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 une nouvelle venue

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Naya
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MessageSujet: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockLun 4 Avr 2022 - 10:15


Dans une belle et calme forêt où règnait encore la nature, un léger champ d'oiseaux et quelques bruits d'animaux, une certaine puissance ce dégagea ses cieux petit à petit. Au commencement, ce ne fut perceptible que par ceux capable de sentir le Ki. Puis quelques instants plus tard, le ciel semblait avoir subi un coup de couteau qui laissait seulement quelques bribes de lumières douces et chaleureuses s'échapper. Des runes ou autres écritures cabalistiques jaune d'or s'étalait de part et d'autres de la faille au milieu de l'azur. Puis, l'ouverture de fit plus nette, les écritures irréelles conquéraient le bleu et ouvrit comme une plaie béante parfaitement ronde. Une chaude lumière se dégageait de ce portail où l'on pouvait discerner par delà des immenses structures gigantesques construient de marbres blancs soutenues d'or et d'argent. Au plafond était représenté une scène peinte magnifique où les personnages ailés dansaient dans une ronde tandis que l'on pouvait deviner en toile de fond une miriade d'étoiles et de planètes plus ou moins reconnaissables. C'était un lieu d'une grande pureté où ses gardiens veillaient de pied ferme. Il était quasiment impossible qu'un malandrin profite de ce moment pour pénétrer ce domaine immaculé.

Pour tout voyageur, une simple jeune femme qui descendait du ciel ,littéralement, dans une douce décente délicate. Deux grandes ailes blanches dans son dos, elle vint se poser au centre d'une grande clairière herbeuse où les fleurs de toutes les couleurs semblaient presque chatoyantes comme pour fêter l'arrivée de cette charmante envahisseuse. On dirait qu'elle sortait d'un vieux film avec sa tenue traditionnelle japonaise. Des tonges avec de jolies chaussettes remontaient jusqu'avant son genou laissant libre ses cuisses qui se finissaient par un petit short. Un kimono assez simple et traditionnel recouvrait le reste de son corps avec un petite cape. Un chapeau de bambous dans le dos maintenu par une cordelette, ses cheveux noirs voletaient un peu tandis qu'elle faisait ses premiers pas dans cette nature. Des boucles d'oreilles pendantes d'ambres qui semblaient luire soulignaient son visage souriant à glisser sa main le long des hautes herbes et fleurs. Le grand portail disparu du ciel aussi vite qu'il était apparu tel un mirage. Les deux grandes ailes disparurent du dos de cette petite brunette comme si elles étaient capables de se rétracter sans laisser de traces.

« Un petit pas pour une ange, un grand pas pour ... Heuuu ... Ben moi en fin de compte ! Je ne suis clairement pas la première ici à être venu. »

Déclara comme sa première phrase d'introduction terrestre la céleste qui semblait être légère dans ses propos malgré sa mission. Elle semblait bien décidée à profiter de chaque instant comme si cela pouvait être le dernier. Apaisante, douce et délicate, son passage au milieu de cette nature préservée se voulait être là moins impactant possible. Cependant, elle était sans savoir qu'une autre personne avait dû sentir sa présence.
Marcos Smith
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockLun 4 Avr 2022 - 21:09
”...Où c’est que j’suis, putain ?”

Ah, ça, c’était la sortie de l’état de fugue. Enfin, c’était pas exact comme terme. Voyez-vous, l’état de fugue consiste à s’éloigner de chez soi et accomplir des actions durant un état dissociatif, c’est à dire un black out causé non pas par l’alcool mais par le stress ou d’autres facteurs. Marcos avait voyagé, ça c’était certain, mais il n’avait pas de chez-lui d’où il pouvait s’éloigner, si ce n’était la fausse commune. Ah, oui, il avait oublié ce qu’il avait fait pour sortir de l'hôpital où le nouveau cassos dictatorial l’avait expédié par catapulte. Il s’était rendu compte qu’il avait fini dans un hôpital, s’est dit qu’il ne voulait pas rester dans un hôpital, s’est rappelé le vide interne et externe qu’il avait déjà vécu dans des hôpitaux avant de simplement briser le mur et s’en aller. Il fut heureux de voir qu’on lui avait laissé ses vêtements crasseux plein de sueur et des autres saloperies que sa fourrure monstrueuse lui faisait sécréter dans les tissus lui permettant de camoufler son corps ignoble au monde.

Tu as encore tout fait foirer. Tu as encore tout fait foirer et tu vas te détester à cause de ça. Ah, les émotions confuses. “Est-ce que je méritais de me faire trahir par Kailan ou pas ?” Oh, on va bien s’amuser aujourd’hui. Est-ce qu’on prend le train-train pour l’auto-appitoiement mental ou bien est-ce qu’on passe directement à l’automutilation ? Tu sais ce qui serait cool, c’est peut-être de simplement voler assez haut pour ensuite laisser le choc de la planète entière t’écraser afin de recevoir la vindication de toute l’entièreté de la planète qui semble te détester unanimement tout en étant une source constante de validation à tes yeux vu à quel point n’importe quel individu du plus misérable au plus miséreux ont des avis qui comptent tellement fort pour ta petite tête si fragile. Tu veux peut-être t’éclater la tête sur cet arbre ? Ou plutôt celui-ci ? Ou celui-là - Merde ! Mes putains de battes ! J’ai plus mes putains de batte - mais quel imbécile ! Roh mais merde mais comment je vais faire pour me battre maintenant ?

Le dialogue mental entre monsieur Dépression et madame Syndrome de Stress Post-Traumatique avait gaiement commencé à grincer dans sa tête comme une chanteuse moderne à la gorge bourrée d’auto-tune. Fort heureusement, comme après les plus grosses soirées alcoolisées, Marcos se sentait plus vide émotionnellement qu’une ex abusive après s’être rendue compte de l’émasculation qu’elle pouvait apporter à son sac à pognon avec le divorce. Il subissait les crachats de sa voix interne comme la classe ouvrière subissait les aléas de ses patrons. Son cerveau baignait dans du venin et sa migraine ne faisait que s’exacerber à la vue du jour. Il n’avait plus ses battes. Elles avaient été confisquées dans l’autre centre militaire - caserne de police - whatever the fuck dans lesquels ils avaient envoyé l’hideux Mothman et le gentil vieil homme qui voulait l’empêcher de mourir d’une overdose de plante Saiyanne. Ou Tsoufoul - qu’importe comment ça s’épelle.

Ses doigts allongés se déplièrent pour se poser sur ce qui se rapprochait le plus de tempes sur son crâne cabossés par les coups assénés par les autres autant que par lui-même tandis qu’il tentait de se ressaisir et de résister aux assauts répétés de sa migraine qui n’était non pas apportée par un surplus d’alcool mais bien par la pénétration sans consentement de la main de Kailan dans son torse afin d’empoigner son coeur et de l’arrêter pour ne pas seulement le faire tomber dans les pommes mais l’y catapulter d’un coup de pied comme cette scène rigolote du film avec les grecs torse nu. Celui qui avait fait un meme il y a douze ans. Il rodait dans son large futal et son hoodie plein de tâches en tout genre, mélangeant gras de bouffe, poussière et bave séchée post-endormissement. Quel échec. Quel putain d’échec. Il lui fallait trouver un point d’eau. Il n’avait pas de force dans les ailes. Il préférait trouver de l’eau. Il y avait de l’eau dans les forêts, parfois. Il était dans une forêt, hormis si les dizaines d’arbres qui l’entouraient étaient simplement une attraction parmi tant d’autres d’un jardin de riche.

”’Tain de fils de pute de merde…”

Il ne savait pas si ses insultes étaient dirigées au dictateur impulsif et facilement enrageables, au vieux qui décidait de mettre ses couverts dans son dos, au jeune imbécile avec ses dents de lait qui ramenait des dossiers faussés ou vraisemblablement à lui-même. C’était très probablement à lui-même, en fait. Les gens parlent beaucoup de la clarté post-branlette, mais celle post-crise de nerf était également puissante. Scalio avait des cicatrices plein le visage, il avait une haute position, il s’était battu contre Auros. Il était probablement aussi ravagé dans la tête par la violence qu’il a vécu que lui. Kailan avait tenté de faire redescendre le tumult de la situation cinquante six fois et s’est allié avec la force majeure de la discussion avant de l’arrêter d’une manière qui était aussi pacifiste qu’efficace. Et l’autre benêt était juste un mec qui faisait son job, et qui faisait le passif agressif parce qu’il était tard et parce que beaucoup de gens ne sont pas payé pour gérer un malade. Et Marcos avait rien fait d’autre que s’énerver comme un imbécile. Une fois. Une seule fois putain de cerveau dE MERDE UNE SEULE FOIS JE TE DEMANDE DE TE CONTRÔLER ET T’Y PARVIENS PAS MAIS UNE BALLE DANS LA TÊTE JE MÉRITE QU’UNE BALLE DANS LA TÊTE -

Stop. Inspiration… Expiration… Il l’avait trouvé, son petit ruisseau. Un courant d’eau comme on en trouverait dans des westerns, ce genre de mini fleuve dans lequel on trempait ses mains pour boire de l’eau. C’était placé à côté d’une sorte de clairière. Quelqu’un avait dû vivre ici un jour. Ou quelqu’un avait dû couper du bois et les arbres s’en sont jamais remis. Dans tous les cas, c’était presque un emplacement parfait pour un ermite qui voulait dire “niquez-vous” à la civilisation. Il pourrait presque vivre ici sans électricité, écrire un livre sur les conséquences de la révolution industrielle et exploser quelques bâtiments. Heh… Oh putain, son humour commençait à être trop noir. C’était la migraine, ça.

Il plongea sa tête dans l’eau, ses mains toujours dans la rive. La fraîcheur de cette flotte perdue lui fit un bien fou. Il ne savait pas si c’était une déviation causée par un arbre ou bien s’il y avait une montagne proche qu’il ne voyait pas. Il foutait juste sa tête à l’intérieur. C’était froid. C’était surprenament propre. Il laissa sa tête badigeonner un long moment à l’intérieur. Avec sa prise en taille il avait aussi pris en poumon. Des poumons plus grands voulaient dire une apnée allongée. Il s’imagina étant en train de couler. En train de se noyer, peut-être. Il ouvrit sa gueule, ses dents en avant laissant passer le liquide frais jusque dans sa gorge, calmant un oesophage qu’il ne savait pas brûlant jusqu’à maintenant. Ses yeux étaient ouverts, le rouge éclairant l’intérieur de cette sous-rivière alors qu’il buvait comme un sauvage dans la source de vie et de probable dysenterie. Et puis, évidemment, il fallut quelque chose pour ruiner. Une lumière aveuglante… Est-ce que quelqu’un était en train de l’attaquer ? Il n’était pas encore dans l'ambiance d’un combat… Qu’on lui donne au moins cinq minutes pour perdre la migraine et c’était bon. Tant que sa langue était pateuse, il voulait éviter de goûter du sang. Il sortit donc la tête hors de l’eau après s’être imbibé d’eau jusqu’à en être dégouté, un geste connu de tout sportif ou alcoolique.

Mais ce n’était pas la lueur d’un laser qui était visible depuis le ciel, non. C’était une femme, ce qui était discutablement bien pire. Son visage sorti de l’eau était alourdi par l’eau qui s’accrochait encore à sa fourrure hideuse. Un trou dans le ciel, des petits bonhommes qui dansent, un spectacle son et lumière qui lui brûlait les yeux et lui perçait les tympans en même temps. Après avoir affronté un chevalier androgyne à l’armure dorée qui était aussi l’équivalent d’un dieu, un démon coincé dans un humain qui pouvait se transformer en tout type d’alien et avoir jeté un château en plein dans la gueule d’une flotte spatiale, Marcos n’était pas si impressioné que ça de voir un ange apparaître au milieu du ciel. C’était clairement ce qu’elle était, sauf qu’elle était habillée comme une touriste babtou qui venait de rentrer du japon et s’était faite avoir par tous les attrape-couillon touristiques. Le chapeau de fermier, le kimono, et les tongues en chaussette. Quelque chose à l’intérieur de lui-même lui disait qu’il serait temps de prendre un caillou et de se frapper la tête jusqu’à s’évanouir à nouveau. Marcos l’entendit s’exclamer à haute voix alors qu’elle lui tournait le dos après son atterrissage aussi extravagant qu’il était lent. Elle parlait de petit et de grand pas avant de parler à haute voix sur le fait qu’elle était pas la première en ce lieu… Marcos releva l’une de ses antennes tordues qui lui servait également de sourcil.

”C’quoi c’bordel ?..”

Avant que sa migraine ne reprenne le dessus. Et avec sa migraine, sa colère pathologique aussi fluctuante que le cours de la bourse. Les éclats lumineux et les chants angéliques qui s’atténuaient lui firent simplement gueuler :

”MOINS FORT PUTAIN Y’EN A QUI ONT DES MIGRAINES ICI !!”

