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 Le Diocèse de Digne

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Marcos Smith
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MessageSujet: Le Diocèse de Digne   Le Diocèse de Digne ClockLun 27 Sep 2021 - 0:16
Pourquoi suis-je ici ?

C’était une très bonne question. Si bonne qu’elle n’avait pas eu de réponse jusque là. Suivi par la nuit, le Mothman avait quitté la base de lancement avant de marcher. Il n’y avait pas d’autres adjectifs à ajouter à ça. Il est sorti, il a commencé à avancer. Il avait sa malette sur lui, et c’était tout. Il avait envoyé un texto à Ciara pour lui dire qu’il était de sortie et que non ce n’était pas une crise et que t’inquiète pas c’était juste une expérience pour s’ouvrir l’esprit parce que Végéta était de retour et que son peuple aussi. Est-ce que c’était pour cela qu’il était là ? Pour voir un autre peuple se relever de ses cendres ? Les maisons high-tech, aussi futuristes qu’elles étaient ridiculement arrondies, remplies par des sauvages en slip. On pourrait voir les boules et les clitoris dépasser de leurs maillots serrés. Les gens avaient l’air plus beaux quand ils étaient habillés que quasiment à poil. Leurs petites armures de torse ne les protégeait de rien du tout. Une balle dans le biceps qui traverse une artère et les voilà crevés ! Comment est-ce que ces types ont autant mis la pâtée à tant de civilisations ? Ah, oui, c’est vrai, les cent dizaines de pouvoir qu’ils obtenaient à la naissance et qui portaient toutes leurs mauvaises décisions sur le dos. En attendant, les humains obtenaient… ah ! Ils obtenaient des pieds qui permettaient de courir et de chasser le gibier sur de longues distances au lieu de se fatiguer après un sprint comme des chevreuils. Et ils avaient l’esprit pour devenir nihilistes et dépressifs. Incroyable.

Ils sont de retour, mais ils le sont pas tous. Il y a des gosses qui ne comprennent pas où sont leurs parents. Il y a des villes habitées par une poignée de guerriers. Des véhicules vides au milieu de la route. Des chantiers abandonnés. Des habitants avec le regard vide. D’autres avec des crinières qui s’hérissent à la moindre lumière forte. Un peuple mutilé comme les terriens, avec l’architecture vide malgré sa reconstruction. C’était comme suivre un buffle qui avait perdu tous ses poils avant l’hiver. Certains avaient fuit en le voyant. Des Saiyen qui fuyaient, vraiment… Et il trouvait toujours le moyen d’être en colère contre eux. Mais quelle merde. Mais quelle merde ! Le pèlerinage de la vengeance, et il trouvait le moyen de se plaindre d’eux, et de se sentir mal pour eux ? Mais décide-toi, à la fin ! Décide-toi, sale merde !

La nuit. Il avait juste avancé et volé et atteri et remarché et renvolé et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il la dépasse. Le Mothman forçait la nuit à le suivre, mais maintenant, il finissait par avoir de l’avance. D’une créature de minuit, il avait suffisamment piqué un sprint aérien pour finir créature de, genre, dix-huit heures grand max. Il faisait bleu, pas noir. Et il s’était suffisament fatigué pour avoir la flemme de retrouver une base de lancement. Ou une ville. De manière générale, il n’avait ni mangé ni dormi depuis plus de vingt-quatre heures, et quasiment pas bu non plus en dehors de la tentative d’abreuvement dans un ruisseau qui était trop salé - des ruisseaux salés ! Planète de merde ! Mais dans tous les cas, il avait faim, il avait sommeil, et il était paumé au milieu de nulle part.

Et il était dans la jungle.

Pourquoi était-il dans la jungle ? Pour explorer la biodiversité. Voir si le climat aurait été propice à expliquer des êtres aussi belliqueux et dangereux. Il n’en avait pas peur, de ce climat, d’ailleurs. Qu’importe la grosse créature, il lui aurait cassé la gueule. Le Saiyano-tigre ? Il lui aurait filé un gros coup de poing dans le museau ! Mais il n’y avait même pas de bête à bastonner, juste des moustiques qui ne parvenaient même pas à percer son dur épiderme. Il traînait du pied entre la boue et les racines d’arbres absurdes. Il aurait pu s’envoler à nouveau. Mais il avait la flemme. Il voulait se poser quelque part loin des Saiyen, mais au final il s’était rappelé à quel point la nature était dégueulasse. Entre les feuilles des arbres et les étoiles, le pic d'une montagne fit son apparition. En suivant le, il finit face à une grosse porte. Un temple. Un temple de Saiyen ? Ils avaient une religion autre que tuer boire et baiser ? Il soupira en approchant le poing de la porte. Est-ce qu’il allait trouver de quoi calmer ses traumatismes Saiyanophobes en rencontrant un gentil prêtre ? Est-ce que ça allait être Jean Valjean et l'évêque Myriel à nouveau ?

”Nique sa mère, autant tenter.”

Il cogna contre la porte.

”Excusez-moi ? Je suis un touriste et je me suis perdu ! J’ai plus de provisions et j’aimerais me restocker ici si, euh, si c’est possible ?”

