Le deal à ne pas rater :
Cartes Pokémon EB12.5 : commander le coffret ETB Zénith Suprême
Voir le deal
Le Deal du moment : -17%
(CDAV) Apple MacBook Air 2020 : 13.3″, Apple M1, ...
Voir le deal
949 €

Partagez
 

 Le Chaperon roux et La Louve

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Narumi Karuzaki
Narumi Karuzaki
Demon
Féminin Age : 32
Date d'inscription : 18/07/2012
Nombre de messages : 324
Bon ou mauvais ? : Neutre
Zénies : 1240

Techniques
Techniques illimitées : Transposition | Griffes et crocs acérés | Pluie d'énergie
Techniques 3/combat : Rayon Lunaire | Armure naturelle
Techniques 1/combat : Forme Alpha

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 ClockMar 12 Juil 2022 - 20:42
Le rouge lui monte aux joues sous sa fourrure.
La honte et le plaisir mêlé.




Pourquoi doit-elle ressentir ces émotions-là à cet instant ? C’est un spectacle des plus horrifiants. Alors pourquoi son corps refuse de suivre sa raison, et lui envoie ces décharges d’extases dans l’ensemble de ses membres ?

C’est tout bonnement horrible. Mais c’est incontrôlable. L’alpha est impuissante face à ses émotions. Tout le monde l’est. Personne ne peut prétendre les contrôler.

Le pire, c’est que tout ceci est partagé. Narumi ressent que les mêmes émotions circulent dans le corps de son partenaire pour venir résonner avec les siens. Sont-ils fous ? Anormaux ? Non, rien de tout ça. La cheffe des armées est probablement l’une des personnes les plus équilibrées, mentalement, de l’univers entier. Pourtant, personne n’échappe à ses sentiments. Aussi abominable puissent-ils paraître.

Et, après tout, ils ne contraignent personne à rentrer dans leur petit jeu. Ils ne s’adonnent que l’un à l’autre dans la réalisation artistique de ce plaisir coupable.













La température augmente. C’est plus que normal au regard de l’enivrement qui les saisis conjointement, mais… de là à sentir l’odeur de sa fourrure carbonisée, c’est autre chose.

Si profondément plongée dans sa transe, ce ne fut que lorsque son corps commença à se couvrir de cloques que son instinct la force à s’éveiller de sa plaisante torpeur. Un maëlstrom d’une chaleur insoutenable les entouraient, et ce ne fut qu’à cet instant que la fulgurante douleur liée à cet évènement entreprit de la giflée de plein fouet. Un hurlement souffreteux s’échappa de la gueule ouverte de l’animal, dont le corps jusqu’ici « endormi » par sa folie ne l’était soudainement plus. Chacune de ses cellules s’éveillèrent pour ressentir pleinement cette tempête magnifique et destructrice. Les lèvres écumant de bave et de sang, les yeux injectés d'hémoglobine, l’animal est presque méconnaissable. Un grognement guttural et frustré la fit bondir hors de sa proie. Qui n’en était pas réellement une, étant donné que lui aussi est un Prédateur Alpha incontestable.

Ses poils hérissés et partiellement cramés lui donnaient un air de loup-garou zombifié, rescapé mais qu’à moitié d’une catastrophe liée potentiellement à la Umbrella Corporation. Ses zones de peaux dénuées de poils étaient couvertes de cloques vives et brûlantes, lesquelles accentuait cet air de « Nemesis » tel le monstre affilié et populaire qui découle de la fabuleuse franchise Resident Evil.

L’explosion souffle tout aux alentours avec une prodigieuse force, même la Bête est contrainte de bander les muscles pour se maintenir sur place du mieux possible – mais manque de se faire envoyer valsée dans un mur. Lorsque Narumi relève son visage défiguré, un sourire contenté étire les babines de sa forme bestiale.
Akaza est un cadeau des Dieux. Regardez-le ! Son corps est pratiquement remis sur pieds ! Seules les cicatrices profondes infligées par sa coéquipière persistent. Des étoiles dans les yeux en le voyant ainsi être en capacité d’encaisser sa plus primaire bestialité, un sentiment envahissant d’admiration se crée envers lui dans l’esprit de la louve…

…Et ne fait que se renforcer alors qu’il la supplie presque de continuer et qu’il promet de conserver la prochaine entaille.

C’est d’un romantisme inavouable.

Pour autant, la Bête ne détourne certainement pas les yeux. Elle soutient son regard et sent qu’elle commence à l’aimer. C’est la première fois que cela lui arrive, de développer de tendres sentiments si rapidement pour quelqu’un… Ou presque. Une image douloureuse et éclair traverse son esprit lorsqu’elle revoit le visage de Wolfgang, son homologue du Pays des Contes – qui aujourd’hui avait décidé d’y retourner en compagnie du Renard… Plutôt que de rester ici, à ses côtés. Mais ce n’était en rien sa faute. Sa véritable place devait être là-haut. Il était Le Grand Méchant Loup, et son monde ne saurait se passer de sa présence indéfiniment.

Le Monstre ferme les yeux quelques instants. Il semble profiter de l’énergie environnante qui s’accumule dans le poing d’Akaza. L’ensemble de ses sens étant décuplés, par conséquent tout ce qui se passe autour de Narumi est ressenti d’une manière qu’aucun humanoïde – ou presque – ne peut ne serait-ce qu’imaginer. Tout ce puissant chakra qui circule dans l’air, la frôle pour venir rejoindre le membre visé de l’androïde lui provoque d’agréables frissons.

Quand ses mirettes s’ouvrent à nouveau, c’est une vision merveilleuse qui s’offre à la combattante.
Et elle ne peut retenir ce commentaire, qui s’échappe d’entre ses lèvres mi- ouverte :

- Magnifique…

Ses yeux étincellent et sont émus jusqu'aux larmes. Ils reflètent la magnificence de son opposant. Il ressemble à une étoile filante, prête à déchirer à toute vitesse les cieux pour venir émerveiller votre nuit.
Aussi la réaction de la louve fut la suivante : elle analysait le moindre mouvement du corps d’Akaza sans bouger d’un cil. Les yeux d’or de la Bête baignaient dans l’admiration la plus pure qui soit. Enfin elle avait trouvé celui qui saurait lui faire dépasser ses limites. Enfin elle se sentait atteindre un nouveau palier dans son existence.

