plaindre, la goränienne s'installa à sa place, rejointe par Auros, juste à coté. Outre sa gène palpable, celui-ci était d'autant plus gêné à l'idée de se faire remarquer, surtout dans un endroit comme celui-là. Secouant la tête en réponse aux remarques encourageantes de Setsuka, l'infiltré se contenta de laisser Lydia compléter sa phrase, lui permettant de saisir aussi bien les opportunités que les risques à courir. Dans un endroit pareil, on ne pouvait pas vraiment parler d'amis ou d'ennemis mais plutôt d'alliés ou de concurrents, c'était tout du moins ce que pensait l'empereur qui ne voyait guère mieux qu'une course à l'argent dans laquelle les habitants de Soprion y versaient leur propre sang.

« Hrm... c'est très aimable à vous mais je n'ai pas très soif, finalement. »

Et encore moins envie de dévoiler son visage. Imaginez un peu le mouvement de panique que cela engendrerait si une seule des personnes présentes dans l'Eden Club apprenait que le seigneur élyséen se trouvait ici, juste sous leur nez ? Les conséquences seraient non seulement désastreuse pour cette planète mais aussi pour la façon dont cette histoire se terminerait. La seule idée que cela puisse se produire incita fortement le soi disant mercenaire à ne pas prendre ce risque.

« Fais toi plaisir. »

Sans un mot de plus, il glissa son verre sur la table afin que Sora puisse saisir ce dernier et donc se servir si cela lui chantait. De toute évidence, il ne pensait pas que leur interlocutrice se serait permise de verser un contenu indésirable à l'intérieur de leurs verres, auquel cas elle aurait choisi le mauvais endroit pour le faire. Les forces de l'ordre avaient beau être surchargées sur cette planète, l'ordre n'en demeurait pas moins protégé par de fervents serviteurs de l'Empire. Ceci étant dit, le voyageur ne pouvait s'empêcher d'avoir encore quelques doutes sur les intentions de cette tuneuse. Avait-il raison de se méfier ? Après-tout, il serait difficile de croire que son influence ait été acquise uniquement par son rôle de « tuneuse professionnelle . Pour Jin, cela sonnait davantage comme une couverture légale ou plutôt la partie émergée de l'iceberg.

« Donc la pègre sera au rendez-vous ? »

En s'improvisant garde du corps, Auros comptait bien sauter sur l'opportunité de décrocher quelques informations. Si cette vente aux enchères attisaient les personnes riches de toute part, on pouvait supposer que les hommes de Barra, ou du moins ses contacts, seront au rendez-vous. Ainsi il parviendrait à mieux saisir les raisons de cette haute trahison, pour ne pas dire cette rébellion aussi folle qu'inattendue. Ceci dit, il valait mieux faire profil bas avant d'en savoir plus. Bien qu'avide de vengeance, le colosse prit sur lui et continua.

« Le nombre ne me dérange pas, si il n'y a que vous à protéger alors ce ne sera qu'une promenade de santé. »

Le voilà bien confiant, et à raison. Non seulement fier de sa force, il était on ne peut plus clair que cet individu restait constamment sur la défensive. Quelque soient les ennemis de Lydia, ceux-ci rencontreront bien des difficultés à passer au travers de sa vigilance et d'atteindre leur but. Quand à Sora, notre jeune amie ne semblait nullement dérangée à l'idée de jouer protecteurs, bien au contraire. On pouvait même dire qu'elle était plutôt enjouée à cette idée. Il lui vint même l'idée de faire un concours avec son mari : de ces deux là, qui pourra se vanter d'avoir pu se débarrasser de ces « problèmes » sans attirer l'attention de qui que ce soit ? Une idée intéressante, même si elle ne faisait pas très professionnelle une fois présentée telle quelle. Concernant un autre sujet...

*J'ai bien entendu, là ?!*

« Sérieusement ?! » coupa Auros.

Mais la saiyanne n'en avait que faire et la surprise était palpable sur le visage de cette alienne. Oui, elle avait bien entendue. Plus drôle encore, la question fut posée en toute innocence et l'interrogée en prit rapidement conscience. Si par on ne sait quel miracle, Lydia ne l'a pas pris comme une offense, les propos de la göranienne n'en demeuraient pas moins déplacés, ce qui lui valut un léger coup de coude de la part de son soi-disant mari. Outre les explications concernant ce choix qualifié de « stratégie évolutive », il s'agissait bien d'une modification volontaire, visant à faire ployer la volonté des esprits faibles en puisant sur leurs « faiblesses » pour en tirer des avantages. L'homme au visage recouvert se contenta d'un hochement de tête pour valider cette explication qui lui semblait être la plus plausible. Pour ce genre de femmes, la beauté n'est rien de plus qu'un outil capable de rameuter davantage de « toutous » à son service. Un choix plutôt pratique.

« N'allez pas lui donner de mauvaises idées. » rajouta le guerroyeur.

Agitant la main de façon à envoyer ce tuyau aux oubliettes, il haussa un sourcil lorsqu'il fut question de lui, ou plutôt de ce qu'il en est à son sujet.

« Disons plutôt que je suis de ceux qui savent encore se tenir à notre époque. »

Une simple poignée de mots lui aura suffit pour pointer du doigt mille fois plus de personnes qu'il n'aurait pu le faire avec ses mains entières. Pour en revenir à leurs affaires, le colosse porta la main à son menton et acquiesça tout en enregistrant les informations qui lui ont été données. En considérant que d'autres invités y seraient avant le jour J, l'Hôtel « Vice » allait donc être le premier lieu à haut risque de cette mission et il ne serait pas trop méfiant que de supposer que tout pourrait arriver dans n'importe quel bout de couloir au beau milieu de la nuit. Ce fut de moins ce que supposait l'élyséen jusqu'à ce qui lui soit indiqué le contraire et que la « purge » ne pouvait pas commencer avant que le signal ne soit donné.

« Je doute que tout le monde ne respecte cette règle. Pensez-vous vraiment que personne n'essaiera de déclencher un "accident" ? »

Déjà que les lois étaient difficiles à faire respecter sur Rahk-City, ce genre de règles risquaient de passer à la trappe assez facilement. Ceci dit, les organisateurs de l’événement avaient peut-être prévus quelque chose pour palier à cela. Après-tout, compromettre la vente aux enchères ne pouvait pas être sans conséquences. Quoi qu'il en soit, Lydia possédait l'influence et l'argent ou tout ce qu'il fallait à notre duo pour obtenir les informations qu'ils désirent et approcher la Forteresse Stellaire sans déclencher la moindre alerte. N'ayant aucun doute sur ses capacités ou celles de sa partenaire, le voyageur gardait en tête que la vigilance serait la clef de leur future réussite. En parlant de ça, le plus concentré de deux fit les gros yeux lorsque le nom d'une planète que nous connaissons bien fut quasi-mentionné par la brune qui n'eut guère plus d'une seconde pour se rattraper.

« O-Oui, évidemment. Aucun n'a su me surpasser jusqu'à présent ! »

*Je l'enterre sur place si elle fait tout capoter*

Essuyant discrètement ses quelques sueurs froides, l'élyséen acquiesça aux dires de la demoiselle. Cette faculté à détecter les émotions lui permettait aussi bien de comprendre les autres que d'anticiper leurs prochaines actions. En quelques mots, elle pouvait gagner un coup d'avance sur quiconque voudrait du mal à leur employeuse. Ventant aussi bien cet avantage que sa souplesse, leur interlocutrice ne manqua pas d'émettre un commentaire que seul l'empereur (et les plus grands) était en mesure de réellement comprendre. Non sans faire signe à sa conjointe de laisser tomber, il e mit à rire et échangea un regard avec elle, essayant de cette manière à l'inciter de faire de même, bien qu'elle ne sache pas pourquoi.

« A-A qui le dites vous ? Ha ha ha.... »

Ce rire forcé aurait été parfait avec un peu plus de volonté. Non mais regardez-le, vous pensez qu'il était en train de rougir sous ce tissus qui recouvrait la moitié de son visage ?

« Bon, retour à nos affaires. »

Sur un ton plus sérieux, il redirigea une nouvelle fois son regard vers l'habitante de cette ville déjantée et tendit sa main vers elle.

« Nous voulons toutes les informations que vous avez sur Barra et ses hommes plus un ticket d'aller-retour vers la Forteresse Stellaire. Il y a des questions que j'aimerais lui poser personnellement. »

Et par cela, il entendait bien « sans oreilles indiscrètes », car l'interrogatoire qu'il lui préparait risquait bien d'être bien plus mélodieux que le destructeur ne l'avait prévu en arrivant sur cette planète.

« Si cela vous convient, signons ce contrat d'une poignée de main. »

Engagez celles et ceux qui se battent comme des diables pour s'accaparer la victoire.
Dans cet enfer, telle était la façon de procéder pour régler de sales affaires.
Setsuka
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockLun 19 Déc 2022 - 20:48


[U13] - Conflits internes


Du côté d’Io :


Intrigués par leur nouveau « petit pote », la majorité des gamins s’étaient agglutinés autour du mini-kaioshin. Bien que la plupart soient curieux sans véhémence aucune, l’un d’eux toutefois se montrait moins plaisant que les autres. Aussi, lorsque le nouvel arrivant précisa que ses géniteurs étaient des « chasseurs de méchants », un rictus mauvais aux allures même moqueur s’installa sur le visage du sale gosse.

« Les méchants ça n’existe pas ! C’est rien qu’un terme inventé par des gens pour donner une raison valable d’en punir d’autres ! »

Au regard de sa manière de présenter les choses, l’on pouvait se douter que son éducation correspondait à la vision du monde de sa famille. Une façon « facilitante » de présenter les choses pour des hors-la-loi, mais ça n’était qu’un point de vue répandu et naturel dans une ville comme Rakh-City.

« Bien sûr que non, mes parents ne sont pas des idiots comme les tiens à « chasser des méchants » ! Tsst ! » Répliqua alors le jeune rebelle lorsqu’Io le questionna. « Les miens sont à la tête des Cyber-Alkimist ! Ce sont les plus grands créateurs de substance chimique du coin ! Ils font des trucs de dingue, moi, mes parents ! » Dit-il en pointant son propre torse avec son pouce d’un air tout fier. « Et demain ils vont en mettre plein les yeux à tout le monde avec leur dernière invention à la vente aux enchères ! » Se vantait-il.