Il n’avait pas vraiment besoin de se poser ici. En vrai, il pourrait s’envoler et retrouver une ville en moins d’une heure. Mais il avait envie de tenter un contact avec autre chose qu’un guerrier hautain et narcissique envers sa propre puissance. Posant son front contre la porte, Marcos se disait que c’était une mauvaise idée. Il avait le coeur enlacé. Il ne voulait pas tenter un contact. Mais il le voulait aussi. C’était compliqué. Ses émotions étaient compliquées. Tout était compliqué. Qu’il se fasse accepter ou qu’il se fasse rejeter le plus vite possible. C’était attendre qui était le pire sentiment.
Kailan
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MessageSujet: Re: Le Diocèse de Digne   Le Diocèse de Digne ClockMer 29 Sep 2021 - 19:01
Les arbres allaient bien.
Leurs fruits avaient l’air aussi frais et succulents qu’ils ne l’étaient la veille. Les légumes poussaient comme à leur habitude et les fleurs embellissaient toujours aussi bien la salle. Même le soleil artificiel suspendu en son centre brillait comme à son habitude pour offrir aux plantes leur précieuse photosynthèse. La serre, pièce centrale du temple, se portait à merveille. Encore une fois, un miracle indésirable était parvenu à ramener les choses à la normale. A croire qu’il y a à peine quelques heures ces plantations, ce palais, et même ce monde n’avaient pas été réduits en poussière. Et au centre de cette pièce se tenait un homme grisonnant, accroché à son bâton. Cantonné à son paradis sous la pierre, il arrosait ses pousses avec amertume.


« Les cieux sont décidemment bien changeants. »

Souffla-t-il avant de reposer son arrosoir.
Son nom était Kailan. Il était un Saiyan. Un Saiyan que son peuple a sans doute oublié depuis bien longtemps. Et ce n’était pas forcément pour le déplaire. Il vivait une vie recluse et paisible, quoique pénible par sa condition physique que beaucoup jugeraient déplorable. Mais le temps lui avait appris à accepter cette dernière, aussi rude soit-elle. Né sous une étoile intransigeante, son chemin pavé d’obstacles de poids avait plusieurs fois failli avoir raison de sa volonté. Et pourtant, même un malheureux luttant contre la causalité comme lui avait su connaître une idylle. Une idylle qu’on lui avait arrachée. Et qu’on lui interdisait désormais. Naturellement, il était des plus amers. Revenu d’un séjour express en Enfer, il n’y voyait pourtant pas un miracle. Il était vieux. Il était seul. C’était donc naturel qu’il broie du noir.

Se dirigeant lentement vers sa bibliothèque, le Saiyan capé observait avec quelle minutie les dieux avaient reconstitué jusqu’au moindre grain de poussière trônant sur ses parchemins. Les œuvres entreposées en ce lieu existaient donc à nouveau. C’était sans doute la meilleure nouvelle à retirer de la reconstruction de la planète ; que le Savoir des Anciens avait été restauré. Il aurait été dommage qu’il disparaisse de la vue des mortels… Mais contribuerait-il réellement à qui que ce soit ? Kailan ne communiquait plus qu’avec les animaux qui s’approchaient de sa montagne et avec ses plantations pour aider à leur pousse. Il fut un temps où il conversait avec ses supérieurs, en particulier un certain petit homme bleu à lunettes de soleil. Mais voilà un moment que le borgne avait coupé tout contact avec ces derniers. Quant aux Saiyans, mieux valait ne pas en parler.

Quoique…
Observer ce qu’il se passait chez les plus hautes instances de Végéta était peut-être une bonne idée. Au moins pour se tenir au courant des nouvelles qui secouaient cette planète, au cas où un cataclysme ne survienne à nouveau… Visiblement, cet arriéré de Broly était toujours au pouvoir. Il avait lui aussi trouvé un moyen de s’échapper de l’Enfer d’où le juge Enma l’avait sans doute envoyé... Ce qui de facto rendait caduque la souveraineté de Mithra. Auros n’était apparemment plus une menace, et une nouvelle tête venait d’émerger aux côtés du trône, déjà auparavant bien mal fréquenté. Même un automate aux traits de démon du froid avait réussi à trouver sa place dans le gouvernent du Super Saiyan Légendaire, c’était dire…
Mais cette Hanasia…

Elle semblait plus raisonnable.
Plus sensée que la plupart de ses pairs. Il n’émanait pas d’elle la soif de sang et de conquête des élites Saiyannes classiques. Et quelle ne fut la surprise de l’éclopé d’apprendre qu’elle souhaitait renommer Végéta pour lui redonner le nom que lui avait donné le peuple Tsufful ! Décidemment, garder cette dame à l’œil ne serait peut-être pas une perte de temps. D’ailleurs… Non, ce n’était pas une erreur, la population Saiyanne avait descendu en flèche ! Toutes les victimes de la précédente catastrophe n’avaient certainement été ramenées à la vie ! Mais pourquoi ? Y avait-il eu un critère spécifique influant ces résurrections ? Une sélection, peut-être ? Mais qui donc l’aurait mené à bien ? Les dieux ? Non, cela ne faisait pas de sens. Pourquoi faire revivre Kailan, dans ce cas, puisque les dieux avaient décidé de lui faire porter le chapeau pour la déchéance Saiyanne ?

Hélas, même pour les individus éclairés, les décisions divines étaient bien troubles. Essayer de les comprendre était peine perdue lorsqu’on savait que ces dernières étaient majoritairement prises par envie et non par logique. Comment réagir à de telles folies autrement que par l’agacement ? Les divinités en charge de l’Univers étaient incompétentes depuis des millénaires selon les ouvrages antiques, rien de tout ceci n’était donc nouveau. Les uns se cachaient derrière une hypocrite neutralité tandis que d’autres étaient simplement assez puissants pour avouer leurs biais sans éprouver la moindre honte. Et c’était aux petits dieux comme Kailan de payer les pots cassés ? Pour la honte avec laquelle ses supérieurs couvrent la fonction divine ? Aussi grands voulaient-ils se faire croire, ces immortels ne valaient guère mieux que les plus barbares des Saiyans. Ils étaient sans doute ceux qui enlaidissaient le plus la Création.

Autant donc prendre soin de l’humble part que le grisonnant surveillait.
La faune. La flore. Les voici, les plus innocentes des existences. Les réelles choses précieuses de l’Univers. Voilà l’une des dernières choses pour lesquelles le Gardien avait encore du respect. Et la nature semblait elle aussi inchangée. Du moins, à première vue. Il y avait quelque chose d’étrange qui avait fait irruption dans la jungle du divin. Une créature qui ne ressemblait à aucune autre. Se mouvant dans une brume sombre et surnaturelle, on aurait cru voir une aberration démoniaque investir les lieux. Mais aussi curieuse qu’elle pouvait être, les déplacements de cette apparition étaient pour le moins erratiques. Et se rapprochaient d’ailleurs curieusement du palais.