C’est comme au ralentit qu’elle le vit foncer en sa direction. Ne vous méprenez pas : il est d’une vélocité phénoménale. C’est simplement là l’expression de la beauté de cet instant béni aux yeux de l’Alpha, transi devant un si grandiose accomplissement.

Celle dont le peuple était qualifié de « démon » lâcha totalement prise. Narumi ne voulait pas se défendre, ô grand dieu que non. La cheffe des armées voulait profiter de cette décharge surpuissante. Voir comment son corps allait encaisser le coup. Il était l’heure de franchir pour de bon ce nouveau palier, et quoi de mieux pour cela que de risquer sa vie ? Qu’importe la nature de l’affrontement, ça ne fait aucune différence.

Alors quand son poing brandit tape le premier coup contre le torse de la Bête, elle bascule la tête en arrière. De fines gouttelettes de pluie commencent à poindre, tombant sur le visage de l’animal à l’instar de la cendre toujours présente. C’est agréable, contre toute attente. C’est une sensation entre… l’exaltation et la sérénité. Un cocasse mélange… inattendu.

Elle concentre toute sa force dans le maintien de son corps dans cette posture, droite, prête à accueillir les coups qui lui sont destinés. C’est d’une difficulté palpable. Ces offensives sont d’une puissance dévastatrice. Réussir à demeurer en place est un exploit. La peau du loup-garou est une véritable carapace qui pour autant, se brise sous l’intensité de cet ultime assaut.

Quelle jouissance. Quelle souffrance. C’est ce que tente d’exprimer les anges du Puzzle des Lamentations. Un casse-tête sophistiqué qui vous promet à la fois de connaître l’ultime torture lié à l’ultime plaisir. Voilà ce qui se passe aujourd’hui, en cet instant présent. Sans même la présence d’Hellraiser pour octroyer cette sensation palpitante à la louve. Akaza doit en être l’un des Prophètes, ce qui explique les choses.

Son corps se disloque sous ses yeux ébahis – entre l’effroi et la fascination – lorsque son visage s’abaisse vers celui qui est à l’origine de cette découverte unique. La souffrance est telle qu’aucun cri, aucune larme, aucun mouvement incontrôlable n’en est à la hauteur – bien qu’il se passe tout cela à la fois. Son corps s’exprime. Ses hurlements sont si puissants qu’ils se répercutent contre les façades des locaux, arrivant à terrifier même les plus aguerri militaires. Une masse d’entre eux s’agglutinent devant les grandes baies vitrées à chaque étage. Les yeux écarquillés. Leurs visages arborant des expressions diversifiées, mais toujours dans le plus grand choc.

Mais, étrangement, Narumi n’entend rien. Il n’y a qu’un silence délicieux qui l’aide à se plonger pleinement dans ce qu’elle ressent.

Ses larmes zigzaguent sur ses joues dégarnies à plusieurs endroits de sa fourrure. Elles alourdissent la sensation de brûlure – et en même temps c’est d’une splendeur sans pareille. Son corps dépasse concrètement ses limites. Les spasmes incontrôlés de ses membres annexes à chaque coup la propulsent un peu plus dans ce constat : la guerrière est au summum de la joie et de la douleur, et ainsi elle ne ressent plus que la paix.

Ses grandes pattes se posent dans les cheveux d’Akaza d’un geste tendre. Elles descendant lentement dans son cou, sur ses épaules. La terrienne ressent plus que jamais tout son corps à lui, à mesure qu’elle y balade ses mains. Et quand elle ressent qu’il arrive au bout du bout de ce qu’il a à donner, que c’est le dernier coup qu’il va lui offrir – Narumi lui fait un cadeau, à son tour.

Elle concentre ses dernières forces brutes dans ses griffes. Ses lames aiguisées viennent sectionner d’un coup vif l’endroit où se trouve son cœur. Du bout des doigts, Narumi découvre le siège des sentiments de l'Être Parfait. Personne d'autre ne pourra jamais partager cela qu'eux d'eux... Symbolique et critique à la fois est ce geste. Les longs ongles déchirent un poil la chair et le derme profond de son partenaire, de telle sorte qu’il aura en guise de cicatrice plusieurs « virgules » artistiques à l’endroit où son organisme central se situe.


Le monstre s’écroule. Quand elle baisse de nouveau ses yeux sur son propre corps, un rire d’émerveillement la secoue. Dans sa tête tout du moins, car aucun son n’arrive à faire grésiller ses cordes vocales. Le loup-garou n’est plus seulement l’avatar d’un monstre chimiquement modifié ; mais aussi une créature toute droit sortie de l’imagination grandiose de Tim Burton.

Son torse ne détient plus aucune couche de peau. On voit l’intérieur de son corps. Ses solides muscles sans aucune protection – d’ailleurs ils sont déchirés, en charpie totale. Ses côtes sont entièrement visibles et brisées, en un amas de petits morceaux qui se sont coincés dans ses chairs. Il lui reste des endroits avec de la peau calcinée et des touffes de fourrure sur le reste de son corps, mais tout est d’une couleur noire charbonneuse. La quantité de sang et sa répartition est difficilement descriptible tant c’est un tableau informe et cruel à la fois. Il y en a partout, parsemant les deux protagonistes. Le sol, les murs. Rien n’y a échappé.

Ainsi le géant tombe sur ce qui reste d’Akaza, tout en reprenant progressivement forme humaine. Le cyborg atterrit vraisemblablement sur le dos. La louve se retrouve sur lui.

La joue de Narumi se retrouve confortablement installée contre les pectoraux de son adversaire. Ses yeux sont à demi-clos. Elle s’est tant délectée de cet affrontement… et la fatigue la gagne comme après une intense nuit d’amour. Malgré sa volonté à toute épreuve et quand bien même la militaire voudrait bouger ne serait-ce qu’un petit doigt, ce serait impossible. C’était la première fois dans sa vie qu’elle en arrivait jusque-là. C’était une indescriptible sensation. La promesse d'un Paradis pouvait bien l'attendre, elle en avait atteint l'épicentre ici même, dans le monde impur des mortels.


