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Narumi Karuzaki
Narumi Karuzaki
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MessageSujet: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockJeu 5 Mar 2020 - 9:58
Cela faisait plusieurs jours que Narumi s’était séparé de Wolfgang, et pourtant son esprit ne cessait de tout ramener à lui. C’était à la fois une sensation agréable, et à la fois une sensation pénible, surtout lorsque l’on n’a pas le loisir de voir la personne qui occupe toutes nos pensées. La louve se faisait violence pour ne pas se perdre dans le fil des souvenirs en sa compagnie, qui la rendait certes heureuse, mais qui la distrayait. La cheffe continuait d'exercer ses fonctions au sein des militaires. Le nouveau Roi n’avait pour l’instant rien décréter pour ou contre sa position à elle, de ce fait cette dernière demeurait servante de son peuple en gardant sa place. À l’avenir, Draven choisirait probablement quelqu’un d’autre si ce n’est lui-même pour remplir cette fonction, mais même si cela devait arriver, ça ne changerait rien aux yeux de la louve. Être ici, au milieu de tous ces soldats, c’était sa place.

Elle enquêtait présentement sur une bien fâcheuse affaire. En à peine une semaine, quatre personne avaient été empoisonnée dans le camp des réfugiés. Toutes ces personnes n’ont rien de particulier en commun d’apparence, et il est donc difficile de comprendre la motivation d’un tel crime. Le mode opératoire est sensiblement toujours le même : l’agresseur semble drogué ses victimes pendant la soirée durant les sessions de beuveries et de jeux avant le coucher. Ce n’est pas dans les verres qu’est placé le poison après inspection. Le meurtrier utilise donc un autre mode opératoire, assez discret pour que personne ne le remarque malgré la foule. Puis le poison, qui agit lentement, fini par tuer les victimes en les étouffant durant la nuit, les empêchant de crier en obstruant rapidement leur gorge. Il sera donc ardu de trouver l’individu adéquat, sachant que des personnes qui viennent jouer chaque soir aux tables de jeux de société et de cartes, il y en a des tonnes.

C’était la première soirée où Narumi et plusieurs soldats, conjointement, venaient jouer et comptaient bien surveiller et rester là toute la nuit pour dénicher le coupable. Ils allaient faire ça tout les autres jours aussi, jusqu’à ce qu’ils puissent enfin mettre la main sur celui qui commettait ces meurtres. L’on ne comprenait pas encore la raison, mais il devait bien y avoir quelque chose pour lier toutes ses victimes. Quoi que, parfois l’on est surpris du sadisme gratuit dont peuvent faire preuve certains protagonistes… Quoi qu’il en soit, la louve était présentement à une table de poker. Elle agissait normalement mais, bien entendu, ses yeux scrutaient chaque visage qu’elle voyait. Grâce à ses sens, la louve analysait bien des paramètres corporaux chez les individus autours d’elle. C’était pratique mais cela pourrait l’induire en erreur. Tout bonnement car pas mal de gens étaient stressé par l’enjeu, justement, de gagner une partie de jeu. Ceci dit ils pouvaient être distinguables puisque la pression retombe tout de suite une fois les jeux terminé. Alors qu’un meurtrier doit avoir le corps qui s’affole au moment où il s’apprête à commettre son crime, et surtout cette agitation suscite souvent du plaisir en sécrétant très peu de peur. D’ailleurs, cette peur est souvent ressentie comme un défi, “un petit risque” existant qui ajoute du piquant - celui de se faire prendre et découvrir.

Pour l’heure, Narumi faisait chou blanc. Déjà il y a tellement de monde… que cela devient compliqué d’observer chacun en détails plus de les surveiller. Même s’il y a également de nombreux militaires pour l’épauler ainsi que des policiers disséminés dans la foule, cela reste délicat. Ses yeux jaunes vifs, qui balayaient la salle, finirent par se poser sur un individu qu’elle avait déjà brièvement vu. C’était cet espèce d’insectoïde avec qui personne ne voulait jouer car il ne faisait que gagner inévitablement à chaque fois.

Tout le monde était suspect ici, qu’il ait l’air d’un extraterrestre ou non ne changeait rien aux yeux de Narumi. Celle-ci se dit que ce ne serait peut-être pas bête de tenter sa chance en glanant des informations auprès de lui, ou en l’analysant de près… peut-être était-il coupable. Allez savoir.

Cette dernière s’avança vers la table où il ruminait seul comme la dernière fois. La cheffe déposa quelques jeux au centre de la table : il ne s’agissait que de jeux de hasard, et donc pas des jeux de stratégie dans lesquels le dénommé Meruem semblait excellé.

Bonsoir, on s’est déjà plus ou moins rencontré il y a plusieurs jours… J’accompagnais un homme aux yeux jaunes comme moi. Tu l’as ridiculisé au jeu des dames, tu te souviens ?” Son visage restait neutre, Narumi ne souriait pas vraiment aux inconnus, mais au moins elle se montrait polie et tout de même avenante. “Qu’est-ce que tu diras de jouer à ces jeux avec moi ? Ils relèvent entièrement du hasard, alors ça devrait pimenter un peu les choses : tu n’auras pas le contrôle.

La militaire déposa tout d’abord un jeu de l’oie qu’elle installa sur la table entre elle et l’insectoïde. Celle-ci prenait son temps, visiblement paisible bien que pour une fois, la louve était ici en mission et non pas pour son bon plaisir. Ceci dit, elle faisait comme tel. Il ne fallait pas inquiéter davantage la populace, autant se montrer discret au possible dans son enquête.

Tu t’appelles Meruem, un type à la table nous l’a dit à mon ami et moi la dernière fois. Mon conjoint s’appelles Wolfgang, et moi c’est Narumi. Maintenant que les présentations sont faites, dis-moi comment tu t’es retrouvé ici à aider les terriens ? Tu n’as pas l’air originaire d’ici, bien que l’apparence peut être aussi indicatrice que trompeuse. Je suis heureuse de constater que l’on reçoit de l’aide du reste de l’univers, tous ces gens en ont grand besoin… Chacun de nous, en faite.

La louve lui tendit les deux dés afin de lui laisser l’honneur de commencer. Dans le jeu de l’oie, chaque case répond à une règle différente. Il n’est donc apparemment pas possible pour les joueurs de contrôler quoi que ce soit. Mais peut-être que Meruem allait trouver, grâce à son intellect hors du commun, un moyen de tourner le jeu à son avantage.
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockLun 9 Mar 2020 - 22:55
Nous voilà face à une énigme. Un véritable mystère. Notre regard mauve et serein est plongé sur l'échiquier posé sur la table, juste devant nous. Le Fou est placé au centre du plateau. Il a déjà emporté 4 Pions, en seulement six tours. La Reine vient d'entrer en jeu, accompagnée de ses Cavaliers. Leur objectif est de piéger le Fou, l'empêcher d'avaler d'autres pièces de l'échiquier. Le problème...

Nous prenons entre l'index et le pouce la pièce représentant le Fou, et le remplaçons par un pion.

Le problème, c'est que le Fou se fait passer pour un Pion ordinaire, et que pour pouvoir le dénicher, le différencier des autres, il faut attendre son prochain déplacement. Aura t-il le temps de faire une nouvelle victime avant que nous ne puissions le sortir de l'échiquier ? L'une des pièces doit-elle servir d'appât pour qu'il se retrouve pris au piège ? Au milieu de toutes ces pièces, dont les rôles multiples enchevêtrent leurs existences les unes avec les autres, le Roi observe. Et le Roi réfléchit.

Quatre cadavres, en l'espace de seulement six jours. Tous morts de la même manière, étouffés au beau milieu de la nuit, lorsque tout le monde dormait. Cela n'est pas dû au hasard. C'est l’œuvre d'un tueur en série.

Nous avons inspecté les corps, les uns après les autres, et ce dés le premier meurtre. Notre technique des Photons est très pratique pour cela. Il s'agit de particules énergétiques de tailles variables, que nous pouvons même rendre microscopiques, et qui sont inoffensives. Nous pouvons les déployer comme bon nous semble, autour de nous, ou sur une zone plus localisée, comme un corps humain par exemple. Puisqu'elles sont créées à partir de notre Nen - notre énergie spirituelle équivalente au Ki de cet univers - ces particules nous transmettent instantanément des informations sur les compositions moléculaires de tout ce avec quoi elles rentrent en contact tandis qu'elles passent à travers la matière elle-même. Cela nous permet d'établir des diagnostics très précis sur notre environnement ou sur les gens qui nous entourent.

Par exemple, lorsque nous les déployons autour de nous de façon éparpillée, nous pouvons avoir une cartographie précise de l'environnement qui nous entoure, en trois dimensions, sans que nous ayons besoin de faire usage de nos autres sens. Nous pouvons alors être conscient de la forme, de la taille, de la vitesse et de la trajectoire de tous les objets qui nous entourent. Cela peut s'avérer pratique lorsque nous sommes aveuglé par exemple, ou pour repérer une attaque par derrière. Cela nous permet également de savoir ce qu'il y a derrière des obstacles ou des murs, pour trouver des personnes cachées.

Mais c'est quand nous rassemblons nos particules sur une zone plus petite et plus localisée que cette technique devient plus intéressante. Plus nous envoyons de photons sur une restreinte, et plus les informations que nous obtenons sont précises. En concentrant nos photons sur une seule personne, nous sommes capables de ressentir chacune des infimes réactions chimiques qui se produisent dans son corps. Il ne s'agit pas simplement de repérer l'accélération d'un battement cardiaque ou de détecter le début d'une transpiration due à de la nervosité. Non, nous pouvons véritablement connaître, avec une précision infinie, toutes les émotions que ressent la personne ciblée. Nous pouvons savoir si elle ment ou si elle dit la vérité, savoir si elle a peur, si elle est triste ou joyeuse, si elle apprécie quelque chose ou au contraire le déteste, nous pouvons analyser le moindre changement émotif chez elle, quand bien même elle essayerait de le cacher, car les réactions chimiques, ce qui se passe à l'échelle moléculaire, ne trompent pas et ne peuvent être masquées. Il y a tout de même des limites à cette technique : nous ne pouvons, par exemple, pas lire dans les pensées d'une personne ni dans ses souvenirs. Nous pouvons simplement analyser et interpréter ce qui se passe physiquement et chimiquement dans son corps, dans son cerveau.

Et puisque les photons nous donnent des informations précises sur la composition moléculaire d'un corps et ses différentes réactions chimiques, cela nous permet également de détecter les maladies, les blessures internes ou de connaître, en un instant, la gravité d'une blessure. Voilà pourquoi, pour venir en aide aux terriens, nous avons décidé de nous spécialiser dans la médecine pour le moment. D'autant plus que le pouvoir de Guérison que nous avons obtenu en dévorant un Namek, grâce à notre capacité 'Nen Eater' qui nous permet d'apprendre les techniques des êtres que nous mangeons, est très pratique pour soigner les blessures, qu'il s'agisse des nôtres ou non. Nous pouvons faire repousser des membres, ou faire retrouver leur conscience à ceux plongés dans le coma. Nous pouvons pratiquement tout réparer... hormis la mort.

Toutefois, cette technique de Guérison a un prix. Elle est très couteuse en énergie, si bien que nous ne pouvons l'utiliser que trois fois lorsque nous combattons, en général. Cela équivaut à environ trois utilisations en l'espace de dix minutes quand nous ne combattons pas. Mais les utilisations successives de cette technique au cours de ces dernières semaines nous ont affaibli et fatigué, bien plus que nous ne l'avions envisagé. Peut-être avons-nous trop forcé. Aussi avons-nous régulièrement recours à des méthodes de soins plus traditionnelles et conventionnelles, désormais.

Mais bien que nous nous sommes, ces derniers temps, spécialisé dans les soins, il n'empêche que nous ne nous cantonnons pas à ce rôle. Notre objectif est d'aider et de protéger les terriens. A cet effet, nous pouvons tout aussi bien être un guerrier, ou un détective, selon les circonstances.

Voici ce que nos analyses légistes nous ont apprise. Les victimes se sont étouffé plusieurs heures après le couché. La cause de cet étouffement est une obstruction soudaine du larynx, provoquée par un gonflement interne et externe. Une sorte de boule, comme un kyste, se met à gonfler, en quelques secondes seulement, et bouche les voies respiratoires. Cela peut ressembler à une réaction allergique. Ou à l'effet d'un poison. D'une certaine manière, l'effet d'un poison est une réaction allergique : le corps ne supporte pas un corps étranger et nocif, et tente de s'en débarrasser, mais bien souvent cela s'avère inefficace. La différence, c'est qu'une réaction allergique ne touche qu'une partie d'une population similaire, tandis qu'un poison touche toute la population en général.

La théorie du poison a donc rapidement été avancée. Les verres et gobelets des victimes ont été analysés mais les analyses ont été infructueuses. Nous les avons également scannées avec nos photons et, à part des traces d'alcool divers, nous n'avons rien trouvé sortant de l'ordinaire.

Toutefois, il existe de nombreuses autres manières d'administrer un poison. Avec une seringue, par exemple. Mais les corps des victimes ne présentent aucun signe de piqûre. Le poison a également pu être mélangé à de la nourriture ou à des médicaments. Il peut tout aussi bien être appliqué directement sur la peau, comme une crème, ou même être inhalé.

Il se trouve, justement, que nos photons ont détecté diverses traces d'une solution moléculaire qui nous était inconnue jusqu'à lors. La première victime en avait sur les mains et les doigts, ainsi que dans la bouche, l’œsophage et quelques traces encore non digérées, dans l'estomac. Sans doute s'est-elle contaminée en touchant de la nourriture avec ses doigts, qu'elle aurait ensuite ingurgité. Était-ce un accident ? Quelqu'un qui aurait malencontreusement touché une mauvaise substance sans le savoir et se serait intoxiqué ? Cela avait été notre première hypothèse, avant qu'une deuxième victime ne soit retrouvée, environ 48 heures après la première.

Nos photons ont détecté des traces de cette même substance toxique dans sa bouche, son œsophage et son estomac, mais pas sur la surface de son corps, cette fois. Ce qui signifie que cette personne a ingurgité le poison mais ne l'a pas préalablement touché avec ses doigts. En d'autres termes, quelqu'un a mélangé le poison dans quelque chose que la victime a ingurgité, et ce n'était pas dans sa boisson. Soit cela a été mélangé à un médicament - puisque bon nombre de souffrants, ici, ont recours aux médicaments - soit à de la nourriture. Cela ne pouvait plus être un accident, un malheureux hasard. C'était voulu.

Et 48 heures plus tard, une troisième victime a été retrouvée. Mais cette fois-ci, notre analyse a eu des résultats différents. Aucune trace de la substance toxique dans l’œsophage, la bouche ou l'estomac. En revanche, nous avons retrouvé ces traces dans les cavités nasales et le larynx de la victime. Cela signifie une chose. Le tueur en série expérimente. Il fait des tests, pour mettre au point sa formule, et les victimes ne sont à ses yeux que des rats de laboratoire. En effet, pour tuer cette troisième personne, le tueur a utilisé un autre procédé. La victime n'a pas ingurgité le poison par la bouche. Elle l'a inhalé. Cela peut être un parfum, ou un spray. Le tueur a voulu rendre son poison plus facilement déployable, par voie aérienne, rendant alors le produit bien plus dangereux, puisque, potentiellement, il pourrait être respiré par de nombreuses personnes simultanément.

Nous avons interrogé les proches des victimes. Les victimes ne se connaissaient pas, et leurs proches ne se connaissaient pas entre eux non plus. Les victimes n'ont rien en commun et semblent être choisies au hasard. Ce qui conforte également notre théorie de l'expérimentateur. Le tueur ne cherche pas à punir ou à se venger, il cherche simplement des cobayes pour mettre au point un produit qui lui permettrait de tuer de plus en plus de monde. Peut-être souhaite t-il mettre au point une arme bactériologique à grande échelle, le même genre d'arme qui nous a tué dans notre précédente vie.

La quatrième victime a été retrouvée ce matin, soit 24 heures seulement après la troisième. Ce qui est une très mauvaise nouvelle. Le tueur accélère les choses. Ce qui signifie qu'il arrive au bout de la conception de sa formule, sans doute fait-il les derniers tests avant de véritablement passer à l'action. La quatrième victime présente exactement les mêmes traces que la troisième. Le modus operandi est resté le même, empoisonnement par inhalation, le contraire aurait été étonnant en si peu de temps, mais sans doute le tueur a t-il amélioré sa formule ou trouvé une façon de la faire inhaler plus facilement.

Nous avons aussi remarqué autre chose. Grâce à notre analyse, nous pouvons estimer approximativement le temps qui sépare la mise au contact avec le produit, et la mort engendrée par celle-ci. Et le constat est déconcertant. Ce temps est réduit de jour en jour. En d'autres termes, le poison met de moins en moins de temps pour tuer ses victimes, parce que l'expérimentateur le perfectionne à chaque jour passé. Cela coïncide avec le fait que l'heure estimée de la mort est, chaque fois, un peu plus tôt dans la nuit que la précédente.

Nous observons désormais la foule, les gens qui jouent, qui boivent, qui s'amusent, qui sourient, qui discutent, tous ces gens autour de nous. Parmi tous ces Pions, nous devons trouver quel est le Fou, et l'éjecter du jeu avant qu'il ne fasse d'autres victimes. Avant qu'il ne prenne toutes les autres pièces du plateau. Avant qu'il nous mette en échec et mat.