En un rien de temps, cette créature à la silhouette confuse et aux yeux rougeoyants était parvenue au pied de la montagne, trouvant la porte du temple. Quelles pouvaient bien être les intentions d’un être si singulier ? Venait-il avec des intentions belliqueuse ? Était-il même au courant de l’existence de ce lieu sacré et de son protecteur ? Ou bien était-ce le hasard qui l’y avait mené tout comme Kailan par le passé ? Visiblement, cela était le cas. Il toqua simplement aux portes du palais, se présentant comme un simple vagabond perdu. Il fallait dire que les visites étaient plus que rares. Plus personne de vivant n’était au courant de l’existence de ce lieu, emporté dans la tombe par quelques Tsuffuls triés sur le volet. Voilà trop longtemps que Kailan n’avait parlé à qui que ce soit de son vivant. C’était donc naturellement que la curiosité prenait le pas sur la méfiance du vieil handicapé.

Répondant presque immédiatement, le Saiyan s’attela à concentrer le Ki de sa main pour ouvrir devant lui une God Gate menant directement à l’extérieur, derrière le ténébreux géant, et par laquelle le Saiyan sortit de sa bibliothèque pour fouler l’herbe verte de la jungle. Posant son bâton au sol avant de se reposer sur ce dernier, le gardien prit la parole pour signifier sa présence d’une voix calme et posée. Absolument aucune animosité n’émanait du protecteur.


« Ma bâtisse est la seule habitation à des centaines de kilomètres à la ronde. Pour quelqu’un de perdu, vous faîtes fort, étranger. »

Kailan adressa un petit sourire au monstre alors qu’il leva la main pour protéger son seul œil valide du soleil. Il fit un mouvement de tête pour désigner l’entrée de pierre.

« Ne faîtes pas attention aux portes du temple, ce ne sont que des sculptures à même la roche. Ce sanctuaire n’a pas d’entrée conventionnelle. Mais où sont mes manières… Mon nom est Kailan, et je suis le gardien de ces lieux. Ravi de vous rencontrer. »

Lâcha-t-il avant de simplement s’approcher du visiteur, main tendue dans l’espoir qu’il lui serre la main.
Kailan n’était en général pas bien avenant envers les Saiyans pour une raison. Il alimentait aussi une rancœur contre les dieux à juste titre. Mais il n’était pas du genre à avoir des aprioris sur le commun des mortels. Il avait vécu une trentaine d’années au paradis, après tout, au sein duquel il avait rencontré toutes sortes d’aliens, arborant un physique certes déroutant, mais demeurant foncièrement de bonnes et intéressantes personnes avec lesquelles converser.

Néanmoins, cela permettrait aussi de vérifier le caractère possiblement belliqueux de son interlocuteur.
Une main tendue pouvait être le début d'une bonne comme d'une très mauvaise rencontre.
Cela reposait entièrement sur la bonne volonté des deux partis.
Marcos Smith
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MessageSujet: Re: Le Diocèse de Digne   Le Diocèse de Digne ClockVen 1 Oct 2021 - 16:04
Il y a pas de bruits derrière la porte. Il y a personne dans ce temple de merde. Mais à quoi est-ce que je pensais ? Rencontrer un vieux sage filou qui utiliserait son apprentissage du Feng Shui développé pendant trois centenaires pour me guérir ma dépression ? Mais qu’est-ce que je fous ici ? Qu’est-ce que je fous dans cette putain de jungle ? Sur cette planète ? Oh, c’est vrai ! Je sais même pas ! Parce que je suis un putain d’échec ! Mauvaise pensée, mauvaise pensée, non, c’est pas exact. Je suis là parce que… je suis là parce que… Je suis là parce que je me sentais de venir là. Je voulais voir les saiyans. Je voulais juste voir les saiyans rebâtir leur planète. C’est pas pour de la vengeance à deux balles. C’est pas pour de la PUTAIN de vengeance aigrise… C’était clairement pour ça… Et maintenant je me sens mal à cause de ce genre de pensées. Mais quel sac à merde. T’es content que quand les autres souffrent ?! Et après tu pleures parce qu’on t'abandonne ? C’est pour ça que Bray Wyatt t’as effacé de l’affrontement de Razael, tu sais ça ? C’est peut-être lui le gentil dans l’histoire. La ferme ! La ferme ! Garou t’as probablement oublié. Ben et Izuku c’est pareil. LA FERME ! LA FERME LA FERME LA PUTAIN DE TA GUEULE DE MERDE SALE CERVEAU QUI DEGENERE !!

Toc, toc, toc. Il cognait sa tête contre le mur à côté de la porte. L’association de la douleur à la distraction était devenue une seconde nature pour le géant joufflu. Est-ce qu’on pouvait le blâmer ? Il savait pas faire quoi que ce soit d’autre. C’était ou taper, ou prendre les tapes d’un autre. Il pouvait pas parler sans casser les couilles. Il pouvait pas s’exprimer sans dire trop. Il avait pas la motivation pour regarder des films, jouer à des jeux ou consommer n’importe quelle fiction. Plus d’énergie pour s’amuser. Ni l’apparence ni l’aptitude pour se soumettre au rythme de vie d’une université ou d’un petit boulot. Le seul accomplissement dans sa vie était de dégommer un mec en armure dorée et même ça, Bray l’avait niqué. À un moment ou à un autre, Ciara ne l’hébergerait plus. Il ne voulait même plus gérer sa boîte de mercenaire à un seul employé. Les seuls qui pouvaient lui parler étaient des gamins qui le laissaient piquer des crises avant de s’excuser et des maniaques qui ont des dizaines de morts sur les mains. Personne d’autre. Il avait vingt-cinq ans, et il savait déjà qu’il allait mourir seul. Il avait plus peur de mourir de vieillesse que de se suicider par sa main ou par proxy. Après que sa bipolarité ait fait fuir tous ceux qui l’entourent, que sa dépression l’ait empêché d’accomplir quoi que ce soit et que son stress lui rappelle dans sa dernière crise cardiaque tous ceux qui l’ont traité de pire personne qui soit.