« Ouais et ben… et ben d’abord, moi, mon papa et ma maman ils font partie des Vaxxdrem et ils ont dit que ça allait être un « vrai feu d’artifice » demain ! Alors moi je crois que c’est les miens qui vont gagner ! »

« Pff, les Vaxxdrem ils font rien que mumuse avec des explosifs, c’est même pas incroyable comme truc ! Moi mes parents ils peuvent rentrer dans la tête des gens qui ont des implants et les court-circuités ! »

Et c’est ainsi qu’une « joute verbale » ma foi enfantine démarra entre les enfants : chacun voulait mettre en avant ses parents – et il n’était pas étonnant de constater que les mioches dans la garderie du club le plus huppé du coin soient le fruit de l’union des plus grands fous furieux de cette ville – qui seraient donc présents lors de la vente aux enchères.

Fort heureusement pour « Kirua », ses petites oreilles allaient pouvoir enregistrer quelques informations, par-ci par-là, et dans quelques instants sa propre « famille » allait le récupérer.



Du côté d’Auros et Setsuka :


Le fait que son partenaire tente de l’inviter à rire pour couvrir sa gêne avait fonctionné. Pas pour les raisons escomptées par l’Empereur cependant : l’autochtone se moquait du rire forcé de son coéquipier et de la tête bizarre qu’il faisait – en plus il la fixait, ce qui rendait le tout d’autant plus hilarant. Au moins Lydia n’y vit que du feu !

Quand l’heure d’énoncer la contrepartie qu’ils espéraient vint jusqu’aux oreilles de leur employeur, celle-ci prit une mine surprise tout d’abord – puis un air plus sombre par la suite.

« Barra est un véritable malade mental – pas que ça ne soit pas le cas de la plupart des gens de notre ville – mais lui particulièrement. Vous ne pourrez pas négocier avec lui, à part si vous avez des informations croustillantes sur l’Empereur même de notre univers. » Cette dernière était on ne peut plus sérieuse. « Pour une raison qui m’échappe, son cerveau est complètement bousillé à ce type. Il a la folie des grandeurs, et pas qu’un peu. Les rumeurs disent qu’il espère trouver un moyen de changer radicalement la régence. Vu comme il s’y croit, je serais prête à parier qu’il veut remplacer Auros – et il a l’air si sûr de lui ! Comme s’il avait trouvé une formule magique pour l’élever à coup sûr au rang de force de l’Empereur… » Celle-ci hausse les épaules d’un air exaspérée. « Si vous voulez mon avis, il a autant de chances de défaire Auros que moi de le rencontrer un jour. Mais bon, le pouvoir doit lui monter à la tête, ça arrive à tous les puissants à un moment donné. »

Setsuka dû ardemment se contenir pour ne pas éclater de rire. Cette dernière failli avaler de travers son deuxième cocktail – gentiment offert par son concubin – à la moitié du discours de la dame. En même temps, le comique de situation était exagéré. Lydia avait interprété la réaction singulière de son employée comme une raillerie envers l’absurdité supposée des agissements de Barra.

« Enfin bref, c’est en connaissance de cause que vous irez à sa rencontre dans ce cas. Affaire entendue. » Dit-elle en tendant sa main pour serrer celle de « Jin » d’un air satisfaite.

La saiyan avait déjà vu ce geste que de « se serrer la main » pour signifier l’accord des deux personnes, et c’était aussi utilisé pour dire « bonjour », étrangement. Sur Görana il n’existait rien d’aussi formel. Celle-ci serre cependant gaiement les doigts de son boss lorsque celle-ci tend sa main vers elle.

« Allons récupérer votre adorable rejeton et mettons-nous en route. Je vous donnerai des informations supplémentaires dans la voiture. »

L’ingénieuse en mécanique leur emboîte le pas, les guidant à travers le club pour en sortir et faire une halte à la garderie. Sur le chemin, la danseuse sur le podium de tout à l’heure envoya un baiser à la saiyan, accompagné d’un clin d’œil (ce que celle-ci imita par amusement, en renvoyant donc les mêmes gestes à son interlocutrice).

Des regards désagréables s’accumulaient sur Setsuka, lui donnant une désagréable émotion – et une impression de déjà-vu qui la fit déglutir douloureusement. Elle fut soudainement prise de vertiges alors que cette sensation familière la torturait. Ces personnes – majoritairement des hommes, ne soyons pas dupes – lui faisaient parvenir l’étendu de leur désir envers elle rien qu’avec leurs yeux. Que ce soit l’envie de la posséder ou de la tuer, ce tourbillon d’émotions violentes se déversait sur la saiyan – et un long frisson, puissant, mesquin, tortueux lui parcourut l’échine durant quelques secondes – assez pour l’effrayer.

Instinctivement, l’étrangère s’accrocha alors au bras d’Auros, communiquant la peur panique qui l’envahissait présentement.

Ce malencontreux épisode se termine alors qu’ils quittent les lieux et se rendent à la garderie. Setsuka glisse alors sa main dans le creux de celle du Roi – décollant de ce fait son buste qui, jusqu’ici, emprisonnait son bras – pour faire signe à « leur fils ».

« Kiruaaaa ! Viens prendre la main de papa, on y va mon chéri ! » S’exclame-t-elle d’un ton si naturel qu’on y croirait sans souci (en plus de priver les deux mains du Dieu de la Destruction de leur liberté).

Ils se mirent de nouveau en route, et s’installèrent dans une confortable limousine – clichée, et dernier cri, volante de surcroît – pour se rendre au Complexe Vice.

« Votre chambre d’hôtel se trouvera à côté de la mienne. Vous trouverez tout le nécessaire pour assurer votre indépendance dans cette dernière. Des tenues spécifiques pour demain aux couleurs de ma société vous attendrons, à vos mesures bien entendu – grâce à cet appareil. Ne craignez rien, la lumière émise va simplement prendre vos mensurations et l’envoyer à mon couturier qui est déjà au Vice. » Celle-ci sortit une sorte de « scanner » de son sac à main et l’utilisa brièvement sur ses trois compagnons. « Une tablette contenant des informations confidentielles sur les invités de l’évènement est à votre disposition dans votre chambrée, cela pourra sans aucun doute vous aiguiller pour assurer ma protection. » Celle-ci sortit de son sac des petites oreillettes qu’elle leur tendit à tous, même à l’enfant. « Accrochez-les sur vos lobes demain. Ils ont l’apparence d’un simple bijou, mais cela nous permettra de rester mentalement en contact. C’est-à-dire que vous n’aurez pas besoin de parler de vive-voix, chacun entendra les pensées des autres. » Celle-ci accorde alors un sourire rassurant au petit garçon. « Toi aussi tu fais partie de l’équipe mon grand. Tu seras en mission dans l’énorme salle de jeux du complexe, avec les enfants des plus Grands de cette ville. Alors soit attentif ! »

Ils arrivèrent à bon port à la fin de ses explications, comme si tout ceci avait été chronométré. Avant qu’ils ne sortent du véhicule, cette dernière précise une dernière chose :

« Au fait, Kirua a sa propre chambre et elle se ferme de votre côté uniquement. Toutes les pièces sont entièrement insonorisées, donc… » Celle-ci eut un petit sourire fallacieux. « … Faites-vous plaisir. » Dit-elle à l’intention du « couple ».

«Oh bah on va pas se priver alors !» Rétorque la petite saiyan, qui pense qu’ils pourront mettre de la musique à fond même si Kirua a sommeil – à côtés de ses pompes comme à son habitude.

Un petit rire cristallin échappe à leur employeuse avant qu’ils ne mettent les pieds dehors.

Une véritable foule de journalistes-médias, de « people » et de civils est rassemblé tout le long des marches qui donnent à l’entrée du Vice. La sécurité est assurée par des êtres entièrement mécaniques ou pratiquement, et cela a l’air de fonctionner. Accompagnée de ses gardes du corps, Lydia ouvre de nouveau la marche jusqu’à l’agent de sécurité qui contrôle leurs numéros d’identification personnel.

Heureusement pour la saiyan, elle a noté cette série de chiffre sur son poignet. Aussi discrètement de possible donc, celle-ci la regarde. Quand vient son tour, elle sort tous les chiffres d’une traite avant de sourire à l’agent de sûreté (ce qui lui vaut un regard suspicieux).

Une fois à l’intérieur de l’immense Complexe – avec plus d’une vingtaine d’étages, la grande majorité étant réservé aux loisirs : piscine, SPA, casino, jeux d’arcade, etc. – Lydia les mène jusqu’à l’un des ascenseurs aux vitres transparentes. C’est la première fois que la göranienne met les pieds dans ce « truc », alors elle regarde les boutons à l’intérieur avec tout ces nombres d’un air pensif.

Jusqu’à ce que le bordel décolle.

Elle fait un bond jusqu’au plafond de l’appareil, sentant sa queue de singe se hérisser autour de sa taille. Cette dernière termine son saut en finissant perchée sur Auros, les jambes entourant la taille du géant et ses bras pendus à son cou.

« Nyyyyaaaaaaaaahw ! » Fit-elle d’un air mécontent, collant sa joue contre les pectoraux de « Jin » tel un refuge face à cette situation déconcertante.

Leur hôte rit de bon cœur à la réaction inattendue de Sora. Rien d’étonnant qu’une femme des terres sauvages soit aussi peu à l’aise avec un tel appareil cela dit.

« C’est bientôt terminé ! » La rassure Lydia en tapotant gentiment le dessus du crâne de sa « salariée ».

Et encore heureux ! Setsuka descend de son perchoir seulement une fois qu’ils ont atteint « la terre ferme » en dehors de cet engin démoniaque à l’étage escompté.

« BRRRRrrrrrRrr, j’en ai encore froid dans le dos ! C’est horrible ce machin ! » S’exclame-t-elle en secouant la tête comme si on venait de lui lancer de l’eau au visage.

Lydia les mène à leurs chambres. La leur se nomme « La Rive Nocturne » d’après la pancarte au-dessus de la porte, et la sienne « Le Champ des Ombres ». Celle-ci leur tend une carte magnétique.

« Je reste dans ma chambre ce soir, si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas. On se retrouve demain à dix heures pour le brunch de présentation de l’enchère, ce sera à l’étage 43, couloir de droite : vous verrez, il donne directement sur une grande salle de réception. » Celle-ci les salut d’un geste de la tête avant de s’engouffrer dans son lieu de repos bien mérité, laissant le trio découvrir leur chambrée.

« Waaaaaaah ! » S’enjaille la saiyan en entrant dans leur chambre (qui ressemble plutôt à un grand appartement de luxe à vrai dire), trottinant gaiement sur son chemin d’exploration de ce lieu. « Mais c’est que c’est chouette ! Z’avez vu ça ! » Dit-elle en pointant du doigt des décorations en néon le long des murs, créant une ambiance à la fois intimiste et un peu « boîte de nuit » tout de même.