Alors que la cheffe des armées sombra dans les doux bras de Morphée, une équipe médicale d’urgence – comme on peut en voir sur « le terrain » - débarqua sur les lieux. Un dispositif automatique de transport se glissa dans le dos d’Akaza et souleva les deux « tourtereaux » avant de les conduire dans la salle de régénération appropriée où ils se firent placer en soins intensifs dans des cuves médicales.

Plusieurs heures passèrent et ils avaient été ensuite installé dans des lits de repos par les soins de l’équipe de sauveteurs. Quand la louve ouvrit enfin les yeux après tout ce temps, elle croyait être dans l’Autre Monde. Une sensation désagréable, électrique traverse son dos et vient se nicher à la base de sa nuque. Le souvenir de son séjour dans le néant vient la titiller. Mais quand elle tourne la tête, Akaza est allongé à ses côtés, sur un lit tout près du sien.

Les traits de son visage, précédemment crispés, se détendent. Elle sourit. Elle vient chercher sa main de la sienne et la serre doucement. Qu’il est bon de constater qu’ils sont encore ici, tout les deux, dans le monde des mortels. Qu’il est bon de conscientiser qu’ils ont partagés la plus grande aventure de mort imminente et de paix entremêlés. Ils ont dépassé les limites de leurs âmes et en sont ressorti changés.

Pour de bon, cette fois, la morosité a quitté définitivement Narumi Karuzaki.
Akaza
Akaza
Autres Races
Masculin Age : 21
Date d'inscription : 10/12/2020
Nombre de messages : 48
Bon ou mauvais ? : Esprit Libre

Techniques
Techniques illimitées : Combustion Minime/Maîtrise de l'oxygène/Déplacement Instantané
Techniques 3/combat : Combustion précise/Hell Burst
Techniques 1/combat : Mode : SUPREMATIE

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 ClockMer 27 Juil 2022 - 20:12
L’odeur infecte des déchets, le supplice causé par la présence de l’astre de feu, l'irrémédiable fouet de la faim et l’étouffante serre de la soif.

Naviguant sans trop le savoir entre vie et mort, le torse à découvert, laissant les battements de son cœur frapper les parois de son crâne avec une violence déconcertante, Akaza se remémore des souvenirs étranges qui n’ont rien à voir avec son existence dans la boîte blanche. Comme une vie antérieure dont la pauvreté ressort tel un phare dans cette mer de l’incompréhension et du mystère. Ce fil rouge, cette ligne directrice ressemble aux marques qui parsèment son corps dans une série de motifs, de formes et de symboles ayant divers sens pour les hommes ou pour les monstres à l’origine de sa création. Contrairement au gardien de la pierre, le roux est ce que l’humanité génère de pire : un pur produit des vices de l’existence blasphématoire de l’Homme sur une terre qui n’est d’origine, que beauté. Ce contact profond et prolongé avec l’une des nombreuses filles de Dame Nature rend un peu de vertu à celui qui n’en dispose point.

La vie dispose donc d’un sens véritable qui dépasse l’entendement d’une machine organique qui ne répond qu’aux pulsions d’un corps qui incarne la malveillance de ses créateurs. Une malveillance qui s’exprime par ces coups de ciseaux, le bruit de cette scie qui perce la chair et les os pour en trouver les graines de l’arbre aux branches blanches que l’on nomme squelette. La douleur est à ce moment précis encore effroyablement impactante sur le corps meurtri d’une enveloppe charnelle sans âme -ou presque-. Mais ces pensées, ces idées, ces…. souvenirs ne sont que le reflet d’un passé qui n’est peut-être pas le sien. Alors, tenant sa promesse, il avance sans tourner le dos, traversant le temps pour rencontrer les obstacles aux allures de figures mythologiques ; le grand cavalier au sombre destrier nommé “Apocalypse” cherchant désespérément à imposer sa vision du monde par peur de devoir courber l’échine face aux agissements d’autrui, le jeune homme à la fine lame lui murmurant de nombreuses idées noire, marquant son esprit au point de lui faire douter de sa valeur, de son importance et de sa justice. Revenant dans le temps qui est le sien, la chaleur d’un instant mémorable gagne son torse remontant de ses pieds et passant par ses bras puis sa tête, il ressent alors son poing serré percuté violemment un mur qui semble infranchissable et pourtant, il s’effrite sous le poids de la violence, de la sauvagerie qui définit l’existence d’un être qui grandit et évolue tel un enfant dans un environnement qu’il ne connaît pas, cherchant désespérément à comprendre les rouages d’une société qui n’est pas la sienne.

Mais plus que tout, l’esprit sauvage de la nature qui lui a permis de tremper ses lèvres du sang de l’oiseau au blanc plumage qu’il pourchasse depuis tant de temps, celui dont la simple évocation crispe jusqu’au moindre muscle de l’anomalie. Celui qu’il a faussement décrit sur ce banc, un journal sur le visage et un sourire arrogant qui colle si bien à son teint cadavérique. Revenant dans le temps qui est le sien, la chaleur d’un instant mémorable gagne son torse remontant de ses pieds et passant par ses bras puis sa tête, il ressent alors son poing serré percuté violemment un mur qui semble infranchissable et pourtant, il s’effrite sous le poids de la violence, de la sauvagerie qui définit l’existence d’un être qui grandit et évolue tel un enfant dans un environnement qu’il ne connaît pas, cherchant désespérément à comprendre les rouages d’une société qui n’est pas la sienne. L’impact de ce moment va bien plus loin que ces vives réminiscences d’un événement désormais conclu, elle marque le corps et l’esprit du bourreau des esclavagistes.