”Fuck. Je devrais me tirer.”

Il y eut du doré, derrière lui. Une grande lumière se faisant remarquer à travers le soleil violet qui se couchait. Un éclat qui se refléta contre le mur et comme tous les papillons de nuit, il se retourna dans la direction de la source. Sortant d’un portail se tenait un vieil homme aux larges épaules et à l’air aigri qui… qui, euh, ressemblait à toutes les formes de Ganondorf à la fois. L’un de ses yeux était blanc et l’une de ses jambes ne marchait pas bien, vu la canne sur laquelle il s’appuyait. Et c’était sans compter son armure aux épaulettes dorées et sa grosse cape noire, comme s’il s’apprêtait à n’importe quel moment à dire ô combien le monde était imparfait et ô combien c’était sans rôle de le rendre aussi pur que lui. Mais genre, comment est-ce qu’on pouvait se faire des pointes dans des cheveux comme ça ? Surtout quand ils finissaient si longs derrière. Et il avait un petit bouc en pointe. Comme si tous les méchants prêtres et mages des RPGs japonais oubliables s’étaient associés en un avant d’apparaître derrière lui.

Marcos s’était redressé, sans être complètement droit. Il ne voulait pas le surplomber, juste éviter d’avoir l’air de s’être avachi la tête la première contre le mur. Il cligna rapidement de ses gros yeux ronds, et en l’espace d’une seconde, il avait de nouveau l’air d’un gros monstre pour qui tout allait bien. Mais il ne savait pas si c’était à lui de s’excuser ou bien si l’autre avait cherché à se présenter ainsi pour s’accaparer le rythme de la conversation. Mais, comme pour le sauver du stress de cette situation troublante, Old Man Sephiroth ici présent prit la parole avec la tranquillité d’un lecteur d’audiobook. Il aurait pu lire le temps des tempêtes tranquillou, il l’aurait écouté tout du long. Il lui dit que son gigantesque temple dans la montagne, là, était sa piaule, et que c’était la seule à des centaines de kilomètres à la ronde… ce qui signifiait que Marcos avait volé sans s’arrêter pendant assez d’heure pour ne même plus savoir où il était. Il avait fait fort, disait l’archimage Douce-Voix, pour finir ici. C’était si tranquille que le Mothman en oublia presque qu’il était sur la planète des trous du cul de l’espace, et il n’avait l’impression que de polluer la pelouse d’un vieil homme.

”Ah, euh, ouais… Fin, on m’a toujours dit ça, que j’avais la mauvaise manie de me retrouver à chaque fois dans des endroits, dans des endroits atypiques.”

Regard-Aigris le sage s’était mis à faire un sourire en coin, le faisant immédiatement passer du Seigneur du Feu Ozai à l’Oncle Iroh, levant la main pour séparer les derniers rayons du coucher de soleil vers son œil. Il bougea sa tête pour indiquer l’entrée, avant de révéler qu’elle ne servait depuis le début à rien. C’était carrément un sanctuaire, d’ailleurs. Un sanctuaire. Sur Végéta. Marcos fit un coup d’oeil rond et rouge vers la structure. Il y avait pas de gravures belliqueuses. Pas de démonstration de sacrifice humain ou quoi que ce soit. Ses yeux repartirent vers le vieil homme. Il n’était pas aussi colossal que la plupart des saiyans. Pas de queue-ceinture ou de queue tout court. Les cheveux gris. Est-ce que c’était même à un Saiyan à qui il avait affaire ? Il se présentait comme Kailan, gardien de ces lieux, ravi de le rencontrer. Sa main était en avant.

Marcos regarda la main, puis le vieil homme, puis la main. Gardien de ces lieux, oeil blanc, grande cape, bâton pour se maintenir, cheveux longs, voix calme. Trop calme pour être un méchant. Il avait pas cet espèce d’arrière-ton que les doubleurs de merde dans les dessins animés s’efforçaient à mettre pour montrer qu’un personnage était le traitre. Est-ce que c’était un piège ? Il était sur Végéta. Mais les saiyans étaient trop débiles pour faire ce genre de tactiques. Ils étaient hautains, et sûrs de leur puissance. C’était ce qui les empêchait de subir de la surpopulation. Ils s’entretuaient non-stop… Mais c’était un vieil homme. C’était quoi, le proverbe ? “Craignez le vieux dans la profession où l’on meurt jeune ?” Un truc bien gay, comme ça… Mais Marcos s’était pris une décharge de la part de Razael. Il avait tanké le rival d’Auros…

”Oh, euh, désolé, c’est une poignée de main, hein ? C’est juste… C’est juste que les, euh, “autochtones” de cette planète, ils font généralement pas ça - fin j’sais pas, je crois pas que c’est dans la culture saiyanne, les poignées de main - fin… Roh, zut !”

Il empoigna la main afin de se sortir de son propre échec de Charisme.

”Moi, c’est Marcos Smith. Je suis un terrien, sauf que je suis muté - c’est une longue histoire.”

Il ne desserra pas sa main quand il le fallut, maintenant ses doigts immondes serrés une bonne seconde après que Kailan ait lâché prise. C’était triste à dire, mais cela devait être sa première poignée de main depuis au moins… cinq ans ? Depuis, vaguement, son dernier passage dans un groupe de soutiens… Arrête de te morfondre ! Contact avec un individu qui veut pas te casser la gueule ! Reste concentré ! Reste concentré.