Eurgh. Il prit une gorgée d’eau avant de gargariser à l’intérieur de sa bouche pour le recracher. Il aurait pu croire qu’il crachait du sang dans cette eau. Les résultats de combats boueux et de crise de panique auto-destructrices. Il eut un petit flashback lui remémorant les résultats de sa dernière crise, justement. Là, il n’était qu’en colère inutilement, au lieu d’incontrôlablement enragé (inutilement). Il cligna des yeux une fois, puis deux, avant de grommeler quelque chose pour au final gueuler à nouveau, mais cette fois moins fort :

”’Désolé d’être méchant, j’ai… j’ai eu un début de journée plutôt difficile !…”

Ses yeux grognons et demi-clos faisaient demi-cercle sur sa gueule noircie par ses mutations, sa fourrure et son manque de sommeil. Allez, allez, t’as envie d’être gentil avec une personne pour te racheter auprès de l’ancienne personne avec laquelle t’as tenté d’être gentil pour te racheter de l’ancienne personne et ainsi de suite. Doux Jésus, Marcos J. Smith, es-tu plus pathétique que prévisible ou plus prévisible que pathétique ? - LA FERME LA FERME LA PUTAIN DE FERME !

”Qu’est-ce qu’une ange fout ici, d’ailleurs, la guerre avec les dieux c’était il y a six mois, t’es en retard ou ?...”

Quelle incroyable manière de lancer une conversation… Il se gratta l’arrière de la tête, l’eau infiltrée dans ses narines quasiment invisibles de part sa fourrure lui faisant faire des mouvements de pif pour la dégager. Il avait toujours mauvaise gueule. Il leva enfin sa main en même temps que ses épaules.

”...En retard ?”
Naya
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockMer 6 Avr 2022 - 17:24
Naya se retourna en entendant une voix dans son dos. Elle sourit légèrement à la personne, la première depuis son arrivée sur Terre. Elle ne s’attendait pas à être directement au contact de la population de cette planète.

« Ho ce n’est rien, ce n’est que la voie des cieux. Vous n’avez pas à vous inquiéter, mais j’ai l’impression que vous n’êtes pas du genre à craindre les autres. Veuillez nous excuser. »

L’ange paraissait ennuyée à entendre qu’il semblait souffrir de maux de tête. N’importe qui souffrant de n’importe quoi lui aurait fait de la peine et ce peu importe son apparence. Il était clair qu’il ressemblait davantage à un combat, une machine à tuer qu’autre chose. Malgré tout, elle le traiterait comme n’importe qui, il n’y avait pas de raison d’agir autrement.

« Laisse-moi juste t’aider à propos de ton mal de tête. Je peux le calmer si tu le désires. Je suis venue dans ce monde pour sauver et le guérir.     »

Naya s’approcha légèrement de l’homme avec son doux sourire en levant légèrement les mains. Elle n’allait pas non plus le forcer ou lui sauter dessus avec des mains lumineuses. C’était une simple proposition et à ses yeux, c’était impensable de la voire comme quelqu’un d’agressif ou de dangereux. Elle se concentra plus par reflexe, un bref instant, sur l'individu qui lui faisait face. Il n'avait pas la tête d'un ange, ça c'était certains. Elle n'avait pas l'habitude de voir ce genre de ... Créature ? Ce devait être une race extraterrestre qu'elle ne connaissait pas, car les humains de la Terre n'avait pas cette apparence. On disait qu'il y avait également des personnes mi-animal mi-humain. Cela pouvait toujours être le cas. La petite brunette eut quelques flashes de scènes précédentes du passé de cette personne. Elle put ainsi discerner de nombreuses batailles, beaucoup de sang, de blessures de part et d’autre. Un enchainement de combat en quelques secondes défila devant son visage, ce qui la rendit triste. Cela pouvait se lire sur son visage. Naya eut un léger mouvement de recule face à cet afflux de violences, cependant, ce fut un regard triste et peiné que lançait l’ange à cet homme. Ce n’était clairement pas un dégout, un rejet de son apparence ou quoi que ce soit. Elle lui sourit doucement, tandis que d’un geste délicat, elle vint pleine de délicatesse lui toucher un peu le bras par compassion.

« Ce n'est rien, si moi aussi j'aurais mal à la tête, je serais surement de mauvaise humeur. Le sang que vous avez sur vous, ce n'est pas que le vôtre n'est-ce pas Marcos ? Vous voulez parler de votre début de journée ?   »

Cet homme était complètement trempé, hirsute et surement un peu sauvage. C'était l'impression que cela lui donnait, et certainement que l'ange serait sûrement plus propre sur elle. Cependant, elle n'allait pas le juger pour si peu, pour de simples apparences. Elle était une étrangère en ces lieux, en ce monde et même dans cet univers. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle venait d'utiliser un prénom qu'elle ne pouvait pas connaître.

« Chaque ange sert Dieu à sa façon. Nous avons chacun notre rôle et le miens n'est pas la guerre. Je suis venue pour lancer à l'univers un regard sans haine. J'aiderais ceux qui doivent l'être, et pour le moment, j'ai l'impression que vous en avez besoin. Malgré tout, je ne vois pas en vous le mal tel que je le conçois.   »

Naya était certaine qu'elle serait capable de rencontrer le mal absolu et quand bien même. Elle chercherait d'autres solutions que d'en venir aux poings. Elle n'avait plus vraiment les stigmates des êtres célestes. Elle paraissait une simple femme, une humaine quoi que petite de taille face à ce géant. Elle se voulait être apaisante comme un petit ruisseau frais qui serpentait entre les maux pour les calmer de sa douceur. La brunette n'était vraiment pas faite pour ce monde brutal. Cependant, elle était belle et bien là par la force des choses, par le cruel destin qui lui avait été annoncé. Elle avait fait tout ce chemin pour cela. Humble, elle n'en parlait pas, Naya agissait afin d'avoir le meilleur des futurs possibles. Petit rouage dans le grand dessein de l'univers, elle en avait accepté les règles et la conclusion. Malgré tout, ne disait-on pas que c'était le voyage qui importait et non la destination ? Elle n'était certainement pas si pressée d'arriver au bout du chemin. Elle avait tant à découvrir.
Marcos Smith
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockVen 8 Avr 2022 - 1:20
Elle avait l’air sympa. Mais conne aussi. Sympathiquement conne. Ingénue. Innocente. Ce genre de personnes qu’on ne pouvait plus faire après le tour du millénaire. Ce genre de personnes qui étaient juste… légitimement sympathiques, sans avoir un objectif caché, sans avoir une volonté de se racheter auprès de quelqu’un, sans vouloir se donner bonne conscience. Le genre de personnes qui étaient sympathiques et qui n’allaient pas te jeter sur le bord de la route quand ils n’auront plus besoin de toi. Les gens qui avaient suffisament confiance en eux-mêmes pour savoir quand ils voulaient faire le bien et quand ils n’étaient pas en mesure de le faire, ceux qui ne se mettraient pas du côté d’un cinglé sous médicaments pour tenter de le “réparer” avant de brûler tous les ponts quand ils se rendent compte qu’ils ne faisaient pas face à un personnage défini par un trait de personnalité “triste et grognon” mais bien face à une personne avec ses peurs, ses forces et ses faiblesses… Et c’était exactement parce qu’il était habitué à voir des gens mignons tout plein qui finissent par être en fait des connards qu’il restait méfiant de cette soudaine apparition dont l’air était si candide qu’il aimerait la gifler. Et si c’était vraiment quelqu’un de bien, si c’était vraiment quelqu’un qui ne lui voulait pas de mal… pourquoi la faire traîner avec une cause perdue ?

Elle avait un sourire d’une jeune touriste qui venait visiter New York pour la première fois, l’air amusé et bienveillant et incapable de voir les clodos en train de se surriner dans les goutières. Elle parlait avec tranquillité. Son ton de voix était comparable à une douce flûte de pan. Elle s’excusait et l’informait que le gros brouhaha éclatant visuel comme auditif n’était en fait qu’une voie spéciale du ciel. C’était une ange à cent pourcent, mais Marcos ne se rappelait pas dans ses cours interminables de catéchisme où est-ce que c’était dit que les anges étaient des Geisha Ninja Ronin, là. Peut-être qu’elle n’existait que depuis que le christianisme était arrivé au Japon ? Cela voudrait dire qu’elle n’existait que depuis que les suédois… non, les… les hollandais ? Depuis que les hollandais ont mis le pied sur le Japon. Marcos se souvenait d’une vidéo Youtube de sept minutes qui expliquait bien tout ça. Il y avait des jingles rigolos dedans. Elle lui disait qu’il était le genre de personne à avoir peur de personne. C’était pas si inexact que ça. Il avait des montées de stress. Il avait peur de ses potes, de la possibilité que les potes le quittent. Mais la peur de quelque chose qui soit pas émotionnel ? Non, pas vraiment. Ce qui ne pouvait pas le tuer ne pouvait pas le tuer. Ce qui pouvait le tuer lui rendrait un lourd service. Elle demandait à ce que son gang d’ange qui avait disparu avec le portail se fasse excuser. Marcos souffla avec indifférence et confusion.

”Bah… euh… excuses acceptées ?”

Les mentions de sa migraine tournaient le sourire de l’ange en une certaine moue. Elle s’approcha de l’immonde Mothman en lui proposant de guérir sa migraine. Marcos ne savait pas s’il devait accepter ça. Principalement parce qu’il finissait de moins en moins confiant en sa capacité à ne pas paniquer après que tout cela se passe. Elle venait de dire qu’elle venait spécialement dans son monde pour sauver et guérir. Okay ? C’était pas ce qu’il y avait de plus malhonnête comme speech. Est-ce qu’il voulait lui faire confiance ?... Qu’est-ce qu’elle pouvait lui faire de pire qu’il n’avait pas tanké durant le dernier mois ? Il était dans l’une de ses phases de vide émotionnel. C’était ça, être bipolaire. C’était pas une phase de bonheur et une phase de malheur. C’était une phase de surplus et une phase de vide. C’était d’avoir toutes les émotions exacerbées et d’être capable de te frapper la tête cinq fois contre la table pour prouver ton argumentation. Et puis un autre jour être capable d’accepter un gun dans le visage parce que le monde ne vaut pas tant que ça la peine. C’était un niveau au dessus de la dépression, mais en dessous de la schizophrénie. Il n’avait pas de souci à se laisser prendre la tête dans les mains d’une ange pour avoir moins mal au crâne. Il n’en était plus à ça de près. Elle l’avait vouvoyé avant de maintenant le tutoyer. C’était peut-être des difficultés sociales. Le nombre de gens qu’il avait vu dire “vous aussi” quand le serveur leur disait “bon appétit” le laisser à penser que ce n’était pas la pire attardée sociale qu’il ait pu voir.

”Ouais, vas-y.”

Elle leva ses mains près de son visage avant de canaliser quelque chose. Ses mains brillaient un peu. C’était comme si une punaise perçant sa langue venait de se transformer en chocolat chaud dans une soirée hivernale. Ça mais dans son cerveau. Bordel de merde. Sa mâchoire tomba légèrement et son oeil hagard s’écarquilla de même. Huh. Okay. Ouais, bon, c’était pas si mal que ça. Le maigre ruisseau les séparait. C’était suffisant pour qu’elle-même puisse l’enjamber, et le colosse pouvait aisément plier son dos pour que sa tête se trouve sur l’autre rive. Elle tentait de le consoler, de lui dire qu’elle serait de mauvaise humeur aussi, de lui tapoter le bras. Elle lui demanda si c’était que son sang sur son hoodie. Elle dit son nom… SON NOM ? Il se releva enfin, lui qui était resté agenouillé près du ruisseau, dégageant la gadoue de ses genoux tout en surplombant l’ange, pointant vers sa tête en tapotant dessus de son doigts décharné, ignorant son autre question.

”Att’, att’, att’, attends… Attends une seconde, attends une seconde, t’as pas lu mon passé, là ?”

Il avait un sourire blessé et trahi, mais tristement fatigué de tout cela. Il n’était même plus étonné. Ou du moins, il se sentait ne plus être capable d’être étonné. Il faisait un pas en arrière dans sa tête, il savait que demain, ou dans une semaine, ou dans un mois, il se sentira capable de piquer une crise rien qu’à l’idée qu’elle lui ait trifouillé la mémoire. Il la regardait avec un certain dépit, sans médisance cependant. Un peu parce qu’elle voulait clairement prendre des initiatives et un peu parce qu’elle sortait d’une faille dans le ciel avec un choeur de chérubin, imbécile. Elle veut t’aider, elle sait pas comment communiquer, elle a dû prendre des morceaux de tes aventures. Regarde-la, abruti, elle a l’air d’être capable de se perdre dans un pré à vache. Engueule-la, qu’elle comprenne qu’elle puisse pas faire ça. Un reality check, vas-y. Tu adores faire ça, gueuler sur les gens, hein, fils de pute ? La montée de colère, tu la sens ? Il faudrait tellement que t’ais quelqu’un sur laquelle la sortir.

”Hey, écoute…”

Il commença à se masser le pif en fermant les yeux et en expirant avec une certaine désinvolture. Il savait pas comment manier efficacement le tact. Il voulait être bref, concis et efficace. Si tu embellis trop, les gens comprendront pas. Si tu embellis pas assez, les gens feront exprès de pas comprendre car ils croiront à des insultes. Si tu embellis correctement… les gens auront une chance de potentiellement comprendre, mais Marcos avait affaire à trop de types excentriques, bizarres et mentalement instables de façon journalière pour en être suffisamment sûr. Il releva ses mains, paumes en avant, avant de les descendre un peu, un indice visuel de son message. Ses yeux entrouverts, par leur rondeur habituelle, donnait maintenant l’air d’être des demi-ronds rouges.

”Juste, évite de faire ça… Calme, sur les lectures du passé. Ou du moins, si tu peux pas t’en empêcher, évite de le dire à la personne en face. Tu feras paniquer un max de monde. C’est pas comme dans les films, ici. Quatre-vingt dix pourcent des gens veulent généralement pas parler de leurs problèmes hormis si on les force. L’atteinte à la vie privée, t’as vu ? Si tu veux “sauver” et “guérir”, faut respecter les limites des autres… tu comprends ?”