Les meubles et l’agencement général de l’endroit correspond au « thème » de leur chambre. Le papier-peint est une sorte de magnifique peinture d’une longue rivière semi-mécanisée plongée dans une nuit bleutée, et des lucioles jaunes sont disposées sous forme de néon en une nuée tout du long. Les meubles, évidemment dans un style très steampunk, sont pourtant des représentations de faune et de flore que l’on retrouve près des plans d’eau.

Le salon contient une cuisine ouverte, un bar, un babyfoot et même un billard. La chambre de Kirua est pleine de jouets et de consoles neuves les plus récentes – il a même sa salle de bain personnelle.

« Ouaaah, ça brille de partout dans ta chambre ! C’est quoi ce casque, là ? » Dit-elle en pointant du doigt un casque de réalité virtuelle technologiquement supérieur à ce que l’on pourrait imaginer, avec une tenue complète à enfiler pour plus de « sensations réelles ». « Ça a l’air trop bien ! » Commente-t-elle (en aidant éventuellement Io à enfiler tout ça s’il est pressé de tester !)

A l’opposée de la chambre du petit se trouve la fameuse suite parentale qui possède également une salle d’eau propre. Le lit king size de la chambre du « couple » est plus qu’adapté au regard du gabarit d’Auros, et de Setsuka qui ne prend pas beaucoup de place en théorie à côté d’un tel colosse (mais bon, y’a moyen qu’elle s’étende en diagonale en dormant donc bon !).

Chacun retrouve sur son lit respectif les accoutrements promis par leur hôte. Kirua trouve une tenue avant-gardiste violette et dorée avec des épaulettes - ressemblant à un costume classe, criard, original et distingué que Prince aurait largement pu porter. Le duo de gardiens quant à eux trouvent des tenues plus « sobres » car la couleur majoritairement présente est le noir – mais des arabesques dorées et violettes ornent les vêtements. Visiblement, ce sont les couleurs de la « société » de Lydia. Il y a même un masque pour le visage du Dieu de la Destruction qui est raccord avec sa tenue !

Setsuka prend dans ses petites menottes la robe qui lui est destinée. Elle n’a, invariablement, jamais porté ce style d’accoutrement. C’est une robe fendue jusqu’à la cuisse gauche, en bustier, totalement à paillette – et on lui a disposé une paire de gants noires et de chaussures assorties. Cette dernière se gratte le crâne en se demandant quels sont les avantages de ce type de tenue pour leur mission de garde du corps de demain.
Celle-ci repose la robe sur le divan dans leur chambre avant de jeter un œil à la fameuse tablette qui contient des tonnes d’informations sur les convives du lendemain. Cette dernière la repose presqu’aussi vite.

« Je risque de m’endormir au bout de cinq minutes en lisant ça ! C’est pas « mon truc », je préfère voir directement les gens, c’est plus facile de les cerner pour moi. » Ce qui s’entend vis-à-vis de son « talent » pour détecter et appréhender les émotions qui émanent des autres.

La jeune femme s’éclipse dans la salle d’eau (dont la baignoire est en réalité un jacuzzi, évidemment) et choisi l’une des « bombes de bain » à mettre dans l’eau du bon bain chaud qu’elle fait couler. Une senteur boisée et douce à la fois monte alors jusqu’à ses narines et la ravit. Elle met des agents moussants dans le jacuzzi pour faire pleiiiiin d’écume et de bubulles !

« Hiiiiiiiiiih c’eeeeessttttt tooooooop ces trucs ! » S’émerveille-t-elle à voix haute.

Elle commence à se déshabiller, libérant ENFIN sa queue de singe (qui a l’air vexée, car elle se tort dans tous les sens nerveusement et a le poil hirsute). Avant de se dénuder entièrement, la saiyan retourne dans la chambre, sautant dans le dos de l’Empereur pour venir s’y accrocher comme un gros bébé, entourant à nouveau sa taille de ses jambes et agrippant ses bras autour de son torse (ne pouvant pas en faire le tour complet). Elle pose son menton contre l’épaule du dirigeant Elyséen.

« Tu faiiis quoi ? Tu lis les trucs sur les gens de demain ? » Questionne-t-elle, candide. « Te fais pas trop de nœuds au cerveau, ça sert à rien ! De toute façon, notre super trio va triompher ! » Affirme-t-elle toute enthousiaste. « Tu viens prendre le bain ? J’ai mis un de leur truc qui sent trooooop bon dedans ! En plus ils ont une sorte de gommage, je vais pouvoir te frotter le dos et te faire des gratouilles avec ! »

Annonce gaiement la saiyan tout en se décollant du dos de son partenaire pour glisser ses doigts autour de son avant-bras gentiment et l’inviter à venir dans la salle d’eau. Sentant (plus que probablement) une certaine réticence chez son compagnon, celle-ci lui lance un regard interrogateur quelques instants, avant de lui demander :

« Chez vous non plus vous ne prenez pas de bain entre proches, c’est ça ? » Les terriens et les saiyans ne faisaient pas ça non plus de mémoire, en contradiction avec les traditions de Görana. « Ou c’est parce que t’as pas envie de te mettre tout nu devant moi ? » Demande-t-elle ensuite avec ce visage crédule dénuer de moqueries. « T’as qu’à mettre un maillot de bain ! » Lance-t-elle comme l’idée la plus lumineuse du siècle. « Sur Görana on prend un bain avec ses proches, c’est une grande marque de respect ! Et quand on lave le dos à quelqu’un, c’est pour lui montrer qu’on l’apprécie. »

Sur cette dernière phrase, un sourire chaleureux étire ses lèvres. Elle lance un regard plein de sincérité à l’Empereur. Setsuka se sent l’envie de lui montrer qu’elle le trouve « super chouette », et c’est un moyen de le faire (A l’âge des vikings, il était aussi de coutume pour les dirigeants chrétiens que de prendre un bain ensemble « dans le plus simple appareil » pour prouver sa bonne foi sur le fait que l’on « n’a rien à cacher », ce qui est assez comique !).

Quoi qu’il en soit, la jeune fille se faufile dans la salle d’eau, se dévêt entièrement et se glisse dans le jacuzzi. Son corps est dissimulé sous l’amas épais de mousse, avec laquelle elle commence déjà à s’amuser.


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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockDim 8 Jan 2023 - 16:43
Notre jeune ami Kirua avait beau être un dieu au sens propre, il ne faisait encore que découvrir l'immensité de l'univers qui s'offrait à lui. Ce jour-ci, il fit la découverte de l'ego, cette volonté vicieuse, s'insinuant dans l'esprit de chaque être vivant au point d'influencer leur comportement. Cela n'avait pas manqué. Situé au beau milieu de ce qui ressemblait à un début de dispute, le petit bonhomme en déguisement d'humain se contenta d'observer curieusement les réactions de chacun, tel un enfant découvrant le monde sous ses véritables facettes. Contrairement à lui, ceux dont la vie est régie par les lois de la réalité et du temps cherchent à laisser une trace de leur passage. Bien qu'ils n'en soient pas forcément conscients, ces jeunes gens et ceux qui viendront après eux poursuivront cet objectif insignifiant au yeux de l'éternel. Celui dont l'esprit demeurait plus pur que la neige ne pouvait nullement comprendre les raisons de ce conflit qui les animait... pourtant il les enviait.

« Woaaah... vos parents doivent avoir des tas de choses à raconter. »

Observez la lueur dans leur regard et vous y trouverez l'admiration et la fierté. Suivez le son de leurs voix et trouvez-y les faiblesses de leurs pairs. Les enfants sont parfois du genre bavard et indiscrets. Toutefois, c'est de leur bouche qu'en ressort bien souvent la vérité. Ils l'ignoraient encore mais ces pauvres marmots continuaient à la mort de leur parents. Si Rahk-City était à l'origine de nombreuses et belles histoires, rares étaient les fois ou ces dernières trouvaient autre chose qu'une fin des plus logiques : une mort spectaculaire. Était-ce le sort réservé au aux Cyber-Alkimist ? Au Vaxxdrem ? À Lydia ? Qui que puisse être le vainqueur de cette vente aux enchères, la tuerie venir finira encore par se reproduire, tout comme ces histoires écrites dans le sang et l'argent.

« Ooooooh ! Alors il y aura même un feu d'artifice ? J'ai hâte d'y être. On va bien s'amuser ! »

Jouant son rôle à la perfection, le garçon imita leur enthousiasme et les laissa tout déballer. Comme il était naïf de croire que tout se finirait bien. Ce qui s'apparentait à un semblant de paix n'était rien de plus qu'un moment de confusion entre deux guerres. Une chance pour notre petit groupe, seule une vie devait être épargnée. La seule chose qui leur restait à faire était la même, continuer d'agir avec subtilité.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------


Revenons à nos affaires : tandis qu'Auros et Setsuka parvenaient à trouver un accord avec leur nouvelle protégée, cette dernière ne manqua pas de partager son ressenti vis à vis de l'ex-officier élyséen, confirmant les doutes de l'empereur à son égard : l'homme qu'il a connu du temps au son père régnait encore a disparu, laissant ainsi place à une immonde crapule, prête à tout pour réaliser ses ambitions. Ironiquement, le principal concerné dans cette histoire ne pouvait pas se plaindre de son comportement. Élevé dans la jalousie, la tromperie et la concurrence, lui aussi pourrait finir par retomber dans ses anciens travers. Quoi qu'il en soit, Barra n'en demeurait pas moins un fou furieux qui devait être arrêté avant que le problème qu'il représente ne devienne irrémédiable.

« Heh... la folie des grandeurs, hein ? »

*Chacun son tour, on dirait. Il va tomber de haut, lui aussi.*

Si la brune s'efforçait de ne pas éclater de rire, son compagnon, quand lui affichait un petit sourire en coin. Outre la coïncidence que leur interlocutrice relevait en demeurant dans l'ignorance dans leur secret, ça n'était pas la première fois qu'un individu se proclamant tout puissant ne tente un coup d'État pour imposer ses lois dans son domaine. Seulement cette fois, c'était différent. Jamais un individu aussi haut placé ne s'est ainsi rebellé et encore moins subitement. Toute cette histoire cachait forcément quelque chose et les possibilités d'un reversements devaient toutes être déterrées jusqu'à leurs racines.

*Ce n'est qu'ainsi que nous serons vraiment tranquilles.*

Une poignée de main, un pacte signé. Apportant sa contribution en y joignant une troisième main, la saiyanne démontrait une fois encore à quel point elle voulait s'impliquer dans cette affaire. Elle n'avait pourtant un rien à y gagner et, pendant l'espace d'un instant, son soi-disant conjoint ne put s'empêcher de se demander « Pourquoi ? ». Passagère dans un univers ou rien ne lui est chère, celle qui a par une fois bravée la mort, prenait le risque de s'y confronter à nouveau. Venant de quelqu'un qui sait estimer le prix d'une vie, cette décision ne pouvait naître de l'insouciance. Faisant silence, l'Auros la regarda un bref instant, sans afficher la moindre émotion. Son analyse demeurait infructueuse : la göranienne n'avait pas changé, elle n'avait pas besoin de le faire et pourtant il savait qu'il n'en avait pas vu toutes ses facettes. Si un regard ne changeait rien, alors peut-être fallait-il changer d'yeux ?