”J’me suis paumé sur Végéta, j’ai fini ici. À la base j’étais venu pour, euh...”

chercher une revanche absurde en voyant un peuple de bourreau avoir le rôle de la victime pour une fois ?

”Voir comment la planète s’en sortait avec son cataclysme. Vous savez, les terriens, même avant les bombes, on était habitués, hein ? Donc, je voulais voir comment les autres civilisations revenaient, de, de leurs cendres, puis j’ai voulu voir la nature, puis j’ai eu faim et soif et tout ça… Et vu qu’il va faire nuit… j’suis arrivé ici.”

Il leva deux de ses mains vers ses épaules pour préciser quelque choses en relevant ses sourcils-antennes.

”Mais vous êtes pas obligés de m’accueillir, hein, j’ai pas envie de casser les couilles, m’sieur Kailan !”

Il agita alors le bras vers le vieil homme, ou plutôt vers derrière lui.

”En particulier vu que ça a l’air méga protégé, s’il faut faire tout un portail pour rentrer chez vous. Fin, j’sais pas, c’est vous qui voyez !”

L’attitude de Marcos face à ceux qui lui étaient respectueux serait presque capable de faire oublier la violence dont il fut capable durant les dernières semaines...
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MessageSujet: Re: Le Diocèse de Digne   Le Diocèse de Digne ClockSam 9 Oct 2021 - 2:37
La créature était visiblement confuse.
Et aussi déroutante dans son comportement que dans son physique. Mais il ne semblait clairement pas aussi maléfique qu’il en avait l’air. Juste avant que Kailan ne lui apparaisse, il se tapait le crâne contre les portes factices avec désespoir. Le pauvre était sans aucun doute réellement perdu, et cette bâtisse était peut-être son dernier espoir de retrouver la civilisation, ou même simplement un repas chaud et un toit. Ce n’était pas sans rappeler au Saiyan ses jeunes années. Néanmoins, une fois apparu devant lui, l’étranger se reprit, sans doute pour conserver sa dignité face à autrui. Bredouillant une réponse, ce dernier affirma que cela lui arrivait souvent.

« Atypique serait le mot. Mais c’est une forme de chance que de me trouver dans toute cette nature. Nombreux sont les chasseurs qui se sont perdu dans cette jungle. »

Main tendue, Kailan attendait que la sombre entité lui serre la main.
Et garda la main tendue un petit instant, tout de même. Peut-être n’était-ce pas dans la coutume de son monde que de serrer la main, surtout au vu de sa circonspection évidente. Néanmoins, il était impossible de discerner une quelconque émotion dans la ténèbre sous sa capuche, percée par ses deux globes rouges. On dit que la plupart de la communication des êtres sentients passe d’abord par les signaux non verbaux comme les expressions et les gestes. De ce côté-là, il allait donc falloir se contenter de ses gestes, on dirait.

Néanmoins, l’inconnu ne comptait pas réellement l’ignorer, il était juste déboussolé et s’en excusa avant d’empoigner la main du protecteur. Il lui confia être surpris de ces manières chez un habitant de la planète Végéta. La poignée de main n’était effectivement pas commune chez les Saiyans à la première rencontre avec un étranger, et ne se faisait habituellement qu’entre bonnes connaissances. En règle générale, ils jaugeaient simplement l’interlocuteurs d’un air froid et distant. Un comportement qui serait indigne d’un Dieu.

« En effet, j’ai bien conscience des us et coutumes de mes congénères, mais je sais aussi comment me tenir auprès des autres peuples. Et dans ma branche, l’étiquette fait partie de notre devoir sacré... »

Le nom de l’étranger fut alors communiqué, ainsi que son origine.
La… Terre ? Alors comme ça, cet étrange phénomène était un humain ? Issu d’une mutation ? Voilà qui était fort étrange, les terriens ressemblaient normalement en presque tout point à des Saiyans, en dehors de leur palette de couleurs des yeux et des cheveux qui pouvait varier et de leur absence de queue. Kailan avait beau vivre reclus, il captait l’internet galactique et se tenait au courant des actualités. Il avait conscience que la Terre était depuis peu l’épicentre de l’activité de l’Univers, un peu comme Végéta dernièrement. C’était d’autant plus vrai que ce petit monde à l’apparence peu intéressante était tout de même sous le protectorat insoupçonné du Roi Broly, aussi controversé soit-il.

« La Terre, vous dîtes ? C’est curieux, je n’imaginais pas à quel point le phénotype humain pouvait varier… J’ai beau être juste en face de vous, je n’arrive toujours pas à discerner votre visage.  Quoiqu’il en soit, soyez le bienvenu, Monsieur Smith. »

Le vétéran lâcha les griffes du terrien, qui mit encore une fois un certain temps avant de desserrer sa poigne. C’était clair comme de l’eau de roche, le dénommé Marcos avait des problèmes d’ordres sociaux. Il cherchait les mots pour paraître le plus normal possible. C’était à la fois triste et admirable. Kailan ne laissa rien transparaître et évita de montrer la moindre la gêne, histoire de le mettre en confiance. Quiconque venait sur ce lieu sacré sans intentions hostiles méritait le respect et devait être traité en ami. Voilà l’enseignement premier de son prédécesseur, qu’il appliqua lorsqu’il permit au Saiyan, à l’époque tout jeune, d’entrer dans le temple. Apparemment, la raison de la venue de l’habitant de la planète bleue était une pure curiosité de sa part.

« Je comprends… C’est vrai que ce n’est pas tous les jours que des mondes réapparaissent comme si de rien n’était. Enfin, pour la plupart des planètes. La nôtre est assez curieuse, et même moi je ne saurais vous donner d’explication sur ce sujet. C’est tout de même la deuxième fois que nous sommes frappés par l’apocalypse… »

Fit le vieil homme avant de pousser un soupir las. Clairement, cette situation le chagrinait.