Est-ce que Marcos était trop brut ? Il pensait pas l’être. Mais il pensait pas être quelque chose jusqu’à ce que tout le monde le lui dise. Il espérait pas l’être. C’était plus juste de le dire ainsi. Il regarda son pull, sur lequel les traces de gras et de sang rencontraient les tâches d’eau tombant de sa tête mouillée. Il tira sur l’un des plis pour le mettre en valeur.

”Et, euh… si, c’est que mon sang. Je viens de fuir un hôpital psychiatrique. J’ai un peu phase out, mais… non, je ferais pas de mal au personnel. J’ai juste dû cogner ma tête et saigner sur mon hoodie… C’pas grave.”

Ça parlait des anges qui servaient Dieu. Au singulier, et probablement avec une majuscule, donc. God. Big G. Les anges ont des rôles différents. Elle, c’était pas la guerre. Elle voulait aider tout le monde, avoir un regard sans haine, un dialogue de hippie qui pouvait être concevable dans un être qui était au delà des humains. Marcos ne pouvait sentir quoi que ce soit d’égal à la terreur religieuse dans son esprit. Il tanka sans souci la possibilité qu’un seul Dieu existe au-dessus des autres. La Terre avait tant souffert d’Auros que de savoir qu’un mec était au-dessus de lui ne l'impressionnait pas tant que ça. Ou alors, c’était un autre Dieu. Peut-être qu’il y avait un Zeus aussi quelque part, un Jupiter, un Odin. Peut-être que c’était une autre organisation ? Peut-être qu’il y avait autant de dieux que de mortels. Kailan lui avait fait un peu de théologie. Il lui avait appris des trucs sur le paradis. Est-ce que le paradis de cet ange était le même que celui qu’avait vu Kailan ? Et puis elle lui dit qu’elle ne voyait pas de mal en lui.

C’était le même cirque à chaque fois. Il l’entendait pas suffisamment, celle-là. C’était simple. Il avait une petite voix dans la tête qui lui disait qu’il était qu’une merde en permanence. Cette voix était généralement accouplée à toutes celles de gens étant venu lui faire la morale un jour ou l’autre, étant venu lui cracher au visage pour des bails qu’il croyait résolus, étant venu faire de lui le bouc émissaire de tous leurs problèmes, le traitant de gros connard avant de couper tous les ponts. Les murs de texte suivis de blocage sur les réseaux sociaux. La passive-agressivité constante durant des conversations qu’il croyait civils. Les problèmes qui restent là parce que les autres n’ont pas les couilles de se confronter. Marcos n’avait survécu que par haine et chance. Des gens aimeraient qu’il crève et qu’il disparaisse et c’était précisément pour cela qu’il restait en vie. Mais cela n’empêchait pas les échos de lui dire qu’il n’était qu’un salopard. Alors, à chaque fois que quelqu’un lui disait qu’il était quelqu’un de bien, c’était la même chose. Alors, avant que ses yeux larmoyants ne soient trop visibles, il se frotta le visage, et fit croire que ce qui avait fait briller ses yeux l’instant d’une demi-seconde n’était qu’une goutte ayant tombé dans ses globes rouges. Est-ce que c’était parce que c’était une ange qui avait eu le courage de plonger dans son passé que le pauvre avis foireux feelgood eut tant d’impact sur sa personne ? Peut-être. Il songea à la possibilité d’être mort, et que c’était sa rencontre avant l’autre-monde. Mais c’était impossible. Il y avait trop de sensations pour que ce soit un rêve mourant. La sueur qui colle au tissu, par exemple. Il y a pas de ça dans les rêves. Marcos renifla, secoua la tête pour se réveiller, et posa une question.

”Hey… euh… C’est quoi ton nom, à toi ? Parce que tu connais le miens, mais je ne connais pas le tiens. Et c’est peut-être inégal, comme rapport, tu trouves pas ?.. Donc, c’est quoi ton nom ?”

Il enjamba le ruisseau, mettant ses mains dans les poches de sa veste, son dos bossu l’empêchant de surplomber l’ange autant qu’il le pourrait. Et pourtant, elle lui arrivait grand max au torse. Il cligna plusieurs fois des yeux, avant de regarder la partie du ciel où une faille s’était trouvée il y a peu.

”T’as pas juste là pour moi, j’espère ? Tu parles de l’univers, du lancement de… de regard, là. Tu parles de tout ça. T’es genre, une cartographe ? Yahveh t’as donné une mission, c’était d’aller checker l’univers et voir comment ça évolue ou bien c’était autre chose ?”

C’était à moitié pour savoir ce que cette ingénue faisait là, et savoir s’il était dans un rêve mourant ou quoi. En vérité, elle avait l’air tellement optimiste et innocente qu’elle risquait de se faire tabasser et violer dès son entrée en ville. La philosophie cynique du Mothman lui disait de peut-être lui éviter des emmerdes au moins pour les débuts de son sevrage. Ça, ou son complexe de sauveur.
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockMar 12 Avr 2022 - 11:04
Naya sourit largement en entendant que Marcos accepta ses excuses. Elle fut si heureuse qu’elle le prit un peu dans ses bras en sautillant sur place comme une collégienne avant de reculer légèrement, un peu gênée. Elle rougit légèrement se grattant un peu la joue, l’air confuse, mais gardant un grand sourire. Elle essayait de se faire plus petite qu’elle était déjà face à cet individu si colossal à ses côtés.
 
« Un peu trop démonstratif ? Je … M’emporte un peu facilement.   »
 
Lança alors en tirant la langue sur le côté l’ange, alors qu’elle éclata de rire se frottant l’arrière du crâne. Si l’on pouvait qualifier quelqu’un qui ne se prenait pas la tête, c’était bien elle. La brunette était ravie de désamorcer la situation. C’était un petit peu sa spécialité après tout, son rôle même. Elle glissa à quelques centimètres de la tête de cet homme ses petites mains, dont une douce lumière blanche et pure s’échappait pour guérir tous les maux capables d’être soignés. Apporter un soulagement même minime, c’était vraiment quelque chose de formidable à ses yeux. Naya ne pourrait sûrement pas lui faire oublier tous ses malheurs. Elle ne guérissait pas le cœur en soi, seules les blessures physiques. Petit à petit, elle en avait conscience et même sans le dire, cela la peinait bien entendu. A mesure qu’elle se repassait ce qui devenait petit à petit ses souvenirs en plus de ceux de Marcos, elle descellait sa détresse. Un léger sourire mélancolique pouvait se lire à voir cette créature, violente envers elle-même plus que vers les autres tant souffrir. Elle avait de la peine pour lui, comme elle faisait siens ses souvenirs d’une certaine manière tant ils étaient vivants dans sa mémoire.
 
« Oups … oui mais … enfin … ce n’est pas si grave que cela ! Je lis aussi dans l’avenir ! Heuuu … j’ai pas encore regardé …    »
 
Naya était ennuyée et presque apeurée de la réaction de l’homme, non pas qu’elle craignît une certaine violence, mais de sa possible réaction négative, elle qui ne désirait qu'améliorer les évènements. Elle aurait peut-être dû regarder les différents éléments de la rencontre afin de préparer le meilleur futur. C’était presque pour cela qu’elle avait été créée par Dieu, sans doute. Elle baissa la tête en se laissant faire lorsque le doigt lui tapota le crâne, comme si elle était une étudiante grondée par son professeur. Penaude, L’ange regardait vers le sol ennuyée, mais visiblement, il ne le prenait pas si mal que cela. Parfois les réactions pouvaient être violentes, cependant, pour le coup, elle n’avait pas eu le temps de tenter de tout prévoir. Elle avait été surprise de la rencontre, elle ne pensait pas tomber sur quelqu’un si vite après son arrivée.
 
« Dire que j’ai voulu me faire la surprise à ne pas regarder où j’allais arriver … La Terre est très jolie, vraiment ! Bon … je peux regarder tous les futurs proches afin de trouver le meilleur pour notre rencontre !    »
 
Naya commença à se redresser, alors qu’elle semblait regarder quelque chose sous ses yeux. Avec des mouvements de mains, elle rangeait sur les côtés les différents éléments-clés qui pouvaient être gênants, horribles ou plutôt bon, presque en panique, mais Marcos vint commencer lui expliquer des éléments importants. Alors, elle s’arrêta dans sa manœuvre, visiblement un peu perdue. Elle s’était fait beaucoup de films de la vie sur le monde matériel, mais elle n’était visiblement pas prête, pas tout à fait en tout cas.
 
« Pourquoi le passé ou le futur ferait peur aux gens ? On a tous un destin, un début et une fin, c’est ainsi. C’est ce qui fait la valeur de la vie. Si une vie avait une durée infinie, surement qu’elle ne voudrait plus grand-chose. Je … j’éviterai alors d’en parler hmmm … Je ferais juste ce qu’il faut. Vous êtes vraiment compliqué dans cet univers…   »
 
Finit par conclure Naya en soupirant légèrement. Ne pas dire ce qu’elle voit aux autres, sauf s’ils ont vraiment envie. C’était noté dans un coin de la tête, pas comme dans les films, dommages, ils sont plutôt chouettes sauf quand il y avait de la bagarre ou des scènes un peu trop osés à son gout. Ingénue, oui, en effet. Par rapport à ce dont était capable Marcos comme réaction ou comme violence, c’était certain qu’il avait mis les formes. Il avait été même presque doux si l'on pouvait le dire ainsi.  
 
« Tu devrais peut-être te changer, tu ne vas pas garder ce vêtement plein de sang, si ? C’est mieux que ce soit le tien ! Enfin … non, c’est pas ce que je voulais dire … mais si ça avait été le sang de quelqu’un d’autres ben …. Ça aurait sans doute été pire ! Heuuuu …. Dis … le mur t’avait fait quelque chose pour que tu le frappes comme ça ?    »
 
Demanda un peu perdue l’ange d’une petite voix hésitante. Elle agitait ses doigts le long de son kimono comme si cela l’aidait à dire les choses ainsi. Cet homme lui avoua tranquillement qu’il sortait d’une maison pour les fous, c’était un peu comme cela que les Terriens enfermaient ceux qui étaient trop gênants. Elle n’était vraiment pas certaine que cela pût aider qui que ce soit. Quelle méthode brutale et dénouée de toutes sensibilités.
 
« Avec ta force, pourquoi tu restes à l’hôpital psychiatrique ? Tu veux parler de tout ça ?     »
 
Finit par demander Naya un peu hésitante. Ce n’était pas sans doute son sujet préféré, mais elle ne voyait pas comment l’aider à part en parlant du problème. Tout ce qu’elle pouvait voir maintenant face à elle était un être sensible, triste, blessé. Elle ne dit rien à propos de son geste afin de cacher ses larmes. L’ange laissait souvent libre cours à sa parole, disant ce qu’elle pensait à haute voix sans trop de retenue. Tout était si limpide à ses yeux, le passé, le futur, le présent, qu’elle ne voyait pas le problème. Cependant, elle ne se doutait pas que la plupart préféraient se voiler la face, ne pas savoir, avancer dans le noir là où elle était lumière et vérité. Si cruel et brutal que cela pouvait l’être, il fallait accepter son destin. Depuis sa naissance, elle avait accepté le sien, martyre céleste.
 
« Naya ! C’est juste Naya ! Enfin … Naya quoi … je n’ai pas vraiment de nom de famille, c’est juste ça serait un peu trop étrange pour un nom de famille tu crois pas ?    »
 
Gloussa alors d’une manière légère l’ange qui flotta légèrement dans les airs à une vingtaine de centimètres d’une manière si naturelle. Voler pour un ange était quelque chose de naturel, comme les oiseaux. Elle sourit doucement en le regardant par la suite, les bras dans son dos, ses ailes cachées.
 
« Non, c’est une rencontre fortuite, je ne suis pas là pour toi spécialement, je suis ici pour tout le monde. Dieu m’a en effet crée pour une tâche bien précise, je …    »
 
Naya eut un bref instant un moment d’absence, avant de sourire légère avec un brin de tristesse qu’elle tenta de cacher derrière une voix rassurante et douce.
 
« Je dois faire en sorte que l’univers survive, que tout se passe bien et agir lorsque le temps viendra. Je saurais quand ce sera, je ne suis pas quelqu’un que l’on surprend souvent tu sais. Tout va bien se passer, la vie continuera et c’est très bien ainsi. J’ai une mission précise à remplir, je ne sais pas encore bien quand, mais on verra bien ! En attendant ! Je compte bien profiter ! Aider les autres et bien m’amuser !    »
 
Répliqua alors l’ange toute contente et heureuse malgré le cruel destin qui lui avait été promis. Elle l’avait accepté depuis longtemps, toujours même. Elle ne préférait habituellement pas en parler. Ce n’était pas nécessaire après tout, c’était sa tâche et à personne d'autre. Elle s’était même entrainé dure pour cela, sa maitrise de la magie. Derrière ce corps si frêle et doux, il fallait qu’elle soit prête. Il le fallait absolument par-dessus tout.
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockDim 24 Avr 2022 - 14:10
T’en en colère, hein ? T’as envie de la gifler. T’as clairement envie de la gifler. T’as les biceps qui grattent rien que pour ça. Tu tires le poing en arrière et tu déclenches le méchanisme et tu la dégommes. Sa petite mine de merde. Sa fausse joie exagérée. Tout cet enthousiasme. Elle te manipule, imbécile. “Eugneugneu j’ai pas fait exprès de lire dans ton passé j’ai juste pas fais gaffe à la partie où tu as honte de ton passé”. À trois on l’éclate. Un. Deux - Elle est probablement juste innocente à ce point. J’ai mal dormi. J’ai pas mangé. Je cherche toutes les raisons et toutes les putains de failles de calmer ma colère. Je suis nerveux et parano parce que j’ai toujours le mauvais réveil et l’état de fugue dans la tête. Je vais pas bien. C’est pas à elle d’en subir les conséquences. J’ai déjà niqué ma relation avec Kailan sur une putain de montée en tour. C’est juste de la frustration vide. C’est toujours là. Ça s'en ira pas en giflant une innocente. Grande inspiration. Yeux fermé. Te frappe pas. Te fais pas de mal. Lui fait pas de mal. Voilà. Comme un adulte.