Ce qui devait être un simple entraînement, est en réalité la fin d’un chapitre dans la vie du roux, car d’une certaine manière, il a gagné : Il a obtenu la sensation tant convoitée d’une rarissime liberté dont la valeur n’a d’égal que le goût qu’elle offre aux lèvres sanglantes d’un corps fatalement décomposé par ses propres interactions avec un environnement pourtant si sécurisé, qu’est celui du QG d’une base militaire rassemblant une stupéfiante brochette d’êtres absurdement puissants dont la grande louve fait partie. La marque d’un tel affrontement risque de secouer l’armée terrienne dans tous les sens du terme, surtout vis-à-vis des dégâts absolument non-nécessaires à la pratique d’un “entraînement”. Mais les dégâts résident avant tout sur les deux combattants et la ponctuation de ce long dialogue physique entre deux sauvages laisse de nombreuses marques visibles…

Notamment sur la poitrine du pâle, ouverte au grand air, dévoilant un organe meurtri conservant difficilement un rythme stable ce qui renvoie à l’état second dans lequel se trouve le pyromane qui ne peut subir sa propre présence physique, incapable de fournir un autre mouvement que celui de pousser avec un poing clos, sur le torse d’une immense créature aux poils calcinés. Pour autant, ce geste affectueux, offert par la fureur de la nature en personne, remet en cause le véritable sens de cet affrontement, mais aussi ce qu’une telle conclusion implique pour un futur plus ou moins. Sa place ici-bas peut en être totalement bouleversée ou tout simplement identique à son état avant cet affrontement. Cette incertitude ne conforte pas le roux dans une possible prise de décision….

Mais pour l’instant le plus important réside dans la position délicate dans laquelle il se trouve, allongé sur le sol avec Narumi, sur son torse brûlant. La gorge sèche, les yeux vitreux et les membres tremblants, le poids conséquent d’une lycanthrope sur sa cage thoracique encombré sans même sa présence n’est qu’un détail désagréable supplémentaire ; mais cette gêne n’est qu’un détail , son corps n’est de toute façon plus capable de fournir la moindre réaction concrète, correcte face à une situation que son esprit peine à comprendre. Il veut simplement rejoindre Morphée afin de profiter d’un peu plus de temps aux côtés de la louve, lui qui n’a toujours eu que la solitude comme compagne. Et cette volonté est très rapidement entendue, car un simple clignement des yeux va le faire bondir des heures -peut-être des jours, il n’en sait rien- en avant. Une salle blanche, trop blanche qui irrite ses pupilles fragiles et son rythme cardiaque s’accélère. Est-il de retour là-bas ? Non, il sent la chaleur d’une main qui vient discrètement serrer ses doigts dans un nouveau geste tendre. L’incompréhension gagne alors les traits de son visage face à un geste totalement dénué d’intérêt pour lui. Son regard fixe sa main prise au piège, mais avant de faire quoi que ce soit, il relève la tête vers le plafond de cette infirmerie dont la blancheur le rend encore plus pâle que d’habitude. Tout ceci à donc bien eu lieu et Akaza s’est effectivement battu contre une véritable arme de guerre, tout comme lui ; c’est un plaisir de se remémorer les souvenirs d’un tel affrontement n’est que pur délice pour l'anthropophage pourtant, c’est un visage morose qui se présente à la cheffe des armées terriennes tandis que d’une voix fracturée, il prononce les mots suivants :

"C’est dommage, j’ai perdu."

Il ne fait preuve d’aucune hésitation, il affirme. Mais en réalité, il est bien plus complexe, factuellement, de confirmer les dires de A-8475. Qu’en est-il réellement ? Est-ce que l’un ou l’autre peut considérer la conclusion de son combat comme sa victoire ou bien même comme une possible égalité. Non, Akaza ne croît pas au principe ex æquo, il y a toujours un vainqueur et un vaincu. C’est le principe même de la survie. Et la louve est possiblement du même avis. Mais en supposant la défaite du roux, il en résulte qu’il s’ajoute à la longue liste des “prétendants” qui ont perdu, qui perdent ou qui perdront face à la cheffe des armées terriennes. Cette idée ne semble pas quelque peu folle, puisque visiblement déduire un possible vainqueur relève presque de l’impossible au vu des échanges serrés malgré le principe de “l’entraînement” qui a flotté au-dessus de tout le combat. Mais l’expérience ratée est honnête, surtout quand il parle avec ses phalanges. Suite à ces quelques mots, son regard se tourne à nouveau vers cette main chaleureuse.

"Mais ce n’est pas très grave, ça veut dire qu’on va pouvoir nous affronter à nouveau hein ?" Marquant un pause ponctué par un léger sourire, il continue “Par contre pourquoi est-ce que tu me tiens la main ? J’ai une faim de loup, ce n'est pas le meilleur des plans d’être aussi près de moi haha

D’une étonnante naïveté, le pyrokinésiste semble contenir un mélange de plaisir et de tristesse, s’axant par la suite par la profonde mélancolie que dégage son visage aux traits moins tirés que d’habitude. Est-il déçu, ou satisfait ? Une chose que la louve va devoir déchiffrer. Peu de temps avant d’avoir une première réponse, Akaza enchaîne sur un ton enjoué, reprenant pied dans le monde des vivants touchant délicatement la jeune cicatrice sur son torse, un air satisfait

"Sympa celle-ci !"
Narumi Karuzaki
Narumi Karuzaki
Demon
Féminin Age : 32
Date d'inscription : 18/07/2012
Nombre de messages : 324
Bon ou mauvais ? : Neutre
Zénies : 1240

Techniques
Techniques illimitées : Transposition | Griffes et crocs acérés | Pluie d'énergie
Techniques 3/combat : Rayon Lunaire | Armure naturelle
Techniques 1/combat : Forme Alpha

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 ClockJeu 28 Juil 2022 - 20:41
Lorsqu’il confirme sa déception d’avoir perdu, la louve ne quitte pas son regard. Il est si difficile à décrypter. Ressent-il seulement quelque chose à l’annonce de cette remarque ? Narumi n’est pas une fine psychologue. Elle ne connaît que la loi de la Nature comme sa poche, que l’expression des sentiments à travers son instinctive bestialité pleinement et profondément. Le reste demeure assez obscur.