« Je suppose que c’est encore un caprice des Dieux d’En Haut… »

Marcos, de son côté, était assez gêné de demander l’hospitalité du Saiyan. Il craignait de déranger, et malgré sa grossièreté, il n’était pas bien méchant, cela se sentait. Sans doute se disait-il qu’un lieu de culte à l’accès étrange ne pouvait être investi par n’importe qui. Et il n’avait pas tout à fait tort. Si le sanctuaire n’avait pas de portes classiques, c’était bien parce qu’il fallait obtenir le laisser-passer du Gardien pour pénétrer dans son domaine. En réalité, les conventions divines impliquent que chaque temple divin nécessite un accès spécial et ceux qui souhaitent y entrer sont généralement mis à l’épreuve. Mais le protocole était tenu par les bons dieux. Est-ce que Kailan pouvait se targuer d’être un bon dieu ? Rien n’était moins sûr, surtout depuis le jugement d’Enma pour ces dernières années de désertion du poste. Il élargit donc son sourire pour dissiper les peurs du ténébreux terrien.

« Au contraire, avoir de la compagnie ne m’était pas arrivé depuis mon premier séjour dans l’Au-Delà ! Et puis, je me sentirais mal de laisser un voyageur s’endormir grelottant sur ce sol sacré… Humide comme elle est, la jungle est un véritable frigidaire, une fois la nuit tombée, et surtout à cette époque de l’année. »

Il plongea alors sa main dans le vide, créant une brèche dans le tissu de la réalité à l’aide de sa God Gate qu’il étendit pour lui donner les dimensions d’une porte qui donnait sur une salle aux couleurs chatoyantes. L’invitant à le suivre, le Gardien entra le premier, maintenant le portail ouvert pour que Marcos passe à son tour. Une fois qu’il le fit, Kailan essuya simplement les semelles de ses bottes contre un grand paillasson aux allures de dos râpeux d’éponge. En à peine quelques frottements, la crasse quittait les chaussures aussi vite qu’elle était venue.

« Entrez donc, entrez donc. Essuyez vous juste les pieds en entrant, je vous prie. Comprenez que vous pénétrez dans le plus sacré des lieux de cette planète... »

Ouvrant la marche, le Saiyan boiteux usa de son bâton pour lui présenter l’intérieur, en commençant tout d’abord par la salle d’entrée sans porte du temple, éclairé par quelques lampes de facture clairement pas Saiyanne. Les murs étaient en pierre assez simple, mais finement sculptée. Pas une trace d’érosion à déplorer, comme si la construction de ce complexe dans la montagne venait d’être faite. De même, bien qu’humblement meublée, cette entrée était impeccablement propre, aussi immaculée que les neiges éternelles des plus hauts monts. Pas de toile d’araignée, pas de trace de moisi sur le bois des étagères. Tout ici respirait étrangement le neuf.

« Comme vous le voyez, cet endroit n’est pas si protégé que cela, surtout si on le compare aux places fortes de l’armée Saiyanne. Sa seule défense, c’est moi… Ce n’est au final que la demeure secrète d’un vieil homme caché dans une montagne. En réalité, n’importe qui ayant la force de creuser dans la pierre pourrait créer son propre chemin pour atteindre l’intérieur du sanctuaire. Mais la God Gate reste une meilleure porte d’entrée, vous ne trouvez pas ? »

Visiblement joyeux, Kailan siffla brièvement en ré mineur, ce qui enclencha un mécanisme ouvrant le mur du fond de la salle, qui tel un rideau se dégagea d’un côté comme de l’autre de la pièce, laissant apercevoir derrière lui un sympathique couloir.

« Suivez-moi, monsieur. Je vais vous faire visiter avant de vous préparer une infusion, en espérant que les plantes locales trouvent grâce à vos yeux… »

Confia-t-il avant de s’avancer sans mouvement ni son. Il lévitait à à peine quelques millimètres du sol. C’était aisé de comprendre qu’il s’agissait-là de son meilleur moyen de transport, puisque le moindre coup d’œil à sa jambe rendait évident le handicap du grisonnant.
Marcos Smith
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MessageSujet: Re: Le Diocèse de Digne   Le Diocèse de Digne ClockVen 15 Oct 2021 - 0:14
Okay. Sois sympa. On est sympa. On est sympa. On parle pas trop. On acquiesce de la tête. Tout est calme. Tout est maîtrisé. Pas d’anxiété sociale. Laisse pas le stress t’atteindre. Si je fais du mal à un vieil homme qui m’accueille à cause d’une crise de nerf, promis, je me bute !

La jungle, c’est la mort. Il y avait eu un dieu quelque part qui l’a inventé. Ou bien qui a inventé un algorithme biologique qui conduirait à la création d’une forêt mais en cent fois plus chaud, mille fois plus humide et quatre-vingt fois plus dangereuses. Il y avait des clubs orgiastiques gays qui puaient moins. Une atmosphère si désagréable qu’il aimerait l’étrangler. Oui ! Étrangler l’atmosphère ! Cette salope méritait que ça ! Les fringues du Mothman l’aidaient pas à s’habituer à cet univers de buissons et de lianes et de créatures dégueulasses et en voie d’extinction. Il avait arrêté de porter des costumes tacky fait sur mesure et nécessitant d’accepter ses quatre bras. Entre les flammes de Bray et les morsures de Ben il avait fini par juste se prendre des grosses vestes de sport qui s’adaptaient à n’importe quel Saiyan arrivant sur Terre. L’avancée des vêtements-capsules qui se fixaient au corps était une révolution, et probablement l’un des seuls points forts de l’arrivée d’autant de géants. Celui-ci avait une marque qu’il ne connaissait pas. Probablement un groupe de métal bidon dont les fans étaient des babtous barbus pédophiles à deux balles. Les cornes de Satan dans une main, la bière dans l’autre, un sourcil relevé et absolument aucun charisme. Tout ça pour dire : Ces survêtements de sport étaient pas adaptés à cette jungle. Du tout. Et Kailan confirma que c’était atypique pour une si grosse mite de pas se perdre sans atteindre le temple. Comme s’il voyait pas les immenses ailes derrière lui qui auraient pu lui permettre de se tirer d’ici à n’importe quel moment.

