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 PUGILOREXIE

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Marcos Smith
Marcos Smith
Autres Races
Masculin Age : 22
Date d'inscription : 03/10/2020
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Techniques
Techniques illimitées : Goliath / Trucage / Cacophonie
Techniques 3/combat : Jet de Gros Trucs / Traumatisme Crânien
Techniques 1/combat : Corps Perdu

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MessageSujet: PUGILOREXIE   PUGILOREXIE ClockVen 17 Juin 2022 - 2:21
Est-ce que ça en vaut encore la peine ?

Il y a plus de guerriers surhumains qui sont prêts à te massacrer. Il y a pas de valhalla. Il y a que le paradis où tu te fais laver le cerveau, l’enfer où tu souffres non stop, et le néant où rien ne se passe. Et ils purgent ton âme jusqu’à ce que tu te réincarnes. D’ici dix à quatre-vingt piges tu seras plus Marcos. Tu seras une toute autre personne. Un animal crasseux et stupide, un de ses aliens génocidaires et bellicistes. Pire, une femme ! Peut-être que c’est parce que t’as été une femme dans ton ancienne vie que t’es pédé ?... Quelle importance est-ce que ça peut avoir ? C’est ce qui va se produire. T’as entendu Naya. T’as entendu Kailan. T’as vu Garou. Les zombies, les vieux dépressifs, les serviteurs naïfs. Est-ce que c’est pas du repos, que d’être quelqu’un d’autre ? Est-ce que ce serait pas mieux de ne pas être Marcos Smith ? Être… John… O’Shea. Amateur de film de super-héros et de dessins animés japonais, imbécile heureux, premier baiser à quatorze ans, première baise à seize, marié à vingt-huit ans, premier gosse à trente… C’est pas mieux que d’être un gros Mothman clochard bipolaire, dépressif, haineux de tout et obsédé par la négativité ? Ce serait pas plus facile ?


Les alentours se font moins difformes alors que les gouttes quittent ses yeux. Pas des larmes, non. De l’eau de fontaine gratuite de parc public. Ciara ne l’hébergeait plus. Elle était partie sur Dösatz. Elle lui avait proposé un appart pas cher dans cette planète de merde, mais il avait refusé. Il voulait rester sur Terre. Il voulait faire l’imbécile. Les gens l’évitaient. Certains parce qu’ils le respectaient à cause du château dans l’espace, d’autres parce qu’ils le fuyaient à cause du château dans l’espace. On lui parlait pas à cet énorme insecte avec son hoodie gris saveur sang-poussière-sueur. Il empoignait le levier qui faisait sortir l’eau avec une de ses mains, alternant la paire qu’il rinçait l’une après l’autre, portant dans ses paumes mal formées l’eau jusqu’à son visage. De la fraîcheur. Il avait de la fraîcheur.

Pas de Xéroquel depuis soixante douze heures. Faudrait être fier de gérer le sevrage comme ça… mais tu les prenais pas souvent de bases, ces comprimés magiques. Dis-toi au moins que t’es sobre depuis un an et demie par rapport à l’alcool, en dehors de la petite bière de temps à autres. Pourquoi t’es aussi gentil avec toi-même ? L’eau fraiche sur tes plumes et tes poils c’est suffisant pour te faire dire des trucs gentils ? Non, non, non, n’y réfléchis pas trop, sinon tu vas avoir du mal à rester sur cette douceur interne. Écoute. Écoute. Écoute… Tu ne veux plus te buter au combat, maintenant, pas vrai ? Ne plus être ouvertement suicidaire, c’est un progrès, pas vrai ? Pas de période de mal émotionnel suffisant à te buter. Plus de pulsions narcissiques de pute à attention. Plus d’aléas nauséeux par rapport à cet énorme porc d’ex. C’est pas faire du progrés que d’être juste un violent maniaque vide ?

Pense à ce que Naya t’a dit. Pense à ce que t’as pensé pendant que Naya te parlait. Oui, tu vas tenter de te dire que t’as toujours envie de crever, mais c’est plus vraiment le cas. Tu serais retourné au château de la Terre leur casser les couilles. À la place, c’est elle que t’as envoyé là-bas, pour qu’elle se rende compte que crever n’était pas une solution. Est-ce que c’est par calme ou par crise existentielle que tu t’es calmé, je sais pas. Si ça se trouve, c’est juste un état constant qui vient avec le manque de médocs. Le vide complet. Les effets secondaires sont différents d’un patient à l’autre. T’es un patient très… particulier. Physiquement, je veux dire. Mentalement t’es comme les autres. Physiquement, même avant la mutation, t’étais un géant.


L’eau froide coule contre la nuque et l’arrière du crâne. Sa tête est sous le robinet, maintenant. La fraîcheur continue de faire contraste avec la chaleur externe et interne. Le soleil colérique dans le ciel et le cerveau bouillonnant dans la tête. Et du froid. Du froid qui fait du bien. Il pourrait presque imaginer la transformation en vapeur face à toute cette chaleur. Cela lui coule entre les poils, entre les antennes, entre les yeux, sur les joues, ça le cerne jusqu’à toucher son menton. Il croirait presque avoir démantelé l’espace de quelques minutes tous ses sens. La fatigue, la faim, l’état mental et physique, la météo, les évènements passés, le corps et la température des tuyaux s’étaient tous mis d’accords pour lui permettre une pause. Il lui semblait respirer au ralenti. Comme s’il se faisait câliner par un bonhomme de neige aussi colossal qu’il était bienveillant.