Quand Marcos se faisait prendre dans les bras d’un homme, y avait toujours un impact sur lui. C’était comme se faire accepter par un frère, par un daron. Les étreintes viriles qui signifiaient “je sais ce que tu es, je sais ce que tu as fait et je t’accepte quand même”. Quand une nana le fait, c’était… moins rare ? C’était le calin qui se faisait dans la rue en sautillant à la sortie du collège. C’était le calin qui se faisait entre connaissance. Au même titre que la bise. Il n’était pas forcément préjugé contre les femmes. Sa mère était tout simplement une énorme tchoin qui avait gardé le bébé après un coup d’un soir pour le manipuler dans un mariage avec divorce et division des biens au coin de la rue. Sa seule contribution fut de lui donner des noms latinos cringe. Puis toutes les femmes croisées dans sa vie avaient été d’énormes dégénérées, des manipulatrices venimeuses et toute cette gamme de salope qui savent qu’elles pourront appeler la police si tu rends les coups. Donc ouais. C’était pas du sexisme ou de la bigoterie. C’était de la reconnaissance des formes et de l’habitude. Et malgré ça. Malgré ça, le putain de calin de cette angelette ahurie lui fit froncer des sourcils et trembler de la machoîre et larmoyer légèrement. Merde, putain qu’il était pathétique ! Alors que l’autre sautillait en arrière en souriant et arrêtant de sourire et souriant à nouveau. Elle disait quelque chose tandis que Marcos fit lentement passer ses paumes sur son visage, se débarrassant des larmes et de sa fatigue en un coup. Ses deux autres bras restaient dans ses poches. Elle disait qu’elle s’emportait facilement.

”Moi aussi…”

bougonna-t-il. C’était la raison pour laquelle il était ici, au final. Il avait piqué une crise au pire endroit au pire moment parce qu’il était confus et qu’il était incapable de faire un pas arrière. Elle lui soignait la tête, du moins ce qu’elle pouvait faire. La tranquillité d’une nuit de dix heures suivie d’un petit déjeuner complet. C’était pas assez pour lui rétablir le moral. Il n’avait juste plus mal à la tête et il était moins fatigué, c’est tout. Cela lui redonnait surtout plus d’énergie pour rester inutilement en rogne et refaire un tour dans le puits sans fond des mauvaises mémoires. L’autre tentait de relativiser sur sa lecture du passé en disant qu’elle pouvait… lire le futur également. Et qu’elle l’avait pas encore lu, pour l’instant. Son espèce de vieux sourire compatissant éveilla en lui des émotions de rage et de satisfaction complètement contrastes et confuses. Il ne voulait pas de sa pitié, mais était satisfait d’être compris. Merci, cerveau malade, de lui donner des désirs qui ne veulent rien dire. Il cligna d’un oeil puis de l’autre avant de le faire à nouveau pour les dents en même temps, exprimant une moue :

”Ouais, tu devrais pas lire ça non plus.”

Marcos se  demanda si sa perception du relief était foireuse. Lui qui voulait juste la pointer du doigt, il sentit son index lui tapoter le front. Il releva ce même doigt ainsi que son espèce de sourcil-antenne tandis que l’ange regardait par terre comme une enfant grondée. Cela ne l’aurait pas étonné si elle avait placé ses mains derrière son dos avant de tapoter indignement sur des cailloux en bougeant les épaules et le bassin. Elle était en train d’admettre que la terre était très jolie - chose dont elle pouvait profiter et pas Marcos, assurément, qu’elle se faisait la surprise à ne pas regarder dans le futur et qu’elle était prête à le faire pour trouver le meilleur terrain pour leur rencontre. Marcos regarda le flot d’eau, les arbres, le ciel, ses pupilles blanches sur fond rouge n’aidant pas à l’arrondissement des demi-cercles qu’il appelait ses yeux mi-clos.

”Non, non, pas d’divination. ”

Elle faisait des mouvements de main comme dans Sherlock - ah ah ah, oui, ta phase Sherlock, comme on s’en rappelle. Homme local s’intéresse à une série qu’il sait absolument nulle dans le seul désir d’avoir un centre d’intérêt avec son futur ex. C’est parfait pour la blâmer de trucs qu’elle n’a pas fait, ça, non ? Allez, allez, let’s go, la montée d’adrénaline inutile et FERME TA PUTAIN DE GUEULE J’ESSAIE DE ME CONCENTRER. Marcos avait secoué la tête les yeux fermé, avant de les rouvrir comme si de rien n’était. Elle s’était mise à dire qu’elle ne comprenait pas pourquoi le futur et le passé pouvait faire peur aux gens. Qu’il y avait un destin pour tout le monde. Le genre de truc pour fonctionnaire divin, le classique, t’as vu. La vie a de la valeur parce qu’elle finit. Elle disait qu’elle allait éviter d’en parler, mais restait confuse. Marcos se gratta la joue. Il se demandait s’il y avait des boutons sous sa fourrure ou bien si cette dernière la protégeait de la saleté, comme pour les chiens.

”C’est une différence de point de vue. T’es habituée à ce que tout soit en ordre. Les mortels vivent dans l’imprévu. Au jour le jour. Ils sont généralement pas fiers de leurs passés, même quand ils sont pas des criminels, ils aiment juste pas se souvenir des fois où ils ont été inutilement méchants ou qu’ils se sont humiliés ou qu’ils ont vécu un truc atroce… Et pour le futur, généralement, il arrête pas de se faire tromper. J’ai tabassé un ange il y a quelque mois qui pensait que c’était son destin de me tuer. Puis j’ai jeté un château sur sa flotte et un clown s’est sacrifié pour parer son attaque. Ils sont morts tous les deux, mais le clown est revenu plus tard. C’était une aprèm assez bizarre.”

Sans compter qu’il avait vomi devant Garou quand il l’avait vu le ventre ouvert - NON NON NON CONNARD TU PENSES PAS AU GORE TU PENSES À AUTRE CHOSE VOILÀ VOILÀ PENSE À YAKUZA PUTAIN IL FAUDRAIT QUE TU TE FASSES LE 3 UN JOUR ALLEZ HOP PENSE À CA -... ouais, après-midi foireuse. Qu’est-ce qu’elle foutait, l’ange ? Elle regardait dans le vide en soupirant. Elle semblait un peu dépitée d’apprendre que les terriens étaient des gigantesques gamins désorganisés et apeurés de la mort. Elle regarda alors son hoodie dégueulasse avant de lui demander s’il voulait se changer. Il y posa ses yeux aussi pour voir ce dont il était question. Du sang, de la gadoue, du gras. C’était mieux que ce soit son sang sur son vêtement, qu’elle disait. Elle s’excusa immédiatement avant de tenter de s’expliquer. Marcos la regardait, un sourcil relevé, avant de souffler du nez et tenter de dissimuler un sourire en coin. Cela devint plus dur quand elle demanda si le mur lui avait demandé quelque chose. C’était un mur. Un mur ça réfléchit.

”Non, j’attaque juste l’architecture locale quand je me sens pas bien. Faudrait que j’arrête, surtout quand c’est payé par des impôts. Mais ça me permet d’me défouler. ”

Il fit pencher rapidement sa tête vers la gauche et la droite en relevant ses iris.

”Et… ouais, c’est mieux que ce soit mon sang. J’aime pas faire du mal aux innocents, en particulier pas aux, aux personnels médicaux, là. Les infirmiers. J’aime rarement vraiment faire du mal, de toute façon. Mais j’aime… j’aime me battre.”

L’adrénaline me fait oublier qui je suis.

”C’est débile, hein ? Vouloir se battre pour soi mais pas faire du mal aux autres... ”

J’me fais des croquemitaines pour avoir quelqu’un à boxer.

”Et, boh, ça me dérange pas c’te hoodie. J’suis habitué à porter des vêtements de clodo, de toute façon.”

Elle frottait son doigt sur ses fringues pour se calmer. Ou pour se donner du courage. Lui faisait-il peur ? Il n’aimait pas tant faire peur que ça. Il aimait faire peur aux gens qui se croyaient trop forts, ça c’était sûr. Même avant qu’il devienne un monstre, quand il était un grand black de deux mètres, il leur faisait peur. Mais elle ? Il ne savait pas s’il voulait lui faire peur. Il aimerait la gifler comme il aimerait gifler un attardé dont les stupidités pourraient l’énerver mais il savait que c’était juste une touriste d’un autre monde. Elle lui demandait pourquoi il restait à l’hôpital psychiatrique malgré sa force. Il releva ses sourcils avec incrédulité.

”Bah… J’y suis pas resté. J’te l’ai dit. C’est, genre, c’est pas de mon choix que j’y ai fait un séjour. J’ai fait le malin face à un chef d’état qui sous-estimait ma… qui… qui… J’ai pas vraiment les mots. En gros, il voulait me donner une amnistie pour un crime et il voulait voir mes expériences passés, et moi j’ai pas voulu. Parce que j’étais très content du crime en question - c’était, c’était le coup du château dans l’espace, tu sais - et j’aime pas quand les gens, euh, quand les gens viennent dans ma tête, parce que j’ai peur qu’ils m’appitoient et qu’ils me mettent juste dans la case du malade mental, tu vois ?”

Il écarta alors ses quatre bras en se tournant vers le côté, gueulant soudainement :

”ET CES, CES CONNARDS ILS M’ONT -”

Il ferma alors ses mains, avant de prendre une longue respiration. Se rappeler de cette scène était pas joyeuse. Il avait fait le con. Ils ont fait le con. Tout le monde a fait le con. Il pourrait la rejouer dix-huit fois dans sa tête et toujours être aussi frustré. Avoir un coeur qui s’éxalte autant que le sien rendait la part des choses compliqué. Deux de ses paumes se posèrent contre son visage pour le masser tandis que ses autres doigts faisaient de même pour sa nuque. Il était fatigué. Il était furax. Il était vide. Il regardait dans une caverne où les échos de sa honte et de sa frustration résonnaient pour finir dans ses oreilles.

”Ils m’ont mis dans un hôpital psychiatrique comme des chochottes. Ils m’avaient, genre, endormis de force. Ils auraient pu me buter dans mon sommeil. Mais ils m’ont mis dans un hôpital où je pourrais lentement mourir en silence. Donc je me suis tiré.”

Il remit ses deux bras de trop dans les poches avant d’hausser des épaules dans la direction de la jeune femme.

”J’deviens un gamin paniqué, pendant que je fais des crises. J’sais pas… j’voulais juste pas qu’on efface ce que j’ai fait. J’avais fait un truc cool, dans ma… dans ma putain de vie et ils voulaient juste effacer ça. ‘Fin, c’est… c’est comme ça que je l’ai compris. C’est débile.”

Damn, Marcos, bien de faire un speech qui détaille ta vie après avoir dit que tu voulais pas détailler ta vie ? Le combat incessant entre ta soif d’attention et ton envie de pas faire chier les autres. La bataille inarrêtable entre l’envie de supplier un peu de pitié et la volonté d’avoir une image de badass. Qu’est-ce que t’essaie de la convaincre, maintenant ? Tu rencontres une étrangère d’un monde où tout est bien et parfait et sans faille, ou tout est organisé, ou personne n’a de problème avec son passé et aucune anxiété sur son futur et tu dis à elle, à c’te putain de touriste que t’es un imbécile avec cent cinquante désirs différents qui corrèlent pas du tout ensemble, espèce d’attardé ? Vas-y. Vas-y, continue, j’ai envie de voir où c’est que ça te mène. Putain, qu’est-ce qu’il me tarde de te voir ruiner sa vie à elle aussi.

Marcos se tapota la tête du poignet. La petite douleur qu’il faisait à son front était suffisante pour le distraire légèrement de la grosse qui résonnait dans sa tête. Il avait manqué de pleurer, encore, pour changer. Ah, c’était bien, ça, il avait même pas ses médocs sur lui. Quel bonheur ! Fallait qu’il trouve son xeroquel quelque part. Mais vu qu’il était un peu un giga criminel, maintenant, il pouvait pas aller en ville. Donc, en gros… il était parti pour se rouler dans sa merde comme un gros bébé quand ses montées vont trop haut. Mais bon, c’était ça, ou être un mec qui acquiesce à tout, un zombie qui bouffe non-stop pour ressentir quelque chose et qui a la dalle tout le temps, qui trique pour un rien et qui a des tics de politicien. C’était lequel, son Marcos préféré ? Celui qui ressent quelque chose quitte à souffrir ou l’animal à bouche pâteuse qui veut juste bouffer dormir et baiser ? Naya avait dit son nom. Sans nom de famille. Marcos haussa les épaules quand elle lui disait pas avoir de nom de famille.