La Reine s'avance vers nous. Elle n'est, en réalité, pas plus reine que nous ne sommes roi. Elle est simplement la générale de l'armée terrienne, du moins pour le moment. Mais le nouveau dirigeant des terriens pourrait bien décider de changer les choses.

Nous savons pourquoi elle est là. Certes, ce n'est pas la première fois qu'elle vient ici. Nous l'avons vue à de multiples reprises, elle vient régulièrement pour décompresser, jouer avec les réfugiés, mais aussi s'occuper des enfants malades et tenir compagnie aux anciens. Oui, nous l'avons observée, et cela n'a rien d'étonnant. Nous nous sommes rapidement renseigné à son sujet auprès des autres personnes en constatant à quel point elle semblait célèbre et appréciée. La générale Narumi Karuzaki, ancienne membre éminente de l'alliance des Black Feathers, alliance qui est à l'origine même de la destruction de ce monde. Nous l'avons observée et étudiée, tout simplement parce qu'elle est bien plus dangereuse que n'importe qui d'autre dans cette pièce. Elle pourrait, potentiellement, l'être davantage que le tueur en série que nous recherchons. Tout comme son compagnon instable de l'autre soir.

Si elle est là, ce soir, ce n'est pas pour jouer. Habituellement, elle ne vient pas avec autant de militaires. Ils sont tous sur leurs gardes, ils surveillent tout le monde, et c'est bien normal. Tout comme eux, elle est ici pour dénicher le coupable. Et peut-être même qu'elle estime que nous pourrions l'être. De la même manière que nous ne partons pas du principe qu'elle est forcément innocente, ni elle, ni son ami aux yeux aussi jaunes que les siens. Car après tout, nous ne l'avons pas analysée avec nos photons, nous ne connaissons pas ses sentiments. Il se pourrait très bien, en réalité, qu'elle soit toujours avec les Black Feathers, et qu'elle soit en train de préparer un mauvais coup. Peut-être préparer le terrain pour un retour en grande ponte de son leader.

Nous la regardons dans les yeux alors qu'elle approche et s'arrête en face de nous. Nous gardons également un air neutre, tout comme elle, alors que nous l'écoutons. Elle demande si nous nous souvenons de la fois où elle est venue nous voir avec le démon aux yeux jaunes de l'autre soir. Comment aurions-nous pu l'oublier ?


"Oui, nous nous en souvenons, bien que l'humilier n'était pas dans nos intentions."

Évidemment que nous nous en souvenons...

===============================================================================

Nous étions en train de nous occuper de malades, lorsque nous l'avons sentie. Cette aura pleine de noirceur, de haine et de désespoir, à seulement quelques centaines de mètres de l'endroit où nous nous trouvions. Les autres personnes n'ont pas dû la ressentir. Les êtres vivants ordinaires ne sont sans doute capable de ressentir une aura maléfique qu'à une dizaine de mètres à la ronde. Mais nous avons toujours été très perceptif aux auras et aux énergies. Même à cette distance, nous l'avions ressentie. La puissance de cette énergie n'était pas perceptible, il ne s'agissait pas d'une aura de puissance. C'était véritablement une aura de haine et de souffrance, une aura purement maléfique qui sonnait comme une menace, une invitation à mourir.

Et, quelques heures plus tard, la source de cette aura se trouvait devant nos yeux. Nous l'avons immédiatement reconnue. Chaque aura possède une signature propre, peu importe que l'aura soit intense ou volontairement masquée, qu'il s'agisse d'une aura maléfique ou d'une aura de puissance, la signature est liée à l'individu et reste la même. Et, en dehors des divinités, personne n'est capable d'effacer complétement son aura. Lorsqu'un guerrier expérimenté cache son aura, cela devient plus compliqué de la détecter, car l'aura se fond parmi la masse d'auras des gens ordinaires, mais elle est toujours détectable si nous sommes suffisamment proche et suffisamment  concentré, et sa signature individuelle demeure. En outre, les auras présentent des caractéristiques similaires au sein d'une même race, tout comme les odeurs. Tous les humains ont des similitudes dans leurs auras, tous les Nameks d'autres similitudes, et les Saiyans encore d'autres... Et ces similitudes nous permettent de savoir si une personne est un Saiyan ou un Humain par exemple.

Or, Narumi et l'homme qui l'accompagnait ce soir là n'étaient pas humains, bien qu'ils en avaient l'apparence. Cela ne nous gène aucunement : peu importe la race d'un individu, nous considérons que tous doivent être égaux en droits et en devoirs. Ce qui nous dérange, en revanche, c'est le fait que la signature de l'aura de son compagnon était la même que celle de l'aura maléfique que nous avions ressentie environ deux heures et demi plus tôt.

Cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. L'homme qui accompagnait l'ex-membre des Black Feathers était la source de l'aura maléfique, un démon se déguisant en humain. Son regard croisa le nôtre quelques secondes. Nous avons alors su qu'il avait compris que nous savions qui il était vraiment. Par la suite, nous avons fait mine de retourner à nos activités, mais nous n'avons jamais réellement cessé de les surveiller, tout en nous interrogeant. Pourquoi avait-il laissé s'échapper ainsi son aura noire durant un si bref instant ? Cela nous a conduit à penser qu'il était instable. Et donc dangereux. Tout comme l'ancienne membre des Black Feathers que nous n'avons pas encore sondée. Et le fait de la voir en compagnie de ce démon instable n'a fait qu'accroître notre méfiance à l'égard de la générale.

Lorsque le démon aux yeux jaunes est venu nous voir un peu plus tard dans la nuit pour nous proposer de jouer avec lui, nous avons joué le jeu et fait comme si de rien n'était. En réalité, c'était ce que nous espérions. Jouer à un jeu de stratégie avec une personne est le meilleur moyen pour apprendre à la connaître. En jouant contre quelqu'un, nous pouvons ressentir le flot de sa réflexion, comprendre sa façon de penser, sa façon de percevoir les choses, de prendre en considération les problématiques, d'envisager les solutions et de prendre une décision, nous pouvons analyser le rythme de sa réflexion et de sa stratégie de décision, la saisir... et enfin, la briser.

C'est ainsi que nous avons vaincu aisément les champions des jeux d'échecs et de Go quelques minutes seulement après en avoir découvert les règles. Deux personnes, à ce jour, sont parvenues à nous vaincre à un jeu de stratégie. Le Gun-Gi, il s'agit d'un jeu de plateau dont le but, comme aux échecs, est de mettre le roi en échec et mats. Toutefois, le plateau contient bien plus de cases, et le jeu dispose de beaucoup plus de pièces différentes. Il donne également une nouvelle dimension stratégique puisque l'on peut empiler les pièces les unes sur les autres sur une même case, ce qui fait une stratégie en trois dimensions et plus seulement en deux dimensions. Tout cela démultiplie considérablement les possibilités, à tel point qu'il est impossible de calculer à l'avance l'arbre de tous les coups possibles, contrairement au jeu des échecs. Il semble y en avoir une infinité. Komugi a été la première à nous tenir en échec à ce jeu. Nous ne l'avons jamais vaincue. C'est aussi elle qui nous a fait comprendre la valeur et l'importance de toute vie, de chaque être. Après notre mort et notre résurrection dans cet univers, nous avons rencontré un autre adversaire de taille. Il s'agissait d'une sorte de machine polymorphe qui ne dégageait aucune énergie, qui se faisait appeler Cynthia, et qui était très sûre d'elle. Elle ne connaissait pas le jeu du Gun-Gi, alors nous lui avons expliqué les nombreuses règles. Au début, nous l'avons battue, mais très rapidement, elle a été capable de nous mettre en échec. Nous avons alors augmenté au maximum nos capacités cérébrales en utilisant notre technique de Métamorphose pour accroître la taille de notre cerveau et ainsi le nombre de neurones disponibles, nous permettant une réflexion encore plus rapide, plus approfondie, et une meilleure mémoire à court terme afin de calculer bien plus de coups à l'avance pour élaborer de meilleures stratégies. Nous avons alors enchaîné parties nulles sur parties nulles, finalement, aucun de nous n'est parvenu à prendre l'avantage, et nous avons décidé d'en rester là. Nous ignorons ce qu'elle est devenue, aujourd'hui.

En jouant contre le démon, en analysant ses coups et sa capacité de réflexion, nous avons pu constater à quel point il était instable et tourmenté, comme si son esprit était en pleine phase d'évolution. Il est facile pour nous de le reconnaître, puisque nous avons également subi cette phase. Alors que nous apprenions à connaître Komugi en jouant avec elle, nous nous sommes confronté au doute, nous nous sommes remis en question à propos de toi et avons considérablement évolué, en prenant du recul et en remettant totalement en perspective notre vision du monde et des autres. Avant elle, nous pensions être le meilleur dans tous les domaines, être un monarque suprême et incontestable, qui avait droit de vie et de mort sur n'importe qui. Mais, en nous trouvant incapable de la vaincre à ce qui n'est rien d'autre qu'un inutile jeu de stratégie, tout a changé. Nous ne pouvions plus prétendre être le meilleur dans tous les domaines. Et, si cette fille, si ordinaire, si fragile, si faible, cette simple humaine que nous aurions pu briser d'une simple pichenette, si elle était capable de nous tenir en échec dans un domaine précis... alors cela voulait dire que, potentiellement, n'importe qui le pouvait. Dés lors, nous ne pouvions prétendre être le meilleur dans aucun domaine. N'importe qui pouvait être meilleur que nous dans un domaine précis. N'importe qui avait donc de la valeur. Tout le monde en avait.

Le démon était donc en train de changer, comme nous autrefois. Nous avons pu changer grâce à Komugi, et peut-être que cet homme à l'aura si noire était en train de changer grâce à Narumi. D'une certaine manière, cela nous a quelque peu rassuré, mais il reste encore instable et dangereux à nos yeux.

===============================================================================

Narumi pose des jeux sur la table et nous propose de jouer avec elle. Nous jetons un bref regard sur les boîtes. Elle affirme que ces jeux ne sont que des jeux de hasard pur, que nous n'aurons aucun contrôle. Dans ce type de jeux, le joueur n'a aucune marge de manœuvre : il ne décide de rien, il ne fait que suivre ce que lui dicte le hasard. Il n'y a aucune phase de réflexion, rien qui ne nécessite non plus de la dextérité ou un talent particulier. Il s'agit simplement de s'en remettre au hasard. Nous n'éprouvons aucun intérêt pour ce type de jeux, nous ne les trouvons pas distrayant. Nous n'avons rien contre les jeux ayant une part aléatoire, comme le Poker par exemple, ou plus généralement la plupart des jeux de cartes, parce qu'il y a tout de même un aspect stratégique et de la réflexion à avoir en dépit du hasard, en jouant sur les probabilités et en adaptant notre façon de jouer aux situations. Mais un jeu dans lequel il n'y a nul besoin de réfléchir ni même d'agir autrement qu'en lançant des dés, un jeu qui ne relate que du hasard, ne présente pas le moindre intérêt à nos yeux.

Et, en même temps...


"Très peu de choses, en ce monde, sont véritablement dues au hasard, en réalité. La plupart des évènements du quotidien sont déterministes, ils ne sont qu'une suite de causes et de conséquences qui dépendent des lois de la physique. Les résultats peuvent donc être calculés, à condition de connaître avec exactitude l'ensemble des données ainsi que les formules mathématiques à appliquer. Le seul véritable hasard ne se trouve qu'à l'échelle quantique, mais cette part de hasard est suffisamment insignifiante pour n'avoir aucun impact sur l'un de ces jeux."

Nous prenons un dé entre l'index et le pouce et le levons devant nos yeux, pour le fixer d'un air neutre.

"Au quotidien, un lancer de dé est l'une des représentations du hasard. Mais en réalité, le résultat du dé est tout-à-fait prévisible. Il dépend de nombreux facteurs tels que la puissance et la direction du lancer, sa position initiale dans notre main au moment du lancer, toutes les irrégularités microscopiques sur la table ou le plateau qui vont faire partir le cube dans telle ou telle direction... C'est cette multitude d'informations qui rend la prédiction extrêmement difficile pour la plupart des gens, mais finalement, ce que l'on impute au hasard n'est que le fait de notre ignorance et de notre incapacité à calculer les résultats avec une précision infinie."

Malgré tout, nous pourrions calculer et prédire le résultat de chacun de nos lancers de dés. Nous savons que nous en sommes capables. En augmentant la taille de notre cerveau et donc notre puissance de calcul et notre mémoire comme nous l'avons fait face à Cynthia, nous devenons capable de résoudre des calculs extrêmement complexes avec une quantité phénoménale de données, bien plus rapidement qu'un super-calculateur. Et en utilisant nos photons, nous pourrions connaître avec exactitude chaque irrégularité de la table.

Mais lorsque nous poussons notre capacité de réflexion à son paroxysme, en utilisant la majeure partie de notre Nen pour booster nos capacités cérébrales, nous pouvons alors envisager tous les avenirs possibles à très court terme en fonction de toutes les variables existantes, et déterminer instantanément la meilleure solution. Nous appelons cette technique Échec et Mat, car lors d'un combat, elle met automatiquement notre adversaire en échec. Mais la dépense d'énergie est telle que nous ne pouvons l'utiliser qu'une seule fois par combat.

Tout cela nous permettrait de prédire les mouvements du dé en fonction de notre lancer, et nous n'aurions alors qu'à ajuster notre angle et notre force de lancer afin que l'enchaînement déterministe de causes et de conséquences l'amène dans la position qui nous arrange le mieux. En d'autres termes, même sur un jeu de hasard pur, nous pourrions garder le contrôle, si nous le voulions, puisqu'ils ne révèlent pas véritablement du hasard, en définitive.

Notre regard mauve plonge de nouveau dans les yeux jaunes de l'ancienne Black Feather.


"Nous pourrions, si nous le souhaitions, déterminer à l'avance le résultat de chacun de nos lancers afin de nous assurer d'arriver sur la bonne case à chaque tour. Mais cela nous demanderait une quantité faramineuse d'énergie, le jeu n'en vaut donc pas la chandelle."

Nous préférons préserver notre énergie et nos capacités pour venir en aide à ceux qui en ont besoin, plutôt que pour être sûr de gagner à un jeu prétendument de hasard. D'autant plus que nous sommes épuisé après avoir passé des semaines à utiliser notre technique de Guérison pratiquement sans arrêt.

"De fait, les jeux dits de hasard pur ne présentent, pour nous, pas le moindre intérêt. Parce que le joueur n'a aucune décision à prendre, il n'y a aucune réflexion, aucune stratégie et, en définitive, aucun mérite à gagner."

Nous finissons par lui accorder un sourire amical.

"Mais que dirais-tu d'adapter les règles du jeu de l'oie afin de le rendre un peu intéressant ? Nous proposons d'ajouter une règle toute simple, mais qui va considérablement changer la façon d'appréhender le jeu. D'ordinaire, le jeu de l'oie se joue avec deux dés, n'est-ce pas ? Voici ce que nous proposons. A chaque tour, chaque joueur pourra décider de lancer deux dés, ou de n'en lancer qu'un seul. Ainsi, il pourra avancer aléatoirement soit de 1 à 6 cases, soit de 2 à 12 cases. Nous pouvons également ajouter cette contrainte : si nous tombons sur une case 'Rejouez', nous devons lancer le même nombre de dés que lors du précédent lancer. Ce n'est pas grand chose, mais ainsi, le joueur dispose d'une prise de décision, et de cela peut découler un début de stratégie."

Par la suite, elle affirme connaître notre nom car des gens à une autre table le lui ont révélé, puis elle se présente et présente également son compagnon de l'autre soir. Notre air est redevenu neutre depuis quelques dizaines de seconde déjà.

"Nous savions déjà qui tu es, Narumi Karuzaki. Ancienne membre de la tristement célèbre alliance des Black Feathers. Placée à la tête de l'armée terrienne par cette même alliance, et qui s'est retournée contre cette dernière pour venir en aide aux terriens au moment opportun."

Il n'y a aucune agressivité dans nos paroles, ni aucune once de reproche. Nous énonçons juste les faits tels qu'ils nous ont été présentés, sans laisser entrevoir la moindre opinion là-dessus, sans émettre le moindre jugement. Après tout, nous n'avons pas à juger la vie ou les choix d'une personne. Les raisons qui l'ont poussée à rejoindre les Black Feathers ne regardent qu'elle, et quand bien même a t-elle pu commettre des crimes en leur nom, nous sommes bien placé pour savoir que tout le monde fait des erreurs, mais aussi que tout le monde peut apprendre de ses erreurs et s'efforcer de les réparer.

Suite à cette entrée en matière, nous sourions de nouveau amicalement et ajoutons :


"Nous te remercions d'avoir protégé les terriens, ce jour-là."

Nous n'avons pas pu en faire autant, hélas. Le jour de la destruction, nous étions loin d'ici, dans l'espace, en quête des Dragon Ball et à la recherche de Fugma. Nous nous en sommes longtemps voulu de ne pas avoir pu être présent pour aider les terriens face aux Saiyans et aux Black Feathers. Si seulement nous avions pu faire quelque chose pour empêcher ce désastre... Mais ce qui est fait est fait, et il ne sert à rien de ressasser le passé. L'important est de se focaliser sur le présent et l'avenir afin de le rendre meilleur.

Lorsque nous la remercions, la sincérité de notre gratitude peut se lire sur notre visage.

Nous répondons ensuite à sa question à propos d'où nous venons et de la raison pour laquelle nous aidons les terriens.