« De toute façon, je ne crois pas que je suis prête à me faire vaincre par qui que ce soit. » Avoua celle-ci en passant son autre main sur son visage d’un air déconcerté. « Je veux dire par-là que je suis consciente de fuir l’échéance du jour où quelqu’un parviendra à me battre, car je ne ressens rien en termes de romance pour personne, et ça ne fait pas partie de mes plans. » Celle-ci se redresse légèrement et cale sa tête confortablement dans son coussin, sans quitter la main d’Akaza. « Et quand tu passes beaucoup de temps avec quelqu’un, parfois naît malgré toi un sentiment qui te pousse à penser tout le temps à cette personne, à avoir envie d’être physiquement et mentalement proche d’elle de manière régulière, etc. Cette émotion est incontrôlable, mais on est libre de faire le choix de la suivre ou non. » Malgré son incapacité à aimer - puisque sa capacité à aimer avait été piétinée et annihilée par SK et que cela la parasitait encore et toujours quelque part – son raisonnement n’était pas irréaliste. « Bref, je n’ai pas envie de devoir assumer les responsabilités qu’engendre le fait d’être officiellement avec quelqu’un aux yeux du monde entier. Il va falloir que j’accorde mon emploi du temps avec cette personne, je vais devoir millimétrer la moindre de ses apparitions ou de ses dires. Ce ne sera amusant pour personne. Ni pour mon ou ma future conjoint/e, ni pour moi. Mais ce n’est pas en s’en plaignant que je vais gérer ça. »

Celle-ci se met à rire de sa propre sottise. Pourquoi est-ce qu’elle lui reparle de tout ça maintenant ? Pourquoi avoir envie de se confier à un être qui est visiblement « inapte » à saisir réellement la portée d’un tel fardeau ?

Il n’y eut pas de logique dans cet échange, pourtant Narumi avait envie de discuter avec lui plus qu’avec quiconque. Akaza est singulier. Tout chez lui l’est. Jamais il n’aura un point de vu conventionnel ou diplomatique, ni même mesuré ou agrémenté de cette « bien pensance» absurde qui dirige le monde. Et c’est agréable d’avoir l’avis d’un être qui ne trempe nullement dans les rouages habituels du système.
Celle-ci hoche la tête par la positive lorsque son partenaire lui demande s’ils pourront s’affronter de nouveau à l’avenir.

« Je n’ai jamais autant apprécié me faire maltraiter de toute ma vie, alors certainement. » Se permit-elle de plaisanter.

Lorsqu’il la questionna quant à savoir pourquoi elle lui tenait la main ; le rouge lui monta aux joues pour l’une des rares fois de sa vie. Pourtant sa réaction fut aussi vite gérée qu’elle était arrivée : Narumi avait un tel contrôle de ses émotions s’en était effrayant – ou cela suscitait l’admiration envers une telle résilience personnelle.

« … Je ne suis pas quelqu’un de très tactile, comme je te l’ai expliqué. C’est un geste affectueux, à la base. Et d’autant plus venant de ma part, car le contact physique n’est pas vraiment mon fort. Cela veut dire que j’apprécie ta présence. » Celle-ci glissa doucement ses doigts hors de la paume de l’être mécanique lorsqu’il souligna sa faim plus que prenante. « Je n’ai absolument pas pensé au fait que tu puisses être affamé, mes excuses. » Celle-ci pianota quelques instructions sur sa montre connectée. « Ne te laissons pas à l’article de la mort mon cher, ton repas arrive dans quelques minutes. » Lui indique-t-elle en pointant du doigt son bijou de technologie lui permettant de communiquer avec l’ensemble des militaires aisément.

Celle-ci lui adresse un petit sourire en coin lorsqu’il pointe du doigt la cicatrice que la louve lui a laissé.

« C’est symbolique. J’ai laissé une marque à l’endroit où est supposé être ton cœur, parce que c’est ce que tu as fait dans le miens. Je n’avais jamais rien ressenti de tel lors de notre combat. C’était comme connaître l’idylle, la « Terre Promise », le « Paradis » sans y avoir accès concrètement avec mon enveloppe charnelle, mais mon esprit y était projeté d’une quelconque manière et- »

La militaire fit silence alors que des personnes prédisposées à cela firent leur entrée dans leur chambre afin d’apporter respectivement un plateau de « restes humains frais » à celui qui devenait progressivement « le protégé » de Narumi ; et un plateau de fruits frais découpés pour la louve ainsi que des tranches de poissons et de viandes crues.

Peut-être valait-il mieux qu'elle ne poursuive pas sa tirade, de toute façon. Il y avait quelque chose de singulier qui commençait à la titiller en la présence du cyborg; la naissance d'un sentiment controversé.

Les soldats s’inclinèrent devant eux avant de ressortir sans un mot. La fille de Mère Nature se redressa complètement au bord de son lit afin de commencer à profiter de ces mets savoureux : alternant morceaux de melon et de mangue avec des tranches finement découpées de viande.

Cela la fit sourire.

« Finalement nous mangeons tout les deux de la viande crue pour vivre, nous ne sommes pas si différents. » Cette dernière espérait que son invité allait être rassasié par ce qu’on lui avait apporté. « Le cannibalisme ne me fait ni chaud ni froid, tout du moins avec le recul que j’ai à présent. Quand j’étais encore esclave, nous étions souvent obligés de manger nos congénères pour survivre, car nos tortionnaires nous donnaient à peine de quoi nous maintenir en vie – alors qu’ils nous forçaient à accomplir des travaux physiques pénibles. »

Celle-ci poursuivit ses dires, mais à propos d’un autre sujet.

« Ce qu’exprime ton visage est souvent contradictoire avec ton comportement. C’est difficile de savoir ce que tu ressens, mais j’imagine que toi-même tu n’es pas au clair avec tes émotions. »

La capacité émotionnelle de son partenaire semblait en effet avoisiner celle d’un enfant ou d’un jeune adolescent pour l’heure.

« Tu m’excuseras mais j’ai quelques messages urgents à consulter. » Dit-elle entre deux discussions afin de jeter un œil aux informations qu’on lui avait transmise via son dispositif connecté.

On lui annonçait l’arrivée d’une petite Ekko, sous protection de l’armée, reçue par le Maréchal Armstrong qui avait détaillé le plus possible le dossier de cet être vivant prodige. Aussi semblait-elle actuellement arpenter l’enceinte de la structure militaire aux côtés du Caporal Williams, ce qui était de bon ton.