”C’est pas moi l’ange, ici. C’est pas ma culture, c’est pas moi qui juge.”

Sauf si la culture consistait à buter des gens et noyer des bébés avec la colle. On vous voit venir, les Aztecs ! Elle était pas là pour lui, et le peu d’existentialisme religieux qui pouvait tenir son cœur s’en alla immédiatement. Cela voulait dire que Marcos n’était pas mort et coincé dans un hâvre paumé au milieu de nulle part en attendant d’être sélectionné pour l’enfer. Elle voulait être là pour tout le monde, parce que Big G l’avait créé pour une mission très spécifique. Elle regarda dans le vide. Marcos savait déjà de quoi elle parlait. Et elle pouvait l’embellir autant qu’elle le voulait, qu’elle dise qu’elle saura quand il faudra savoir même si elle sait pas encore, que tout ira bien, que la vie continuera, que toutes ces conneries. Elle comptait bien profiter de sa vie jusque là. Le Mothman comparait ça avec les cancereux qu’il avait rencontré. Certains voulaient se battre et parfois ils réussissaient. D’autres étaient prêts à accepter la mort et ils vivaient comme des rois durant leurs derniers jours jusqu’à ce qu’ils ne vivent plus.

”Ca a pas l’air ouf, dit comme ça. Naître pour mourir. Genre, il pourrait résoudre le problème quand il viendra, non ? Fin, c’est, c’est, c’est juste mon avis, ça.”

Il fit un demi-sourire dépité dans sa direction. C’était bizarre comme sujet de conversation. Il savait pas s’il devait être compatissant ou non. Tout ce qu’il savait, c’était qu’une personne qui était sympathique avec lui sans aucun désir sous-jacent de le manipuler ou quoi… allait mourir vite, et était condamnée, ou se croyait condamnée, à devoir mourir ainsi.

”Force à toi pour avoir accepté, j’imagine ?”

Quelques secondes passèrent dans le silence. C’était un silence tendu. Assez gênant. Marcos regarda le ciel. Il regarda le sang sur sa veste. Allez, putain, il était face à un ange, qu’est-ce qu’il pouvait dire à un ange pour percer le silence ? Quelle question t’avais toujours envie de demander à un ange ? Quelle putain de question ? Sujet de conversation ! Allez ! Parle-lui, putain ! Elle se sent mal de devoir crever ! Soutiens-la ! Premier truc qui te vient à l’esprit ! Trois, deux, un !

”Donc ton Dieu, c’est celui du Coran, de la Bible, de la Torah ou un autre ?”
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockMer 27 Avr 2022 - 17:32
Naya Remarqua une sorte d'absence un bref instant. Elle était loin d'imaginer qu'il était en train de lutter contre lui-même. Comme cela pouvait être difficile et cruel comme vie. Innocente, pure et franche, c'étaient bien des qualitatifs que l'on pouvait donner à l'ange. Ce doux câlin qu'elle n'avait pas pu se retenir de lui offrir n'avait évidemment aucune arrière-pensée. Elle souffrait de le voir ainsi, totalement empathique à ses soucis. La réaction de ce grand dadet montrant ses muscles et sa force ne pouvait prouver que ce dont elle se doutait. C'était bien un être sensible et bon ! Certes, il devait avoir un souci de la gestion de la colère, mais cela pouvait se travailler. Elle n'était pas du genre à manquer de foi !

« Ha bah ça nous fait un premier point commun ! Hihihi !   »

S'esclaffa d'un rire léger la brunette, signe qu'elle allait bien en trouver d'autres afin de se rapprocher de cet homme. C'était certes le premier qu'elle venait de rencontrer sur Terre, mais elle l'appréciait déjà !

« A... Ah bon tu crois ?   »

Demanda alors Naya en train de commencer à regarder d'une voix un peu triste et perdue. Elle ne comprenait pas tellement pourquoi, mais elle n'allait certainement pas retarder les millions de possibilités qui s'ouvraient à leurs rencontres contre son gré. Elle agita les mains rapidement devant elle davantage ennuyée de l'avoir blessé.

« Je ... Je suis vraiment désolée !  Je ne le referais plus ! Tu ... Tu as encore mal à la tête ? »

Demanda inquiète l'ange à voir Marcos secoué la tête ainsi, comme s'il avait une douleur quelconque. Toute souriante, elle hocha la tête doucement.

« Dieu a donner aux êtres vivants le libre arbitre, ils peuvent choisir, c'est ce qui est le plus incroyable. J'ai hâte de voir ce que les personnes en font ! Pas fière de leurs propres choix, vu que ce sont les leurs, c'est quand même étrange ... Il y a un nombre inquantifiable de futurs, chaque action en découle d'autres, alors c'est compliqué. Cependant, parfois, quoi que l'on fasse, le destin vient frapper à notre porte. Il n'y a rien à faire à part ce qu'il faut.   »

Naya était quand même un peu perdue quant aux décisions des êtres vivants. Elle ne pouvait que penser qu'ils étaient aussi réfléchis et surtout pure qu'elle. Cependant, lorsque son interlocuteur commença à parler d'un affrontement contre un ange, elle ne semblait pas trop quoi penser. Cela allait bien trop vite comme résumé de la situation.

« Chaque ange connait son destin dès la naissance. Pourquoi un ange voudrait vous tuer ? C'est ... Terrible ... Je ... Je n'aime pas me battre, mais si jamais je le devais, ce serait pour affronter le mal absolu. Celui insondable, le destructeur et personne d'autre ! Je ne juge pas sur l'apparence et je ressens du bien en vous.     »

Naya était quand même perplexe à l'idée d'une flotte d'anges, des vaisseaux spatiaux ? Des navires ? Lorsque l'on connaissait vraiment le monde des anges, il n'y avait pas d'intérêt à tout cela. Ce monde n'était pas le leur, elle était ennuyée.

« Je ... Je devrais retourner sur les lieux afin de revivre ce qu'il s'est passé ... Je comprendrais sûrement mieux ... Les anges doivent suivre les ordres de Dieu, suivre leurs destins ... Nous avons notre propre monde et il faut laisser aux mortels le leur.     »

La jeune ingénue découvrait tout un tas de perturbations qui la troublait. Elle désirait plus que tout comprendre, corriger les soucis. Si jamais il y avait de nouveaux anges renégats, elle se sentait le devoir de les ramener vers la lumière. On pouvait voir ce que le plus beau, le plus puissant, celui qui apportait la lumière pouvait devenir. Les anges vivaient pour faire le bien, c'était une idée bien arrêtée dans ses pensées.

« Ça serait chouette de juste aller voler et découvrir les beaux paysages de cette planète non ? Plein de fleurs, des vallons herbeux, le vol d'oiseaux. Je voudrais aider tout le monde !     »

Naya lança alors l'idée toute souriante à l'idée de découvrir cette belle planète bleue. Elle rêvait de beaux paysages en compagnie de cet homme. Il devait connaître la région non ? Il serait sûrement un bon guide.

« Et en plus, on pourrait vous trouvez de nouveaux vêtements tout propre ! Un haut vert et un pantalon marron, ça vous irait très bien ! Ou alors un haut rouge si tu as l'habitude de recevoir du sang, ça se verrait moins. C'est vraiment bizarre comme phrase quand même ...   »

Finit par se commenter à elle-même l'ange, en pleine réflexion. Elle s'imaginait déjà aller récupérer des vêtements ensembles dans les lieux appropriés à cet effet sur Terre. Elle trouvait même l'idée amusante d'y aller à deux et de choisir à deux.

« Les maçons doivent te détester alors hahahaha !   »

Gloussa alors Naya en imaginant les pauvres travailleurs réparer sans cesse les murs d'une maison avec des troupes. Ce n'était pas forcément très gentil pour ces pauvres bougres, mais elle trouvait la scène amusante dans son esprit. Elle était bien loin d'imaginer les conséquences réelles dans le monde des mortels de ce genre de pratique. Il était après tout assez rare dans le monde des anges que un de ses derniers fassent des trous dans les murs ou des plafonds.

« Tu vois ! Encore un point commun ! Tu n'aimes pas faire du mal aux innocents ! Moi aussi ! C'est un non-sens.   »

Naya était toute contente de cette nouvelle révélation. Secrètement, elle espérait bien devenir copines avec tout le monde sans exception, apporter le bonheur et la félicité. Elle se tapota la joue comme si elle réfléchissait à haute voix.

« Ben ... Si tu aimes te battre pour te défouler ... Hmmm ... Je suis certaine qu'il y en a d'autres comme toi ! Il suffit de voir dans un club de bagarres avec des types tout aussi costauds que toi pour faire des rencontres sportives. Comme ça tu te défoules, tu rencontres de nouveaux copains et des gens qui veulent se frapper. Je pourrais même vous soigner après ... Mais bon ... Pas tout le temps quand même ... Hein ...   »

Naya haussa les épaules.

« Pourquoi ce serait idiot ? Ce que l'on aime faire, il faut le faire dans de bonnes dispositions pour embêter personne et puis voilà. Moi par exemple ... Hmmm ... Qu'est-ce que j'aime faire .... Heuuu .... Soigner les autres ça compte ? C'est pas vraiment un hobbit ... Je n'y ai jamais pensé.   »

Finit par dire toute souriante en haussant les épaules l'ange comme si cela n'avait aucune espèce d'importance. Elle ne pensait jamais vraiment à elle, plutôt aux autres. C'était peut-être cela son hobbit, sa passion. Lorsque Marcos commença à tenter de décrire sa mauvaise expérience qui lui avait value de se retrouver dans un hôpital pour les fous, Naya ne comprit pas tout. Par reflexe, elle eut envie de regarder ce qu’il s’était passé grâce à son pouvoir, mais elle se retint. Elle se rappelait très bien qu’il était quelque peu allergique.

« De ce que j’ai compris dans votre monde, une amnistie est une sorte de pardon judiciaire exceptionnel pour un acte normalement puni par vos lois. Ce n’est pas d’oublier un acte, c'est juste ne pas subir les conséquences. Tu ne voleras point, tu ne tueras point .... Ce genre de choses. Par contre, je ne vois pas bien le rapport entre l'amnistie et lire dans ton esprit directement. Le mieux c'est de parler, de trouver une solution. Je doute que la fuite règle un souci, mais si tu préfères avoir un intermédiaire pour en parler à ce monsieur, je pourrais bien l'être.   »

Proposa directement Naya très sérieusement. Si jamais elle pouvait régler son soucis, elle en serait très contente. Elle ne cherchait absolument rien en échange et elle n'y gagnait rien non plus. Ce n'était que par pure charité angélique. La brunette n'imaginait pas tellement vivre longtemps vu son destin, alors qu'est-ce qu'elle pouvait bien espérer gagner.

« Je pourrais parler avec toi par télépathie et avec lui. Tu ne seras même pas obligatoirement dans la même pièce. Je trouve très étrange d'enfermer quelqu'un juste parce qu'il n'agit pas comme certains le veulent. Tu crois que ce monsieur est capable d'effacer tes souvenirs ?  Je trouve que c'est terrible ça ...   »

Naya trouvait cela intolérable, une violation immonde de la vie de quelqu'un. À ses yeux, cela n'avait rien à voir avec la lecture du passé ou du futur.

« l'idée de pouvoir sauver plusieurs milliers de milliards de personnes dans l'univers me plaît beaucoup. Même si ... Je dois sacrifier ma vie, et bien soit. Je doute que quelqu'un puisse se targuer d'avoir éviter la mort d'autant de personnes dans une vie entière. Ce n'est pas à Dieu d'intervenir directement, c'est à chaque personne en son âme et conscience. Je refuse d'ignorer mon destin. Celui annoncé arrive toujours, que l'on court au moin ou non, que l'on se trompe dans son interprétation ou non. Ce sera mon dernier acte d'aide à l'univers ! Je me prépare à cela depuis longtemps. J'ai développé une puissante magie. Je préfère que tout cela reste discret. Moins de personnes le sauront mieux ce sera ... J'imagine.   »

Indiqua alors l'ange avec une tendresse dans le sourire et sur son visage. Elle n'hésitait pas une seule seconde dans ses choix. Elle ne doutait pas, pire, c'était important que cela se passe ainsi. À quoi bon sinon ? Elle ne voulait pas regretter le moindre moment, la moindre interaction, car même si elle était la martyr des cieux, elle comptait bien profiter de ses derniers instants. La brunette ne cherchait même pas les congratulations des autres, de la reconnaissance, non, elle agissait comme elle devait le faire voilà tout.