"En effet, nous ne venons pas d'ici. Aussi étrange que cela puisse paraître, nous provenons d'un autre univers, tout du moins c'est notre hypothèse. Nous sommes mort dans notre univers d'origine, et nous avons miraculeusement ressuscité dans cet univers-ci. Cette Terre ressemble beaucoup à celle sur laquelle nous sommes né. Nous y avons passé la majeure partie de notre existence."

Cela pouvait être étonnant. Nous n'étions âgé que d'une quarantaine de jours lorsque nous sommes mort. Et nous avons passé des mois sur cette Terre d'un autre univers. Nous avons donc vécu plus longtemps dans ce nouvel univers que dans notre univers d'origine... Beaucoup de temps s'est écoulé depuis que nous avons perdu Komugi. Et pourtant, nous continuons toujours de penser à elle et espérons pouvoir la revoir, un jour, et jouer de nouveau au Gun-Gi avec elle.

"Nous sommes attaché aux terriens, et nous les aurions aidé dans tous les cas. Mais si nous sommes ici, ce n'est pas uniquement parce que nous le voulons, c'est aussi parce que l'on nous l'a demandé. Peut-être as-tu suivi les discours de candidatures aux élections terriennes il y a quelques semaines. Nous faisons partie de ceux qui ont été envoyés par l'alliance Ganshou pour aider la Terre à se remettre du désastre."

Nous marquons une courte pause tout en la fixant droit dans les yeux, avant de reprendre toujours avec une grande neutralité.

"Quant à toi, nous savons pourquoi tu es ici, ce soir. Tu recherches l'empoisonneur."
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockMar 10 Mar 2020 - 13:35
La première réponse du dénommé Meruem tira un sourire impressionné à la louve. On sentait que pour lui, ce n’était rien de plus que d’évoquer des évidences. Mais pour elle, c’était une sorte de preuve de la réputation de cet infirmier : d’une logique implacable et d’une intelligence dépassant largement le commun des mortels. Narumi elle-même se sentait déjà dépassé par cet être, car l’on sentait qu’il ne disait pas cela au hasard. Ses sens lui permettait d’évaluer les réactions chimiques du corps de l’insectoïde, et il était tout à fait serein, à l’aise. Cette évaluation des choses, et ce qu’il affirmait n’était qu’une réalité. Il parlait d’une manière très étrange cela dit, pas forcément à cause du langage scientifique qu’il employait, mais à cause du “nous” dont il se servait pour se désigner.


C’était donc une affirmation, cela aussi : cet.. homme ? était capable de trouver des failles même dans des choses dites “au hasard” - existait-il donc vraiment des notions de coïncidence ? Apparemment pas quand l’on se nomme Meruem. Et son discours se tient tout à fait. Il ne devait pas du tout être du genre à croire au destin. Tant mieux, sa manière de raisonner allait être utile pour la suite. La louve l’avait écouté parler avec intérêt, tout en se demandant si c’était possible de déstabiliser quelqu’un de sa trempe. Il semblait être le genre de personne à prévoir tous les schémas possibles, à envisager tous les scénarios. Difficile de surprendre quelqu’un d’aussi réfléchi.


J’aurais jamais cru tomber un jour sur un joueur aussi pragmatique que toi. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais j’ai plus l’habitude de tomber sur des gens qui ne réfléchissent pas aussi ardemment que toi. Tu détermines ce qui est inéluctable et tu sembles trouver des moyens pour tirer partie de ces vérités. Tu m’étonnes que personne ne fait le poids contre toi. Tu es une sorte d’incarnation du terme “génie”.


Judicieux, il préférait économiser son énergie ceci dit, plutôt que de déterminer les résultats de ses lancers de dés. C’était tout à son honneur. Il ajouta que les jeux de hasards ne représentaient donc pas d’intérêt car, au final, l’on ne possédait aucun mérite. C’était en effet le cas. Narumi de son côté se fichait bien de gagner ou de perdre : déjà parce que c’était perdu d’avance contre un adversaire de sa trempe, mais en plus car elle était venue ce soir pour travailler et pas vraiment pour se détendre et boire à foison. C’était ce pourquoi d’ailleurs elle n’avait pas proposer d’alcool à son partenaire de jeu.


Tu as raison de conserver ton énergie. Tu pourrais en avoir besoin ce soir…


La louve ne le menaçait pas, au contraire elle avait dit cela à voix basse comme pour souligner l’état d’alerte qui était effectif dans le coin, à cause de l’empoisonneur.


Il quitta son air stoïque pour prendre une expression plus amicale. La louve lui rendit son sourire enjoué au fur et à mesure qu’il déroulait sa proposition. C’était une alternative intéressante : il avait raison, cela permettrait d’instaurer une forme de stratégie au jeu. Simple et efficace. C’était deux choses qui semblait bien le définir. Car Meruem était loin d’être simple d’esprit. L’on parlait du terme “simple” de cette manière : il trouvait de manière efficiente le meilleur moyen d’arriver à ses objectifs. 


D’accord pour jouer avec tes règles, mais tu me laisse le premier lancer de dés, alors !


Cette dernière plaisantait gentiment. Il ne faisait pas l’ombre d’un doute qu’il allait la vaincre, mais Narumi était joueuse tout de même et souhaitait se prêter au jeu. Les temps sont déjà assez dur comme ça, autant essayer de trouver du plaisir et de l’amusement là on l’on peut.


Lorsque l'insectoïde affirma savoir qui elle était, qu’il évoqua les BFs et son retournement de veste, cette dernière reprit également un air impassible. Celle-ci se perdit quelques secondes dans le néant. Elle revoyait Tentra. Son regard. Ses paroles. Quand il l’avait prise dans ses bras comme pour partager le fardeau qui pesait sur ses épaules. Le courage dont elle avait dû faire preuve pour quitter cette alliance de malheur et choisir son peuple… Non, décidément Narumi n’avait pas de remords. Elle ne regrettait rien. Et en faite, penser cela lui fit un bien immense. Ce dernier la remercia. La militaire fut un peu surprise. Ce n’était pas parce qu’il n’était pas terrien, après tout beaucoup “d’étrangers”, d’autres races venaient aider à l’instar de Meruem. Mais elle ne s’était pas attendu à des remerciements d’un être aussi logique. Elle avait envisagé qu’il lui aurait évalué, plutôt, sa manière de faire et en aurait relevé les choses à améliorer, voir lui aurait conseillé de faire comme ceci ou comme cela grâce à son esprit d’analyse.


Non… Merci à toi. Si nous ne nous mobilisions pas tous de la sorte, rien ne serait possible… Je t’avoue que je t’imaginais plutôt critiquer ce que j’avais fait. Pas par méchanceté, tu n’as pas l’air d’être motivé par ce genre de sentiments, mais plutôt parce que tu as un esprit incroyablement vif et ingénieux, et par conséquent je te voyais m’expliquer ce que j’aurais dû faire.


Celle-ci haussa les épaules et sourit, un peu gênée par ses propos. C’était visiblement mal le juger que de croire qu’il aurait usé de sa logique pour prendre du recul sur ses actions et lui dire comment elle aurait dû agir. En tout cas ses remerciements étaient appréciables et cette dernière ne pouvait que les lui rendre.


Celui-ci venait hypothétiquement d’un autre univers. Il émettait des hypothèses sur sa propre mort, puis sa renaissance, du fait qu’il n’était pas originaire de ce monde-là. Celle-ci acquiesça poliment, elle n’était pas en mesure de remettre en question le bien fondé de ses dires. L’important était de toute manière qui il était ici et maintenant, pas ce qu’il fut et pourquoi il avait périt… Bien que la question lui pendait aux lèvres. Mais ils n’étaient pas assez intime pour que Narumi se permette de la lui poser.


Ce dernier affirma qu’il était ici parce qu’il y était également contraint, mais cela ne semblait pas pour autant lui déplaire. Il faisait partie de l’alliance Ganshou. Une alliance très connue qui n’était donc pas inconnue pour la cheffe de l’armée. Cette dernière acquiesça.


Peu importe qui t’envoie, ton aide est précieuse. On pourrait croire que c’est une manoeuvre politique de la part de l’alliance que de t’envoyer aider sur Terre, mais de toute façon toutes ces histoires concernant la politique m’açagent et me dépassent. Et puis, les élections sont terminées et tu es toujours là ! On n’arrive jamais à savoir ce qui est réellement une magouille ou non. Je ne connais pas assez Fugma, mais il n’est pas réputé pour faire des choses douteuses de la sorte. Et puis, j’ai vécu sous le règne du Roi Darkus. Je l’aime bien, même s’il a l’air d’être un peu…disons… bon vivant. Ce n’est pas un défaut, mais ça fait un peu rustre, et tu sais il y a des gens très pète-sec.


Tout comme Narumi faisait un peu trop sérieuse et donc, que des gens à la TV ou des citoyens la critiquait pour cela, Darkus avait dû connaître également son lot de critiques pour son côté à la bonne franquette. De toute façon, personne n’est intouchable. L’on connaît toujours de l’opposition, peu importe à quel point on essaie de faire bien les choses, il y a toujours quelqu’un pour avoir quelque chose à redire, détourner vos propos… 


Meruem affirma que la louve recherchait l’empoisonneur. Son visage prit un air grave et sombre presqu’aussitôt. Cette dernière se rapprocha un peu de la table en avançant sa chaise : il fallait parler à voix basse pour ne pas alerter les citoyens comme le potentiel tueur.


Cet homme est un expert en poison, il en utilise plusieurs variantes de ce que l’on sait jusqu’ici et de surcroît… il a l’air d’y être immunisé. Ce n’est pas n’importe qui qui peut prétendre être insensible au poison. Comme il faut toujours un coupable facilement identifiable et rapidement d’ailleurs, certains ont tenté d’accuser les Ire de la Nature. Ce sont des clans de personnes à l’apparence d’arbre souvent, l’on trouve aussi des dryades et autres créatures “fusionnées” avec la nature. Mais ils sont pacifiques, ils sont souvent reclus sur les terres profondes et n’attaquent que si vous faites du mal à leurs terres. Je ne vois pas pourquoi l’un d’entre-eux viendrait s’amuser à empoisonner quelqu’un. Mais c’est la cible facile, car ils sont effectivement pour la plupart immunisé aux poisons.


La louve prit les dés et les scruta d’un air pensif quelques secondes. Parfois les réponses sont juste sous notre nez, et on cherche trop compliqué. Mais pour le coup, elle voyait mal ses clans pacifistes qui vivaient sur plusieurs planètes venir se mêler aux habitants de la ville, déjà, et surtout venir empoisonner gratuitement des personnes alors que la Terre en elle-même avait déjà assez souffert et que, par conséquent, ces ires se consacraient à la restauration du côté végétal de la planète.


Au faite, si je peux me permettre entre deux… pourquoi est-ce que tu dis “nous” quand tu parles de toi ? Est-ce que tu es une sorte d’entité… qui réunit plusieurs âmes en un seul et même corps ? Je ne veux pas te manquer de respect, je n’avais juste jamais vu quiconque avant parler de soi de la sorte. Et... *hem-hem*... Je dois te qualifier en tant qu'"il" ou "elle" ? Je n'arrive pas à déterminer... enfin, je ne sens pas de... phéromones qui émanent de toi...


Cette dernière se mit à rougir un peu bêtement. C'était délicat à poser comme question. Cette dernière joua avec les dés entre son index et son pouce pour couvrir son embarras. La louve prit la décision de lancer deux dés à son premier tour. Elle avait fait 9, mais devait reculer de deux cases. Pas de veine. Celle-ci tendit les dès à l’insectoïde. 

Est-ce que tu sais quelque chose à son sujet ? J’ai bien peur que ce soit quelqu’un qui fasse partie du corps médical, à vrai dire. C’est forcément une personne dont on ne se méfie pas, qui doit avoir l’air amical et entreprenant… Bien sûr, ici tout le monde rigole avec tout le monde, donc je pourrais très bien me tromper. Mais je ne sais pas, mon instinct me dit qu’il s’agit d’une personne qui cherche à protéger ses intérêts, je ne crois pas que les victimes aient été choisi au hasard, il y a forcément quelque chose qui les relient… un secret, peut-être…
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockSam 14 Mar 2020 - 18:59
Lorsque Narumi affirme que nous sommes une incarnation du terme génie, nous arborons une expression légèrement étonnée durant un instant.

"Merci pour le compliment, mais nous aimons à penser que tout le monde est un génie dans au moins un domaine particulier. Seulement, la plupart des gens n'ont pas conscience de leur potentiel, parce que les contraintes de la société les empêchent de pouvoir l'exploiter et de consacrer plus de temps à ce qu'ils aiment vraiment et ce dans quoi ils sont les meilleurs."

Peut-être sommes-nous un génie, dans le sens où nous excellons dans plusieurs domaines. Mais nous n'avons rien fait pour mériter une telle appellation. En réalité, nous n'avons même aucun mérite à être talentueux dans divers domaines. Après tout, notre mère nous a mis au monde dans le but que nous soyons supérieur aux autres espèces, en nous octroyant les meilleurs gènes, et ce de sorte à ce que nous puissions régner sur toute forme de vie. Les Fourmi-Chimères, dont nous faisons partie, ont la particularité de pouvoir assimiler et transmettre à leurs progénitures le patrimoine génétique des espèces qu'elles dévorent. Mais toutes n'ont pas la possibilité de se reproduire, seule la Reine en est capable. Les gènes des espèces dévorées par la Reine sont, en quelque sorte, stockés dans son corps, accumulés et triés, puis certains d'entre eux sont transmis aux enfants de la Reine. C'est ainsi que des Fourmi-chimères avec des apparences proches de lions, de guépard, de reptiles, d'oiseaux et même d'humains ont pu voir le jour. Afin de nous donner naissance, notre Mère a dévoré des dizaines de milliers d'êtres vivants provenant de centaines d'espèces différentes, et en a sélectionné les meilleurs gènes pour créer ce qui devait être un être parfait, supérieur à tout autre, destiné à devenir un Monarque Absolu. Nous étions supposé l'être. Mais il se trouve que nous ne sommes pas supérieur à tout autre individu. Quelle que puisse être notre intelligence ou nos capacités physiques ou énergétiques, il y aura toujours des individus capables de nous battre dans des domaines particuliers. Nous pouvons commettre des erreurs, nous pouvons nous tromper, nous ne sommes donc pas capable de régner. En outre, nous avons appris que personne ne devrait s'octroyer le droit d'imposer sa vision des choses aux autres.

La discussion avance. Narumi accepte notre proposition sur l'adaptation des règles du jeu de l'oie afin d'y ajouter une décision du joueur, et donc un petit aspect stratégique qui sera essentiellement basé sur un calcul de probabilités. Elle demanda en échange de jouer la première, en souriant amicalement. Nous acquiesçons d'un signe de tête.

Lorsque la militaire affirme qu'elle pensait que nous l'aurions critiqué sur son choix lors de la guerre des Black Feathers ou que nous lui aurions dit ce qu'elle aurait dû faire, une expression étonnée s'empare de nouveau de notre visage. Nous nous demandons ce qui a bien pu lui faire penser cela. Nous lui répondons ainsi :


"Lorsqu'il s'agit de choix moraux, nous sommes souvent incertain de la bonne décision à prendre. Parfois, il n'y a tout simplement pas de voie menant à la victoire et il faut se satisfaire d'un compromis, la partie conduit alors à un match nul. Nous ne détenons pas la vérité absolue, en particulier lorsqu'il s'agit de définir ce qui est bien et ce qui est mal. Par conséquent, nous n'avons pas à émettre un jugement sur tes actions. En aucun cas, nous ne nous serions permis de te critiquer, parce qu'il nous est impossible de tenir compte de tous les facteurs qui t'ont conduit à prendre telle ou telle décision, pour la simple raison que nous ne sommes pas à ta place et ne connaissons rien de ce que tu as vécu. Cela étant dit, nous avons appris que tu t'es sacrifiée en emportant une bombe pour pouvoir sauver de nombreuses vies. Si, pour calculer le résultat d'une action, nous ne prenons en considération que le nombre de vies sauvées ou perdues à l'issue de ton coup, comme si nous calculions le nombre de pièces restantes sur un échiquier après un déplacement, alors il est évident que tu as bien agi, puisqu'en définitive, tu as sauvé des vies. Mais la vie est bien plus complexe qu'un simple jeu d'échecs."

Suite à notre réponse à propos de la raison de l'aide que nous apportons sur Terre, Narumi affirme qu'elle se fiche de savoir si l'aide des Ganshous est une manœuvre politique pour se faire élire. Cela n'est pas impossible en effet, mais en ce qui nous concerne, nous aurions aidé les terriens quoiqu'il arrive et quoiqu'en dise Fugma, même si cela avait dû nous coûter notre place au sein de l'alliance, car nous souhaitons avant tout rester fidèle à nos principes. Nous avons déjà, par ailleurs, prévenu Fugma que si, un jour, l'alliance a une vision qui s'éloigne trop de nos principes, nous la quitterions. Mais nous avons pu analyser les émotions de Fugma et il était sincère lorsqu'il parlait d'aider les terriens. La générale affirme ensuite qu'elle est agacée par la politique. Nous nous demandons pourquoi. La politique influe directement sur la vie des gens au sein d'une société, c'est ce qui permet d'améliorer leurs conditions de vie, ou de les dénigrer. C'est pour nous quelque chose d'essentiel. Toutefois, la politique ne devrait pas être pratiquée par une élite minoritaire, elle devrait être pratiquée par l'intégralité du peuple.

