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 La complainte d'Horace

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Pink Guy
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MessageSujet: La complainte d'Horace   La complainte d'Horace ClockMer 20 Jan 2021 - 21:49



Des travaux de Milgram on retient souvent la soumission à la figure d'autorité. Mais ce n'est là qu'une des trouvailles de son expérience. Prenez le phénomène d'association cognitive par exemple. Allumez une diode bleue à chaque fois que vous électrocutez une souris et le rongeur finira, en quelques itérations, par ployer de peur à la vue de cette couleur. C'est un phénomène cérébral propre à pour ainsi dire tout le règne animal. Créer de nouvelles routes en associant Facteur → Conséquence permet au cerveau d'accélérer son temps de réponse et de fleurir l'éventail de réponses admises.


Le processus d'association se mets en place inconsciemment, et prends parfois des formes surprenantes. La vision du monde d'un individu étant limitée par ses sens, parfois le cerveau crée des paires improbables. Associer une certaine odeur avec une période vécue, un goût avec un genre de situation préoccupante, etc, etc...


Ces associations sont strictement personnelles, et elles contribuent à faire de nous des êtres uniques. Néanmoins on peut trouver des locus, des lieux communs psychiques révélateurs de faits sociaux. Par exemple, si je devais vous dire : Pour vous, quelle est l'odeur de l'humiliation ? Et bien on pourrait épiloguer, suivants les conjectures que dans toute les vicissitudes de la vie n'importe quel individu confronté à une situation de défaite prise personnellement pourrait associer un stimulus sensoriel à ce concept. On pourrais l'admettre, si on était une petite pute.


A l'inverse, on pourrait conceptualiser un genre de spectre de la loose, une jauge autistique allant de de 0 à 100, 0 étant le petit Grégory qui sort de la Vologne pour triple high-kick son ravisseur en restant attaché, entre deux tasses d'eau bues ; et 100 correspondant évidemment à l'humiliation ressentie par un jeune juif qui voit sa petite-amie se faire emballer par son rival du collège, le jour de sa bar-mitzvah et ce, avant-même la récitation du kiddouch.


Associons désormais une odeur à cette échelle. La polymérisation savante de sécrétions onaniques sèches, d'une pile de canettes de raviolis mensuelle et du renfermé. Sur l'échelle de l'humiliation, vous en conviendrez, on table sur un bon 80, ergo : votre propre mère qui vous demande gentiment de taper dans le fond parce qu'elle n'est, de fait, pas votre génitrice et de surcroît qu'elle commence un peu à baver d'ennui. Imaginer le réceptacle d'une telle odeur n'est pas une épreuve, je crois que vous commencez d'ailleurs à vous le figurer. Le 2 pièces crasseux, le minotaure de locataire dissimulé derrière une pile labyrinthique de commandes Just Eat. Le colocataire urinant dans l'ombre d'un water-closet à la lampe inchangée depuis 5 mois. Le canapé-lit et son doux plaid de miettes de paquets de chips. La vie de prince ! Au milieu de ce cloaque, après une chausse d'eau tirée et un désert de sachets Uber Eats franchi, deux individus étaient avachis sur un canapé qui avait dû connaître un passé de proxénétisme.


Celui de gauche était un laideron à chemise bleu clair maculée d'une graisse rouge opaque, le tarin miné de points noirs et autres bubons, mis en valeur par une paie de lunettes Ray Ban nonobstant. Il arborait la pose victorieuse du mâle devant son téléviseur : les jambes bien écartes, les mains flattant au plus prêt sa virilité velue. Celui de droite, recouvert d'une combinaison de Lycra rose était assis sur le cou, sa nuque s'arquant dangereusement dans un angle-droit douloureux. Ses mains couvraient sa bouche tremblotante, alors que ses yeux se noyaient dans un rivage de Guérande.


« C'est les 37 ans de l'affaire Grégory, et les policiers n'ont pas lâché l'affaire- »


Putain de merde pourquoi ils utilisent toujours la même photo ces cons ? Non mais ça t'plairait toi qu'on t'affiche avec une photo où t'avait 4 ans ?

Je ne sais, mon adoré supérieur hiérarchique....


Rah ouais non mais le lourdard quoi ! Oh tu parles plus pendant des mois et tes premiers mots c'est ce langage de fréquenteur d'esthéticienne ?


Mon cœur est lourd, et un millier de violons ne sauraient couvrir les trémolos de mon âme......


Mais qu'est-ce qui te prends à parler comme ça Pink Guy bordel ?!


Mon bijoux d'orient, ma rose du désert, me manque. Ô que ne ferais-je pour palper à nouveau ses mensurations galbées et avantageuses, coutumières d'un traitement vestimentaire de lin soigné ? Qui ne tuerais-je, quitte à tremper mon âme dans le cocyte, allant jusqu'à narguer Belphégor et Asmodée pour revoir sa dentition sardonique ? Ô mon doux Jewel... Les dieux auront été offensés de notre relation pour nous séparer si tôt ! Ah que je souffres ! Ah que je me languis !


Ah j'commence à comprendre, c'est l'Ultra Intestin qui t'as vanné tout tes chromosomes mon con !


Je le crains, révéré n+1...


Ah ça, ça craint oui.