”O-ouais, j’imagine...”

Marcos avait un charisme… adaptatif. S’il respectait quelqu’un ou cherchait à lui demander un service, il se faisait pâle et socialement anxieux. Il n’était abrasif qu’envers ceux qu’il aimait bien, comme l’on devrait l’être avec ses potes, ou ceux qu’il n’aimait pas, comme l’on ne devrait pas l’être avec les personnes avec lesquelles on a des différents - mais honnêtement il ne perdait rien à être un trou du cul avec des trous du cul. Mais il pouvait l’être gentiment. Il pouvait être très compréhensif quand il voulait, mais dans ces cas-là, spécifiquement pour être dédaigneux. “Je suis désolé que tu te sois fait violé par ton père” était probablement l’une de ses phrases les plus puissantes, si mortelle qu’il n’avait jamais eu l’occasion de la sortir jusque là. La première psychopathe à cheveux courts et colorés qu’il croiserait aurait l’occasion de se faire catapulter cette condescendance en plein dans la gueule. Mais là, face à ce vieil homme qui disait que ses congénères étaient impolis, il ne savait pas comment agir. Il n’y avait pas vraiment de manuel en dehors de “sois pas un trou du cul espèce de sale mite géante de merde”. L’étiquette faisait partie de “leur” devoir sacré. “Leur” ? Le groupe dans lequel il se plaçait, c’était les Saiyen ?

Qu’importe, il lui serrait déjà la main, il n’avait pas eu le temps de réfléchir au “leur” ou bien au “sacré”. Il voulait avancer dans la conversation. Le vieux en armure de sorcier maléfique des ténèbres semblait véritablement intrigué par sa mutation, croyez-le ou non. La plupart des gens le trouvaient hideux, et le voilà lui qui plissait légèrement de l’oeil pour essayer de reconnaître son visage sous sa capuche. Il n’avait pas l’air de comprendre pourquoi est-ce qu’il portait une capuche de base, mais bon. Marcos était le bienvenu ici, c’était ça qui comptait.

”Merci.”

Il répondit ça assez sobrement. Il n’y avait pas de ton, pas de silence avant ou après la parole. C’était direct afin de sceller la bienvenue du vieil homme, pour qu’il ait pas la capacité pour le rejeter alors qu’il commençait à parler de pourquoi il était sur Végéta. S’il parvenait à savoir que Marcos n’était pas certain de sa propre bienveillance, il ne pourrait pas se parjurer en revenant sur sa promesse. C’était… odieux… dit comme ça. Toxique. Mais il avait besoin de ce contact social. Voir un Saiyan bienveillant. Il fallait qu’il en voit un. Il devait arrêter de penser… mal, comme ça. Penser… raciste… Merde, ça craignait, dit comme ça. Au moins, il essayait. Il y en a beaucoup qui gueulaient leur bienveillance à haute voix avant de courir en arrière quand la situation leur allait pas. Revenons à Végéta. Kailan disait que les mondes ne réapparaissent pas tous les jours. Il ne savait pas pourquoi elle était revenue deux fois.

”D-deux fois ?”

Est-ce que c’était le premier cataclysme qui les avait énervé autant pendant des années ? Marcos fit un petit regard vers le ciel quand on lui parla de dieux d’en haut. Un autre coin d’oeil se fit vers les murailles de la porte. Dieux d’en haut ? Seconde fois ? Il était facile d’établir des ficelles. Mais Marcos n’aimait assumer que quand ça faisait mal à quelqu’un qu’il n’aimait pas. Il essayait de ne pas faire de conclusion trop rapides. Plus facile à dire qu’à faire. Avant même d’avoir fini de se répéter qu’il lui fallait toutes les informations possibles avant d’avancer quoi que ce soit, il avait déjà établi que Kailan était probablement un religieux dont la théologie était de comprendre pourquoi la planète avait explosé une première fois. Il était pas bien malin. Il devrait pas supposer. Il était pas fait pour supposer. Supposer, c’était que s’attirer des ennuis. De toute façon, cette première théorie se fit d’autant plus ébranler quand il entendit que Ganondephiroth n’avait pas eu d’invité depuis sa première séance dans l’au-delà.

”Première ?...”

Il murmura à nouveau tandis que le maître du mal des jeux de rôles les plus barbants parlait de la potentielle fraîcheur glaciale que pouvait apporter la jungle. Peut-être que ç’aurait pas été si mauvais de laisser Marcos dehors, alors. Le froid, c’était pas si destructeur que ça. C’était une mort tranquille et engourdie - non non non noON NON NON NON NON !! MAUVAISE FAÇON DE PENSÉE !! CERVEAU DE MERDE ! CERVEAU DE MERDE !! NE COMMENCE PAS SUR ÇA SALOPERIE DE CR NE DE FAIBLE APITOYÉ SUR SON SORT LAISSE-MOI TRANQUILLE !!

”Ah, il me semblait qu’il faisait toujours chaud, sur Végéta.”

Marcos n’était que timide. Il allait bien dans sa tête. C’était le Marcos que les gens préféraient s’imaginer. Le Marcos qui est malade les fait fuir. Ils viennent et disent qu’ils le comprennent, puis quand il explose, comme il les a prévenu qu’il le ferait, ils se tirent avec une jolie liste de pourquoi Marcos était la pire des merdes humaines. Quatre vingt quinze raisons pourquoi, par Martin Luther. Sauf que c’était juste un jugement des actes qui les blessait eux. Pas de jugement de ses meilleures actions. Pas de jugement de ses intentions. De la rage à deux balle à ressortir sur celui qui élevait sa voix parce que son cerveau instable lui disait qu’il était en danger. Kailan ne méritait pas de connaître ce genre de problème. Il ouvrait juste à nouveau son portail avant d’y entrer et de frotter ses chaussures sur un paillasson… assez zarb. Marcos était censé faire de même, sans chaussures. Il frotta ses gros pieds-serres-pattes dégueulasses sur le sol, vu qu’il avait plus les petons nécessaires pour porter quoi que ce soit autour de ses orteils.