Nous amenons rapidement la discussion sur l'empoisonneur puisqu'il est la raison de la présence de Narumi ici. Peut-être même qu'elle nous soupçonne, ou bien elle cherche simplement à voir si nous avons des informations à ce sujet.
Elle affirme que le criminel semble être immunisé au poison qu'il utilise, et qu'à cause de cela, les gens accusent des Ires de la Nature qui sont  connus pour être insensibles au poison. Nous n'avons jamais rencontré ces êtres vivants. Toutefois, nous sommes intrigué à propos de cette histoire d'immunisation au poison. Nous l'ignorions, peut-être sommes-nous passé à côté d'un indice d'importance.

Soudain, la générale change de sujet et nous pose une question inattendue. Elle nous demande pourquoi nous utilisons le pronom personnel "nous" au lieu de "je", et émet l'hypothèse que nous serions peut-être une entité regroupant plusieurs âmes fusionnées dans un corps.

Ce "nous" que nous utilisons... Nous ne nous en rendons même plus compte, en réalité. C'est une habitude, comme une sorte de tic de langage. Initialement, il s'agissait du Nous de Majesté. Nous sommes né pour devenir Roi de toute chose, et à cet égard, nous nous exprimions comme un roi. Mais cela n'est plus valable désormais. Nous ne nous considérons plus comme un roi, cela était tout simplement la volonté de notre mère, la Reine des Fourmi-chimères. Nous avons décidé de nous opposer à ce destin qui semblait déjà tout tracé, parce que nous n'avons aucune légitimité à régner. Personne n'en a, en réalité.

Alors, pourquoi continuer à employer le Nous de Majesté, dés lors que nous ne nous sommes plus roi ? Est-ce par habitude ? Est-ce simplement pour nous démarquer des autres ? Non, il y a une autre raison.
Narumi n'est pas très éloignée de la vérité en parlant du fait que nous regroupons plusieurs âmes en une seule. Notre naissance s'est faite sur le sacrifice de dizaines de milliers d'êtres vivants. Tant de créatures sont mortes, dévorées par notre mère, pour qu'elle acquiert suffisamment de puissance et de bons gènes à nous transmettre, pour faire de nous un être supérieur... Nous n'avons jamais voulu ces morts, après tout, nous n'avons pas demandé à naître. Et pourtant, nous portons le poids de ce sacrifice sur les épaules. Toutes ces vies perdues uniquement pour que nous puissions exister, nous devons leur faire honneur. Nous aimons à croire qu'elles vivent, un peu, à travers nous. Que nous pouvons donner un sens à leur fin. En tirer quelque chose de bien malgré les atrocités commises par les Fourmi-chimères. Il en va de même pour tous ces individus que nous avons tué dans les jours qui ont suivi notre naissance, simplement parce que nous raffolions de leur goût, ou parce qu'ils étaient devenus inutiles à nos yeux, comme ces champions de jeux de stratégie que nous avons vaincu puis tué. Depuis, nous nous sommes rendu compte de nos erreurs, mais nous ne pouvons revenir en arrière pour annuler nos mauvaises actions. Les individus que nous avons dévoré, tout comme ceux qui ont été dévorés par notre mère pour nous donner naissance, vivent également à travers nous. Nous n'existons pas seul. Nous ne sommes pas un seul être. Nous sommes la représentation de toutes ces pauvres créatures sacrifiées et nous devons être leur salut.

Sa deuxième question est encore plus inattendue : voilà une question à laquelle nous n'avons pas l'habitude de répondre. Quelque peu surpris, nous penchons légèrement la tête sur le côté et répondons :


"Tu veux savoir si nous sommes un garçon ou une fille ?..."

Notre tête se redresse, nous reprenons un air sérieux et inexpressif. Cette question ne nous embarrasse pas bien qu'elle nous ait étonnée car personne ne nous l'avait jamais posée.

"En réalité, nous sommes asexué. Par conséquent, nous ne nous attribuons pas non plus d'identité de genre."

D'autant plus que le genre n'est, à nos yeux, qu'une construction sociale servant à classer les individus dans des petites cases. Nous ne croyons pas qu'il existe une façon de penser comme une femme ou une façon de penser comme un homme, tout comme il n'y a pas d'activités réservées aux femmes ni d'activités réservées aux hommes, et qu'il ne devrait pas non plus y avoir de vêtements pour femmes et de vêtements pour hommes. Cette distinction est inutile selon nous. Il existe des individus mâles, des individus femelles, des hermaphrodites, des asexués, et aussi des individus qui, à cause de malformations génétiques notamment, ne peuvent pas réellement entrer dans ces cases.

"Toutefois, jusque là, tout le monde nous a considéré comme un individu mâle, probablement à cause de notre voix qui, d'un point de vue humain, est davantage perçue comme une voix d'homme. Mais pour être honnête avec toi, nous ne pensons pas qu'il soit judicieux d'utiliser des pronoms différents pour différencier les individus mâles et femelles, le langage que nous utilisons a un nombre conséquent de défauts."

Pourquoi faudrait-il à tout prix désigner quelqu'un par "il" ou "elle" ? Ne pourrait-on pas se contenter d'un pronom neutre qui ne tienne pas compte du sexe - ou du genre, qui devrait encore moins exister - de la personne ?

"Pour ce qui est du nous, tu as en partie raison. Bien que nous sommes une seule entité avec un seul esprit, de nombreuses créatures ont été tuées afin que notre mère puisse nous donner naissance, et nous aimons à croire qu'elles vivent encore un peu à travers nous, et que nous devons leur faire honneur."

Inutile que nous nous étalons davantage sur la question, notamment en mentionnant des choses sur le destin de monarque que notre mère avait choisi pour nous avant même notre naissance.

Narumi nous demande ensuite ce que nous savons au sujet de l'empoisonneur. Elle pense qu'il pourrait s'agir d'un membre du corps médical. Elle affirme qu'il y a forcément un lien entre les victimes, peut-être que le tueur cherchait à les faire taire à propos d'un secret.

Nous prenons les dés qu'elle nous tend, tout en posant nos yeux sur le plateau.


"Nous ne serions pas aussi catégorique. Il y a peut-être un lien entre les victimes, mais tant que cette hypothèse n'a pas été prouvée, nous ne pouvons faire comme s'il s'agissait d'une certitude. Nous avons interrogé les victimes et certains de leurs proches, et aucun d'eux ne semblent se connaître réellement. Nous avons émis l'hypothèse que le tueur choisissait ses victimes au hasard, et qu'elles n'étaient que des cobayes qu'il utilisait pour améliorer son produit. Pour cela, nous nous appuyons sur nos analyses des corps des victimes et avons remarqué deux choses : comme tu l'as dit, d'une victime à l'autre, la formule varie quelque peu, notamment dans son mode d'administration. Pour les deux premières, c'était par voie orale, alors que pour les deux suivantes, c'était par inhalation. Il est plus facile de faire inhaler un gaz à une victime que la forcer à ingurgiter quelque chose, il est donc probable qu'il ait adapté sa formule pour pouvoir déployer son poison plus facilement. Deuxièmement, le poison semble agir de plus en plus rapidement sur les victimes, comme si l'empoisonneur faisait en sorte de rendre sa formule de plus en plus efficace. Toutefois, la grande inconnue dans cette hypothèse est le mobile du tueur. Pourquoi vouloir créer un poison et le diffuser sous forme de gaz ? Probablement pour tuer beaucoup de gens très rapidement, mais dans ce cas pourquoi vouloir faire tant de victimes ? Est-ce là l’œuvre d'un fou ? D'un membre des Black Feathers qui voudrait finir le travail ? Ou simplement quelqu'un qui cherche à se faire remarquer ? Quoiqu'il en soit, ton hypothèse de quelqu'un cherchant à faire taire des gêneurs est tout autant valable."

Tout en exprimant nos hypothèses, nous nous concentrons sur le plateau du jeu de l'oie.

Spoiler:
 

Lors de son tour, Narumi a fait 9 et a dû reculer de 2 cases, l'envoyant donc sur la case 7. Si nous atteignons la case 7 ou la case 9, nous arriverons sur sa case, notre déplacement sera donc annulé et notre pion retournera à la case départ. Il en va de même si nous faisons 4 aux dés, puisque nous devrons avancer de 3 cases pour arriver également sur la case 7. En une fraction de nanosecondes, nous calculons les différentes probabilités de nous retrouver sur les cases en fonction des résultats des dés.

Spoiler:
 

Nous avons beaucoup plus de chances de faire mieux que Narumi si nous lançons deux dés plutôt qu'un seul, même si en contrepartie, la probabilité de ne pas bouger du tout est également plus grande.

Nous décidons de prendre ce risque pour maximiser nos chances d'aller plus loin qu'elle, et lançons donc deux dés.


Spoiler:
 

Le premier dé s'arrête sur 5. Le second sur 2. Ce qui fait un déplacement de 7 cases. Nous entrons donc dans les 37% de cas où nous arrivons sur la même case que Narumi, ce qui annule notre déplacement. Nous restons à la case départ. La chance nous a manqué à ce tour-ci. Nous ne réagissons pas au résultat des dés, restant concentré sur l'enquête.

Nos yeux se posent de nouveau sur le regard sauvage de la militaire.



"C'est à toi.
Il y a de fortes chances, en effet, qu'il s'agisse d'un membre du corps médical, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le criminel est forcément très doué en chimie puisqu'il sait modifier sa formule. Étant donné que nous manquons de médecins suite à l'explosion des bombes, beaucoup de scientifiques de différents domaines ont rejoint le corps médical de manière quelque peu improvisée en mettant à profit leurs connaissances scientifiques. Il se pourrait donc que quelques chimistes en fassent partie, d'autant plus qu'ils peuvent servir dans la création de médicaments. En outre, quelqu'un du personnel médical peut facilement mélanger du poison avec des médicaments, qu'il s'agisse de cachets à avaler ou d'un inhalateur pour l'administrer par les voies respiratoires.

Il serait judicieux d'interroger l'ensemble du personnel médical à ce sujet, d'autant plus que nous possédons une capacité servant de détecteur de mensonges. Mais il faut faire cela en secret pour éviter que le tueur s'échappe. Cela signifie que les individus interrogés ne doivent pas communiquer avec ceux qui n'ont pas encore été interrogés, afin de ne pas les avertir de nos intentions. Sachant qu'ils ne travaillent pas tous avec les mêmes horaires, il nous sera difficile de faire une chose pareille sans atteindre à leurs libertés individuelles."


Une solution serait de tous les kidnapper en même temps pour les enfermer dans un lieu secret afin de les interroger en étant sûr que personne ne s'échappe. Mais est-ce moral de procéder ainsi ? Si cela peut permettre de sauver des vies, sans doute.

"Qu'est-ce qui te fait penser que le criminel est immunisé au poison ? Un indice t'a t-il permis de découvrir qu'il avait pu rentrer directement en contact avec son produit ?"

Par défaut, nous avons pensé que l'empoisonneur était suffisamment expert pour pouvoir préparer et utiliser sa formule avec la plus grande précaution, en utilisant des gants et des outils adaptés, pour ne pas rentrer en contact avec son poison, ainsi il n'aurait pas besoin d'y être immunisé. Mais nous sommes peut-être passé à côté de quelque chose.

(HRP : j'ai fait mon lancer de dés avec https://www.random.org/dice/?num=2 )
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockVen 20 Mar 2020 - 11:18
Un sourire approbateur se dessina sur ses lèvres lorsque Meruem expliqua le fond de sa pensée concernant les génies. En effet, cela paraissait assez logique que chacun soit doué quelque part - ou alors, il y a des gens “bon” un peu partout - mais que la structure même de la société et les moeurs ne permettent pas à tous de comprendre et d’exploiter leur potentiel. C’était humble de sa part, de plus. D’autres auraient simplement répondu que c’était inné chez eux ou ce genre de connerie. Peut-être que l’on peut avoir certaines prédispositions pour des choses, mais tout se travail pour se perfectionner. 

Son sourire ne la quitta pas, puisque Meruem explicita également ce pourquoi il ne jugeait pas ses actions morales passées. C’était en effet un pari très complexe que de pouvoir croire que l’on peut juger les actions des autres. On est nullement dans leurs corps, dans leurs esprits, on ne ressent pas les émotions de la même manière d’une personne à une autre. Se permettre de faire des réflexions quelconque sur les choix d’autrui est donc vain. Tout comme avoir une pensée bien arrêtée sur la majorité des choses n’est qu’une chimère. 

J’aurais probablement pu faire mieux... Mais j’ai joué mes cartes avec le contexte qui m’étais imposé. Je crois que ce serait une perte de temps que je me torture encore l’esprit avec ce qui est du passé. La seule chose qui ne peut cesser de me faire du mal ce sont tous ces morts… et la perte de deux de mes enfants, à cause de leur propre père.

Ses dents se serrèrent dans sa bouche. Cette dernière phrase avait eut du mal à sortir, mais elle faisait de son mieux pour ne pas le laisser paraître. Sa rage était si noire à l’égard de SK que cela la consumait de l’intérieur. Mais Narumi savait qu’elle devait la préserver pour l’heure et la ressortir au bon moment, contre la bonne personne, aussi pénible allait être leur confrontation car aucun d’eux ne changerait son avis et ils s’accuseraient mutuellement comme deux adolescents bouffi d’orgueil.

Heureusement, la discussion était redevenue plus légère. La tête penchée sur le côté, Meruem n’avait visiblement pas l’habitude qu’on lui demande son genre. Les joues de Narumi s’empourprèrent encore un peu, gênée de ne pas pouvoir reconnaître son sexe via ses phéromones puisqu’il n’en dégageait aucune. D’habitude, Narumi se fiait uniquement à ça pour reconnaître un homme ou une femme. Parce que, bien que certains types d’apparences faisaient plus “féminin” ou plus “masculin”, en vérité plusieurs personnes lui avaient prouvé par le passé que cela pouvait être absolument trompeur. 

Il affirma être asexué, ce qui expliquait que l’alpha ne puisse pas déterminer son sexe. Cela rassura la louve quelque part, qui ne voulait nullement le vexer de base - et ceci prouvait qu’il ne l’était pas, puisque c’était tout naturel étant donné son appartenance à aucun sexe. Ceci dit, Meruem affirma qu’on le considérait plutôt comme un homme à cause de sa voix. Il exprimait aussi le fait que cela ne soit pas forcément convenable d’utiliser des prénoms différents pour désigner femme et homme, relevant qu’il y avait plusieurs défauts dans le langage commun.

Cette dernière prit son propre menton entre son pouce et son index, le caressant en réfléchissant quelques instants à cette manière inhabituelle de considérer les choses. Il n’avait peut-être pas tort, après tout. Mais cela ne compliquerait-il pas tout que de ne faire aucune différence entre femelle et mâle ?

Je me sers des phéromones que dégagent les individus pour connaître leur genre. Je comprends donc mieux pourquoi je ne pouvais pas déceler ça chez toi. Ton point de vu est intéressant, mais je me demande si ça ne serait pas compliqué d’avoir une dénomination commune pour désigner femmes et hommes - bien que je te concède que cela réduirait bon nombre d’inégalité de langage en défaveur des femelles.

La louve hoqueta lorsqu’il affirma que plusieurs créatures avaient été tuées pour lui donner naissance. Est-ce qu’il était issu d’un genre de rituel ? Dans quel but avait-il été créé alors, sacrifiant toutes ces vies ? Cette dernière tenta de dissimuler sa surprise, cependant des questions restaient en suspend dans son esprit.

L'Insectoïde partagea ses constatations sur le tueur au poison. Narumi n’avait pas envie de se reposer uniquement sur ce qu’il affirmait, mais il fallait bien admettre que grâce à son esprit d’analyse, l’aide de Meruem était très utile, voir indispensable. La louve acquiesça et prit bonne note de ce qu’il avait déceler dans son coin.

Il n’y a aucune raison valable de faire ça, peu importe ce qui le motive. Nous avons déjà dû tuer des terriens qui avaient muté à cause des bombes et qui avaient perdu la raison. Ils étaient devenu des monstres difformes, régi par une sorte d’instinct tueur incompréhensible. Une nouvelle espèce destructrice aurait pu émergé si nous ne l’avions pas éteinte dans l’oeuf. Je me demande si ça peut avoir un lien avec ce que notre tueur tente de faire…

Après tout, si le tueur fait parti d’une équipe médicale, peut-être a t-il eu accès à des corps contaminés et en a prélevé des échantillons. Si ça se trouve, son but est de recréer cette étrange “maladie” qui change les gens en monstre, pour créer un nouveau chaos ou tenter de soumettre cette espèce à son contrôle… Les gens sont très tordu, alors il faut tenter de réfléchir comme ces psychopathes.

Pendant ses réflexions, Meruem avait joué son tour. Ce dernier avait manqué de chance et était resté cloîtré à la case départ. Un mince espoir se profilait à l’horizon : et si Narumi, éventuellement, pouvait gagner ? Cela ne restait qu’une illusion, du baume au coeur, mais cette probabilité donnait du coeur au jeu.

Pendant qu’il exposait la suite de sa théorie, Narumi se saisit des dés et les lança. 

G a m e [PV] Captur10


Le pion de l’alpha passa donc de la case 7 à la case 14. 