Je dois avouer que la schistosité de la situation me perturbes jusqu'à perturber les fondements même de ma personnalité, tel que ma sexualité qui penche relativement vers les sentiers de Gomorrhe...

De quoi ? La boule magique ? J'comprends plus c'que tu baragouines Pink Guy. Les chagrins d'amours ça arrive même aux meilleurs, tu sais. J'te parle pas forcément d'expérience parce que d'la gonze, j'en ai fourré mais sans jamais m'attacher, alors... Mais les passages à vide ça arrive, et l'important c'est de faire quelque chose que t'avais l'habitude de faire avant. Pis tu devrais faire quelque chose ton visage commence à prendre une forme presque regardable.


L'horreur frappe mon visage alors que je prends compte de la teneur de vos propos mon ami purement hétérosexuel... Permettez moi de risquer un « Putain ».


Ah non, pas d'putains ! Ici on baise à l’œil ! Tu peux appeler ton petit copain Hidan si t'as envie de te faire péter l'oignon.


Hélas ! Mon cœur s’alourdit à l'écoute de son nom chéri trop longtemps oublié ! Ah douleur ! Ah calomnie ! Qu'à t-il prit à mon cœur volage de trahir cet autre ange de l'amour ?! Quelles erreurs ne commettons pas au nom de notre mortalité, au détriment de l'amour !


Ranàfout' ferme là Pink Guy, va sortir Croyance, Eau-Clair et Résurrection ils recommencent à chier partout !





TATATATATA J'VEUX RIEN ENTENDRE TU SAIS TRES BIEN QU'J'EN AI RANAFOUT' DE TES CLEBARDS DE MERDE ALORS SI TU VEUX PAS QUE JE LES DONNES A MANGER A SALAMANDER-MAN TU VAS LES FAIRE SORTIR CHIER ET FISSA !


Certes.


Fais des trucs que t'as l'habitude de faire, pov' mec !
Après quelques soupirs de reddition, le Lycra réformé enfila son ciré jaune, sans prendre garde à la météo et fila droit dans la kitchenette, saisit le pot de Skippy à moitié vide et s’en-tartina le pubis de beurre de cacahuètes. Aussitôt, les trois molosses accoururent hors de la pile de nourriture commandée moisie pour assaillir de leur langue humide l'os pelvien de leur propriétaire.


La sortie se déroula presque sans encombres. Après 18 mois de confinement forcés, les chiens durent ré-apprendre à ne pas assaillir de coups de hanches tout ce qui sentait plus ou moins la grosse chiennasse. Difficile de ne pas en trouver à Kanasa étant donné le régime en place ! Heureusement le Skippy remplit une fois n'est pas coutume son rôle de garde-fou. Malheureusement, Pink Guy, trop embrumé par son état sentimental, n'avait guère fait attention à la météo kanasienne. Accoutré de son ciré jaune, il avait décidément bien l'air bien con sous le soleil tropical de la planète viride.


A mesure que la ballade passait, le corps tout entier de Pink Guy était assailli par l'astre royal. Comme une sorcière sous l'emprise de la clé de salomon, les vents solaires étaient pour lui une myriade de lames échaudées venant lui perforer les yeux ou incommoder la surface de sa peau emprisonnée sous son ciré. Durant sa grande phase de dépression, du fait de son retour à la normalité chromosomique, le Lycra s'était perdu dans les méandres de la normalité à lire Camus. Et sa situation lui rappelait de plus en plus la désagréable posture dans laquelle se trouvait Meursault face à l'arabe. Mais à part deux trois cagoles amphibies targuant les citoyens de saluts grossiers à la gloire de la tarlouze de roi, il n'y avait nul sémite à occire. Pink Guy dut se résoudre à abdiquer face à Hélios. Mais à mesure que la fournaise de photons lui rôtissait l'aine, le cerveau du Lycra parcourait des connexions inexplorées jusqu'alors. Il souffrait. Cette fois non plus mentalement mais physiquement. Quel pouvait être donc son recours face à cette adversité astrophysique ? Parmi ses lectures, Pink Guy avait arpenté d'un œil désabusé la poésie lyrique latine. Parmi lesquelles, il avait étudié Horace. « Cueilles le jour » était la formule énoncée telle un mantra comme promesse d'une non pas meilleure mais mieux vécue. « Cueilles le jour »...


Après tout, c'était pas si bête. Pink Guy se rua vers le monarque qui illuminait Kanasa de son manteau en vison flamboyant et le mis dans le creux de sa poche.


Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih. Aaaaaauhggggggh. Grrrrrrr. Ya ya ya ya ya yaaaaaaaaa Can i hab solar cream on my asshole b0ss ???!!!!!!!!



That was it. The pink Lycra was back with his tremendous cries, which once terrified all of the west aussie coast. It was only natural, as the act of stealing the light source of an entire realm was pretty damn autistic. In fact, autistic enough to revive Pink Guy's long lost chromic level. Miiiiihhhh me gusta el cojones en la bocca sisi mui buen en la casa del papel giiiiiiiiiiiiiih- Άρα το φως της ημέρας δεν πρέπει να ανάβει πλέον στην Κανάσα. Πήρε τη φράση πολύ κυριολεκτικά. 実際には文字通りすぎます.Ή όχι ;


It's kinda gay. 


C'est sur ses paroles lourdes de sens, que Kanasa fut privée de lumière.


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