« Ha oui ... J'ai lu ces livres, ils sont intéressants comme interprétation. Ils sont tous dans le vrai et dans le faux à la fois. Je dirais pour faire simple que Dieu est de ces trois là à la fois et bien d'autres encore. Les êtres vivants ont du mal à saisir le message de Dieu. C'est bien pour cela que dans le monde des anges, c'est un collègue des archanges qui sont chargé de reçevoir les paroles de Dieu et de les transmettre. Je serais curieuse de visiter les plus jolis lieux de culte fabriquer sur Terre.   »
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockLun 16 Mai 2022 - 4:22
Ah ouais. Lourd rappel que Marcos détestait les gens qui riaient en “i”. Genre, les “hi hi hi”. Il aimait pas ça. Mais il aimait pas grand chose d’autre. Il était un insecte hibou clochard qui n’aimait que les combats, ce qui l’amenait dans des combats, et les preuves d’appréciation envers sa personne. En fait, il aimait surtout oublier qu’il existait. Il était pas bon consommateur vis-à-vis des fictions qui lui auraient permis d’oublier sa propre personnalité : il était trop prétentieux pour les blockbusters, pas assez prétentieux pour les films indépendants. Il aimait pas les RPGs parlant de la dépression ni les gros shooters triple A. Il était trop anxieux pour se poser et lire quoi que ce soit qui n’avait pas d’image et ne voulait pas s’investir dans les histoires sans fin et pleines de fétiches bizarres que représentaient les mangas ou les comics. Et il avait aucun goût en matière de musique donc il prenait juste ce qui empêchait à son esprit de siffler. Donc, quand Naya lui disait qu’ils avaient des points communs, il espérait pour son putain de bien que cela s’arrête à l’esprit juvénile malgré eux et que Naya ne soit pas malgré elle une grincheuse constante qui ne pouvait se distraire de ses propres problèmes. Certes, Marcos pouvait en théorie se concentrer dessus pour les résoudre, mais il ne pouvait jamais avoir de répit. Il y avait des entre deux, par la définition même de sa maladie, il ne pouvait pas les trouver.

Il ne rajouta rien entre ce passage et le moment où il lui demanda aussi gentiment qu’il le pouvait d’éviter les futurs et les passés et ce genre de connerie. Il tentait de faire le relativiste capable de faire un pas en arrière face à l’incompréhension d’une nana qui venait d’un monde assez fortement alternatif au rez-de-chaussée crasseux et inconfortable des mortels et en particulier des terriens. Marcos n’était que le représentant haut de gamme des humains qui n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’il faut faire et qu’on les prenne de haut. Alors quelqu’un qui venait avec sa propre liste de courses de trucs qui se passeront ?... Aucune chance de se faire écouter. En fait, elle risquait de se faire tabasser simplement parce que des gens voudraient lui prouver tort. Un imprévu dans la gueule pour lui casser le nez. Honnêtement, c’est ce que ferait Marcos. Mais il savait qu’il était malade. Et il savait qu’elle pourrait pas se relever. C’était tout ce qu’il y avait de plus normal d’éviter de frapper ce qui pouvait pas se relever après, même si ça paniquait et que ça disait que plus jamais ça lirait dans le futur et que ça demandait si on avait encore mal à la tête.

”Nan, nan, ça va…”

Elle partit ensuite sur une petite explication sur le libre-arbitre. Sur le fait que Dieu l’ait filé et sur le fait qu’ils puissent choisir. Pas pouvoir choisir, hein ? Elle avait un rôle à jouer, c’était l’un des premiers trucs qu’elle lui avait dit. Ouais, elle, elle pouvait pas. Et elle pouvait jouer la gentille comme elle le voulait, il y avait suffisamment, suffisamment et minimalement de jalousie pour qu’elle le voit avec autant de positivité. Ah, elle rêvait de pouvoir voir ce que les gens faisaient de leurs libre-arbitres, elle qui savait pas pourquoi les gens pouvaient pas être fiers de leurs choix. Parce que les êtres humains sont des êtres aussi complèxes qu’ils sont vils et que tout ce qu’ils font sont sujets à regrets car parfois tu fais du mal à des gens sous le coup des emotions et que t’aimerais pas leur avoir fait du mal et que même si c’était ton CHOIX T’AURAIS TELLEMENT AIMÉ AVOIR UNE EXCUSE JUSTE POUR REPARTIR EN ARRIÈRE ET TE DÉDOUANER DE TA PUTAIN DE CONNERIE !... Mais il y avait une infinité de futurs, qui faisaient en permanence mitose à chaque action légèrement différente… Mais il y avait un destin, quelque part. Un destin auquel “on” devait répondre… Ouais, elle parlait à cent pourcent des anges, là. Marcos aurait pu pousser et décortiquer quelques informations de plus, mais sa conversation sur les lavages de cerveau du Paradis lui avait appris à rester un simple ignare quant à beaucoup de choses, en particulier avec une instabilité émotionnelle comme la sienne.

Parlant d’expériences passées, il y avait la rencontre avec Razael. Et là, Naya avait pas l’air de bien comprendre. En fait, c’est pas qu’elle comprenait pas, mais ce que cet imbécile avait fait était si radicalement différent de son point de vue personnel qu’elle ne pouvait pas exactement piger ce que c’était. Pourquoi un ange tenterait de se battre ? Pourquoi contre lui ? Marcos avait du bon en lui, disait-elle. Un ange ne devrait se battre que contre le mal absolu et Marcos ne l’était pas. L’insecte avait ses mains dans ses poches, la bouche fermée et serrée par inaptitude à décider de ce qu’il devrait dire dans cette situation. Il releva certains de ses doigts hideux et décortiqués afin de se gratter l’arrière de la tête tandis que l’autre réfléchissait à haute voix. Il lui fallait revenir sur les lieux du conflit pour mieux comprendre ce qui s’y était passé. Revenir au château terrien, hein ? Roh, ç’aurait été une trop bonne excuse. Aider une ange à comprendre ce qui a motivé un autre ange. Aider une investigation et revenir faire un doigt à Scalio, cela aurait été trop beau… Non, il devait pas faire ça. C’était probablement la meilleure chose à faire. Sa conscience l’empêchait d’être un imbécile complet. Alors qu’elle parlait des anges qui devaient suivre leurs ordres et leurs destins, Marcos tenta de la décourager gentiment de retourner au château.

”Peut-être que c’était un ange différent de toi… Genre, un tout autre type d’ange.”

Les yeux de Marcos regardaient ceux de la jeune angelette tourner partout en regardant la nature qui les entourait. Elle aimait toute la végétation qui les entourait. Marcos n’en avait jamais eu grand chose à faire. Les plantes, ça faisait de l’oxygène. C’était préférable d’avoir des plantes pour respirer. Il s’en foutait royalement des fleurs, de l’herbe, des oiseaux, des montagnes. Cela ne l’atteignait tout simplement pas. C’était du calme. Le calme c’était du silence. Le silence c’était du vide. Et le vide, c’était la demande d’avoir un petit flashback sur un événement traumatisant ou bien de commencer un dialogue plein de regrets avec soi-même et ainsi de suite. Donc ouais, Marcos n’était pas un fan du vide. Marcos préférait les rues sales d’une ville pleine de corruption et d’autres types de merde. Il était conscient d’avoir une opinion controversée à préférer le gris noir de la civilisation au vert luminescent de la nature. Elle lui proposait de s’envoler pour aller tout visiter. Marcos fermit les yeux en grimaçant et laissant sa tête retomber en arrière.

”Oh la fleeeeeeeeeeeeeeeemme…”

Il était légitimement le genre d’imbécile à préférer voir la nature reproduite dans un jeu vidéo haute définition. Probablement parce que quelqu’un avait bossé dessus. Qui avait bossé sur le moustique et le palu ? Qui avait bossé sur les orties et la merde de chien ? Le même mec qui avait bossé sur le cancer, le sida, l’ablation du cortex et la dépression post-traumatique. Alors s’il y avait un manager de la nature, il irait lui en tirer deux mots. Naya s’était mise à le vouvoyer, ce qui le fit sortir de son gigantesque phasing out alors qu’il tourna la tête dans sa direction, mâchoire relâchée et sourcil relevé. Elle arrêta tout aussitôt qu’elle commença, reprenant l’usage des “tu” en deux phrases. En même temps, passer des infos sur la mort des anges à l’appréciation de la nature, plus sa condition de touriste… ouais, elle était dispersée. Son objectif était de trouver un nouveau haut pour le Mothman, du vert ou du rouge, pour pas qu’on voit le sang… C’est intimidant, le sang séché sur un hoodie gris, pourtant… Deux des bras de Marcos sortirent de ses poches pour attrapper le bas de sa veste et le tirer légèrement vers le haut. Son regard entrouvert fut accompagné d’une légère secousse de la tête. Non, non, elle lui allait très bien, malgré le gras, la sueur, la poussière et le sang. Une veste grise sans plus. C’était le summum de couille dont il ne se battait pas. C’était juste un truc large qui cachait son vrai corps. Pas qu’il ait pas envie de montrer un corps muté mélangeant carapace et corps aux muscles aussi développés que mal nourris, mais… non, il avait juste pas envie de montrer ça au monde. Et comme il le disait, il aimait bien son hoodie.

Il évita de la corriger sur le bizarre dans la façon de penser que le rouge aidait à cacher le sang. Pour lui, c’était pas si bizarre que ça. C’était morbide, peut-être, mais n’importe qui ayant au moins une conscience de l’existence de la violence entre deux formes de vie à base de carbone était capable de savoir que “couleur du sang permet de cacher le sang”. Mais il voulait pas non plus pousser cette petite idiote dans la direction sanglante d’un maniaque gigantesque à corps de mite. Alors il ne répondit tout simplement pas. Quand l’autre fit une blague à propos des maçons en colère après ses défaillances mentales rapportées sur les murs, il fit un soufflement du nez forcé accompagné d’un sourire pour accompagner le rire de son interlocutrice, avant de simplement soupirer en hochant de la tête, l’air dépité et pourtant bienveillant quand l’autre tentait de le motiver en disant qu’elle n’aimait pas faire du mal aux innocents. Que pouvait-il lui dire ? Qu’il pensait que c’était pas un non-sens ? Il savait qu’il y avait des gens qui faisaient du mal aux gens, et il savait qu’il y en a qui aimaient ça. Il aimait être celui qui faisait du mal à ceux qui aimaient faire du mal.

Elle fit alors une proposition qui avait tourné souvent dans la tête de Marcos. Oui, il y en avait d’autres comme lui. Il y en avait aucun qui pouvait jeter des châteaux dans l’espace. Donc trouver des types aussi costauds que lui, c’était pas difficile. Il pourrait clairement se défouler, si ça existait, et peut-être qu’il trouverait des potes. Il l’avait fait, quand il était humain. La MMA, tout ça. Tabasser un mec suintant dans des vêtements serrés qui faisaient reluire ses muscles, et se faire tabasser en retour. La trique alors qu’on saignait du front. Ouais, il connaissait ça. Mais il pouvait plus le connaître. Qui pouvait rivaliser avec lui dans un sens purement physique ? Pas vraiment qui que ce soit. Et de toute façon, j’cherche clairement la mort dans ses combats, alors pourquoi en lancer un où tout était amical ? Aussi, elle voulait le soigner après ? Elle cherchait vraiment à traîner avec lui vers un ring une fois par semaine ? Non, non, non, pose pas trop de questions sur ça. Tu connais pas les amitiés des anges - de ses anges à elle. Si ça se trouve tu peux lui faire du mal à poser des barrières aussi tôt. Pousse pas trop. Marcos cligna une poignée de fois des yeux.

”J’y… j’y penserais.”

Elle lui disait que c’était pas idiot de vouloir autant se battre. Tant qu’il gênait personne… Tant que tu gênais personne, tu pouvais mettre ta bite dans un grille-pain. Mais même si ça gênait personne, tu saurais que t’es un dégénéré. Marcos pouvait finir par ne gêner personne… Il frappait des gens qui le méritaient, il gênait techniquement personne ! Mais il savait que seul un ravagé du bulbe voudrait faire ça autant que lui. Est-ce que soigner était un hobby ?... Peut-être… par définition. C’est un truc fait pour le fun et qui cache pourtant un véritable intérêt. Ouais, peut-être.

”Ouais, ouais, j’pense que ça peut être catégorisé comme hobby, ouais.”

Puis vint sa crise de colère, et la réaction que Naya en aurait, bien entendu. Et elle essayait de comprendre ce qui s’était passé… Elle essayait de comprendre pourquoi est-ce que Marcos était suffisamment con pour refuser une amnistie. Elle comprendrait pas. Elle ne se déteste pas. Elle ne peut pas comprendre ce que c’est que d’être à ce point un dégénéré. Tu voulais te faire punir, peut-être ? Un jeu sadomaso à base de “plus fort daddy”, hein ? La ferme, la ferme… Il voulait vraiment faire table rase. Il l’a dit. Il voulait faire table rase. N’essaie pas de me faire penser des trucs qui sont même pas là. Cerveau de merde, cerveau de PUTAIN de merde… Marcos clignait plusieurs des yeux en grinçant les dents. Elle disait essayer de trouver une solution. Trouver une solution, vraiment ? Vraiment ?... Vraiment ?...

VRAIMENT ?!


”Tschhhhhhhheh heh, heh…”

Ah, c’était un sourire bien naturel, celui-là. C’était une idée de con. C’était un idée gentille et optimiste qui marcherait pas avec la situation. Parce qu’il avait pas d’attache avec ce mec, et ce mec était une facette du gouvernement. Et elle avait mal compris plusieurs trucs, elle qui voulait faire intermédiaire entre deux cinglés. Non, ça marcherait pas. Elle pensait qu’il y avait un délire en mode effacement de souvenirs, non, non, non, non, c’était pas ça. Il se retourna et se rapprocha rapidement d’elle secouant les mains devant lui pour affirmer visuellement qu’elle se gourait.

”Non, non non non non, non, une seconde, une seconde une seconde, j’ai mal expliqué.”

Il reprit une grande inspiration en se frottant les yeux fermés de ses doigts hideux, une autre paume placée contre son dos et les deux dernières sur ses hanches. Il s’apprêta à parler, avant de s’arrêter, regarder sur le côté comme pour y chercher un script invisible qui lui donnerait les mots à dire, mais au final préféra juste observer son interlocutrice. Il prit son temps, pour ne pas bégayer.