Nous n’avons pas d’autres choix que de bafouer leur liberté pour le bien commun. Pour être honnête, nous avons prévu des interrogatoires en urgence pour demain matin. Nous l'annonçerons à six heures tapante. Ainsi, personne ne pourra partir: ceux qui travaillent de nuit comme ceux qui commencent de matinée seront là. Si quelqu’un tente de s’enfuir, il sera arrêté et mis en cellule tant que l’affaire ne sera pas résolue. Je peux te dire que cela dissuadera probablement quiconque de se soustraire à l’interrogatoire. Et par ailleurs, tu seras aussi de la partie… Mais je triche, un peu. Tu es déjà en interrogatoire.

Celle-ci ne prit aucun ton agressif, elle restait agréable. D’ailleurs, elle réunit les dés et les tendit à Meruem afin qu’il puisse jouer son tour.

Pour l’instant je dois bien avouer que je n’ai aucune raison de te considérer comme coupable ou complice. Grâce à mes sens, j’analyse ton corps au fur et à mesure de notre discussion, ce qui me permet de jauger quand, normalement, tu mens. Mais je sais qu’il existe des personnes capable de parfaitement contrôler leurs réactions corporelles. Des experts en tromperie…

Encore quelque chose qui la ramena inévitablement à penser à SK. Cela lui tira un sourire jaune. Celle-ci passa rapidement à la suite de la discussion pour changer de sujet.

Non, ce n’est qu’une hypothèse pour être honnête. Je ne suis pas sûre que le tueur soit immunisé face au poison. Mais les victimes qui sont mortes par inhalation sont des fumeurs, je me dis qu’il leur a peut-être proposé l’une de ses propres cigarettes contenant un produit toxique et que lui-même en a fumé une, avec la même odeur, pour ne pas attirer de soupçons. Ce n’est qu’une idée.

La louve fit tout de même signe à un de ses militaires afin que ce dernier leur ramène des bouteilles d’eau dans des bouteilles en verre. La jeune militaire déposa les bouteilles sur la table après les avoir salué et retourna à sa place. Narumi sniffa l’eau après avoir décapuchonné la bouteille, et après s’être assurée de sa pureté, elle en but quelques gorgées.
Sais-tu dans quel but tu as été créé ? Sacrifier autant de vie pour donner naissance à un unique individu n’a rien de banal. Cela demande de nombreuses ressources et un immense pouvoir. Je ne m’attendais pas à ce qu’une création singulière comme toi soit là, à jouer aux cartes avec moi tout en aidant des réfugiés sur une planète lambda.
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockDim 22 Mar 2020 - 12:04
"Nous sommes désolé de l'apprendre." affirmons-nous en gardant malgré nous une expression neutre, lorsqu'elle évoque la perte de ses enfants, tués par leur propre père.

Bien que nous nous soyons renseigné quelque peu sur Narumi ces derniers jours - puisque nous avions constaté qu'elle était très célèbre et avait un certain pouvoir hiérarchique ici - nous ne nous sommes pas intéressé à sa vie privée. Nous savions simplement qu'elle est la cheffe de l'armée terrienne et une ancienne membre des Black Feathers qui s'est sacrifiée pour protéger une partie de la population d'une bombe - bien qu'elle soit revenue d'entre les morts par la suite, cela n'en demeure pas moins un sacrifice, à moins que ce fût calculé d'une quelconque manière par elle ou son ancienne alliance.

Par conséquent, ne connaissant pas sa vie privée, nous ne savons pas qui est le père de ses enfants. Mais nous comprenons qu'ils sont morts dans l'explosion des bombes, leur père est donc certainement celui qui a actionné ou donné l'ordre de déclencher les bombes. A vrai dire, tout comme la grande majorité des terriens survivants, nous ignorons exactement ce qu'il s'est passé ce jour-là, puisque les caméras ont été coupés. La version officielle si l'on se fie à la diffusion juste avant la coupure était que les bombes avaient été placés par Kefka qui avait prévu de trahir l'alliance et de se ranger du côté des Saiyans. SK avait semble t-il tenté d'arranger la situation, mais les choses ont dérapé et les bombes ont explosé. Toutefois, cela nous a toujours paru louche, d'autant plus que nous savions déjà que SK était une personne très mauvaise selon les dires de l'ange Apheriah - un être d'une telle pureté que nous avons tout de suite su qu'elle était honnête et que nous pouvions lui faire entièrement confiance - car cet homme avait notamment tué l'une de ses amies. Par manque d'informations, nous n'avons pas pu tirer cette affaire au clair, mais Narumi saura certainement nous en dire plus... si tant est qu'elle est digne de confiance. Nous ne sommes pas encore sûr de ce point. Nous ne l'avons, pour le moment, pas encore analysée avec notre technique des photons. Nous ne l'aurions de toutes façons pas fait sans son consentement, car bien que cette technique soit inoffensive, ses sens sur-développés auraient pu la remarquer et elle aurait pu prendre cela comme une attaque. En outre, lire les émotions et les réactions chimiques d'une personne en temps réel est quelque chose de très intrusif et il n'est pas convenable de l'imposer à la personne sans avoir son approbation au préalable.


"Si cela n'est pas trop indiscret, qui est leur père ? Qui est le déclencheur des bombes ? Kefka, SK ou bien un Saiyan ? Nous n'avons toujours pas pu tirer cette histoire au clair."

La discussion avance sur d'autres sujets en parallèle, lorsque nous donnons notre point de vue sur le fait d'utiliser des pronoms "il" ou "elle" pour définir le genre de la personne dont on parle, la militaire s'interroge, se demandant si ça ne serait pas trop compliqué de désigner les hommes et les femmes par une dénomination commune. Nous sourions amicalement face à son questionnement très juste, et répondons ainsi :

"Pourquoi serait-il nécessaire de connaître le sexe, ou le genre, d'une personne dont on parle ? Nous ne voyons pas en quoi cette information est importante dans la plupart des cas. Il s'agit, à notre sens, d'une séparation inutile entre les individus, qui devraient être considérés égaux indépendamment de leur sexe ou de toute autre différence. En outre, cela est discriminatoire envers les individus qui ne peuvent appartenir à l'une de ces deux seules catégories."

Pourquoi existe-il des pronoms pour des individus mâles et femelles, mais pas pour des hermaphrodites, des asexués ou des personnes ayant des malformations génétiques empêchant de déterminer leur sexe ? Pourquoi séparons-nous les mâles et les femelles dans la façon dont on les désigne, en quoi représenter une personne par son sexe serait-il indispensable ? Les gens devraient non pas être considérés en tant qu'hommes ou femmes... mais en tant que personnes, tout simplement. La présence ou l'absence ainsi que la nature de leurs organes génitaux n'a pas la moindre importance.

Nous parlons ensuite du sujet principal, celui de l'empoisonneur. Narumi nous apprend quelque chose de très intéressant. Certains individus ont muté en des monstres assoiffés de sang, et les militaires ont dû les tuer. Nous prenons à notre tour le menton entre l'index et le pouce, d'un air pensif.


"Voilà qui est très intéressant. Nous l'ignorons, mais nous sommes tombé sur un cas un peu similaire il y a quelques semaines. Un parasite infectait le cerveau des individus, les tuant mais parvenant à contrôler leurs corps même après leur mort, faisant d'eux des sortes de... mort-vivants. Ils n'avaient qu'une idée en tête : s'en prendre aux vivants et les dévorer ou les mordre. Une simple morsure permettait au parasite de se dupliquer dans un autre corps, répandant ainsi l'infection. Nous avons également tué toutes les personnes infectées pour éviter que cela se propage davantage. Nous nous demandons s'il y a un lien avec les mutations que vous avez pu observer. Quoiqu'il en soit, il semblerait que des personnes s'acharnent à vouloir achever les survivants terriens..."

Narumi joue à son tour et prend un peu d'avance. Cela nous est égal, d'une part parce que nous ne sommes pas mauvais perdant, nous avons perdu des centaines de fois face à Komugi, mais nous voyons l'échec simplement comme une façon de progresser, d'apprendre de ses erreurs pour pouvoir faire mieux la prochaine fois. D'autre part, parce que malgré l'ajout d'une règle personnalisée pour ajouter un semblant de stratégie, le hasard a une place si forte dans ce jeu que la part stratégique est trop faible pour avoir un réel impact. Même si nous gagnons avec cette règle supplémentaire, nous n'aurons aucun mérite. Toutefois, nous serions ravi de rencontrer quelqu'un capable de nous battre à un jeu nécessitant davantage de réflexion et permettant davantage de choix pour les joueurs, comme Komugi au jeu du Gun-Gi, ou encore la machine qui se faisait appeler Cynthia.

La générale affirme qu'ils ont déjà prévu d'interroger le personnel médical à 6h, au moment de la relève afin d'englober tout le monde. Elle conclut en disant que nous ferons également parti de l'interrogatoire et que celui-ci a déjà commencé. Nous sourions d'une manière amicale.


"C'est tout-à-fait normal que nous fassions partie des suspects, il ne faut exclure aucune hypothèse. Pour la même raison, nous n'avons pas tout-à-fait confiance en toi non plus."

Aucune agressivité dans notre voix non plus, simplement un ton neutre bien que nous gardons une expression amicale et compréhensive.

Elle affirme que ses sens sur-développés lui permettent généralement de détecter si les gens mentent, bien que cela ne fonctionne pas tout le temps car certains sont des experts en tromperie.


"Sache que nous n'avons jamais menti." affirmons-nous honnêtement et toujours amicalement.

"Bien entendu, si nous sommes capable de maîtriser parfaitement nos émotions, nous pourrions mentir en te disant cela, tu es donc libre de prendre cette information comme tu le souhaites." ajoutons-nous toujours en souriant d'une façon un peu amusée.

Il est pourtant vrai que nous n'avons jamais menti, nous n'en avons jamais eu besoin. Pourtant, nous sommes quasiment convaincu que nous pourrions mentir tout en gardant un tel contrôle sur notre corps que cela ne serait pas détectable, car nous avons l'impression d'être en contrôle total de notre corps dans la majorité des cas. Mais puisque nous n'avons même jamais essayé de mentir, il est impossible d'en avoir la parfaite certitude.


"Nous possédons également une technique permettant de détecter les mensonges, nous pourrions donc t'aider durant les interrogatoires. Nous ne l'avons, toutefois, pas utilisée sur toi pour le moment, parce que lire les émotions d'une personne est quelque chose de très intrusif, et nous ne voulions pas te l'imposer."

Nous prenons les dés tendus par la louve et les lançons tout en l'écoutant parler de son hypothèse sur l'immunité face au poison.

G a m e [PV] Dice6G a m e [PV] Dice5

Nous avançons donc jusqu'à la case 11.

"Le poison contenu dans une cigarette est une bonne piste. Toutefois, cela nous paraît un peu léger pour en déduire que le tueur est immunisé au poison, mais tu as raison de penser également à cette hypothèse. Il faut l'inclure dans les solutions envisageables sans pour autant nous focaliser uniquement sur cela. Nous avons également demandé les listes des médicaments que prenaient les victimes pour voir si le poison a pu être mélangé à des médicaments, mais nous ne les avons pas encore reçues pour le moment."

Narumi revient sur la raison pour laquelle nous avons été créé, puisque nous avions évoqué le sacrifice nécessaire à notre conception. Nous lui tendons les dés avant de répondre.

"Nous sommes né pour régner sur toutes les espèces." affirmons-nous avec neutralité.

"C'était l'objectif de notre mère, la Reine des Fourmi-Chimères. Les Fourmi-Chimères sont une espèce capable d'assimiler les gènes des individus qu'elles dévorent, afin de les transmettre à leur progéniture. Des dizaine de milliers d'individus ont donc été dévorés par notre mère, afin qu'elle puisse nous mettre au monde en nous dotant d'une très grande quantité d'énergie et en nous attribuant les meilleurs gènes de chaque espèce."

Nous n'affirmons pas cela sur un ton présomptueux, car nous ne ressentons aucune fierté à être né de cette manière ni à être ainsi, contrairement aux premières semaines de notre existence où nous nous sentions effectivement supérieur à toute autre espèce.

"Mais nous avons refusé de régner, parce que nous n'avons aucune légitimité à le faire. Nous pouvons commettre des erreurs, échouer, prendre de mauvaises décisions même en voulant bien faire les choses pour tout le monde. Nous pensons que personne ne devrait imposer sa vision des choses aux autres et qu'il ne devrait pas y avoir de rapport de domination entre les individus."

De monarchiste, nous sommes finalement passé à anarchiste. Le changement sur notre perception du monde est radical.
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockLun 23 Mar 2020 - 9:56
Narumi hocha la tête d’un air solennel lorsque Meruem lui présenta “ses excuses” par rapport à la mort de ses enfants. Celui-ci semblait cependant dubitatif, et questionna sa partenaire de jeu. Celle-ci prit une grande inspiration et souffla sa réponse d’un coup, comme si elle expulsait ces mauvais souvenirs :

Dans les deux cas, la réponse est SK.

Elle ne souhaitait pas s’étendre davantage. Il n’y avait personne d’autre que lui pour vouloir prendre les choses en main, montrer qui est le boss, puis faire porter le chapeau à un subordonné devant le grand public pour ses propres méfaits. Seul les enfoirés faisaient ça, bien qu’ils justifient cela par “de la tactique” maligne. Une bande de faux jetons, oui. Des faibles aux yeux de Narumi. Se cacher derrière les autres est une stratégie sans honneur, mais il y a beaucoup de gens sans aucune morale.

Ils enchaînent sur d’autres sujets, d’autres débats, ce qui change les idées à la louve. Cette dernière trouve intéressant la manière de voir les choses de Meruem quant aux pronoms utilisé pour qualifier homme ou femme. 

Il est vrai que pour quelqu’un de ma race, il n’est pas utile de qualifier par “il” ou “elle” en général, puisque les phéromones nous aiguillent. Mais tu as raison, au final à quoi cela nous sert ? J’imagine que c’est seulement pour repérer les potentiels partenaires pour la reproduction.” Elle haussa les épaules, après tout il n’avait pas tort. Cela ne servait pas à grand chose de pouvoir déterminer le sexe de quelqu’un, à part peut-être…”Cela est probablement utile de savoir le sexe d’un individu par rapport à cette même question de reproduction, mais tu me diras, chacun peut révéler son genre dans l’intimité directement. Ou alors cela est utile pour administrer des soins adapté en fonction du sexe, car parfois les traitements diffère surtout s’il s’agit d’hormones… Mais je crois que mes arguments sont à court, je ne suis pas vraiment une fervente défenseuse de ce genre de qualification. Et je suis d’accord, cela est discriminant quelque part pour les personnes comme toi. L’important à mes yeux, c’est que tout le monde se sente à l’aise, ce pourquoi je préférais que tu me dises comment tu préfères que je te qualifie avec les pronoms que j’ai à ma disposition.

Par la suite, ils re-centrrèrent la conversation sur le sujet primordial du tueur. Meruem révéla quelques informations sur lesquels méditer. Un parasite, visiblement introduit dans des personnes mourantes afin qu’il se répande une fois mort dans cette poignée de personnes condamnées, qui devaient à leur tour en infecter d’autres en les mordant une fois revenue “d’entre les morts” et contrôlé par leur parasite. La lèvre supérieure de Narumi se retroussa légèrement de dégoût.

C’est peut-être le même homme. Peut-être fait-il des tests… Peut-être qu’il multiplie les moyens pour achever les survivants. Il a dû avoir accès à des échantillons de cette maladie qui change les gens en monstre comme je l’ai dit, l’enflure. Le problème, c’est que les dégénérés ça court la rue, surtout dans les périodes difficiles et sombres comme celle-ci. On ne peut pas savoir si c’est un fanatique des BF ou simplement un opportuniste qui veut profiter du chaos pour assouvir ses propres ambitions… grrrr…

Dans tous les cas, rien ne pouvait justifier ce comportement. Cela donnait des envies de meurtres à Narumi. Tuer faisait partie intégrante de la justice à ses yeux, et cela ne la dérangeait donc pas d’éliminer des enfoirés de psychopathe tel que cette personne qui agissait dans l’ombre.

Un léger sourire regagna son visage lorsque l’insectoïde affirma qu’il la suspectait aussi. 

Je n’en attendais pas moins d’un être aussi illuminé que toi. La plupart des gens se disent que je suis innocente car ils me connaissent bien. Mais justement, il faut se méfier de ceux en qui on a confiance, parfois. Car ils peuvent en profiter pour nous aveugler et faire leurs magouilles de leur côté. Ce pourquoi, l’interrogatoire n’épargne personne. Ni l’équipe médicale, ni les militaires, ni moi-même.

Bizarrement, le comportement de Meruem lui soufflait que Narumi pouvait le croire lorsqu’il affirmait ne pas avoir menti. Mais son instinct la faisait se mettre en garde tout de même. Un réflexe de protection, de préservation. Ses manières d’agir, ses mimiques physiques, lui donnait envie de faire confiance à l’insectoïde. L’alpha se contenta cependant de lui adresser un petit sourire, les bras croisés et le dos bien enfoncé contre le dossier de la chaise.

C’est très aimable de ta part. D’ailleurs, tu préfères peut-être que je dise de “votre” part ? Quoi qu’il en soit, tu ne devrais pas m’épargner. Tu peux lire mes émotions, avec ou sans mon accord, tout bonnement car comme tu l’as souligné, nous sommes tous suspect. Donc si tu as un moyen de prouver l’innocence ou la culpabilité d’autrui, utilises-le. C’est crucial, au delà de l’accord de de chaque personne individuellement pour que tu uses de ton don sur elles. C’est une période de crise, nous avons un sale type à coincer, c’est ça qui prend le dessus sur le reste.