« Oui, allons chercher le petit. »

Sorti de sa réflexion, le mercenaire regagna l'entrée du bâtiment en compagnie de ses dames en passant par la garderie mais... n'y avait-il pas comme une tension dans l'air ? Ne pouvant ignorer les regards se posant sur eux, le tyran réprima toute volonté d'en venir à la confrontation directe et prit sur lui pour reporter le conflit à plus tard. La dernière chose dont ils avaient besoin était d'une bagarre en plein milieu du bar. Patience était de mise : un jour, il n'avait qu'à attendre un jour pour de s'occuper de ces criminels en liberté. Lorsque l'occasion se présentera, l'élyséen n'hésitera pas. Sora ne pouvait non-plus ignorer ces yeux rivés vers eux. Ses sens en alerte, c'est d'instinct qu'elle agrippa au bras de Jin qui faillit sursauter dans l'instant.

« A-Ah ! Ma chère, je crois que tu as un peu forcé sur la boisson, ce soir. »

Il s'en fallut de peu. Masquant sa surprise afin de ne pas laisser le doute s'installer, le concerné adressa un regard interrogateur à sa compagne, continua sa route en en faisant comme si de rien étant et cessa de s'attarder sur ces inconnus qui ne pouvaient de toute façon se targuer de représenter quelconque danger pour eux. De son coté, le jeune garçon s'était mis un peu plus en retrait. Observant et écoutant le résultat de sa dernière intervention, cette conversation qui avait semblé plutôt bien démarrer ne faisait que s'envenimer au point de finir en dialogue de sourd. Avec toutes ces interruptions à base de « Moi mon papa et ma maman... », « Ouais ben les miens... » ou « De toute façon, mes parents... » … Io ne savait plus vraiment ou donner de la tête avec tout ce florilège d'informations. Autant dire qu'il n'a pas perdu de temps de rejoindre ces parents lorsque ces derniers vinrent le chercher.

« Papa ! Maman ! » s'exclama t-il avec excitation.

Courant vers eux, il se retourna brièvement pour adresser un signe de main à ses camarades et reparti en leur compagnie.

« J'ai appris plein de chose aujourd'hui ! »

Prenant la main de son paternel, c'est derrière un semblant d’innocence que sa dernière affirmation confirmait les pensées de ses complices : il savait des choses et les informations qu'il avait à leur transmettre n'étaient pas anodines, loin de là.

« Tu nous diras tout ça en chemin. »

Une fois sortis du bâtiment, nos trois espions en herbe rejoignirent la dame influence à bord d'un véhicule aussi confortable que douteux. Bien que le fauteuil sur lequel le cyborg se soit installé avait l'air confortable, ce dernier ne semblait nullement à l'aise. De toute évidence, il ne pouvait se débarrasser de son air préoccupé. Se pourrait-il que les événements récents l'aient contrarié ? Sourcils froncés, la tête reposant dans la main gauche, c'est pensif qu'il demeurait silencieux, accoudé à son fauteuil.

*Voila qui est terrible. Pourquoi m’entêté-je encore à fouiner dans les excréments de l'univers alors que tout pourrait se terminer en rien qu'un instant ?*

Cette obsession à vouloir réduire à néant ce qui ne convenait pas à sa vision de monde idéal en faisait un parfait dieu de la destruction... en dépit d'en avoir fait un cauchemar parmi les tyrans. Craint même par delà l'univers, la dynastie des Colds s'est agenouillé devant lui et pourtant... il demeurait incapable de ne trouver meilleure solution que la violence. Réfléchissait d'ores et déjà au déroulement de la prochaine bataille, notre guerroyeur était un peu comme ses soldats ayant oublié de rentrer au bercail, accablés par le poids du devoir.

« Attendez, je ne préfère pas... »

Mais il était déjà trop tard. Sorti de ses pensées par la lumière émise par un petit appareil, voilà que leur hôte disposait déjà d'un peu plus d'informations sur eux. Bien que cela ne devrait suffire à mettre le doigt sur sa véritable identité, l'élyséen préférait ne rien laisser au hasard et retint un soupir en constatant qu'il était déjà trop tard.

« Bon, soit. »

Il n'y avait plus qu'à espérer que leur employeuse ne se montre pas trop indiscrète à ce sujet. Gardant dans un coin de sa mémoire qu'il devrait jeter un œil au contenu de la tablette une fois sur place, il récupéra l'oreillette et la rangea délicatement dans l'une de ses poches.

« Un engin qui transmet les pensées ? Intéressant. »

*... mais tu t'es bien gardé de nous dire quelles étaient leurs limites.*

Voila autre chose à laquelle il lui fallait penser. Lydia, n'avait-elle pas dit que ces objets transmettait leur pensée en temps réel ? Si tel était le cas alors elle détenait un m moyen de déceler leurs véritables intentions ainsi que le moyen de compromettre leur la missions qu'ils se sont donnés.

« Merci. »

Cachant sa méfiance, le colosse était à l'opposé de notre génie juvénile qui prenait la sienne avec engouement.

« J'ai une chambre rien qu'à moi ? Trop cool ! » s'émerveilla t-il.

''Jin'', quand à lui se massait le front à l'entente des propos suggestifs de sa nouvelle patronne. Imaginez un peu la tête que ferait cette dernière si elle avait la moindre idée de qui ils étaient réellement... mais passons, il était impossible de passer inaperçu en arrivant avec un véhicule aussi m'as-tu-vu mais cela importait peu pour Lydia ne cherchait pas à faire dans la discrétion, sans quoi elle n'aurait jamais choisi un hôtel aussi réputé que « Vice ». comme destination. A en voir la foule qui s'agglutinait tout autour, l'empereur revoyait ses masses de personnes, toutes issues de la populace, que les gardes filtraient avant de leur donner l'accès au Palais Impérial. Un privilège rare, offert à tout ceux qui avaient soit assez de pouvoir ou d'or pour en bénéficier. Ici, c'était pareil, à une différence prêt : tout avait un prix, même la loyauté.

Ne tardant pas à s'identifier pour rejoindre l'intérieur de cette immense tour et ainsi échapper au viseur de paparazzis en tout genre. Ces actions reflétant une paranoïa presque évidente en disaient long sur sa personne, notamment le regard qu'il portait sur les autres. Bras croisés, il attendit sagement que l'ascenseur ne décolle du sol. On ne pouvait pas en dire autant de celle qui était étrangère à toutes ces technologies. A peine la tâche eut-elle bougé que cette dernière décolla du sol, et s'accrocha à son « époux » à la manière du paresseux, chose qu'il contesta bien évidemment mais que nenni, la saiyanne restait fermement accroché à lui quoi qu'il en coûte.

« M-Mais lâche moi, qu'est-ce qui te prends ?! » envoya t-il.

Ses plaintes étouffés par les rires d'Io et Lydia rendait la situation d'autant plus amusante. Bien qu'il ne soit pas tactile, le pauvre allait devoir s'y habituer. Ce n'est qu'une fois arrivé à leur étage que la brune se décida finalement à reposer pieds au sol, non sans commenter son passage dans cette  chose qu'elle qualifia d'horrible.

« Allons, tu finiras par t'y faire. » commenta son compagnon.

Tandis qu'il prenait la carte magnétique que son employeuse leur tendait, il prêta attention à ses dernières instructions : demain, étage 43, 10:00. Pas besoin d'en savoir plus, le tout était d'être à leur.

« C'est très clair, restez-vigilante » prévint-il, rendant le signe de tête.

Les règles avaient beau être fixées, les gens de cette ville n'étaient vraiment du genre à les apprécier. Quoi qu'il en soit, il était temps pour notre petite triade d'espions de se reposer. Tous les trois, ils entrèrent dans « La Rive Nocturne » et découvrirent tout le luxe que disposait cet endroit digne des plus aisés de la société.

« Les soprians ont bon goût, je le reconnais. »

*Comme c'est dommage...*

Mains dans le dos, l'élyséen prit soin de vérifier si la porte était bien verrouillée avant de se défaire de la perruque qu'il garda à la main pour le moment. D'un pas calme, il fit le tour des lieux en observant tranquillement ces pièces en thème et rejoignit Kirua qui s'essayait déjà à la réalité virtuelle.

« Woaaaaaah ! Mais c'est trop bien ! Attends faut que j'essaie tout de suite ! »

« Je vois que c'est Noël tous les jours. »

Marius Party, Boom, The Wonki Dead, Meat Saber, Bougnaldino Soccer, V-R4... avec tous ces jeux disposés, le bonhomme avait largement de quoi s'amuser.

« N'y passe pas la nuit, hein. On a du boulot demain. »

« Oui ''papaaaaaaaa''... » souffla t-il, agacé par son absence de confiance.

*Non mais pour qui il me prend ?*

Tournant les talons pour se diriger vers sa chambre, Auros déposa la perruque sur la commode venue et jeta un œil aux tenues tout en hochant du chef. Élégant mais sobre, c'était parfait pour lui qui n'avait besoin de plus. Constatant que leur nouvelle cheffe ait vraiment pensé à tout, il se donna un instant pour découvrir sa face et essayer le masque afin de s'assurer qu'il ne glisserait pas de son visage pendant les enchères.

« Bon, c'est parfait. »

Étant accoutumé à ce genre de tenues à la fois chères et coquettes, l'empereur ne jugea guère nécessaire d'en faire l'essai dans l'immédiat. Après tout, Lydia avait déjà fait le nécessaire en prenant leurs mensurations . Il demeurait tout de même étonnant que ses collaborateurs aient pu fournir ces vêtements en aussi peu de temps. Passons maintenant à cette fameuse tablette qui a été mentionnée tout à l'heure ; celle-ci concernait toutes les informations sur les participants des enchères et il y avait fort à parier qu'il s'agisse de noms entendu par le garçon à l'Eden Club.

*Devrais-je le questionner à ce sujet ? Peut-être pas tout de suite...*

« Attends, donnes moi-ça. »

Récupérant ladite tablette, le guerroyeur en profita pour parcourir les listes de noms et de visages défilant dans la liste.

*Comme je le pensais, ils ne sont pas tous d'ici. Certains viennent même d'une autre galaxie...*

Un fait très intéressant, témoignant aussi bien de l'importance de l’évènement à venir tout comme de la valeur potentielle des biens qui s'y trouveront.