”Ce qu’il s’est passé, c’est qu’il voulait analyser mon esprit. Et j’aime pas, parce que j’ai honte de mon passé. C’est illogique, mais j’aime pas ça. J’aime vraiment pas ça. Il voulait également, par son amnistie, effacer un acte que j’ai fait. Il voulait l’effacer du registre, de l’Histoire, tu vois ? Il voulait pas effacer ma mémoire. Il voulait surtout faire en sorte que je n’ai rien fait… diplomatiquement parlant. Pour des histoires dont je m’en branle royalement, tu vois. Et je suis mentalement instable, et je sortais d’un trip de gigamomille, donc j’étais encore plus instable que d’habitude.”

Il haussa des épaules.

”Je suis en colère contre eux, je suis en colère contre moi-même. C’est pas tes problèmes. Te pose pas de question au sujet des problèmes sociaux et mentaux des autres. Tu peux pas les réparer. Tu peux soigner les tissus musculaires et les plaies et les maladies mentales. Pas la connerie des mortels et leur capacité à se chercher des conflits. Alors n’y pense pas trop. Tu te ferais du mouron pour rien.”

Clair, concis, tu t’améliores, hein ? Tu pourrais presque prendre ton manteau long, devenir un détective de film noir moderne, ouais, ceux avec un passé dans l’alcool et qui pourtant ont des speechs qui résolvent tous les problèmes pour ceux qui les écoutent. Mais bon, t’es un connard ultra négatif. T’adorerais trouver les fautes morales des autres et mettre le projo dessus, hein ? Une petite seconde où ça te permettrait d’oublier tes problèmes à toi, tes problèmes qui partent jamais. Mais tu le jures. C’est pas que tu fais pas d’efforts pour les combler, c’est que t’en fais juste à chaque fois pas assez. C’est dommage hein ?

La mort de Naya. Ah, les bons sujets. Son dernier tour de terrain avant la fin de la vie. Rencontrer tous ceux qu’elle devra quitter. Rire partout là où on la pleurera. N’était-ce pas égoïste, d’une certaine manière ? Décider de tisser autant de liens parce que tu vas crever ? Et après, tout le monde allait finir triste. Le monde allait te perdre quelques temps après que t’ais décidé d’enfin te manifester. N’était-ce pas mieux de ne pas se manifester du tout ? Et si tu tissais des liens que tu pourrais pas rompre ? Et si ta mission était compromise parce que tu te rendais compte que non… Non, il y avait trop à perdre. Naya était satisfaite à l’idée de se sacrifier pour sauver des milliards de vies. Elle n’avait pas fait la paix à cent pourcent. Elle faisait la forte, mais elle faisait des pauses dans ses phrases. Elle n’était pas prête. Pas à cent pourcent. Elle disait que c’était à tout le monde d’agir, et non pas à Dieu. Qu’il fallait pas ignorer son destin. Elle voulait pas chercher l’attention avec ça. Elle voulait juste que ça arrive. Qu’elle fasse son devoir. Dans le plus calme des silences.

Elle est sous une hiérarchie d’ange. C’est pas parce qu’elle a été sympa avec toi qu’il faut la décourager.

Allah, Yahveh et Dieu étaient équivalents, qu’elle disait. Il y avait de la vérité dans tous les textes sacrés. Du mal à saisir le message. Un texte d’un mortel transcrit d’un prophète ayant écouté un ange ayant écouté un dieu. Marcos regardait dans le vide. Il grinçait des dents. Ses yeux étaient grands ouverts. Sa mâchoire était en avant. Il était… un peu en colère. Il tenait quelque chose.

Non.

”Et si…”

Arrête-toi.

”Et si… euh, si… Et si t’étais pas une ange de Dieu, mais d’un dieu ?”

Tais-toi. Non. Continue. Tu tiens quelque chose. T’as souvent raison.

”Genre, la galaxie a dû affronter un dieu de la destruction, et il avait rencontré un autre dieu de la destruction. Et ces dieux de la destruction, ils étaient liés à des dieux de la création, aussi. Et il y a aussi des dieux gardiens par planète. Et les mythologies, aussi ! Si les trois livres, ils, ils, euh, ils sont réels, les mythologies, les vieux dieux polythéistes, là, ils ont dû exister aussi.”
Deux de ses mains avaient posé leurs majeurs sur son front, ouvertes et doigts liés. Les autres s’agitaient devant lui alors qu’il expliquait son brainstorming en temps réel.

”Et ces dieux de la destruction, ils avaient eux aussi des anges. Des gugusses qui avaient, genre, la peau bleue, et les cheveux blancs, et l’une d’entre elles était une démone. Et il y a, il y a plein de démons sur la planète Dark. Et des anges sur une autre planète, je crois que c’est Magma ? Pleine de lave et tout…”

Il frappa ses mains ensemble. Il tenait un truc. Ouais, il théorisait à voix haute.

”Et le dieu de la destruction, il a tenté d’envahir l’univers, et il s’est fait rétamé. Et le mec pouvait désintégrer des planètes, t’as vu ? Donc, il était, genre, méga fort. Et il s’est fait casser la gueule par des mortels.”

Qu’est-ce que t’essaie de faire ? Lui prouver que sa vie était un mensonge ? Qu’elle ait pas à se suicider pour une authorité que tu connaissais même pas ? Et si tu prévenais une véritable prophétie, avec tes conneries ? Non, continue. C’est une jeune fille qui s’est faite manipuler jusqu’à ce qu’elle se mette une ceinture d’explosifs. Ne la laisse pas aller se désuici pour rien.

”Et, j’ai rencontré un vieux, un vieil homme, un gardien de planète. Il est mort deux fois. Et il m’a dit, au paradis, ils te lavent le cerveau. Pour que tu sois heureux, ils enlèvent toutes les pires parties de toi pour que tu sois une bonne personne et que tu passes du bon temps et que tu fasses chier personne, tu, euh, tu vois ?”

Il se retourna alors, les mains ouverte comme pour faire un calin ou bien pour simplement se présenter, en train de réfléchir.

”Et j’suis en mode, non, ça peut pas être ça, le paradis. Mais je me dis : il y a plusieurs univers parallèles, il paraît qu’il y a des délires avec les temporalités, des entités au dessus, des dizaines de hiérarchies de dieux, avec et sans majuscule et tout et tout et je me dis.”

Je veux pas lui faire du mal. Mais je veux pas qu’elle se fasse du mal pour rien.

”Et j’me dis, j’me dis… peut-être que “Dieu”, c’est un dieu mineur, tu vois ? Et le destin qu’il te donne, c’est pas parce qu’il faut que ça soit fait ou quoi, mais peut-être parce que… parce que… parce qu’il a un objectif, et il veut pas se sacrifier à le faire, tu vois ? Donc il envoie quelqu’un d’autre le faire.”

Il laissa ses bras se larguer contre son corps, ballant. Il cligna plusieurs fois des yeux. Il détourna alors rapidement le regard, en posant une de ses mains derrière la nuque, comme pour la gratter, mais peut-être aussi pour cacher son visage à l’aide de son coude.

”Chaipas, désolé… J’suis toujours sceptique et j’suis… j’suis du genre à offrir des points de vue qui remettent les choses en question, et c’est un sujet ou j’ai beaucoup de questions et des expériences et des points de vue contraire, t-tu vois ?”

Je veux juste pas qu’elle crève, frérot.
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockVen 3 Juin 2022 - 23:08
Naya était toute contente d'entendre qu'il n'avait plus mal à la tête ! Ou alors c'était peut-être pour éviter de se faire triturer par de la magie divine. Peu importe, tant qu'il paraissait mieux qu'au départ de leur rencontre, c'était l'objectif principal. Elle désirait apporter le bien sur les autres. Est-ce que l'ange avait un rôle supérieur à ne pas pouvoir choisir son destin ? Non, elle ne le pensait pas. Elle n'était qu'un simple rouage de l'univers. Certains anges aveugles préféraient tenter de se battre contre l'adversité, mais ce qui advenait alors était bien pire que tout. Déchéance, pire, ils pouvaient devenir des démons !

Au contraire, Naya voyait en ces êtres humains et les autres formes de vie comme ceux qui composaient la tapisserie du destin comme quelque chose de merveilleux. Elle n'était en rien jalouse, pourquoi faire ? Si jamais l'avenir de l'univers dépendait de son sacrifice, qui serait-elle pour le refuser. Quel être abjecte le pourrait ? Ce serait d'une terrible cruauté envers toutes les formes de vie. Une ultime façon de guérir l'univers entier d'un seul coup. Qui pourrait se targuer d'une telle force ? La brunette était simplement heureuse pour son prochain et cela n'allait pas plus loin.

« Il y a toutes sortes d'anges comme il y a d'humains, c'est une évidence. Il y a des anges guerriers, d'autres comme des guides. J'en ais rencontré un, son destin était de faire rire tout le monde ! C'est drôle n'est-ce pas ? Mais difficile quand même, je crois que je ne voudrais pas de ce destin là. »

Déclara la martyre des cieux avec un certain sérieux. Elle ne l'enviait pas car elle n'aurait jamais suffisamment de blagues pour tout le monde ! Quelque part, elle était également un ange destiné à combattre.

« Tu ne serais pas fainéant un peu ? Un grand garçon comme toi qui pourrait faire trois fois le tour de la planète en une heure. »

Demande alors Naya en faisant un peu la moue avec sa bouche. Elle posa ses poings sur ses hanches avant de hausser les épaules.

« Bon ... Ben j'irais plus tard toute seule alors. »

L'ange voyait bien que Marcos faisait de son mieux afin de participer à ses blagues, à sa manière du moins. Elle lui sourit doucement, assez contente et plutôt fière de sa prestation. Il avait l'air d'être tellement triste et tourmenté, qu'il méritait bien de rire. C'était à son regard un excellent moyen de détendre l'atmosphère et les conflits. Son interlocuteur ne semblait pas être contre l'idée de combat organisé, en tout cas, il ne l'exprimait pas avec des mots.

« Mais oui, ça va être chouette ! Je vais bien trouver quelqu'un de suffisamment fort pour ne pas être explosé à la première frappe. Si je suis présente, je pourrais m'occuper que tu quittes le combat si jamais tu risques de le tuer ! Sur la planète bleue, il doit bien avoir un protecteur divin non ? Il doit savoir non ? J'ai toujours entendu que les Saiyen aimait se battre aussi. Il y en a sur Terre ? »

Demanda alors Naya, parfaitement motivée à trouver un adversaire digne de ce nom à Marcos. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il semblait rire de la situation ou de ce qu'elle avait dit, elle afficha un sourire amusée. Elle participait joyeusement à cet état d'hilarité avec joie, sans aucune mauvaise pensée. Marcos avait mal expliqué apparemment, soit, elle hocha la tête doucement en reprenant ses dires.

« Ha ? ... Hmmm d'accord, je t'écoute alors ! »

Naya mouilla le bout de son indexé et commença à écrire dans les airs, comme si elle était capable de matérialiser de la lumière. Elle dessina déjà Marcos en homme bâton, oui, une véritable artiste. Elle fit ensuite une bulle comme dans les bandes dessinées afin de montrer les pensées. Puis des petits éclairs au niveau de la tête de l'homme bâton pour montrer à quel point il était furieux à l'idée. La brunette traça une grande maison avec un autre homme bâton devant. Elle hocha la tête en mettant une croix sur un rectangle avec des écritures dedans incompréhensibles.

« Ha bha oui ! C'est plus claire maintenant ! Il pourrait juste faire que le système judiciaire te pardonne plutôt que de gommer l'histoire. Ce n'est pas respectueux pour toi, pour avoir sauvé la Terre et pour le monde. C'est quoi ça la Gigamomille ? »

Perplexe, elle se gratta la tempe en se mettant de la lumière contre le visage sans faire trop attention. Naya n'avait jamais entendu parler de cela avant.

« Régler les problèmes, c'est ma grande passion ! Et puis, je n'ai pas grand chose à faire en attendant ! On pourrait aussi trouver quelqu'un pour t'effacer la mémoire de tout ce que tu veux oublier, mais ça ne serait pas juste envers toi même et les autres. Enfin comme tu veux, je sais qu'il y a une solution à tous les maux. Je ne t'en parlerais plus. »

Papillonant dans les airs un peu, Naya semblait avoir une super idée. Elle s'arrêta alors en levant un doigt.

« Heyyyy ! J'ai une trop bonne idée ! Je pourrais être ta gentille voix dans ta tête ! Enfin pas vraiment dans ta tête bien entendu, mais qui te dit les bons trucs et du positivisme ! Comme ce qu'il serait bien de faire ou non, comme dans vos dessins animés avec la souris et le chat !»

On avait la culture que l'on avait hein ! Naya était toute contente de l'idée et ce serait une bonne tâche à son niveau d'accomplissement. Elle cherchait par tous les moyens une voie d'aides. C'était plus forte qu'elle, même et surtout si la personne ne voulait pas de son aide. Il fallait simplement trouver quelque chose, la bonne idée ! Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas de son aide véritablement. L'ange était sûrement pas prête encore, seulement, elle s'accrochait à son destin, à son devoir. Elle agirait comme elle devrait le faire quand bien même ce serait dans les larmes. Elle espérait ne pas avoir d'hésitation, de rendre la galaxie meilleures par un simple geste. Elle s'était même entraînée pour ce moment, alors ce n'était pas pour faire demi-tour devant le mal absolu.