Okay. Voilà le contrat : au lieu de te battre pour empirer et essayer de trouver une solution de facilité, essaie de te battre pour t’améliorer. Que cela te permette de penser clair. Que cela te fasse un exercice. Que cela te fatigue. T’es mentalement dégénéré. Tu détestes les femmes, les aliens, et tous les LGBT qui ne sont pas des gros bonhommes poilus avec des bras larges. Tu t’es fait tabasser par ton père et tes camarades, tu t’es fait enrôler par des criminels de bas étage, t’as une phobie du gore et une addiction à l’adrénaline. Tu peux pas t’en débarrasser. Pas maintenant. Tu le sais très bien. Tu vas pas te réparer avec une soudaine épiphanie, ça c’est pour les gens normaux, les gens sains d’esprit. On va arrêter de se laisser empirer. On va arrêter de faire des erreurs exprès pour convaincre le monde de nous buter ou de nous abandonner et ensuite en chiâler.

Le retour dans la réalité. La fraîcheur ne fait plus d’effet. La tête est rafraîchie. Plus moyen de revenir dessus. La tête se relève et les yeux se fondent dans l’horizon. Encore une fois, c’est trouble, et ça s’éclaircit à chaque clignement d’yeux. Les jambes se dépliant, les bras sont ballants. Marcos était complètement sobre et complètement déchiré. Sa bouche était suffisamment ouverte pour que sa mâchoire pendouille comme celle d’un zombie, laissant ses deux dents de devant rayonner de blanc, une blancheur apportée non pas par le dentifrice mais par le remplacement regénérant de ses petits outils de destruction des repas. Ses yeux se plantaient dans le vide alors qu’il titubait dans le parc.

T’as beaucoup de colère par jour, une source infinie. Là, c'est notre premier souci. Est-ce qu’on a une source illimitée de combattants prêts à se faire éclater ? Les Saiyen, peut-être ? Non. C’est des loups, ces mecs là. Il y en a un qui se fait éclater, il y a tout un groupe qui fait les rapaces et détruit des villages en attendant de trouver le coupable. Et puis, c’est des grosses victimes. Un humain perd et sort un pistolet. Un Saiyan perd et prie d’avoir gagné en puissance quand il se relèvera dans la semaine d’après. Ils sont tous déstabilisés quand quoi que ce soit leur résiste. Ce serait pas un vrai challenge. Les Kanasiens sont des imbéciles stérilisés. Les démons sont une gay pride sadomasochiste. Les anges ont le balais dans le cul de politiciens homophobes qui se font chopper dans des orgies gay. Les Héras sont littéralement les elfes de toute série fantasy mais en encore plus coquets et fragiles. Putain on est pas aidé -

Bump.

Marcos sentit son corps tourner à trente degré vers la droite et ce sans son consentement : quelque chose lui était rentré dans l’épaule et l’échange cinétique l’avait tout simplement coupé dans sa réflexion. Il n’entendit pas d’excuse et n’en fit pas non plus. Il se contenta juste de regarder dans la direction du gugusse qui lui était rentré dedans

Il… Il fait ta taille. Putain, il fait ta taille. Un type aussi grand que toi. Mate ses épaules. Il est balaise. Il est giga balaise. Il a réussi à te dégager. C’est le bon. C’est celui que t’attendais. Casse-lui la gueule. Non, attends, espèce de troglodyte incestueux. Il y a des civils aux alentours, non ? Regarde à droite. Regarde à gauche. Okay, feu vert, tu peux traverser la rue.

Marcos venait de bouger ses yeux d’un côté et de l’autre, avec suffisamment de vitesse pour que ça se remarque à peine, avant de poser son regard sur cet autre type. Deux de ses mains étaient dans les poches de son hoodie, et les deux autres dans celles de son jogging, traînant ses grandes ailes derrière lui alors que la chaleur reprenait les rennes en lui. Sa pression sanguine remontait. Son cœur s’accélérait petit à petit. Il lui semblait entendre les guitares et les percussions légères qui amenaient la tension dans les films. Comme le compte à rebour des jeux de course. Mais pour l’instant, ils se fixaient. Respectueusement. Stoïquement. De loin, on pouvait croire voir deux attardés qui se demandaient qui allait manger le dernier légo dans la boîte à gant. La testostérone qui commençait à se faire ressentir dans ce parc déserté ne devait avoir d’égal que le nombre de chromosomes en surplus nécessaires pour arriver à une situation aussi intense que débile.

Et puis, une onde de choc. La poussière qui s’élève. Le premier coup de poing du Goliath qui s’écrase dans la mandibule carrée et dangereusement virile de son nouveau partenaire de combat dont l’intensité avait été mesurée dans le duel de regard qui n’avait été que demande de consentement jusque là. Une onde qui se faisait ressentir sans son au départ alors que les pavés du petit chemin dans l’herbe se décrochèrent et s’envolèrent, alors que la poussière et les insectes s’élevaient autour d’eux, alors que les ailes de Marcos qui l’avaient catapulté vers sa cible n’avaient pas fini leur mouvement, alors que ses pieds se préparaient à l'atterrissage suivant son bond précipité vers sa cible. Passé la rencontre, c’était la préliminaire, ce qui permettait de s’assurer de ne pas avoir trouvé un gars qui finissait en un coup reçu. Si ce gars était capable de se relever, alors c’était bon. L’onde continuait son chemin, le ralenti s’estompant alors que les branches des arbres se pliaient et que les oiseaux quittaient leurs positions tandis qu’enfin le bruit se fit entendre.

VLAM !


Marcos allait commencer à se réparer par la destruction de son corps. C’était aussi simple que ça. Ses pieds crissèrent sur le sol alors qu’il atterrissait, faisant tourner ses quatre bras pour s’échauffer les épaules tandis que sa tête faisait des tours pour préparer son cou. Il venait d’entamer le combat. C’était ce qu’il aimait faire. C’était ce qu’il savait faire de mieux. Se battre. C’était la seule chose qu’il savait faire pour de vrai.
 
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