Entre temps, Meruem avance jusqu’à la case 11. Il donne ensuite son avis quant à l’hypothèse du tueur immunisé au poison. Celle-ci haussa doucement les épaules en acquiesçant :

Je garde ça dans un coin de ma tête, mais tu as raison il ne faut pas prendre cette hypothèse pour acquise. Tu as prit une bonne initiative en demandant la liste des médicaments. Nous irons la chercher après notre partie auprès du personnel médical, c’est une demande très urgente.

Cela pouvait paraître débile de dire que c’était extrêmement urgent et de dire d’aller chercher cette liste seulement après la partie. Mais cette partie était cruciale, car c’était un double interrogatoire. Une sorte de “pacte” muet. L’issue serait soit un affrontement, soit une coopération car les deux individus auraient confiance l’un en l’autre. La louve espérait y trouver un allié fiable pour régler la situation : il y avait déjà assez de tragédies comme ça pour en rajouter.

La louve n’est pas facilement impressionnable, mais, il fallait bien admettre que cette histoire de Fourmi-Chimères lui avait flanqué des frissons. Dévorer des individus n’a rien d’extraordinaire, tout le monde mange d’autres espèces. Mais dans le but de créer une sorte d’être ultime pour dominer le monde… ce genre de conte, qui peut paraître “classique” de prime abord, n’est pourtant pas rare. Beaucoup tentent et veulent prendre le contrôle de tout, et c’est les conséquences qui découlent de cela qui sont horribles.

Fort heureusement, Meruem n’était pas du même avis que sa mère. Il admettait qu’il était un être comme un autre, dans ce sens du moins : lui aussi pouvait faire des erreurs, rien ne pouvait tomber parfaitement. Le hasard agit quand même, au final. Même quand on croit faire au mieux, il y aura toujours des gens pour être insatisfait.

Tu n’as pas tort, mais pourtant la majorité des gens ont besoin d’une ligne directrice pour se sentir bien. De quelqu’un pour endosser le rôle de bouc-émissaire. Quelqu’un qui prend les décisions difficiles au nom de tous, bien que parfois l’on peut être en total désaccord avec cette personne. Car, au moins, cela n’engage que sa responsabilité à lui au final. Les gens veulent la sécurité, qu’on leur montre la voie, qu’on les écoutent… Mais ils veulent rarement des responsabilités dangereuses. Je ne sais pas si une race peut survivre sans un ou des dirigeant pour la guider.

L’alpha avance sa main pour saisir les dés. Narumi joue à son tour. Elle fait 3 :

G a m e [PV] Captur12


Elle avance donc de la case 14 à la case 17. Elle doit rejouer :
G a m e [PV] Captur11

Le pion de la louve avance donc jusqu’à la case 28 pour ce tour.
Mais alors quel but anime l’existence d’un être aussi particulier que toi ? N’as-tu plus aucun contact avec ta race, les Fourmi-Chimères ? Ta mère doit être peinée que tu ne veuilles pas suivre ses ambitions premières, j’imagine.
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockMer 25 Mar 2020 - 18:01
SK, le leader des Black Feathers, est donc bel et bien celui qui a mis en œuvre le plan pour exterminer une partie des terriens, en tentant de faire porter le chapeau aux Saiyans en mettant en scène la trahison de celui qu'il avait placé à la tête de la Terre : Kefka. Et il est également l'ancien compagnon de Narumi, ce qui nous fait nous interroger sur les raisons qui l'ont poussée à le trahir. Cette question est quelque peu indiscrète si l'on se fie aux conventions sociales humaines, nous décidons de la garder dans un coin de notre tête pour le moment. Une pensée nous traverse l'esprit, en repensant au compagnon avec qui elle était l'autre soir, contre lequel nous avons joué aux dames. Elle semble véritablement être attirée par les individus dangereux.

A propos de la discussion sur notre genre ou notre sexe et des pronoms utilisés dans le langage universel, nous concluons là-dessus :


"Nous n'avons pas de préférence. Auprès d'autres personnes, tu peux parler de nous en utilisant le pronom "il" ou le pronom "elle", cela nous indiffère. Mais, comme nous te l'avons dit, tous les gens que nous avons rencontré jusqu'ici sont partis du principe que nous étions un être masculin."

Lorsqu'elle nous demande si nous préférons qu'elle nous vouvoie, nous répondons :

"Non, tu peux continuer de nous tutoyer."

Il est vrai que dans notre monde, la plupart des gens nous vouvoyait, en particulier les Fourmi-Chimères puisque nous étions leur roi. Le vouvoiement marque une forme de respect, mais s'il n'est pas réciproque, il implique aussi une forme de domination. Lors d'une discussion entre deux personnes, si l'une d'elle vouvoie l'autre tandis que l'autre la tutoie, celle qui tutoie a un ascendant psychologique et est dans une situation de domination, généralement générée par une position hiérarchique supérieure. Mais nous nous considérons en position égale avec Narumi : nous n'avons pas à obéir à ses ordres puisque nous ne faisons pas partie de son armée, et elle n'a pas non plus à nous obéir puisque nous ne sommes pas roi, ni un supérieur hiérarchique pour elle. Il n'y a donc aucune raison pour que l'un de nous utilise le vouvoiement et l'autre le tutoiement. Et puisque nous avons commencé tous les deux par nous tutoyer, il n'y a pas de raison de passer au vouvoiement maintenant. En outre, nous avons tendance à tutoyer tout le monde, depuis le premier jour de notre naissance. Nous nous attendons donc, désormais, à ce que tout le monde fasse de même avec nous.

Nous nous contentons ensuite d'écouter sa réponse à propos de notre histoire de parasites transformant les gens en mort-vivants, gardant le menton entre notre index et notre pouce d'un air songeur. Nous remarquons son léger grognement à la fin de son discours à propos des tueurs. Cela nous incite à penser qu'elle a le sang chaud et pourrait facilement céder à la colère.

La discussion avance et nous finissons par devoir en dévoiler un peu plus à notre sujet, ce que nous faisons. Puisque nous avons refusé de régner, d'imposer notre vision du monde aux autres, alors même que nous étions né dans cet unique but et que nous étions censé avoir toutes les capacités nécessaires pour être un monarque, il est normal que nous pensions que personne ne devrait régner. Nous lui faisons donc part de notre opinion sur les rapports de domination entre les individus. Narumi, à l'inverse, pense que les gens ont besoin d'un chef, pour prendre les responsabilités et les guider. Ses propos nous font esquisser un léger sourire.


"Nous ne sommes pas étonné d'entendre cela de la part d'une générale."

Notre ton reste neutre, il n'est ni désagréable, ni condescendant.

Le domaine militaire a une structure très pyramidale, basée sur de nombreuses relations hiérarchiques. Il y a ceux qui donnent les ordres, et ceux qui les exécutent sans se poser de questions, sans même se demander s'ils sont d'accord ou non avec leurs propres actions. Il y a le Roi ou la Reine, et les soldats, les pions, qui ne font qu'obéir. Cette structure est, en fait, la même chez les fourmis et les fourmi-chimères. Toutefois, en évoluant, nous avons adopté un autre point de vue, nous nous sommes ouvert à d'autres alternatives.

Chaque individu a des prédispositions dans un ou plusieurs domaines, dans lesquels ils peuvent briller et devenir de très bons éléments. Nous pensons que le but de l'existence de chaque individu est de découvrir, développer et exploiter son potentiel à son maximum. Afin que chaque individu puisse faire ce qu'il sait faire de mieux, et, bien sûr, qu'il prenne plaisir à le faire - cela va en général de pair, puisque nous sommes, en principe, meilleurs dans ce que nous aimons faire - les individus ne doivent pas être soumis à des contraintes telles que la recherche d'un emploi en se pliant aux règles du monde du travail, car bien souvent, leur travail ne correspond pas à ce qu'ils voudraient réellement faire et ne leur permet pas de s'épanouir. Pour qu'ils puissent s'épanouir, découvrir leur potentiel dans leurs domaines de prédilection, les individus doivent être libres. Pour pouvoir être libres, ils doivent être égaux. L'inégalité est un frein à la liberté. Par exemple, les individus pauvres n'ont pas accès à certains services parce qu'ils n'ont pas les moyens financiers de se les procurer. Cela n'est qu'un exemple, mais l'inégalité n'est pas seulement financière, il en existe de tout type.
Les rapports de domination entre les individus impliquent que les individus ne soient ni égaux, ni libres. A partir du moment où une personne peut donner des ordres à une autre, les deux personnes ne sont plus égales. En outre, si un individu est obligé d'exécuter les ordres d'un autre, alors il n'est plus libre. S'il n'est pas libre de faire ce qu'il souhaite, s'il est obligé de faire ce qu'on lui demande - alors même que cela pourrait aller à l'encontre de ses désirs - l'individu ne peut pas s'épanouir et ne peut pas développer son potentiel. Si Komugi avait été obligée de travailler dans une usine pour pouvoir subvenir à ses besoins, sacrifiant ainsi tout son temps libre, elle n'aurait jamais pu devenir une experte au Gun-Gi et n'aurait pas pu nous tenir en échec. Nous pouvons étendre cela à tout individu.


"Nous ne croyons pas que les gens ont besoin de quelqu'un pour les diriger et endosser les responsabilités à leur place. Ce ne sont pas des enfants qu'il faut prendre par la main. Nous pensons que c'est la société et en particulier l'éducation qui les pousse à vouloir s'insérer dans une structure hiérarchique, à se positionner en tant que dominant ou dominé notamment via la compétition. Mais les gens doivent apprendre à se responsabiliser, à se partager les responsabilités, et non pas les laisser à une seule personne ou un groupe minoritaire et privilégié. Pour cela, ils doivent prendre les décisions ensemble, à la majorité, de sorte à ce que la responsabilité d'une décision soit répartie équitablement entre tous ceux qui ont décidé. Lorsque nous laissons le pouvoir à un dirigeant, ou un groupe de dirigeants, ils auront tôt fait d'abuser de leurs positions de domination pour s'octroyer des privilèges au détriment de la majorité de la population, nous avons pu l'observer à maintes reprises au sein de la société humaine."

Ceux qui ont du pouvoir en profitent pour pouvoir obtenir toujours plus de pouvoir.

"Mais bien entendu, tout dépend du contexte et de l'échelle du groupe de personnes. Sans doute existe t-il des cas où il est préférable qu'il y ait une personne pour prendre les décisions. Toutefois, de façon générale, nous aimons croire en la liberté et en l'égalité des individus. Or, l'égalité entre les individus implique qu'ils aient exactement tous le même pouvoir de décision, qu'ils puissent tous donner leurs avis sans imposer les choses aux autres. La liberté, quant à elle, implique de ne pas ordonner à quelqu'un de faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire ou qui aille à l'encontre de ses principes."

Nous lançons les dés.

G a m e [PV] Dice4G a m e [PV] Dice1

Nous avançons jusqu'à la case 16, qui nous indique d'avancer de deux cases, ce qui nous fait atteindre la case 18. Dix cases nous sépare de Narumi.

Par la suite, la militaire nous demande quel but nous anime ainsi que si nous avons encore des liens avec notre race.

"Les fourmi-chimères n'existent pas dans cet univers ; tout du moins, nous n'en avons pas rencontrées. Nous avons tué notre mère en venant au monde."

Aucune émotion n'est perçue dans notre intonation. Le fait d'avoir tué notre mère nous indiffère.

"Quant à notre objectif..."

Nous baissons très légèrement les yeux, d'un air songeur. Peut-être est-ce le premier signe d'une sorte de légère perturbation émotionnelle que nous laissons entrevoir depuis le début de cet entretien.

Notre objectif... En avons-nous seulement un ? Nous avions pour but de changer le monde, de changer l'univers. D'unifier tous les peuples sous une même égide, de devenir un monarque suprême pour apporter la liberté et l'égalité entre tous les peuples et toutes les races, afin de permettre à tout un chacun de s'épanouir et de développer tout son potentiel dans ses domaines de prédilection. Nous étions prêt à employer la force pour cela, avec tempérance.

Mais nous avons changé d'avis, justement parce que nous refusons de régner et d'imposer notre vision aux autres. Avons-nous encore réellement un but ?

Notre regard se relève pour se plonger dans les yeux jaunes de la générale.

"Nous n'en avons pas qu'un seul, en réalité. Ce que nous voulons essentiellement, c'est permettre aux gens de développer leur potentiel dans ce qu'ils savent faire de mieux et qu'ils aiment faire, qu'ils deviennent, en quelque sorte, des génies, pour reprendre ton expression. Pour cela, nous nous devons de défendre les faibles et les opprimés, et de guider les peuples vers une société plus juste, plus égalitaire, plus apte à leur procurer du bonheur et qui puisse leur permettre de s'épanouir, sans toutefois leur imposer notre vision. De façon plus individualiste, nous recherchons un être cher que nous avons perdu lors de notre mort, mais nous ignorons si cette personne a pu, elle aussi, avoir la chance d'atteindre cet univers-ci. Nous partageons également le but de l'alliance des Ganshous. Mais pour le moment, notre objectif est de venir en aide aux terriens qui en ont besoin."

Nous posons les dés devant Narumi.

"A propos des interrogatoires, il y a toujours une possibilité pour que le tueur ne soit pas quelqu'un du personnel médical, ni un militaire. Cela pourrait être un réfugié ordinaire. Si tel est le cas et qu'il apprend que nous avons interrogé les médecins, il pourrait nous échapper."

En effet, s'il apprend qu'un tel contrôle a eu lieu, il sera encore plus prudent. Il pourrait changer de méthodes, se faire oublier, ou bien trouver un autre camp de réfugiés.

Puis nous plaçons notre autre main légèrement au-dessus de la table, paume ouverte en direction de la militaire.


"Puisque tu nous y as autorisé, nous allons utiliser notre pouvoir pour lire tes émotions. Si nous ne l'avions pas fait sans te l'avertir, c'était aussi parce qu'avec tes sens aiguisés, tu aurais pu la détecter et prendre cela pour une attaque personnelle, bien qu'elle soit inoffensive."

Aussitôt, nous déployons des photons sur le corps de Narumi. Il s'agit de particules de notre aura, qui se déplacent à la vitesse de la lumière pour parcourir intégralement le corps de la générale de toute part, nous permettant de le scanner intégralement. Elle ne ressent rien car cette technique n'est absolument pas douloureuse ni dangereuse. Elle est même invisible pour le commun des gens normaux, seuls ceux qui sont capables de détecter et d'utiliser les énergies comme le Ki ou le Nen peuvent remarquer ces infimes particules d'énergie virevoltant autour et à l'intérieur de la louve. Cela nous permet de connaître avec une infime précision toute information à propos de son corps, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Pour un être humain, cela pourrait être très troublant, car nous obtenons effectivement des informations très intimes à propos de la personne, c'est comme si elle se dévoilait nue devant nous ; mais ce genre d'informations ne nous intéresse aucunement. Nous prenons conscience de chaque molécule constituant son corps, la constitution de ses os, sa quantité de sang, l'état de santé de chacun de ses organes. Cela nous permet également de deviner ce qu'elle a pu vivre, comme ses divers accouchements par exemple de par la forme de son corps et de certains de ses organes, ou ces cicatrices dans le dos qui indiquent qu'elle a pu être une esclave se faisant fouetter régulièrement. Mais ce n'est pas encore cela qui nous intéresse, ces informations nous laissent de marbre. Le plus important concerne son activité cérébrale, c'est ici que les émotions naissent et se développent, c'est ici que les ordres sont envoyés au corps pour réagir de différentes manières, consciemment ou inconsciemment. Nous saurons désormais si elle ment ou si elle dit la vérité, si elle éprouve de la tristesse ou de la joie, si elle nous apprécie ou nous déteste, si elle a peur ou est en confiance, avec bien évidemment toutes les nuances qu'il peut y avoir.

"Peux-tu affirmer que tu n'es définitivement plus du côté des Black Feathers ?"
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockVen 27 Mar 2020 - 12:35
Pour l’heure, la louve se dit qu’elle aurait bien fait de jouer, la dernière fois quand elle était accompagnée de Wolfgang, elle aussi avec Meruem. Cet être à part des autres était bien plus sympathique, de prime abord, que certains terriens. En faite, sa logique n’était pas si froide que cela. Meruem cochait simplement plusieurs cases dans ce vaste domaine qu’est l’intelligence, et discuter avec lui n’avait rien de rabaissant pour celui qui n’était pas aussi performant que lui dans toutes les disciplines en rapport avec l’Intellect. Narumi ne se sentait pas “moins bien” que lui, elle se sentait plutôt comme étant une égale qui partage des informations, des point de vue différents, des manières de concevoir les choses propre à chacun des individus, mais tout cela dans le partage et non pas dans une sorte d’affrontement passif-agressif pour savoir qui a raison car chacun campe sur ses positions. Non, c’était très loin de cela. Chacun exprimait ce qu’il pensait, chacun pouvait faire part de ses ressentis et de ses émotions et chacun respectait l’autre. C’était une sensation très agréable à ressentir. Bien que l’heure soit grave, Narumi se sentait apaisé par ce moment de jeu mêlé à un interrogatoire mutuel. 