« Akaza, vas-tu partir à présent ou rester à mes côtés ? » Dit-elle soudainement en relevant son visage vers lui. « J’ai envie que tu restes avec moi, mais je ne peux contraindre un électron libre comme toi, qui ne brille que dans l’exercice total de sa pleine liberté, à demeurer ici. Je ne parle donc pas forcément de rester ici, dans le centre militaire – tu t’y ennuierai j’imagine – mais plutôt dans le coin, à Satan-City. » Cette dernière fouilla dans sa sacoche (des vêtements propres leur avait été déposé sur des fauteuils avec leurs effets personnels) et la lycanthrope en sortit des clés qu’elle tendit à son ami. « Si tu acceptes de les prendre, tu pourras t’installer chez moi. J’ai acheté une maisonnette en lisière de forêt avec un jardin immense car j’y abrite des chiens sans foyer. Du personnel se donne le relais pour s’occuper d’eux, j’ai fait construire une dépendance pour loger les humanoïdes qui travaillent pour moi et prennent soin d’eux en mon absence. »

Son lien empathique avec les autres animaux, et notamment -sans grande surprise- les canidés l’avait poussé à imaginer et concrétiser ce « havre de paix » pour ses « cousins éloignés ».

La cuve qui les avait soignés avaient aussi soigneusement lavé leurs corps durant leur sommeil, aussi la militaire se déshabilla pour enfiler les vêtements propres que l’on lui avait destiné.

« J’ai pris ma journée ; alors nous pouvons théoriquement continuer cette journée ensemble. Je suis à ta disposition si tu en as besoin. Sinon, je vais écourter mon jour de congé et poursuivre mon travail, il faut que je rencontre cette « Ekko » - une petite fille aux pouvoirs qui nous dépassent tous qui a été placé sous la protection de l’Armée Terrienne, et qui est en ce moment aux côtés de notre cher Caporal Williams Auguste. »

La Dame de Fer croise les bras et s’adosse au mur dans l’attente d’une réaction de son invité. Celle-ci ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui, mais ça n’a rien de déplaisant ! Dans sa petite vie parfaitement bien rangée, il est une sorte d’anomalie intrigante et charmante à la fois.
Akaza
Akaza
Autres Races
Masculin Age : 21
Date d'inscription : 10/12/2020
Nombre de messages : 48
Bon ou mauvais ? : Esprit Libre

Techniques
Techniques illimitées : Combustion Minime/Maîtrise de l'oxygène/Déplacement Instantané
Techniques 3/combat : Combustion précise/Hell Burst
Techniques 1/combat : Mode : SUPREMATIE

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 ClockSam 3 Sep 2022 - 20:00
Perdre n’est qu’une vaste blague, tu ne trouveras pas ce que tu cherches parmi les créatures qui peuplent ce monde. Personne n’est en mesure de te vaincre, car personne n’a l’ambition pour effleurer tes griffes. J’ai pu personnellement me nourrir plus que goulûment de ta sauvagerie et de ta bestialité l’affaire d’un échange, ce que peu de personnes ne pourraient supporter en ce bas monde.” Se raclant la gorge, l’expérience marque une pause.

Il observe alors sa seule main valide en cet instant, un sourire toujours aussi malsain sur le visage. Bien qu’une lecture précise de ses émotions est sans doute impossible pour ce monde qui peine déjà à le comprendre, il est possible de distinguer une forme de joie dans ses iris. L’affrontement s’est déroulé en un temps assez restreint, pourtant tout semble plus que clair pour celui qui a subi les pires atrocités qu’un lycanthrope pouvait infliger à un corps humanoïde ; chaque coup, chaque morsure voir même la moindre griffure est enregistré dans son petit esprit afin de conserver une trace indélébile pour les prochaines rencontres musclées entre le roux et la louve. Lorsque la louve se tourne vers une discussion plus profonde et émotionnelle concernant son expérience personnelle et son avis poussé sur sa situation romantique -vraisemblablement inexistante- Akaza se trouve plus que perdu. Mais son habituelle honnêteté transparaît alors aux yeux de la louve

C’est bien vrai que les plaintes n'aident pas. Pour autant je ne vois pas en quoi tu ne peux te permettre de te plaindre. C’est une situation bien trop complexe sur un sujet que je ne maîtrise absolument pas et je comprends l’enjeu d’une telle perspective. Maintenant si tu souhaites mon avis, il n’a pas changé depuis notre conversation dans l’établissement qui sert de l’eau noir… Hmm du café je crois ? Je ne m’en souviens plus. M’enfin tout ceci pour dire que pour moi c’est une perte de temps et que tu te suffis largement à toi même. Supposément dépendre d’une autre personne me file une nausée pas possible.

Comme le suppose Narumi, au grand jamais l’expérience ratée aura une approche diplomatique sur la situation qu’elle endure au quotidien dans cette recherche plus que particulière. Tout ceci n’est rien de plus qu’un jeu, un peu ennuyant qu’elle décide de s’infliger de manière répété et, de fait, le roux cerne de plus en plus l’attrait particulier de la jeune femme envers la douleur dans une dimension qui diffère de sa propre conception de ce principe physique. Chose qu’elle va d’ailleurs confirmer oralement, bien que cela soit fait sur un ton se voulant humoristique.

Alors que tout va pour le mieux, les démangeaisons reprennent tel un signe du destin qu’il ne dispose pas du temps nécessaire pour envisager cette vision floue d’un quotidien plus calme et simple, la main de la louve dans la sienne et l’hypocrisie nécessaire à un climat de paix dans ce monde. Alors de sa main libre, il se gratte frénétiquement la nuque dans le but de s’échapper de sa condition, de la seule et unique raison pour laquelle il ne peut pas dire “Oui” à la cheffe des armées terriennes. La terrifiante irritation de ce qu’on appelle la faim, dans ses plus nobles souffrances. Celle-ci s’accumule et se propage telle une gangrène incurable pour celui qui carbure à la chair et aux os des autres créatures peuplant cette vaste planète.

Elle lui rappelle qu’il ne peut et ne pourra jamais adopter un mode de vie sain comme la prochaine proposition de Narumi le suggère.

C’est alors que le rouge des joues de la louve attire l’attention du garçon aux yeux brillants. Silencieux, ce détail permet de mieux comprendre la suite ainsi que la réponse de Narumi. Assimilant en continu la gestuelle physique de ses interlocuteurs, le serpent avare que connaît un certain Caporal ne peut s’empêcher de remonter. Pourquoi est-elle comme perturbée ? Pourquoi avoir effacé ce qui semblait être une réaction naturelle des plus classiques ? Est-ce que tout ceci a un sens ?