*Pas étonnant qu'ils cherchent à s’entre-tuer avec toutes cette concurrence. Avec tout ça, la victoire n'appartient pas forcément au plus riche mais au plus futé d'entre tous.*

C'était diaboliquement ingénieux. Une telle règle n'a pas été mise en place pour inciter les concurrents à s’entre tuer mais à attendre avant de s'y mettre, à défaut de pouvoir véritablement les stopper. Si cette alienne en était réduite à chercher les premiers mercenaires qui feraient l'affaire dans la rue et ce pendant la veille de ces enchères alors elle n'avait ni confiance envers les capacités de ses hommes de mains, ni en les moyens qu'elle avait déjà en sa possession.

*Elle cache bien son jeu, on dirait. Qu'est-ce qui l'intéresse au point de parier sur sa vie ?*

Et voilà que la saiyanne ressortait de la salle de bain, prenant son compère par surprise en arrivant dans son dos pour s'accrocher à lui, elle l'invita à ne pas trop se prendre la tête avec cette liste, ce à quoi il répondit...

« Ça ne sert peut-être pas à grand chose mais je mets toutes les chances de mon coté. Tu devrais en faire de même au...si ?! »

Ce n'est qu'en tournant le regard vers elle qu'il remarqua sa nudité. Visiblement embarrassé, son « conjoint » détourna le regard immédiatement en la sommant de revenir d’où elle venait.

« Q-Qu-'est-ce que tu fais ?! Retournes-y, j'attendrais mon tour ! »

Elle mettait le doigt sur quelque chose en ce qui concernait la famille et le décalage culturel était évident.Si l'une avait été élevée dans l'unité, l'autre s'est forgé dans l'individualité. Si cela paraissait anodin, le concept même de « proches » ou de « pudeur » s'abordait différemment en fonction de leur vision du monde. Alors oui, il n'était pas très à l'aise à l'idée de se tenir nu devant elle, avec tout ce que cela laissait suggérer. Le plus déconcertant pour lui restait néanmoins cette innocence apparente. Jouait-elle vraiment le jeu ou bien n'en était vraiment pas consciente ?

« Ce n'est pas la question ! » répliqua t-il, non sans rougir

Quand à l'idée du maillot de bain, ça aurait été brillant si nos voyageurs avaient pris autres choses que leur déguisements en partant. Ce qui n'est pas le cas semble t-il et quand bien même, il aurait du mal à dissiper la gène. D'un autre coté, le monarque en prendrait un coup dans son ego s'il venait à s'enfuir comme ça. Afficher une certaine gène et refuser la proposition de se baigner avec la demoiselle... pour quoi est-ce qu'il passerait si ça venait aux oreilles d'un autre ? Et dieu sait que l'anecdote finirait par se répandre dans son entourage : il était clair que la porteuse raconterait son voyage dans les moindres détails.

« … pas longtemps alors.  »

Ayant finit par céder, il entra dans la salle de bain en sa compagnie et s'assura de verrouiller après son passage, au cas ou quelqu'un se pointerait par ici. Ôtant aussi bien ses vêtements que la prothèse de son bras gauche, il s'installa rapidement dans la mousse tandis que sa compagne étant déjà en train de s'y amuser. Soufflant du nez, passant la main sur la partie brûlée, le guerrier ferma ses yeux un bref instant et chassa ses pensées intrusives. Il serait difficile d'affirmé qu'un homme comme lui, accablé de si nombreuses préoccupations, puisse être vraiment « serein », ne serait-ce qu'un instant. Toutefois, il semblait déjà moins tendu qu'à l'accoutumé. Espérons que cela puisse durer encore un moment.

Pendant ce temps, du coté d'Io et ses jeux VR...


« Woooooaaaah. Elle est géniale cette île ! Mais... ou est-ce que je suis ? »
« Nous t'attendions... »


Spoiler:
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMar 10 Jan 2023 - 21:10


[U13] - Conflits internes


Du côté d’Io :


Il semblerait que le « you know da wae » soit en marche, et Io allait devoir persévérer pour trouver l’astuce qui lui permettrait de réaliser le meilleur score dans cette incroyable aventure. La vraie question étant la suivante : allait-il croiser sur son périlleux chemin de véritables queen ? Ou serait-il condamné à devoir cracher sur des imposteurs ? ! Fort heureusement il y avait de nombreux « frères d’armes » pour le guider dans son pèlerinage…





Du côté d’Auros & Setsuka :






La petite saiyan ne prêta même pas attention lorsque son partenaire se déshabilla. Ce n’était pas naturel pour quelqu’un ayant reçu son éducation de « jeter un œil » discrètement – ça ne lui venait même pas à l’esprit, en dépit de l’indéniable corps d’Apollon de l’homme à ses côtés.

Toutefois, ses yeux brillèrent d’excitation lorsqu’il se joignit enfin à elle dans le bain – et sa queue de singe se mit à virevolter de manière aléatoire, marquant particulièrement son engouement. Même en cet instant – alors que de prime abord, on pourrait considérer que sa réaction prouve que le monarque ne la laisse pas indifférente en des termes physiques – le regard qu’elle lui porte n’a pourtant aucun rapport avec la beauté évidente de l’Empereur. Elle est juste heureuse qu’il passe outre son éducation à lui pour partager un moment qui se veut agréable en sa présence.

« C’est vraiment trop sympa de venir alors que c’est inhabituel pour toi ! Merci ! » Dit-elle avec un enthousiasme communicatif.

L’étrangère se redresse uniquement le temps de se glisser dans le dos de son binôme, tout en finesse.

« Les habitants de Görana sont tous très musclés pour leur gabarit, mais toi t’es suuuupeeeerrrr large et t’as les muscles qui vont avec ! Pis y'a pleiiiin de gens baraqués dans mon univers, mais je crois pas avoir croisé quelqu'un d'aussi massif que toi ! C’est impressionnant ! » Remarque-t-elle en déposant ses mains sur ses épaules pour commencer à lui laver le dos. « Mais du coup, vous avez quoi comme rituel dans ton univers pour montrer à vos proches votre affection pour eux ? »

Cette question toute somme banale allait pourtant – peut-être – poser des difficultés au Dieu de la Destruction pour y répondre. Y avait-il seulement de la place pour la tendresse dans le monde qui est sien ?
Auros pouvait ressentir l’expérience de la göranienne en matière de « lavage de dos » : malgré la petitesse de ses menottes, la pulpe de ses doigts décelait parfaitement les points de tension des muscles afin de les dénouer de quelques gestes malaxés. Il semblait donc que cette pratique commune sur Görana soit une manière d’aider un proche à se détendre en exerçant sur lui à la fois un massage et un soin lavant de cette zone impossible à atteindre pleinement seul. Il est possible que pour une fois dans sa vie, le géant élyséen se sente comme une guimauve : parfaitement libéré de ses raideurs musculaires.

« L’astuce ce n’est pas tellement la force qu’on met dans le geste, c’est la connaissance précise de comment « pincer » le muscle pour l’aider à se décoincer ! » Affirme-t-elle avec un sourire qui s’entend, même alors que son hôte ne peut pas voir son visage dans cette posture. « Mais tu dois avoir des masseurs encore plus efficaces dans ton graaaand château ! Et sinon, c'est quoi le plus difficile dans ton rôle de Roi, et pis dans celui de Dieu de la destruction ? Je suis sûrement à miiiillllleeeeee lieux d'imaginer ce que c'est de telles responsabilités ! Heureusement que ça existe les masseurs pour t'aider à te détendre après un dur labeur héhé ! »

Après s’être assuré d’avoir fait du bon travail avec le revers de son allié, la jeune fille vient se placer en face de lui dans le bain, toute contente (sa queue de singe n’arrête pas de tournoyer comme celle d’un labrador !). Elle reste silencieuse quelques instants (inhabituel !) parce que ses mirettes admirent les cicatrices faciales de son compère de plus près que la dernière fois.

Il est certainement plus accoutumé à ce qu'on le dévisage comme une bête de foire, ou avec dégoût. Mais Auros ne pourra rien lire de tel en observant son invitée. Elle restait bouche bée la noblesse que lui inspirait la marque d'un grand combat, et du lourd passif qu'elle exprimait. Juste là, à jamais gravé sur son visage. Et un guerrier se devait de vivre avec cela toute sa vie sans faillir. La bravoure que cela demandait de se regarder dans la glace sans faillir, jour après jour - la beauté que seul un individu unique comme la saiyan décelait en tout cela - c'était ce qui l'avait tétanisé quelques instants... étourdie par la splendeur du spectre émotionnel qui se dégageait finalement d'Auros via ce stigmate, et probablement qu'il ignorait lui-même cela avant de le découvrir dans les yeux de sa partenaire.

« Est-ce que je peux ? » Dit-elle en levant lentement sa main vers le visage du régent avec cet air chaleureux qu’il ne doit pas avoir coutume d’observer. La saiyan établit un contact visuel avec lui avant de poursuivre son geste.

La pulpe de ses doigts effleure alors les stigmates qui lui ont jadis été douloureusement infligés. Aussitôt cela fait, aussitôt le monarque peut ressentir l’océan de douceur qui est en Setsuka, et qu’elle focalise sur lui en cet instant. Ceci lui est plus facilement transmis grâce au don de la jeune fille que de faire ressentir ses émotions, autant que de percer à jour celle des autres.

« Même à travers ton masque, tu as l’air tout le temps irrité. Est-ce que c’est parce qu’elles te font toujours mal ? »

Interroge la sauvageonne en glissant progressivement et doucereusement toute sa main contre la joue de l’Empereur, motivée par le fait de mieux le comprendre.

« La mienne elle est vieille et je ne sens plus rien du tout ! » Ajoute-t-elle à propos de sa propre balafre en forme de X.

Le contact de sa paume entière sur le visage du régent accentue la sensation initiée par le don de la jeune femme. Il peut alors ressentir une cascade de quiétude s’écouler en lui, parsemée d’onctueuses ondes de gentillesse et de considération pure envers sa personne. Nul ne pouvait savoir comment allait réagir quelqu’un dont la vie avait été dominée par la haine à ces sentiments-là.

« Je ne suis pas aussi aveugle que tu le crois, tu sais ! Je sens bien que tu es tout le temps en colère pour des raisons qui m’échappe. »

Annonce-t-elle de sa petite voix délicate, faisant descendre sa main sur l’immense épaule de son hôte – zigzaguant jusqu’à son pectoral – pour terminer sa course sur son plexus solaire, l’endroit où est détenu l’organe du cœur. Pour un combattant de sa qualité, sa peau était plus douce qu'on ne pouvait l'imaginer.