”Evitez de me vouvoyer, je -”

- mérite pas ce genre de respect...

”- suis pas si vieux que ça, j’ai que vingt-cinq ans, v’z’êtes probablement mon sénior, ici.”

Ses pieds étaient propres. Cette vieille éponge rugueuse venait de tout absorber. Les yeux rouges et ronds du Mothman se plissèrent pour regarder le phénomène qu’il n’arrivait pas à comprendre, avant de se tourner vers ce qu’il aurait vu dans des images de synthèse sur un mauvais fond vert. Mais ce n’était pas un vieux blockbuster foireux où on pouvait voir là où commençait le faux et le vrai. La pierre était vraie. Les lampes semblaient high-tech mais… médiévales en même temps. Le truc le plus bizarre, le truc qui faisait qu’on avait le plus l’air d’être dans un film, c’était le manque de saleté. Tout était propre, tout était impeccable, il y avait absolument zéro… le truc qui faisait qu’il y avait des fentes à cause de l’humidité, là. C’était l’équivalent visuel et architectural de l’odeur d’un nouveau livre… Ou peut-être qu’il était à ce point là incapable de faire le menage chez lui que la moindre trace de prorpreté était évènementielle.

”Huh.”

Yeux hagards et mâchoire descendue, il avait l’air assez débile, redescendant sa capuche pour faire ressortir ses deux antennes. Si Kailan plissait les yeux - ou l’oeil, vu que l’autre était blanc et que les yeux blancs c’était généralement ceux qui marchaient pas - Si Kailan plissait les yeux, il verrait peut-être les deux incisives pointues de Marcos qui sortaient d’une bouche cachée dans l’ombre. Mais parlant de Kailan, il faisait qu’expliquer pour le moment qu’il n’y avait pas de vraie protection à ce sanctuaire sacré. Il n’y avait que lui. Donc il était faible, ou prétendait l’être… après avoir dit qu’il était mort plus d’une fois. Ces catacombes n’étaient qu’une antre dans une montagne où un vieil homme passait son temps à l’abris du monde. N’importe qui capable de casser la roche y serait entrer. Mais sa God Gate - c’était le portail ?? - était une meilleure porte, ce qu’il affirma dans une question rhétorique.

”Ouais, j’imagine, ouais.”

Il siffla, et une porte se fit, afin de les aider à plonger d’autant plus dans les profondeurs de la montagne. Marcos se rendit compte qu’il n’aurait pas à se baisser, et que son double mètre habituel de monstre bossu ne dépassait pas quoi que ce soit. Ne faisait plus de bruit du tout quand il marchait, malgré le fait qu’il lui fallait une canne jusque là. Peut-être qu’il lévitait. Marcos n’en avait pas grand chose à foutre. Il allait lui préparer une infusion avant de le faire visiter ?

”J’sais pas, l’architecture, j’ai jamais accroché. En dehors de ce qui permet à un foyer de fournir le plus de sécurité vis-à-vis de, genre, de la température, de l’eau potable, de l’électricité… Les cailloux c’est des cailloux, qu’importe si c’est des cylindres avec des papillons dessus ou des carrés avec des petites personnages...”

Déjà en train de se plaindre ?

”M-mais merci pour l’infusion, hein ?”

Le thé, ça marchait pas. Le café, ça marchait pas non plus. Il était trop énervé pour être énervé et trop fatigué pour être détendu. La soupe à grain moulu ou feuille en sachet, c’était pas son délire. Il se gratta à l'arrière de la nuque en regardant les pierres qui les entourait dans ce petit tunnel.

”Donc, euh… J’ai genre, quelques questions… Si j’peux les poser, bien entendu...”

Il cligna quelques fois des yeux en esquissant quelques mouvements de mâchoire. Il aimait pas répondre à des questions, personnellement, en particulier quand son esprit commençait à se faire de plus en plus chamboulé. Il y a trois mois, il aurait cassé ce temple pour le plaisir de casser un temple. Maintenant… il savait même plus si ça valait la peine.

”Vous avez dit que vous avez fait un premier séjour dans l’au-delà. Donc vous êtes mort plusieurs fois. Et vous avez dit qu’il y avait eu deux apocalypses. Vous êtes morts dans les deux, c’est ça ? Et c’était pareil la première fois ? Genre, un, un méchant dieu qui se ramène et casse tout ? Z’êtes une sorte de prêtre, d’ailleurs, non ?”

Il secoua alors les mains devant lui, au cas où Kailan se retournerait d’un air dédaigneux.

”Z’avez pas besoin de répondre, hein ?”

Il renifla avant de regarder le sol un instant, puis de relever la tête à nouveau.

”Et, euh, aussi… genre… pourquoi “God Gate ?” Genre, pourquoi de l’anglais ? Déjà que de base, j’ai du mal à comprendre que les Saiyen soient habitués au français, alors… J’sais pas, ça m’a juste un peu perturbé d’entendre soudainement ça dans la phrase d’un - euh, bon, d'un ermite, quoi. Si c'est pas dérogatoire...”

Il se frotta le visage du front au menton, secouant dans l’obscurité l’une des sphères rouges de haut en bas et de bas en haut. Est-ce qu’il le faisait déjà chier ? C’était probable. Mieux valait qu’il l’envoie dormir et qu’ils ne se parlent plus jusqu’au lendemain. Il était en train de tout ruiner. Rah, ferme ta putain de gueule !
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