Meruem ne possèdant pas de préférence pour savoir comment le qualifier et, étant donné qu’effectivement la majorité des gens le considérait comme un homme, Narumi se dit que ce serait donc drôle de briser “la généralité” en le qualifiant par “elle”. Mais ce n’était pas trop du genre de la louve de sortir du rang juste pour se faire remarquer. Cette idée lui traversa juste l’esprit. D’ailleurs, ce dernier lui confirma que la militaire pouvait le tutoyer. En réalité, elle avait demandé cela car Meruem parlait de lui en “nous”, et donc, Narumi se disait qu’il était peut-être plus respectueux de lui dire “vous” pour englober toutes les âmes, tous les êtres vivants qui étaient en lui. 

L’insectoïde ne fut pas surpris par le discours suivant de la louve. Cette dernière eut un petit rire jaune: était-elle si prévisible ? En faite, oui, c’était tout à fait logique. Narumi aimait l’ordre et la stabilité, et c’était d’une main de fer dans un gant de velours qu’elle dirigeait l’armée. L’alpha l’avait remaniée totalement à son arrivée en tant que cheffe pour faire accroître, en priorité, le bonheur des soldats. C’était pour elle le plus important car cela permettrait non seulement de donner réellement envie aux terriens de venir travailler pour l’armée, mais en plus cela produirait indéniablement de meilleures recrues. Ce serait compliqué à résumé, mais Narumi avait revu la structure de l’armée de A à Z, en passant par les sélections, par les entraînements, par les moyens à disposition pour mener à bien ces entraînements… par les campagnes publicitaires pour l’armée, qui venait se promouvoir en venant aider des associations plutôt qu’en dépensant des mille et des cents dans des publicités lobotomisantes… bref, c’était une fervente défenseuse de l’ordre, mais en ne sacrifiant pas pour autant le bonheur d’autrui.

Le point de vue de Meruem sur la question la fit sourire à son tour. Ce discours était plein de bonne volonté et mettait en avant la liberté individuelle. Cela paraissait bien utopiste aux yeux de la louve, bien que ce serait effectivement une très belle perspective pour tout le monde. Cette dernière opina du chef lorsqu’il dit que ceux qui avaient le pouvoir faisaient tout pour en obtenir encore plus. C’était une triste réalité. 

Il y aura toujours des pourris qui feront en sorte d’obtenir du pouvoir. Même dans une société où chacun serait égal et voterait pour prendre toutes les décisions, il y aurait des sales types pour acheter leurs votes… après, l’on peut considérer que ce genre de magouille fait partie de la liberté individuelle. Après tout, ceux qui consentiront à se faire acheter l’auront bien voulu, c’est leur choix. Bon, à part s’ils se font menacer… Je comprends cela dit ce que tu viens de dire. Chez les loup-garou, nous fonctionnons en oligarchie. Ce n’est pas vraiment le même principe, mais chaque clan élit un représentant qui vote pour son peuple lors des réunions pour prendre des décisions. Ce système marche bien, tant que les représentants ne sont pas ambitieux. Ce pourquoi, cette fonction n’apporte aucun avantage de quelconque nature chez nous. La simple gloire de représenter ton clan est plus grande que le reste. Nous vivons tous à la même enseigne dans les Montagnes Rocheuses, et il n’y a pas de question d’argent. Nous partageons les vivres et toutes les ressources, nous sommes élevé comme ça. Pour le coup, cela fait que majoritairement nous ne grandissons pas dans la jalousie, nous ne sommes pas envieux de ce qu’a le voisin puisque l’on vie tous ensemble dans le même bateau.

Par la suite, l’insectoïde joua son tour puis affirma qu’il avait tué sa mère en venant au monde. Cela fit déglutir difficilement l’alpha, qui de la même manière, avait fait périr sa mère en venant au monde. Celle-ci ne fit cependant aucun commentaire, bien que l’air indifférent de Muruem pouvait sembler bien étrange. D’un autre côté, il n’avait pas connu sa mère et cela valait peut-être mieux vue les ambitions destructrices qu’elle avait placé en lui dès le départ en lui donnant vie.

Quant à savoir son but, cette question sembla le perturber et il prit plusieurs longues secondes pour réfléchir. La louve, patiente, prit quelques gorgées d’eau et le laissa méditer sur cette question très importante dans la vie de chacun. Ce dernier finit par planter à nouveau ses yeux dans les siens, prêt à envoyer sa réponse. 

Les buts louables de Meruem, bien qu’ils ne doivent apparaître que comme, une fois encore, purement logique à ses yeux, tirèrent un sourire sincère à la louve. Il faudrait plus de personnes positives comme lui, qui se battent pour ce genre de cause juste, pour le bonheur et l’épanouissement. Car l’on sous-estime largement le pouvoir de ces deux choses dans une vie, alors qu’elles en sont le pilier principal…

Il déposa les dés devant la louve. Cette dernière le remercia d’un hochement de tête et s’en saisit. Elle continua de lui prêter une oreille attentive tout en les lançant :

G a m e [PV] Captur13


Pour ce tour, Narumi passe de la case 28 à la case 31.

Les interrogatoires seront fait en interne, normalement il n’y a aucune raison pour que cela soit connu des réfugiés. Mais tu as raison, le risque existe… À vrai dire, nous avons des moyens pour faire oublier l’interrogatoire à toutes les personnes qui le passeront. Ce sera probablement nécessaire pour couvrir nos arrières.

L’insectoïde se décida, par la suite, d’utiliser son don sur la louve. Cette dernière sentit en effet des particules qui n’étaient pas siennes se mêler à son être, mais ce fut à peu près tout. Celle-ci ne sentit aucun changement particulier, c’était indolore et sans odeur particulière. L’alpha déposa les dés devant Meruem à son tour, puis croisa les bras comme souvent avant d’enfoncer son dos contre le dossier de sa chaise.

La question qu’il lui posa par la suite ne pu pas la laisser de marbre. Son corps commença à se contracter, et son visage prit un air grave. Ses yeux s’assombrirent alors qu’elle décroisa aussi prestement les bras qu’elle les avait croisé pour venir déposer ses paumes de mains à plat sur la table, rapprochant son visage de celui de Meruem du même coup. 

Il a massacré mon peuple… il a tué mes… nos enfants… Il a trahi ma confiance à maintes reprises dans notre vie personnelle, mais ce qu’il a fait là est d’une toute autre mesure. Il a commis l’impardonnable !” ses ongles s’enfoncèrent dans la table, de telle sorte qu’ils y laisseraient une marque. “Je me suis peut-être laissée avoir par mes sentiments jusqu’alors, mais il faudrait vraiment être horrible pour continuer de le suivre égoïstement par amour alors qu’il a agit comme un monstre sans coeur ! Je l’aime malgré moi, mais dans mon esprit il n’est plus qu’un tourbillon de cendres animé par ma haine.” Ces paroles enragées avaient fait naître un feu noir au fond de ses yeux. Quelque chose qui ne pouvait être éteint. “Le pire dans tout ça, c’est que même si je parvenais à le tuer, cela pourrait ne rien changer ! Quand tu meurs, il existe un monde par delà le ciel, et là-bas des forces qui nous dépassent choisissent qui revient à la vie et qui reste dans ce monde des morts. Ce sont eux les pires, les tortionnaires ! Ils doivent bien se gausser de nous, à nous renvoyer les pires enfoirés de l’univers ! J’imagine bien leurs excuses: “mais on vous renvoit aussi des gentils pour créer un équilibre” - Un équilibre ? Si leur argument principal est réellement ce que j’imagine là, ils mériteraient le pire des châtiments au même titre que SK !

Ses ongles arrachèrent une partie du bois de la table avant de se replier en deux poings serré. La louve n’avait pas conscience de sa petite perte de contrôle en exprimant ses émotions à ce sujet. La cheffe contenait tellement tout ça en elle depuis des semaines et des semaines… que ça la bouffait de l’intérieur, irrémédiablement. 
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockDim 29 Mar 2020 - 16:43
Nous écoutons attentivement la réponse de Narumi à propos de notre point de vue sur les modèles de société. Selon elle, instaurer une véritable démocratie directe, au sein de laquelle chaque personne aurait un pouvoir de décision égal pour proposer et voter les lois et où il n'y aurait aucun véritable gouvernement paraît irréaliste, notamment parce qu'il y aura toujours des gens ayant soif de pouvoir, qui trouveront des moyens pour s'élever au-dessus des autres. Elle a peut-être raison. Parfois, nous nous disons aussi que la société idéale à laquelle nous aspirons est utopiste. Mais pour le savoir, il faudrait au moins pouvoir l'essayer. Bien sûr, il est vrai que certains chercheront toujours à obtenir de l'influence sur les autres ainsi que plus de pouvoir, et il nous faut donc trouver des moyens d'empêcher que cela n'arrive.

Elle explique ensuite comment fonctionne la communauté des loup-garous. Ce peuple est divisé en plusieurs clans, au sein duquel un représentant est élu afin de participer aux votes sur les décisions impactant l'ensemble de leur peuple dans une sorte d'assemblée réunissant tous les chefs de clans. Toutefois, contrairement à de nombreux autres systèmes, les chefs de clan n'ont aucun privilège sur les autres loup-garous hormis la possibilité de voter pour les décisions. Ils n'utilisent apparemment pas de système économique, et mettent en commun toutes leurs ressources, de sorte à ce que chacun puisse avoir ce dont il a besoin pour vivre. Cette façon de vivre a un impact également sur leur éducation. Comme tout est partagé, ils ne sont pas éduqués à être individualistes contrairement aux sociétés humaines. Bien entendu, cela ne peut fonctionner que si tout le monde y met du sien. Dés lors que des individus veulent profiter de ce système, par exemple en prenant plus de vivres que ce dont ils ont besoin par gourmandise, ou bien en ne contribuant pas au fonctionnement de leur société mais en bénéficiant de tous ses avantages, cela pourrait créer un sentiment d'injustice de la part de ceux qui contribuent à la société. L'éducation joue un rôle essentiel sur ce facteur, mais il y a également une part de la personnalité de chaque individu liée à la génétique. L'éducation ne fait pas tout. Bien que nous voyons certaines failles dans cette manière de fonctionner et devinons les quelques conflits que cela pourrait engendrer, leur société nous semble tout de même meilleure que celle des humains, dans le sens où, à en croire Narumi, la majorité des loup-garous semblent être heureux ainsi et aucun ne paraît abandonné ou livré à lui-même, dans la misère.


"Nous comprenons. Votre système se base sur une démocratie indirecte et représentative, vous élisez des représentants qui prennent eux-mêmes les décisions pour la majorité. Mais puisque vos ressources sont communes, les dirigeants ne peuvent s'octroyer de privilèges. Cela fonctionne en temps normal, mais que se passe t-il en périodes de crises ? Imaginons, par exemple, que les temps sont durs et qu'il n'y a pas suffisamment de nourriture pour tout le monde, comment gérez-vous cela ? Soit ce seront les premiers arrivés qui pourront se servir tandis que les derniers n'auront rien, soit le stock de nourriture devra être rationné pour garantir à tout le monde d'avoir de quoi se nourrir même si cela ne leur permet pas de manger à leur faim. Dans ce deuxième cas, comment être sûr que les chefs de clans ne vont pas décider de privilégier certaines personnes - eux-mêmes, ou les loup-garous les plus utiles à leur communauté - au détriment du reste de la communauté ? Quoiqu'il en soit, pour le moment nous n'avons pas encore trouvé de système parfait. Nous pensons qu'il est, de toutes façons, impossible de satisfaire tout le monde au sein d'une communauté, puisqu'il y aura toujours des gens pour en vouloir plus. Mais l'essentiel, à nos yeux, est que la majorité des individus au sein d'une communauté soit heureuse. C'est pourquoi il nous paraît dangereux de laisser le pouvoir dans les mains d'une seule personne, ou même d'un groupe minoritaire."

Concernant les interrogatoires, la militaire affirme qu'ils ont un moyen de le faire oublier aux personnes interrogées. Cela éveille notre curiosité et nous affichons une expression intriguée.

"De quels moyens disposez-vous pour faire oublier les interrogatoires ?"

Puis nous envoyons nos photons parcourir le corps de Narumi afin de pouvoir lire ses émotions avant de lui demander si elle n'est véritablement plus du côté des Black Feathers.

Nous l'observons et l'écoutons, tout en analysant les informations reçues par les particules d'aura qui la traversent. En réalité, son langage corporel est suffisamment éloquent pour que nous n'ayons pas réellement besoin de lire ses émotions à partir des Photons, mais nous le faisons tout de même par acquis de conscience. Nous ressentons, chez elle, une grande animosité à l'égard de SK et de son ancienne alliance, ce qui se voit également par son comportement alors qu'elle enfonce ses griffes sur la table. Elle se contient mais nous sentons qu'elle serait prête à bondir toutes griffes dehors si un membre de l'alliance se trouvait immédiatement devant elle. Elle semble avoir du mal à contenir certaines de ses émotions, telles que la colère.

C'est dangereux. Bien sûr, nous ne pouvons lui en tenir rigueur. La plupart des êtres vivants ont du mal à contenir leur colère et leur haine, sa réaction est légitime. Mais nous craignons qu'un jour, aveuglée par la colère et la haine, elle puisse faire du mal à des innocents sans s'en rendre compte. D'autant plus qu'il s'agit d'une créature extrêmement puissante. Si elle perdait véritablement le contrôle, elle pourrait commettre l'irréparable sans le vouloir, et le regretter par la suite. Il y a tant d'erreurs que nous pouvons commettre lorsque l'on est animé par la fureur.

D'autant plus que cette colère n'est pas seulement dirigée vers son ancienne alliance et leur leader. Elle éprouve également de la rancœur et de l'animosité pour des êtres bien supérieurs à elle et nous. De véritables dieux qui, dans notre mort, choisissent qui revient dans le monde des mortels et qui reste au royaume des morts. Cette information nous surprend, tout comme l'injustice dont elle parle. Il nous paraît évident que nous avons, nous aussi, à notre mort, fait l'objet de la décision d'entités divines et transcendantes. Quelqu'un a choisi de nous envoyer dans ce monde-ci pour une raison inconnue. Peut-être en est-il de même pour Komugi. Mais selon les paroles de Narumi, il en va de même pour des êtres maléfiques - après tout, nous l'étions également auparavant. Qu'est-ce que tout cela signifie ? Ne sommes-nous tous que des pions sur un échiquier, dont des entités supérieures se servent pour disputer des parties entre elles ? Dans notre monde, nous pensions être pratiquement l'égal d'un dieu du fait de notre supériorité sur l'ensemble des êtres vivants. Mais il n'en est rien. Il existe des êtres au-delà de la vie et de la mort, des êtres qui peuvent totalement décider de notre sort lorsque nous mourrons. Comment se battre face à de telles entités ? Comment faire pour ne pas être qu'un pion, une marionnette dont on tire les ficelles ? Comment faire pour changer le système au-delà même du plan mortel afin de rendre l'univers, dans son ensemble, plus juste et plus cohérent ?

En réfléchissant à tout ceci, nous nous sentons extrêmement petit, et insignifiant. Et cela procure en nous une sensation de peur, pour la deuxième fois seulement dans notre vie. Nous avons l'impression d'être sans défense face à des êtres qui peuvent faire de nous exactement tout ce qu'ils veulent, qui pourraient décider de rendre la vie meilleure pour tout le monde et d'apporter le bonheur universel, mais qui ne le font pas parce que cela les amuse davantage de nous voir nous entretuer. Et si nous sommes à ce point troublé, c'est parce que nous savons que Narumi est parfaitement sincère lorsqu'elle parle de ces divinités. Nous avions déjà rencontré une divinité par le passé, un Dieu de la Création du nom de Poïko. Et malgré tout le respect que nous avions pour lui, il ne nous paraissait pas si différent de nous, nous ne sentions pas un fossé qui nous séparait de lui. Mais les êtres dont la militaire parle, ces êtres qui peuvent décider de qui revient à la vie et de qui reste piégé dans le royaume des morts, nous paraissent inatteignables.

Nous regardons dans le vide quelques instants, troublé par cette révélation à propos de l'au-delà et du fait que des criminels peuvent revenir à la vie alors que des innocents restent morts. Mais comment pouvons-nous songer un seul instant que notre façon de voir les choses, que notre sens de la justice, est meilleur que les leurs ? Puisqu'ils sont en tout point supérieur aux êtres mortels comme nous ou Narumi, comment pouvons-nous nous opposer à eux et aller à l'encontre de la volonté ? Ils doivent certainement savoir tout un tas de choses que nous ignorons, et avoir de bonnes raisons de faire ce qu'ils font... Tout du moins, nous l'espérons. Peut-être que ceux qui restent morts sont plus heureux au Royaume des Morts, peut-être ont-ils accès à une sorte de Paradis où règne la paix et le bonheur pour l'éternité ? Peut-être que ceux qui sont renvoyés parmi les vivants ont encore des choses à accomplir...


"Ainsi, il existe des entités supérieures qui décident de notre sort après la mort... C'est une révélation assez perturbante. Ce sont probablement certaines de ces entités qui ont décidé de nous renvoyer ici après notre mort. Peut-être ne venons-nous pas d'un autre univers, mais simplement d'une autre galaxie ou d'une autre époque... Ou peut-être que ces entités sont au-delà même des univers parallèles."

Nous pensons à voix haute, les yeux posés sur le plateau de jeu de l'oie alors que nous nous massons le menton entre nos doigts.
Nous relevons les yeux vers Narumi.