« Mais tu n’es pas seul, je te l’ai dit : je suis là maintenant. » Le ton de sa voix est anormalement assuré et calme, à l’instar de ce qu’on peut lire sur son visage. Enfin, l’espace d’un instant seulement, avant que le petit bout de femme n’ajoute en reprenant son explosive bonne humeur exaltante de nouveau : « Enfin, si tu as de la place pour moi là-dedans ! Parce que de mon côté, j’ai une place graaaaande comme ça, juste pour toi ! » Mime-t-elle en écartant ses deux mains le plus loin possible l’une de l’autre.



Le moment se suspend un temps et cueille à la racine du coeur la jeune femme, qui, de part son don, se fait envahir un peu plus à chaque moment passé avec lui par les sentiments d'Auros.



D’un rire enfantin, elle amasse dans la paume de sa main droite de la mousse et des bulles – puis les souffle en direction du visage de « son concubin ». La « pauvre victime » se fait caresser la face par des bulles qui font « pop ! » et d’autres qui restent plus longtemps lui faire des chatouilles sur la peau avant de se dissiper.

« Hihihi, t’as de la mousse sur le bout de ton nez, c’est trop choupi ! » S’exclame-t-elle en tendant la main en direction de l’arrête nasale du Roi pour venir ramasser du bout des doigts ladite mousse. « Je suis sûre que tu ne t’étais jamais amusé et détendu dans ton bain comme ça avec quelqu’un d’autre avant, pas vrai ? » Ajoute-t-elle visiblement toute contente de la présente situation, à l’instar d’un fidèle canin qui aurait satisfait son maître (c’est à cause de son appendice arrière, gesticulant à nouveau dans tout les sens, que la comparaison est faisable !).

Ses yeux étincelants rencontrent en cet instant ceux du tyran, et Setsuka se rend compte que c’est la toute première fois qu’un humanoïde lui fait penser qu’il est beau de cette manière-là. Le visage renfrogné – masque perpétuelle de la souffrance qui circule continuellement en lui – et les traits tirés d’Auros l’attirent inexorablement vers ce dernier - comme si le fossé en termes de personnalité qui les séparait était une sorte d’aimant voulant toutefois les rassembler. Un objectif est né au creux de son cœur : elle aimerait apaiser ses douleurs existentielles continues et le voir sourire plus souvent.

C’était aussi la toute première fois que la jeune fille se surprenait à penser qu’elle aurait adoré que le temps s’arrête ici.




It will take a while
To make you smile
Somewhere in these eyes
I'm on your side





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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockSam 14 Jan 2023 - 23:01
« Je sens un grand potentiel en toi, PyjamaShin ! Afin de poursuivre ton initiation, tu devras passer une épreuve PARTICULIÈRE ! »

« Ooooooooh ! »


* CLAC ! KLAC ! CLAC ! KLAC ! CLAC ! KLAC ! CLAC ! KLAC ! CLAC ! KLAC ! *

[Oui, ce sont leurs claquements de langues.]

Imaginez un peu : un enfant (âgé d'environs 400 ans, reconnaissons-le) représenté par un jeune blondinet tout vêtu de vert, en train de se faire endoctriner par une horde de dégénérés en hérissons difformes et grassouillets. Voila précisément la situation de notre kaioshin, découvrant à ses dépens le monde du gaming, ou plutôt ses tréfonds ! Enthousiaste comme jamais et ce bien qu'il n'ait absolument aucune idée de l'épreuve que ses nouveaux « amis » comptaient lui faire passer, il se mit à frémir d'excitation en montrant les poings en avant. Quelque soit le challenge qu'ils allaient lui présenter, il s'y donnerait à fond pour faire ses preuves et rejoindre la grande tribu des rouges.

« Je vois que tu es prêt à relever tous les défis ! Fort bien, tu iras loin en suivant la voie ! »

* CLAC ! KLAC *

« NIKLÉM0D0S, Postoukancer ! Venez voir par là. »

« Oui, Grand Maître ! » répondirent les acolytes avec une synchronisation quasi-parfaite.

« Vous allez accompagner cet arrivant dans les terres étrangères et vous assurer qu'il parvienne à trouver une personne digne de devenir notre future reine ! »

Acquiesçant tous les deux, ces derniers dont les yeux semblaient atteints d'un fort strabisme, se mirent à fixer le petit nouveau qui ne comprenait pas complètement de quel genre de tâche il allait devoir s'acquitter.

« Et si je trouve pas ? »

« On te poursuivra sans relâche et on te crachera dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive. »

* CLAC *

« Ah... bon ben d'accord. »

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Et bien ! Quelle aventure ! Avant de suivre un peu plus l'épopée virtuelle de notre petit compagnon, revenons un peu du coté des adultes. Face à l'insistance de sa partenaire, le dieu de la destruction répondit à son invitation et s'installa dans l'eau à ses cotés. Prenant soin de garder son « bras » gauche hors de l'eau, il s'accouda au rebord de cette large baignoire. Pensif, à la recherche d'un repos qui lui semblait inaccessible, notre guerrier paraissait cependant moins sur la défensive qu'auparavant, même si rien ne semblait en mesure d'effacer cette mine renfrognée. Comme il pouvait le voir, la brune en face de lui était juste heureuse de le voir partager son bain, sa coutume.

« Disons que je peux bien faire un effort. » répondit-il à ses remerciements.

Il n'en disait rien mais c'était plutôt lui qui était reconnaissant. Malgré le fait que ses méthodes n'aient rien à voir avec les siennes, l'aide qu' elle ne cessait de lui apporter, sans condition et sans jugement ne l'a pas laissé de marbre. Pour autant et même maintenant, il ne se permettait de lui donner totale confiance, réminiscences d'un passé fait de mensonges et de trahison sous un déguisement familier. En dépit de cela, il fit justement cet effort, celui de passer outre la paranoïa agitant son esprit en rejoignant la demoiselle puis en la laissant se glisser dans son dos. Cette dernière remarqua évidemment sa musculature plutôt large par rapport à ce qu'elle avait l'habitude de voir, ce qui lui fit décocher un petit rire sur le moment.

« Oui, j'ai bien crû remarquer cela au cours de ce bref passage sur ta planète. Tout comme tes semblables, nous autres élyséens profitons d'une musculature qui se développe rapidement. »

Voila à quoi l'on reconnaissait un peuple de guerriers. Bien que l’empereur sorte effectivement du lot, il n'était pas rare de trouver des personnes plus ou moins aussi imposantes que lui parmi ses congénères.

« Hmmm... »

Ce qui ressemblait à une question parfaitement anodine aux yeux de son interlocutrice était un véritable casse-tête pour lui. Par quel rituel témoignait-il de son affection envers quelqu'un d'autre ? Qu'il s'agisse des amis, de la famille, en avait-il seulement la moindre idée ? Peut-être que n''importe-qui aurait pu répondre dans l'immédiat, cependant ce n'était pas son cas. Il lui fallait réfléchir, fouiller dans sa mémoire. Y avait-il vraiment quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à ce qu'elle venait de décrire ? Il lui fallut près d'une quinzaine de secondes pour répondre à cette question. Malheureusement, celle-ci ne saurait être à la hauteur de ce à quoi la saiyanne pouvait s'attendre.

« … une main tendue. C'est tout ce qui me vient à l'esprit. »

Une main tendue, oui. Pas celle qui servait à juste sceller un accord mais celle que l'on tendait pour s'unir dans l'effort, celle que l'on tendait pour faire face à la mort, celle que l'on tendait pour se relever encore. Le voilà, son fameux rituel. Aussi insignifiant puisse t-il paraître, c'était celui qu'il partageait avec son frère, puis son père et enfin sa gardienne... en d'autres termes : ceux qui lui ont tendu la main par le passé étaient également ceux qui finirent par lui tourner le dos à un moment donné. Qui aurait bien pu s'imaginer qu'une aussi simple question puisse raviver des souvenirs aussi vieux que les blessures qui marquaient le visage de cet homme dont les yeux s'illuminèrent.

« C'est ridicule, je sais. Oublie ce que je viens dire, il n'y a rien de tel ici qui y corresponde. »

Deux sons de cloche pour une seule vérité. Si il n'existait que peu de mots pour témoigner de son affection envers autrui en ce bas monde ou tout est passé sous silence, les gestes, quand à eux se sont avérés bien plus parlants. Tandis que les muscles du colosse semblaient se relâcher, son regard se tournait vers le passé. Lui qui n'avait pourtant pas prévu de faire son introspection se retrouvait de nouveau confronté à lui même.

« ... »

*Pourquoi est-ce que ça revient maintenant ?*

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Flashback


« Auros, Makra, honorez mon nom et partez en chasse. Puisse notre Empire être purgé de toute menace car telle est votre tâche !»

« A vos ordres. »
« A vos ordres. »


Il se revoyait là, genoux à terre devant le trône doré. Immobile au coté de son frère jumeau vêtu de noir. Lui, ne se distinguait autrement que de part sa tenue blanche, simple représentation de la dualité de ces deux êtres partageant la même essence. Les images se succédèrent, ravivant les souvenirs de terribles batailles, les unes à chaque fois plus difficile à endurer que toutes les précédentes. Une jeunesse marquée par la violence des êtres faits de chair et de toute les atrocités qui en découlèrent ; quoi de mieux comme réponse à un univers ou l'on ne peut survivre autrement qu'en se salissant les mains ?

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« C'en est fini des Saiyans, le Roi Cumbar est mort. »

« Pas tant qu'il en reste encore. »

----------------------------------


« Le Culte du Dragon Déchu n'existe plus, nous nous en sommes assurés. »

« Pourquoi est-ce que vous m'en parlez, alors ? Ce nom doit être effacé de notre Histoire. »

----------------------------------


« La Rébellion s'est éteinte, Valeriana est morte. Je m'en suis chargé personnellement. »

« Non, retournez-y. Il y aura toujours quelqu'un d'autre pour reprendre le flambeau. »

« Mais enfin... »
s'interposa le frère.

« Ne revenez pas avant qu'il n'en reste plus rien ! Alors seulement vous pourrez prétendre au titre de divin. »

« … bien, père. »


Avez-vous la seule idée de ce que cela fait de revenir couvert de blessures, bataille après bataille, à chercher vainement l'amour et la reconnaissance d'un père éternellement insatisfait ? Ne pas savoir de quoi demain sera fait, si vos actions ont réellement servi à quelque chose, si vous vivrez assez longtemps pour voir ce qui en découlera ? Mais alors... à quoi rimait donc tout cela ? Pourquoi continuer à s'acharner pour quelqu'un qui ne voit en vous rien de plus qu'un pion sur son échiquier, un chien dressé uniquement pour faire la guerre à sa place ? Au fil du temps, ce traitement vous endurcit, il vous rend plus fort, mais par dessus tout, il vous fait perdre de vue ce qui était vraiment important pour vous.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------


*Tout ce que nous voulions...*

« ...c'était une place à votre coté. »

Soliloquant d'une voix presque inaudible, celui qui semblait s'être détendu un tant soit peu recommençait doucement à se raidir. Poings serrés, bloqué dans le passé, Il ne revint à lui que lorsque la curiosité de la demoiselle le réveilla. Qu'y avait-il de plus dur dans tout cela ? Se donnait-il seulement le droit de se détendre ? Lui ? Peut-être se doutait-elle déjà de ce qu'il allait en dire. Auquel cas ça n'aurait rien de très surprenant.