« Hmmm ... Et bien, je ne pense pas, mais admettons qu'il y en ait plusieurs se disant de ce titre. Des dieux de la destruction hein ... J'appellerai cela des démons moi ... Ce que tu appelles des dieux gardiens sur certaines planètes sont des êtres vivants choisis pour leur bienveillance afin de protéger les lieux, mais ce ne sont pas vraiment des Dieux en tant que tel. D'ailleurs, il faudrait que je rencontre celui de la Terre. Au sujet des dieux de la création, te ben ... Je ne sais pas trop. Il faudrait que je les rencontre. »

Lança alors Naya pas vraiment troublée outre mesure. Elle savait où allait sa foi, et elle ne serait pas mise en doute pour une simple discussion. Elle posa ses mains contre ses hanches.

« Si jamais il y a une planète entière de démons, je devrais y aller pour exterminer ceux qui sont réellement mauvais. Je le sentirais. Quant à ces gens qui se disent des anges, j'attends de les rencontrer. Je ne saurais te dire. »

Naya se pencha légèrement en avant.

« Ton dieu de la destruction, il ne devait pas être si fort que cela tu ne crois pas ? Quant au paradis, le but du seigneur Enma est de jugé la place de chacun entre le paradis et les enfers. Cependant, on ne peut pas réincarner une âme si elle n'a pas été purifiée. Ce serait terrible pour l'univers. »

Naya pleine de tendresse vint lui prendre ses mains des siennes en volant légèrement. Une légèrement lueur blanche autour d'elle, l'ange afficha un doux sourire sur un ton de voix agréable.

« Marcos ... Je sais pourquoi tu dis tout cela. Cependant, si Dieu se sacrifiait et nous ne protégerait plus, ce serait terrible. Alors que moi, ce n'est pas très grave. J'ai été créé pour cela. J'ai vu ce qui se passerais si je ne me sacrifiais pas. Ce serait terrible, des milliards et des milliards de gens, des ténèbres pendant des siècles. Non, je le ferais, je me sacrifierais lorsqu'il le faudra pour le bien de tous car il n'y aura pas d'autres moyens pour vaincre le mal. »
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockJeu 16 Juin 2022 - 15:06
Plusieurs types d’anges… Tu me diras, il y avait plusieurs types de démons. Et les anges de Magma et de Métamol… Naya n’en parlait pas en espèces mais en rôles. En destins. Des lignes à suivre. Elle parlait d’un ange clown, qui faisait rire les gens. Wow, quel rôle de merde. Marcos restait de marbre alors qu’elle pensait cela drôle. Il n’avait rien à dire. Elle aurait pas voulu de ce destin là. Marcos l’aurait peut-être préféré à celui de mec vénère qui ne peut simplement pas se calmer.

Quand elle le qualifia de flemmard, Marcos ne pouvait pas vraiment contre-argumenter. Il lui était difficile de se lancer dans quelque chose qui ne l’intéressait pas. Faire des corvées basiques était un calvaire, mais soulever un château ne l’était pas. Se laver une fois tous les deux jours était très difficile pour celui qui devait se traîner jusqu’à la salle de bain et nettoyer son corps difforme et couvert de trois types de kératine. Des poils, des plumes, de la membrane, de la peau… Marcos n’avait pas de motivation. Il devait se forcer à accomplir des actions basiques. Alors visiter un monde qu’il n’aime pas avec une future morte ne l’intéressait pas tant que ça. Il pouvait voyager vite en volant, c’était sûr, mais qu’est-ce que ça lui apporterait ? Donc, ouais, qu’elle y aille toute seule. Il ne fit qu’un haussement d’épaule quand elle fit la moue.

”Ouais, c’est mieux comme ça.”

Puis vint son blabla sur les solutions à trouver. Trouver un mec contre lequel se cogner. C’était pas en soi une mauvaise idée. Juste difficile à imaginer. Et difficile de trouver un moyen de faire ça bien. Les différences de niveau étaient assez exécrables. Il avait pour ainsi dire roulé sur tous ceux qu’il avait croisé jusque là. Et un jour, il croiserait celui qui lui roulerait dessus. Pas d’égalité dans l’univers des guerriers de l’espace. Il y avait des rouleurs et des roulés. Fallait qu’il trouve des Saiyen. Ouais, des saiyen, ou un protecteur divin. S’il savait pas où était le protecteur pour Kailan, aucun moyen qu’il le sache pour Naya. Il savait juste pas où était le vieux con qui avait laissé la Terre se faire génocider cent cinquante fois… Fin, laissé. Kailan avait été abandonné à son sort aussi. C’était des vieux pions. Le côté logique dans le cerveau de Marcos lui disait des pas accabler les caissiers pour les aléas des managers. Le côté émotionnel lui disait que BALLEC RÉVOLTEZ-VOUS AU LIEU DE SUBIR.

”J’sais pas…”

Un je sais pas qui voulait dire pas envie de savoir. Un pas dans la narration, et on arrivait à l’explication chiante et compliquée des aléas mentaux de Marcos et son problème avec le gouvernement terrien actuel. Et Naya n’arrivait pas forcément à comprendre que Marcos ne voulait pas être pardonné non plus. Il voulait accomplir quelque chose et en subir les conséquences au lieu de n’être qu’une victime des actions des autres. Mais quelle valeur est-ce que cela pouvait avoir ? Pouvait-il expliquer ce mindset autodestructeur à une ange aussi innocente et débile ? Ses yeux se fondaient dans le sol alors qu’il réfléchissait à s’il devait développer cette partie de sa mentalité ou non. Enfin, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par une question.

”La gigamomille, c’est genre… c’est une plante qui te calme très fort. Mais j’en ai mangé trop et ça m’a assommé à la place.”

Puis elle proposa des solutions. Elle n’avait que ça à faire. Proposer des solutions. Le regard de Marcos était suffisant pour la dissuader de vouloir trouver un moyen de lui enlever les souvenirs qu’il n’aimait pas. Mais les souvenirs qu’il n’aimait pas étaient tout simplement les sources de sa personnalité. Marcos n’était pas différent de tous les cinglés qui avaient plus peur de devenir sénile que de mourir. Ironique que de vouloir ne pas être défini par la maladie mais aussi vouloir éviter être autre que son propre soi. Les souvenirs font une personne. Le Mothman était une personne, dégénérée certe, mais une personne définie par tous ses traumas et son bagage consternant de problèmes émotionnels. Elle voulait être la petite voix dans sa tête, cette Naya. Devenir un support émotionnel constant. Cela ne marcherait pas. Ceux qui décident de soutenir émotionnellement les plus instables, continuellement, de faire de leur vie que le soutien de leurs amis étaient ceux qui allaient finir malheureux. Ange ou pas ange, si elle est capable de réfléchir et de s’exalter, elle était capable de pleurer, de se morfondre sur son incapacité à réparer ceux qu’elle aime et de se dire qu’elle était qu’une merde si elle suffisait pas à ses standards.

Et puis bon, Marcos, c’est à toi de faire des progrès, pas à elle de te dire que t’es bien.

”Nan, nan, ça suffira, t’inquiète.”

Et un autre enjambement temporel pour arriver à sa pitoyable tentative de convaincre Naya de ne pas se suicider. Mais elle avait une réponse à cela. Elle avait été élevée pour y croire à tout va. Elle connaissait pas les dieux de la destruction. Elle connaissait pas les dieux de la création, ni ceux de la destruction, qu’elle aurait qualifié de démons. Les dieux gardiens sont juste des mortels choisis comme gardiens. Marcos avait les mains dans les poches et le regard presque vitreux. Son vide émotionnel interne le conduisait à simplement la voir argumenter contre sa pittoresque tentative de la dé-sacrifier.

Les dieux de la création, les dieux de la destruction, les gardiens, les démons, les autres anges… Elle disait qu’elle devait les rencontrer avant de faire quoi que ce soit, avant d'exterminer les plus vils et de faire son avis sur les plus bons. Elle n’avait pas suffisamment de connaissances. Est-ce que c’était à Marcos de les lui donner ? Le bipolaire aussi biaisé et raciste qu’il était colossal et hideux ? Réincarner des âmes. Purifier par l’enfer. Aucune mention du néant. Il gagna un nouveau nom : Enma. Enma était le gardien du monde des morts. Le monde qui choisit entre laisser les méchants être dégénérés et laver le cerveau des plus gentils. Sa colère montante de sa crise de nerf chez Kailan se faisait ressentir. Son souffle se faisait plus lourd et ses battements de cœur plus rythmés. Le coup d’affirmer qu’Auros était “pas très fort” lui fit tiquer de la paupière inférieure.

Ça monte. Des milliards de mort en une après-midi. La race Saiyanne massacrée en masse en l’espace d’une poignée de minutes. C’était ça être faible ? Monsieur D avait pris septs putain de jours à créer un système solaire et n’importe lequel de ces péons de la destruction pouvait annihiler une planète. Il empoignait ses propres pouces dans ses poches alors que son souffle se faisait brûlant dans sa gorge et ses narines. La fatigue et la faim et la crasse qui collait à sa peau commençaient à le frustrer de plus en plus. Naya parlait de protection. Il ne fallait pas que son Dieu se sacrifie de lui-même. Sinon, il y aurait plus personne pour le protéger. Pour protéger Marcos. Protéger Marcos de qui ? Personne ne l’avait protéger jusqu’au vieux con nostalgique qui avait vu sa planète exploser deux fois ? Est-ce que quelqu’un l’avait protégé de son daron ? Quelqu’un l’avait protégé de ses harceleurs ? Quelqu’un l’avait protégé des malades qui gouvernaient la planète ? Quelqu’un l’avait protégé des bombes ? Est-ce que quelqu’un avait protégé les terriens, une seule fois ? Une seule putain d’unique fois ? UNE SEULE PUTAIN D’UNIQUE FOIS ? Non… Non, il devait se calmer. Elle avait vu ce qui se passerait si elle ne se sacrifait pas. Des milliards de morts. Les ténèbres et le mal et tout ce qui était pas bien… Marcos prit une grande inspiration.

”Si tu veux te buter pour un dieu qui nous a laissé tomber des milliers de fois… C’est ton droit…”

Il respirait fortement. Il faisait de son mieux pour ne pas s’énerver sur ce qui semblait n’être qu’une pellerine cherchant le bonheur avant la mort. Ses yeux se fermèrent. Il secoua tendrement la tête. Il cherchait simplement à ne pas trop y réfléchir.

”Si tu veux en savoir plus sur les dieux, va au château de la Terre, demande à voir Kailan et écoute le bien. Il a vécu très longtemps dans notre monde. Il sait plus sur le fonctionnement des divins que toi et surtout moi.”

Ses ailes s’élargirent dans son dos, le déploiement tranchant l’air pour craquer contre le vent avec le bruit de voiles qui prenaient la brise. Ses mains étaient toujours dans ses poches.

”Mais si tu veux vraiment, vraiment te buter… Ce sera sans moi. Je n’ai clairement pas l’énergie et la capacité pour me lier d’amitié avec une nana qui va crever bientôt… alors… alors… Merci pour la sympathie, et bye.”

Ses genoux fléchirent un instant avant de se crisper tandis que ses ailes battirent avec la force d’un séisme pour le catapulter dans le ciel. Quand la poussière suivant son départ s’abbatit, il n’était déjà plus là. Marcos n’avait pas envie de traîner avec une future morte. Il n’était pas le renard du Petit Prince. Il n’avait pas envie de se faire une amie qui allait crever et lui manquer pour rien. Il était maniaco-dépressif, anxieux en permanence et dangereusement instable. Alors, pour son bien et celui de Naya, pour son respect de leur liberté en commun, il se tira de cette situation avant de trop en souffrir.

Le brave Marcos qui n’a peur de rien hormis d’être abandonné à nouveau.
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MessageSujet: Re: une nouvelle venue   une nouvelle venue ClockJeu 23 Juin 2022 - 14:53
Naya regrettait d’avoir dit son destin à Marcos, c’était une évidence qu’elle ne devait rien dire maintenant à personne. Sans doute que les mortels ne pouvaient pas comprendre, ne pouvait pas saisir l’importance. Elle était triste évidemment de la réaction de la première personne qu’elle rencontrait sur Terre, mais c’était ainsi. L’ange se contenta de lui sourire simplement. Son interlocuteur semblait répondre aux questions, plus ou moins d’une manière expéditive. C’était sans doute mieux ainsi, et elle n’insista pas.

« Bien, alors tant mieux, tu vas t’en sortir seul, je le sais. »

La brunette ne pouvait guère dire comment, mais il s’en sortirait comme toujours. Dieu n’abandonnait pas, jamais, il avait simplement ses propres plans que les mortels ne pouvaient pas comprendre ou saisir. Tout ce qui avait été fait, était pour une bonne raison, comme son sacrifice. Marcos semblait tenter de se contrôler, Naya était ennuyée. Elle aurait bien voulu le prendre dans ses bras si jamais cela l’aiderait, mais elle avait un sérieux doute sur la question. Elle hocha la tête doucement*

« Très bien, je vais y aller alors. Je te remercie, je vais trouver ce Kailan, mais je comprends. Prends bien soin de toi surtout. »

Naya le laissa partir, qu’avait-elle comment choix de toute manière. Très innocemment, elle allait se diriger en direction de ce château, de cet homme. Elle verrait bien sur place. Elle devait également trouver le dieu protecteur de la Terre. Il devait déjà être au courant de sa présence, il ne tarderait sans doute pas. A son tour, l’ange prit son envole en gardant ses ailes cachées. Seule son énergie l’entourait d’une faible aura lumineuse gardant son sourire admirant du ciel les merveilles de cette planète si longtemps refusée à son regard.
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