Hm.” Souffle Akaza

Le contact physique semble avoir un sens si différent pour l’homme. L’animal établit cela comme un contact, une façon peu subtile de reconnaître l’autre. La subtilité étant une notion propre à l’humain, la profonde compréhension de cela ne semble pas atteindre les cordes de l’arme vivante. Suite aux premiers mots de la louve et ce geste pour contacter ceux qui apporteront bientôt de délicieux mets aux yeux de l’anthropophage, A-8475 se permet de saisir délicatement la main de Narumi pour prolonger ce contact affichant un sourire amusé. Plissant légèrement les yeux, les doigts entremêlés avec ceux de sa camarade, il s'exprime plus doucement baissant intentionnellement le ton de sa voix pour instaurer une plus grande proximité. Celle-ci est alors renforcée par son buste légèrement penché vers la lycanthrope.

Je dois bien reconnaître que ta présence ne me déplaît pas. Alors, si geste affectueux il doit y avoir, je peux en être.” Murmure la créature pâle “Néanmoins je te remercie de prendre en considération mes demandes.

L’honnêteté préside en reine les paroles du héraut des flammes, comme toujours. Ce contact physique dont son corps et son esprit ne comprennent pas la profondeur émotionnelle, marque surtout la volonté d’adaptation de la part de “L’Être Parfait”.

Suite à cela, le duo atypique ou tout du moins l’Alpha décrypte avec ses mots les sensations l’ayant traversées durant leur affrontement. Bien que la forme soit quelque peu complexe, il en comprend le fond. Son corps semble avoir sa propre volonté, puisque la marque laisse ce qui semble être une affreuse cicatrice. Pour Akaza, c’est un trophée, une sorte de fierté qui ne le laisse pas de marbre ou tout du moins qui en donne l’impression. Entraîné par le discours indirectement élogieux de sa partenaire, le tatoué laisse ses iris se remplir de dizaines de petites lumières marquant la passion, il apprécie tout particulièrement la description de sa supérieure malgré les mots hasardeux dans son propre vocabulaire qu’elle utilise presque à outrance. Mais la joie coupe court, un personnel habilité à lui dispenser les “soins” nécessaires à son pauvre petit estomac, dépose alors ce qui finira dans son estomac en moins de secondes qu’il ne faut pour dire “bon appétit”. Il est néanmoins intéressant de souligner que face à ce plateau de chair fraîche, il semble déçu. Exprimant son mécontentement non pas par de l’agressivité, mais bien par une totale déconnexion de la réalité, son regard se vide progressivement tandis que sa supérieure s’exprime sur les ressemblances entre son espèce et le roux.

c’est en revenant à lui, que son regard se tourne vers Narumi. Semblable à celui d’un enfant n’ayant pas reçu le bon cadeau pendant les fêtes, il secoue brièvement la tête en observant l’Alpha se nourrir avec gourmandise. Se raclant la gorge, il sourit légèrement.

En réalité, j’aurais très clairement souhaité consommer ta chair savoureuse, Narumi.” Dit-il en prenant une bouchée

Au vu de la réaction…. particulière de la jeune femme au moment de se faire mordre par le “cannibale” c’est phrase n’est pas anodine. Bien qu’il est possible de la prendre sous un degré de lecture différent, cette phrase est à prendre telle qu’on la reçoit. Chose que Narumi va devoir faire au risque de se méprendre. Mais le timing n’étant pas le fort du roux, il place cette remarque juste avant le changement de sujet de la cheffe des armées terriennes. Il en découle que l’arme vivante passe rapidement sur sa subtile tentative d’insister sur un événement troublant de leur échange musclé.

La clarté de ses émotions est effectivement absente de n’importe quel plan de l’existence. Donc, face aux mots de son amie, il ne peut que lui offrir un rire rempli de nervosité, voir presque de gêne. Engloutissant sans trop de mal le buffet sacrificiel, il répond afin de plus ou moins clarifier les choses concernant le sujet épineux.

Je dois bien admettre que je ne sais pas comment mon corps doit agir pour être en adéquation avec ce que je pense. Est-ce que cela à une réelle importance ?

En posant sa question, Narumi la repousse involontairement en parlant des messages qu’elle doit consulter en urgence. Akaza se contente d’acquiescer d’un signe de la tête, observant en silence la grande femme faire son travail avec sérieux et rigueur… pour lire des messages. Suite à cette courte pause, une question d’une importance primordiale est déposée face au pyromane. Mais il va commencer par refuser les clés qu’on lui propose d’un geste de la main se voulant plutôt bienveillant. Le véritable intérêt de la conversation vient quand elle mentionne la jeune “Ekko”. Le terme “pouvoirs” excite immédiatement l'imaginaire d’Akaza, d'autant plus que le Caporal est par la suite mentionné. Il a la possibilité de faire d’une pierre de coup, il ne va donc clairement pas s’en privé.

Je veux rester à tes côtés pour l’instant, être le couteau sous ton oreiller comme tes compatriotes le disent. Emmène-moi près de cette Ekko, ou massacrer les ennemies de ton peuple, tant que je peux me goinfrer des forts, je suppose que ça me convient. Mes affaires personnelles peuvent attendre et puis tu es la seule avec qui je m’entends bien si l’on ne compte pas mes précédentes rencontres.

Une fois de plus, il est direct et transparent avec Narumi.

Néanmoins, si tu préfères prendre du bon temps, je suis prêt à retenter ma chance, j’ai fortement apprécié nos précédents échanges. Et puis c’est une occasion de plus pour…

Me nourrir de ta tendre chair ? Inutile de conclure la phrase pour voir dans les yeux du pourpre qu’il salive à cette idée. Se séparant de sa couche, il craque sa nuque comme pour annoncer qu’il est prêt à quitter les lieux, vers une nouvelle histoire.
Narumi Karuzaki
Narumi Karuzaki
Demon
Féminin Age : 32
Date d'inscription : 18/07/2012
Nombre de messages : 324
Bon ou mauvais ? : Neutre
Zénies : 1240

Techniques
Techniques illimitées : Transposition | Griffes et crocs acérés | Pluie d'énergie
Techniques 3/combat : Rayon Lunaire | Armure naturelle
Techniques 1/combat : Forme Alpha

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 ClockJeu 8 Sep 2022 - 18:11
Il avait raison. Personne ne pouvait survivre à la bestialité que lui avait légué son héritage. Mais en ce jour, tout était différent. Lui le pouvait ; et cela les rapprochait invariablement. Quelque part la louve se voyait en Akaza : n’aurait-elle pas été aussi « socialement inadaptée » dans d’autres circonstances ? Malgré les épreuves horripilantes que les loup-garou ont traversées, ils s’en sont sorti.