« Des masseurs ? »

Il lâcha un rire, était-ce vraiment sérieux ?

« Je n'en sollicite pas, je n'ai guère le temps pour ça. »

Il fallait bien s'en douter. Les petits plaisirs que pouvaient se procurer n'importe quel roi ne faisait pas partie de la vie de celui-là. Esclave aveugle, n'ayant pour héritage que les chaînes de ses devoirs, l'empereur avançait jour après jour, ignorant le spectre de la culpabilité qui n'avait de cesse de le hanter.

« Tu m'as demandé ce qui était le plus difficile, et bien je vais te le dire... »

Attendant que la balafrée ne se retrouve de nouveau face à lui, il s'adossa contre le rebord, regarda sa main fermée et l'ouvra doigt par doigt au fil de ses énumérations.

« Oublier ce que l'on a fait hier au réveil, se lever pour prendre des décisions cruciales, en récolter la fureur d'un peuple, maintenir l'Ordre établi et chasser le chaos par la force, recommencer. »

Les yeux rivés sur sa main complètement ouverte, il conserva un instant de silence avant de les tourner vers ceux de la goränienne.

« C'était difficile, au début. Puis à un moment on s'y habitue, ça devient un quotidien, un quotidien pour lequel on finit même par prendre goût. »

Un mouvement perpétuel et cruel, telle était la seule façon de faire fonctionner cette horloge gigantesque qui lui fut léguée. Tout le monde ne pourrait se vanter d'y avoir abandonné son humanité pour cela, voila ce qui faisait de lui un bien meilleur Dieu de la Destruction qu'un Empereur. Auros n'a jamais été changé en monstre ; il a été élevé dans l'unique but d'en devenir un. Ce n'est pas « Misha » qui a fait de lui le dieu le plus craint du septième univers. Le seul rôle qu'elle a joué fut celui de le perfectionner en lui montrant la direction à suivre.

« Je ne te demande pas de comprendre et je ne te le souhaite nullement. »

Ce n'était un secret pour personne : il était celui contre lequel n'importe quel ennemi aurait proposé une trêve, voire une alliance pour s'en défaire. Alors pourquoi ? Pourquoi parvenait-elle encore à le regarder sans le dévisager, lui qui n'eut aucune hésitation à décimer par deux fois ses congénères ?

« Mmh ? »

Sortant de son silence, elle continua de le fixer de ses mirettes azurées. Demandant permission pour une chose qu'il ne comprit dans l'immédiat, il la laissa continuer son geste jusqu'à ce qu'elle n'atteigne son visage. Abasourdi à son tour, le dieu élyséen fut accablé par une chose à laquelle il ne put donner de nom dans l'immédiat. Était-ce là ce fameux « don » qu'elle avait maintes fois mentionné au cours de cette journée ? Le feu animant ses iris embrasés d'une couleur orangée semblait s'être éteint l'espace d'un instant. Apaisé et silencieux, Auros ne répondit pas immédiatement à la question qui lui fut posée. Est-ce que la blessure lui faisait encore mal ? Pas physiquement tout du moins. D'autre part, il ne cherchait nullement à l'effacer pour autant. S’évertuant de cacher sa marque derrière un masque métallique, froid symbole de son ascension, il conserva malgré tout une attache pour cette trace, ultime souvenir d'un combat fratricide.

« ... »

La porteuse n'était nullement aveugle, son hôte l'a compris avant même qu'elle ne l'affirme. S'il y avait bien quelque chose d'à la fois magnifique et de terrifiant chez elle, c'était bien le pouvoir qu'elle exerçait l'esprit des gens. Pas au sens littéral, évidemment mais cela fait un moment qu'elle était devenue « celle qui montrait l'exemple ». Les mots employés étaient forts et leur sens n'a pas échappé à son interlocuteur.

« Arrête. »

Mais encore une fois, la jeune femme risquait de se heurter à un mur. Si son don lui permettait de le percevoir, alors elle verrait autour de cet homme un mur fait de glace éternelle. Aussi chaleureuse soit-elle avec lui, il restait encore des blessures que seul le temps serait à même de guérir.

« J’apprécie. Mais arrête. »

Était-ce un soupçon de peur qui se cachait derrière ses mots ? Non, ça ne pouvait être possible. Pas pour lui. Aussi enivrante soit cette sensation de paix intérieure, ce beau diable se refusait d'en dépendre, craignant le risque de ne plus rester le même. Prenant la main de la demoiselle, il l'éloigna doucement de son buste pour la reposer dans l'eau en secouant lentement la tête. Elle ne devait pas continuer. Comme elle le devinait sans doute, il était déjà plus affecté qu'il n'aimerait l'admettre. Continuer en ce sens ne serait pas avisé, pas maintenant tout du moins. Détournant le regard afin de ne pas poser les yeux sur elle trop longtemps, il parvint à retrouver ce sourire qu'il affichait désormais sans mentir, sans effort.

« M-Mais... ?  Tsh. »

Soufflant le visage du tyran, provoquant ce dernier par une salve de bulles, ce dernier se prêta au jeu en balayant une partie d''entre elles du revers de sa main droite. Visiblement d'humeur joueuse, Setsuka semblait passer un bon moment à ses cotés. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, bien peu de personnes ne se sont montrées aussi ouvertes en sa présence. Laissant sa partenaire récupérer le petit amas de mousse s'étant logé sur le bout de son nez, il répondit :

« Il y a une première fois à tout. » d'un air amusé.

Le faire se sentir « bien », rien que ça pouvait être vu comme un exploit en Élyséa. Notre héroïne, savait-elle seulement idée de quels maux était-elle en train de le purger ?

« Pour te répondre, mes brûlures ont cessé de me ronger depuis longtemps, je n'en souffre plus. »

Il soupira.

« Je suis tout le temps en colère, je le sais. C'est de cette colère dont je puise mon pouvoir. Depuis le début je... non.»

S’interrompant un instant, il préféra changer complètement le sujet de discussion. La jeune femme aura beau insister, son ego ne lui permettrait pas de se confier à qui que ce soit.

« Dis moi plutôt à quoi t'es due cette cicatrice en croix. A moins que ma mémoire ne me joue des tours, tu ne me l'as pas encore dévoilée. »

Peut-être en apprendra t-elle davantage à son sujet en consentant révéler une partie de son propre passé ? Auros savait d'instinct qu'il y en avait bien plus à découvrir à son sujet que l'image qu'il s'en faisait. Quel était donc le secret de cette femme nimbée de lumière, capable de sourire en toute circonstance ? A chaque seconde passée, le destructeur n'en était que plus intrigué.
Setsuka
Setsuka
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MessageSujet: Re: [U13] - Conflits internes   [U13] - Conflits internes - Page 2 ClockMer 25 Jan 2023 - 18:45


[U13] - Conflits internes


 
Du côté d’Io :


 
Alors que le périple de notre fougueux petit bonhomme débutait (et il était fort bien accompagné au regard des pseudonymes d’enfer du duo désigné pour lui tenir la jambe) ce dernier n’était certainement pas préparé à toutes ces choses délurées qu’il allait découvrir ici bas, dans l’un des pires « niveau » du net.
 
Durant leur voyage pour trouver DA KEEN, ils tombèrent nez-à-nez avec l’une des plus grandes légendes de ce milieu : DOGE.

[U13] - Conflits internes - Page 2 5wfv
 
Le regard puissant et profond de ce compagnon redoutable perça celui d’Io : était-il suffisamment brave pour mériter qu’un doge lui fasse l’honneur de le suivre ? Il faut dire que ces bêtes sont très utiles pour distraire les malandrins, ça pourrait être un plus !
 
Le chien fit bougé ses sourcils plusieurs fois - ce qui était super bizarre pour un animal – avant de décider effectivement de suivre le trio… au moins pour un moment.







 
Du côté d’Auros et Setsuka :



Attention ! Fanart +18:


La saiyan avait été dans l’incapacité de comprendre comment était-ce seulement possible qu’il n’y ait pas d’ode à la tendresse – ou ne serait-ce qu’un petit quelque chose traditionnel qui y soit corrélé. Les Elyséens n’avaient pas juste l’air d’être frigides, alors : ils étaient élevés également de la sorte, à priori.
 
« Bah non, c’est pas ridicule du tout ! » Avait-elle rétorqué sur l’instant. « Ou alors toute mon éducation l’est. » Ajoutait-elle en riant doucement.
 
En effet, les citoyens de Görana – et ce, indépendamment de leur race – sont élevés de sorte à tendre naturellement la main à son prochain, et à considérer tout le monde comme un ami jusqu’à preuve du contraire. Insensé ? Parfaitement, cela le serait de se comporter de la sorte sur une autre planète (Enfin, pour ceux qui en ont conscience ! Parce que c’est totalement comme ceci que Setsuka se comporte, après tout il s’agit-là de quelque chose d’habituel pour elle). Même sur Görana il arrive des déconvenues ; il existe toujours des êtres malintentionné : mais pour autant, la souffrance et la trahison ne détournent pas la majorité des habitants du but de paix qu’ils se sont fixé.
 
Il eut une sorte d’absence pendant que son corps se détendait, et cela n’avait rien d’étonnant. Le fait de se sentir physiquement  relâché de toute pression permet une véritable focalisation sur son esprit propre. Loin de s’imaginer, cependant, ce que le mental d’Auros lui montrait, l’oreille aguerrie de la chasseuse capta les marmonnements de son compagnon – révélateur de la demi-transe qu’il avait vécu. Elle ne fit pas de commentaire car il s’agissait du « jardin privé » de l’Empereur, et c’est une chose qui se doit d’être respectée.
 
Quand il reprit contenance, il lui révéla qu’il n’avait guère de temps à consacrer aux massages. Cela expliquait pourquoi les nerfs dans son dos étaient de véritables paquet emmêlés les uns dans les autres ! Ses explications quant aux « missions » les plus coriaces de son rôle satisfaisaient la curiosité de la petite aventurière. Loin de tout jugement à propos de la teneur de ses agissements, celle-ci trouvait ce quotidien loin de tout ce qu’elle connaissait fascinant. Ce serait probablement mal perçu pour une personne ne sachant pas comment fonctionne Setsuka, logiquement.
 
« Mais pourtant je n’ai pas de mal à comprendre ce que tu me dis là, enfin je crois. C’est simplement ta vie, ton rôle, et il est crucial dans ton univers ! Si tu n’étais pas là, ça serait le gros bazar ! » Lui répondit-elle sur l’instant. « Je ne peux pas imaginer ce que ça fait d’être la personne qui se doit d’avoir les épaules pour tout ça, par contre. Tu te frottes à de la négativité quasi-constante, je ne sais pas comment tu fais pour ne pas perdre la tête ! Surtout si tu n’as pas au moins quelqu’un sur qui te reposer, à qui parler ! »
 
Elle ressentait une sorte d’admiration envers sa rigidité et sa discipline à toute épreuve – personne ne pouvait naître en ayant les épaules pour de telles responsabilités.
 
La dualité des émotions au sein du Dieu de la Destruction avait donné un sourire attendrit à Setsuka. Bien qu’il lui intimait de cesser et qu’il captura sa main pour l’éloigner, c’était une sorte de petite victoire à ses yeux que de lui faire ressentir des choses « suffisamment perturbantes » pour lui démontrer que lui aussi pouvait avoir accès à la paix.
 
Alors elle décida de poursuivre cet agréable échange en se jouant de lui gentiment. Après avoir récupéré la mousse sur son nez, elle se rassit tranquillement face à lui, heureuse. Oui, il n’y avait rien d’autre à spécifier que cela, et pourtant ça représentait tout ce qui était le plus important dans la vie : le bonheur. Pour une fois, Auros avait eut une expression positive sur le visage, et cela l’avait vivement touchée. Pouvoir lui montrer que sa vie ne se résumait pas qu’au personnage qu’il se devait être devant le grand public était un objectif qu’elle prenait très au sérieux.
 
Elle était là, simple et toute disposée à le recevoir lui, tel qu’il était. Sans détour ni ornements pour le faire paraître plus agréable qu’il ne l’était réellement. C’était ce que la göranienne voulait qu’il intègre.
 
Cette dernière fut soulagée d’avoir confirmation que ses cicatrices ne le tiraillaient plus – et elle ne fut pas déçue qu’il ne s’exprime pas davantage sur cela. Malgré son tempérament pétillant, respecter ce que les autres veulent nous révéler ou non est sacré – jamais il ne faut les pousser à le faire, sinon jamais ne naîtra la confiance dans la relation.
 
Il commence cependant à se confier à propos de son sentiment permanent de colère – mais ne peut finir sa confidence. Celle-ci dépose sa main sur celle métallique de son hôte et la frotte tout doucement, pour lui dire « c’est pas grave ! » en silence.




 
Comment as-tu obtenu cette cicatrice, Setsuka ?
 
L’interrogation transperce le crâne. Une douleur lancinante la prend tout d’un coup et elle ferme les yeux d’un air contrarié, ce qui lui est inhabituel. Celle-ci secoue vivement la tête pour s’en débarrasser. C’est quoi cette sensation naze ? ! Bah, faut se reprendre !
 




Plus confortable, donc, à l’idée d’en savoir d’abord plus sur son invitée, celle-ci lève un index en l’air avec un air égayé.
 
« C’est une histoire digne des livres fantastiques ! Tu n’es pas prêt ! » Dit-elle sur le ton de la plaisanterie. « Eh bien en fait, cette cicatrice-là c’est... » Celle-ci lance un regard à droite. Puis à gauche. Puis au plafond : la lumière ne semble pas atteindre sa matière grise malgré tout. « Euuuh…. ? » Celle-ci se gratte l’arrière du crâne et ses joues se mettent à rosir, embarrassée. « Ben… je pensais que c’était pendant la dernière guerre qu’on a vécu sur Görana, mais… je sais pas, j’en suis plus tellement sûre en fait. C’est trop bizarre à décrire, mais… j’ai des souvenirs nettes de la guerre, et à côté d’autres très flous qui s’y mélangent et qui n’ont clairement l’air d’être hors sujet ! » Celle-ci devient rouge comme une tomate, honteuse. « Bon, euh… donc j’allais te raconter que c’est ma tutrice qui m’a fait ça. » Celle-ci pouvait en parler sans mal malgré l’évidente tragédie liée à cette situation. « En fait, quand on décèle un potentiel magique chez toi sur Görana, ben tu vas pouvoir suivre un entraînement pour développer ça. On te fait faire une cérémonie où tu communies avec les esprits magiques, et c’est eux qui désignent à quel « professeur » tu es destiné pour apprendre et maîtriser la magie. Et donc… ben c’est la faute à pas de chance, mais je suis tombée sur Drokane ! Et pour te faire un résumé, elle manigançait secrètement une guerre contre les autres races. Pour tout un tas de raisons, enfin tu vois le genre quoi ! » Celle-ci hausse les épaules d’un air détachée. « Du coup elle a fait mon éducation magique de mes quatre à mes… euh… je sais pas, un truc comme seize-ans ? » Ajoute-t-elle en réfléchissant cependant à la véracité de ses propos. « Et puis elle a déclarée une guerre, et ça a été un massacre. Ses pouvoirs magiques dépassaient l’entendement. En fait, on pense tous qu’elle tirait sa puissance d’une entité pas vraiment bienveillante, mais ça c’est qu’une supposition ! Faut dire que c’est vraiment facile de faire des pactes avec des mauvais esprits et d’avoir tout ce que tu veux ! » Cette dernière se saisis d’un gant et d’un savon (et en tend à Auros également) pour se savonner pendant qu’elle raconte sa (passionnante) vie (fallait pas la lancer!!). « Je me souviens clairement donc, avoir aidé à la combattre, et je la vois m’attraper par la mâchoire d’une patte, et de me faire cette marque de l’autre : « pour que je n’oublie jamais pourquoi ». C’est ce qu’elle a dit. Parce qu’elle disait que j’aurais dû comprendre, qu’elle m’avait éduqué pour que je sois comme elle... » Une lueur mélancolique brille dans ses prunelles quelques secondes. «  C’était pas facile, c’était comme ma maman tu sais. Elle a fait une partie de mon éducation, et j’allais en vacances tout les deux mois deux semaines chez elle. » Un sourire triste habille ses lèvres en se remémorant le temps passé avec Drokane. « Enfin… voilà quoi ! Rien de transcendant finalement, c’est qu’une histoire comme une autre dans l’immmmennnnnnsiiitééééé des uniiiiverrrs ! » Ajoute-t-elle tout d’un coup en reprenant son air gai habituel.
 
Après s’être lavée, celle-ci sort du bain et va d’abord chercher une très grande serviette pour Auros, qu’elle lui tend avec tendresse. Celle-ci va en chercher une autre pour elle : les serviettes sont toutes chaudes et c’est super agréable, alors elle se sèche avec plaisir ! (ça se voit à sa queue de singe dont les poils s’électrisent à plusieurs reprises).
 
« Je sais pas trop pourquoi, mais j’ai des absences parfois. » Continue-t-elle après un petit moment de break. « Je n’ai pas l’impression que ça fasse longtemps que ça m’arrive. En fait, j’ai communié avec les esprits quand j’étais au Paradis. Je sais distinctement quels esprits m’ont approchés pendant ma transe, mais… y’a un moment de blanc où je sais pas trop ce qui s’est passé. Et là, paf ! J’étais revenue sur Terre, et le pire c’est que je me suis retrouvée... »
 
Cette dernière déglutit difficilement. Toute cette sordide histoire lui restait encore en travers de la gorge.
 
« ...chez ma mère biologique. Ça fait aucun sens, hein ! Je me réveille dans un lit inconnu avec une personne qui me balance être ma mère ! Elle m’a agité une sorte de dossier sous le nez en me disant que c’est moi qui était venue la chercher y’a quelques jours, alors que je me souviens d’être au Paradis avant de me réveiller dans le monde des vivants à nouveau, moi ! » Celle-ci fini de se sécher (un peu furieusement en rapport avec cette fâcheuse histoire), puis pose ses mains sur ses hanches de cet air contrarié qui la rend pourtant mignonne. « Pis je m’en fiche de mes parents de sang ! Mes « vrais » parents c’est ceux que j’ai sur Görana! J’aurai jamais eu l’idée d’aller chercher qui est ma génitrice, donc tout ça c’est incompréhensible. »
 
Celle-ci soupire un bon coup et hausse de nouveau les épaules, avant de se diriger vers une armoire avec plusieurs réserves de vêtements à leur taille (visiblement le couturier de Lydia est consciencieux!) pour enfiler un boxer et une brassière assorti.
 
« Bah t’imagines bien que ça s’est mal terminé cette affaire. C’est plus une garce qu’une mère, cette dame ! Elle m’a insultée moi et les miens, en disant que j’avais échoué lamentablement ma mission de conquête de Görana. C’est une espèce de folle complètement endoctrinée par les valeurs misérables des saiyans ! Pis elle m’a menacé avant de partir, mais je l’attends de pied ferme, moi ! » Dit-elle en serrant les poings pour donner des coups dans le vide avec une tête marrante, genre « viens-là la vieille que je te mette une raclée pour voir !! ».
 
En reprenant son sérieux, Setsuka se dirigea dans leur chambre accolée pour s’asseoir sur le sofa qui y est installé.
 
« Je pense comprendre pourquoi ils se sont fait exterminés dans ton monde, les saiyans. » Dit-elle sans en être blessée, apparemment – après tout, la chasseresse fait bien la distinction entre cette race et elle-même. « Heh, j’ai faim ! On continue de papoter autour d’un bon gigot ? ! »
 
Voilà un comportement qui passe du coq à l’âne dans lequel on la reconnaît bien, la Setsuka ! Celle-ci vient de trouver une sorte de tablette informatique sur laquelle on peut commander des plats qui sont directement apportés dans les chambres.
 
« On va laisser des plateaux à Io aussi ! Tiens, choisi pour lui ! » Demande-t-elle en venant coller son épaule contre celle d’Auros pour lui montrer le contenu du menu.
 
« Tu voudras bien me raconter comment t’es devenu Dieu de la Destruction ? Je veux dire, c’était écrit à ta naissance ce truc-là ? J’ai aucune idée de comment ça marche ! Mais ça veut dire que t’es un « dieu » et pas un « mortel », alors… ou plus en tout cas… »
 
Celle-ci se creuse la tête pour imaginer comment ce type de processus se déroule. Est-ce qu’Auros a été choisi de longue date, ou était-ce un « choix de carrière » ? Les voies des dieux sont impénétrables comme on dit… et parfois leurs décisions aussi aléatoires que ce qu’ils décident de manger à midi !


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