Lorsqu’il exprima son avis derechef à propos de la « recherche d’un partenaire » pour l’Alpha ; celle-ci l’écouta sans intervenir tout de suite. Celle-ci acquiesça à quelques-unes de ses remarques : à vrai dire si la situation était inversée ; Narumi admettait qu’elle aurait tenu un discours à peu près similaire.

« Je ne peux pas dire que tu as tort. Je n’ai besoin de personne. Mais je te l’ai dit : je ne le fais pas pour moi ; mais pour le peuple. » Cette dernière ajoute ceci : « Et dépendre de quelqu’un ne sera jamais mon crédo ; ce n’est pas ce qu’est censé être un couple de toute façon. »

Celle-ci regarde au loin quelques instants : il n’y a pas de mélancolie dans ses yeux ; mais cette même détermination vivace qui la tenait en vie jusqu’ici. Faire le sacrifice de sa vie privée pour tout un peuple en valait largement la peine.

Les réactions singulières de son ami l’intrigue toujours. Même s’il existait plusieurs clones d’Akaza ; il n’en demeurerait pas moins une entité des plus fascinantes. Cet « enfant » au physique d’adulte en perpétuel apprentissage réveille l’instinct maternel de la cheffe des armées – certes, il n’a nul besoin d’être protégé ; mais c’est une sensation plus forte que ça. La réduire à un besoin de « protection » d’une personne serait manquer l’essentiel.

Décidant de rompre le contact suite à la remarque de son partenaire, ce dernier se penche vers la militaire ; renforçant au contraire leur lien physique en entremêlant ses doigts aux siens. Une fulgurante sensation chaude qui partait du bout de ses doigts remonta ensuite le long de son bras et jusque sur son visage. C’était une sorte de « choc électrique » agréable ; rassurant ; comme s’il s’agissait d’une réponse à une importante question jusqu’ici en suspens.
 
« … Me..rci. » Eut-elle à peine réussi à articuler sur le moment ; surprise autant par sa réaction que la sienne.
Malgré tout, son regard soutenait le sien. Narumi n’avait rien d’une lâche, même dans un moment embarrassant et plaisant à la fois comme celui-ci. Sa façon de s’ajuster et d’évoluer est remarquable par-dessus tout.

Par la suite la louve se livre à propos de ce qu’a provoqué en son sein leur confrontation. Cela lui donne invariablement le sourire. C’est rare ce type d’instant-là ; où elle peut parler sans filtre à quelqu’un. D’habitude, les « bonnes manières », la « convenance » la rattrape ; et il lui faut adopter son habituel sérieux.
Mais alors qu’elle se pensait libérée de la gêne, le commentaire d’Akaza (qui avait l’air déçu) à propos du fait qu’il aurait préféré se nourrir d’elle…

«  »

Celle-ci baissa le nez vers son assiette pour une fois. Ses yeux grands ouverts fixaient la délicieuse viande devant elle comme pour se concentrer dessus et tenter de faire le vide dans son esprit.

HEUREUSEMENT, ils ont rapidement changé de sujet.

Celui-ci se questionne sur la réelle utilité de la cohérence entre ressentis internes et expressions de ceux-ci de manière physique. La jeune femme hausse les épaules légèrement ; à vrai dire on ne peut pas dire qu’elle soit non plus dans la norme en matière « d’expressivité ».

« Cela a une importance pour que les gens qui t’entourent arrivent au moins à entrevoir ce que tu peux ressentir ; et donc prendre leurs dispositions en conséquence. »

Le langage non-verbal est bien plus important qu’on ne peut l’imaginer.

Lorsqu’il refuse les clés ; celle-ci les range sans demander son reste. Lui aussi est une bête sauvage, insaisissable, insatiable. On ne peut l’obliger à rien ; et personne ne peut le retenir non plus.

Les paroles qu’il place suite à ce refus tirent un nouveau sourire à Narumi. C’est plaisant que de se faire un nouvel ami, qui plus est quelqu’un de comprendre « notre bizarrerie propre ». Cette dernière hoche la tête en signe d’acceptation.

« Je suis ravie de t’entendre dire tout ça – restons ensemble alors ; ta présence à mes côtés est rafraîchissante. »

Avoir le point de vue d’un spécimen aussi atypique n’est pas une mauvaise chose. Pléthore de conseillers se tiennent aux côtés de la louve bien sûr – et un de plus, avec sa propre vision des choses et son vécu saura apporter un axe de clairvoyance supplémentaire aux choses.

Cette dernière fait apparaître via sa montre connectée les plans des lieux avec la position de ses collègues afin de retrouver l’endroit où se trouve le Caporal Williams avant de se diriger vers la porte-

Sa main n’enclenche finalement pas la poignée de la porte. Celle-ci déglutit avec difficulté alors que des coulées de sueurs froides envahissent son visage devenu écarlate. Par chance elle est de dos.

Celle-ci se racle la gorge avant de lui répondre (en ayant la voix cassée au départ) :

« J’y penserais. »

Elle ne réussit pas à ajouter quoi que ce soit de plus ; déjà que répondre en soi lui avait été possible par un miracle.

Ce n’était pas très intelligent comme réponse que de lui dire « j’y penserais ». Non, elle n’avait pas vraiment envie d’y penser à ce qu’elle avait ressenti ; parce que c’était « anormal » pour le commun des mortels – et chacun sait qu’être marginal doit être caché pour quelqu’un de son « rang ».

C’est donc en tentant de chasser ces idées-là que le duo pris la route pour rejoindre Ekko et Auguste.
Contenu sponsorisé

Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Chaperon roux et La Louve   Le Chaperon roux et La Louve - Page 2 Clock
 
Le Chaperon roux et La Louve
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» L'histoire d'un roux (Attention spoil sur Bleach) (fini)
» Warui vs Red chaperon
» La louve et la cyborg
» Un RP avec une louve ?
» Louve Folle - Call me Lou

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPGDBZ :: RPG :: Terre :: Satan City-