"Pardon, nous pensions à voix haute. Il risque effectivement d'être difficile de mettre SK et sa bande hors d'état de nuire si des êtres divins décident de les ressusciter. Tout cela nous dépasse complétement. Devons-nous faire ce que nous pensons être juste dans le monde des mortels sans tenir compte des décisions des dieux, ou au contraire, devons-nous faire en sorte de nous opposer aux divinités elles-mêmes ?... Voilà qui mérite plus ample réflexion."

Nous reprenons les dés et les lançons.

G a m e [PV] Dice6G a m e [PV] Dice1

Nous avançons de 7 cases et atteignons la case 25. L'écart se resserre.

"Nous comprenons l'animosité que tu éprouves à l'encontre de SK, mais tu sembles avoir quelques difficultés à contenir ta colère. Ne laisse pas la colère et la haine t'aveugler, ce ne sont pas les émotions qui doivent te guider, mais toi qui dois les dompter. Ces sentiments nous empêchent généralement d'avoir les idées claires et de réfléchir aux meilleures solutions. Il y a, toutefois, quelque chose que nous avons du mal à saisir dans tes propos. Il est des émotions humaines que nous avons du mal à appréhender, tel que l'amour, par exemple. Nous avons bien ressenti ta haine dirigée envers SK, mais tu affirmes également l'aimer. Que veux-tu dire par là ? Nous associons l'amour au fait de vouloir rester auprès d'une personne et d’œuvrer pour son bonheur, mais cela nous paraît plutôt incompatible avec l'animosité que tu ressens pour lui. Ne s'agit-il que d'une attirance physique ?"

Le sentiment le plus proche de l'amour que nous avons pu ressentir, c'est celui que nous éprouvons envers Komugi. Nous ignorons s'il s'agit véritablement d'amour. Il est vrai qu'elle nous manque terriblement et que nous aimerions la retrouver et continuer de jouer au Gun-Gi comme autrefois, nous pensons régulièrement à elle. Et dans notre ancienne vie, nous voulions rester auprès d'elle et la protéger. Elle est la personne qui compte le plus à nos yeux. Mais cela est-il équivalent à l'amour ? Ou n'est-ce qu'un sentiment égoïste lié à notre envie de nous mesurer à une valeureuse adversaire dans un domaine dans lequel elle nous dépasse ?
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockJeu 2 Avr 2020 - 12:07
Meruem soulevait des interrogations judicieuses par rapport à la manière de vivre des loup-garou. Ce système marche bien en temps normal, mais justement il est d’autant plus intéressant de se pencher dessus en cas de crise. Un faible sourire animait ses lèvres lorsqu’il fut pour elle le temps de répondre. 

En cas de crise, nous rationnons les vivres et nous nourrissons équitablement tout le monde. Comment savoir si l’un des chefs de clan ne fait pas de favoritisme ? Je ne saurai te répondre pour être franche. En fait, ce genre de scandale est déjà arrivé et cela ne te surprend pas j’imagine. Les défavorisés se sont manifesté. Nous n’agissons pas comme la justice terrienne parce que mentir est considéré comme le pire des déshonneurs pour notre race. Nous partons donc du principe qu’un plaignant ne risquerait pas le déshonneur en se lamentant pour quelque chose de faux. Bien entendu, il y a des personnes sans foi ni loi partout. Certains n’admettent pas leurs fautes, et il n’existe pas de solutions miracles pour régler ce genre de cas. Il faut tenter de savoir qui est le plus honnête. De plus, si les terriens en général préfèrent privilégier les femmes et les enfants, ce que je peux comprendre, chez nous il n’y a personne qui est favoriser. Cela peut paraître barbare, j’en suis consciente. Pourtant, je suis convaincue que c’est la meilleure manière de faire, pour nous en tout cas.

Suite à quoi, l’insectoïde se demande quel biais utilise l’armée pour faire comme le sort “oubliette” d’Harry Potter sur les interrogés. 

On leur met un bon coup de matraque sur la nuque, en général cela suffit.



Narumi retenait son rire en se pinçant les lèvres. C’était relativement rare qu’elle fasse de l’humour. Celle-ci attendit un peu pour voir la réaction de Muruem avant de dire qu’il ne s’agissait que d’une boutade.

Nous utilisons un flash aveuglant comme dans Men in Black. Tu connais ce film ?



Est-ce que Meruem va tomber dans le panneau ? Narumi tentait de garder un air sérieux, mais au bout de quelques secondes elle éclata d’un rire franc. 

Bon, bon ! ça fait du bien de rire quand même ! Je suis tellement stressée en ce moment que j’en avais bien besoin ! Plus sérieusement, nous injectons un produit aux interrogés une fois notre petite entrevue terminée. Ce produit ne leur fait pas vraiment oublier les dernières heures, il crée des souvenirs factices. C’est une arme très dangereuse mise entre de mauvaises mains, je le concède. Ceci dit, c’est valable pour beaucoup d’autres choses.

La suite était bien moins légère. Narumi s’était emportée mais contenait tout de même sa fureur. Après tout, ceux sur qui elle devait la déversé n’étaient pas là. Il était donc bien inutile de continuer à être tant en colère, bien que ce soit plus facile à dire qu’à faire. Son rictus facial déformé par la haine prit plusieurs longues minutes avant de se détendre. Ses mains et surtout ses doigts se décrispèrent également petit à petit. La louve prit plusieurs autres gorgées d’eau pour tenter de garder la tête froide à nouveau. 

Le pauvre Meruem avait l’air tout retourné par ce qu’elle avait avoué concernant les entités “supérieures” dans le royaume des morts. Ceux-là même qui décident du sort des pitoyables êtres “inférieurs” comme nos deux protagonistes. Cette dernière eut un petit rire jaune en entendant la réflexion de son partenaire à ce sujet.

J’ai l’impression que l’histoire de tous les individus tourne autours de ça. Renverser les plus forts, prendre leur place pour tenter d’imposer ce que l’on considère comme une vision plus juste des choses… Mais au final l’histoire se répète comme un cycle, et nous devenons nous-même tyran au bout d’un moment. Pour être honnête, cela me fait déprimer de penser que nos actions peuvent n’avoir aucune incidence. Je crois sincèrement que les BF méritent tous d’être puni par la mort, mais je sens que ceux qui décident de notre mort définitive ou pas les ramèneront. J’en ai la preuve, SK est déjà revenu d’entre les morts alors que c’est plus que juste un sale type. Les Dieux de là-haut doivent le savoir, alors pourquoi ils le ramènent à la vie ? Dans un registre plus large, ils n’ont de cesse de renvoyer Majin Vegeta et ses sbires de la mort également… Va comprendre pourquoi, ça n’a aucun sens à mes yeux. Ils doivent se délecter de nos petits conflits de mortel, je ne sais pas…

Son partenaire lance les dés et fait 7. En effet, l’écart semble être moindre à présent. L’insectoïde exprime le fond de sa pensée concernant ce qu’il ressent chez Narumi par rapport à SK. Cette dernière en profite pour prendre les dés à son tour. Elle les remue dans la paume de sa main gauche en réfléchissant à ce que son adversaire de jeu lui dit. Celle-ci finit par les lancer :
G a m e [PV] Captur14

Tout comme Meruem, la louve fait 7. Elle passe de la case 31 à la case 38. Puis de la case 38 à la case 42.

Le fait qu’il lui dise de faire attention par rapport à sa colère la fit rire tout doucement. Cela lui rappelait ses propres conseils envers Wolfgang.
La gestion de la colère… Il faut une grande maîtrise de soi pour y parvenir. Cela me fait penser aux conseils que j’ai moi-même donné à mon ami Wolfgang. La personne avec qui tu avais joué. Cela ne fait pas de mal de les entendre à nouveau, c’est une mise en garde très utile. Malheureusement, il m’est impossible de dire dans quel état je serais lorsque je reverrai les BFs. Même en m’y préparant mentalement…. Et comment te répondre en affirmant que ce que je vais dire est véritable ? Je n’en sais rien moi-même. Ce sentiment d’amour est plus fort que moi. J’aime à croire que si ce n’était que de l’attirance physique, alors je ne souffrirais pas de la sorte. Il me semble que cela est plutôt naturel et répandu d’avoir de l’attirance physique pour autrui. Or, souffrir de l’absence de quelqu’un qui nous a tout pris, je crois que ça l’est moins. C’est une malédiction, c’est incontrôlable. Même si tu ne ressens pas d’attraction physique, tu dois pouvoir ressentir de l’amour toi aussi. N’as-tu donc jamais été amoureux ?
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MessageSujet: Re: G a m e [PV]   G a m e [PV] ClockSam 11 Avr 2020 - 21:32
(Désolé pour l'attente.)

Le système sociétale utilisé par les loup-garous a sans doute ses failles, comme tout autre. Mais il semble toutefois proche de l'idéal d'égalité, et de liberté, auquel nous aspirons. Le partage, la solidarité, la contribution collective, telles sont les valeurs que nous défendons et que nous opposons à l'individualisme engendré par la société capitaliste des terriens.

"De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins." résumons-nous lorsque Narumi a fini de décrire leur système proche du communisme.

"C'est une philosophie à laquelle nous adhérons." affirmons nous avec un petit sourire amical.

Par la suite, nous l'interrogeons sur ce mystérieux moyen de leur faire oublier l'entretien. La militaire affirme qu'il suffit d'employer la force brute pour leur faire oublier. Tout d'abord, nous affichons une expression légèrement étonnée. Puis nous remarquons le sourire qu'elle s'efforce de dissimuler. Nous n'avons pas encore utilisé nos photons à cet instant précis, nous ne pouvons donc pas connaître ses véritables émotions.


"Tu n'es pas sérieuse." affirmons-nous sur un ton calme, tout en gardant un air sérieux.

L'humour est quelque chose qui nous échappe en grande partie. Il est vrai que peu de choses nous paraissent drôles, et que nous ne rions presque jamais. Il y a encore quelques mois, nous aurions puni une personne se moquant de nous comme Narumi venait de le faire, d'un coup fatal de la queue pour la décapiter. Mais nous avons changé, nous n'avons plus la même estime de nous que nous avions autrefois, et de ce fait, ce genre de choses, tout comme un éventuel manque de respect ou une quelconque animosité de la part de quelqu'un à notre égard, ne nous affectent plus.

Elle dit qu'ils vont utiliser un flash aveuglant comme dans un film dont elle nous demande si nous le connaissons. Nous hochons négativement de la tête.


"Nous n'avons jamais regardé de film." avouons-nous.

Nous nous interrogeons sur le fonctionnement d'une technologie capable de faire perdre une partie de la mémoire à partir de flashs lumineux.
Puis Narumi éclate de rire alors même que nous restons stoïque. Nous pourrions estimer qu'elle nous fait perdre du temps avec des plaisanteries, mais en réalité, cela ne nous dérange pas, nous comprenons le fait qu'elle ait besoin de décompresser dans une telle période de troubles.

Elle affirme alors qu'ils ont l'intention d'injecter un produit créant des souvenirs factices. Cela nous laisse perplexe. Nous nous caressons le menton quelques instants.


"Modifier les souvenirs des gens... Une telle chose ne devrait pas être permise. Cette idée ne nous enchante guère, surtout lorsque l'on sait qu'ils sont innocents à l'exception de celui que nous cherchons. Y a t-il des effets secondaires à ce produit ? Cela ne risque t-il pas d'endommager la mémoire à plus long terme ? Et quelles peuvent être les conséquences psychologiques d'un tel procédé ? Si, par un quelconque moyen, la personne se rend compte que ses souvenirs sont faux car elle ne trouve aucune preuve tangible de leur véracité, cela pourrait avoir des effets désastreux sur sa santé mentale. En outre, l'idée de leur cacher la vérité nous déplait également, encore plus si cela leur est imposé, puisque nous considérons que ceux qui exercent une forme de pouvoir sur autrui doivent rester transparents sur leurs agissements. Il serait plus judicieux de maintenir les suspects enfermés le temps de l'enquête en leur expliquant la situation, ainsi nous n'aurions pas à les manipuler mentalement, bien que l'idée de priver de liberté des innocents nous révulse également. Mais comme dans toute situation de crises, il faut trouver le bon compromis entre la liberté des individus et leur sécurité. Peut-être devrions-nous laisser le choix aux personnes interrogées : les laisser choisir entre obtenir de faux souvenirs par l'injection de ce produit, ou être isolés de tous les autres suspects potentiels jusqu'à ce que l'enquête soit finie. Nous pouvons aussi procéder d'une toute autre façon. En analysant les cadavres, nous avons pu estimer une tranche horaire durant laquelle ils sont entrés en contact avec le poison : c'était toujours entre 18h et 20h. Il y a donc fort à parier que, qui que soit l'individu que nous recherchons, il se trouve dans le camp durant cette tranche horaire, qu'il soit médecin, militaire, ou simple réfugié. Par conséquent, nous pourrions empêcher tout le monde de sortir du camp à partir de 18h et jusqu'à ce que nous trouvions le coupable, en interrogeant toutes les personnes présentes."


Par la suite, la discussion tourne autour des Black Feathers et des sentiments qu'éprouve Narumi à leur égard, et surtout pour leur leader, son ancien compagnon sur le plan amoureux. L'amour étant un sentiment que nous ne comprenons pas encore parfaitement, tout comme tant d'émotions humaines par ailleurs, bien que nous soyons capable de les reconnaître chez autrui avec nos photons, nous avons du mal à comprendre comment elle peut ressentir à la fois de la haine et de l'amour pour une même personne, car cela nous paraît incompatible. Et pourtant, les émotions que nous pouvons discerner par les réactions chimiques de son cerveau et les manifestations physiques de son corps ne trompent pas. Elle souffre du fait d'être éloignée de SK et de ne pas être aimée par cet homme qui lui a pourtant tout pris, autant qu'elle lui en veut pour ce qu'il a fait. Comme si elle était partagée entre ces deux côtés. Comme nous l'étions autrefois. Nous oscillions entre les Fourmi-chimères et l'Humanité, tantôt nous étions un monstre souhaitant régner sur les autres en éliminant les êtres que nous considérions faibles et sans valeur, tantôt nous étions capable de faire preuve d'humanité, de compassion à l'égard des autres. Grâce à Komugi, nous avons définitivement basculé du côté de l'Humanité. Mais qu'en sera t-il de Narumi ? Elle peut encore basculer d'un côté comme de l'autre. Elle n'est pas encore libérée de ces sentiments, ce qui signifie que SK pourrait encore les utiliser contre elle. Une partie d'elle souhaite que cet homme l'aime et l'accepte, et souhaite rester à ses côtés et simplement profiter du bonheur qu'il lui procure par sa présence, un plaisir qui pourrait paraître égoïste. Mais une autre partie, animée par sa raison, sa morale, son éducation, sait à quel point cet homme est mauvais et doit être neutralisé, et cette partie d'elle-même se déteste de ressentir encore ces sentiments à son égard. Narumi est une personne très complexe, divisée par des pensées et des envies contradictoires, par un cœur et un esprit qui ne sont pas en accord l'un avec l'autre. Elle est en conflit perpétuel avec elle-même, et cela l'empêche de ressentir du bonheur. Car elle ne pourrait être heureuse qu'en restant aux côtés de SK et en le suivant dans sa quête de pouvoir, répandant le malheur autour de lui - ce qui, paradoxalement, la rendrait également malheureuse puisqu'elle est consciente que ce n'est pas la bonne voie à suivre et qu'elle n'est pas une mauvaise personne, au fond d'elle.

D'une certaine manière, nous sommes peiné en analysant ainsi ses émotions. Notre objectif est que chacun puisse s'épanouir, trouver sa place véritable dans ce monde immense, et accéder au bonheur en développant tout son potentiel. Mais nous sommes face à une personne dont les contradictions l'empêchent d'accéder au bonheur. Une personne qui nous paraît condamnée au malheur quoiqu'elle puisse faire. Nous aimerions pouvoir l'aider à trouver sa place. Mais hélas, si nous sommes capable de décortiquer les sentiments d'une personne sans pour autant comprendre d'où ils viennent exactement, nous ne pouvons pas les contrôler, ni les changer. Il n'y a rien que nous puissions faire pour empêcher Narumi d'aimer SK, ni pour ôter son humanité qui la pousse à culpabiliser de cet amour passionnel, d'autant plus que nous ne souhaiterions pas l'inciter à rejoindre SK pour son épanouissement personnel. Car si elle faisait une chose pareille, nous serions forcé de l'arrêter. Certes, nous voulons que les gens soient heureux, mais cela ne doit pas se faire au détriment des autres. Par exemple, nous ne pouvons laisser faire quelqu'un qui s'épanouit dans le crime ou la violence.


"Tu ne dois pas tenter de retrouver les Black Feathers, et encore moins leur leader SK." affirmons-nous d'un air sûr de nous.

"Pas seulement parce que tu risquerais ta vie en faisant une chose pareille. Tu continues d'aimer cet homme qui a tout fait pour être détesté. Personne ne peut te le reprocher, ces sentiments sont incontrôlables. Mais ils sont également très dangereux, pour toi et pour tous les autres. Aujourd'hui, la raison l'emporte sur tes sentiments. Tu sais que SK répand le mal autour de lui, et puisqu'au fond, tu veux être une bonne personne, tu te refuses à le suivre.  Par conséquent, tu sacrifies ton propre bonheur pour éviter de faire du mal aux autres, et c'est tout-à-fait honorable de ta part. Malheureusement... Ce genre de sentiments rendent les gens très instables. Si, aujourd'hui, nous ressentons bel et bien la sincérité dans tes paroles... nous ne pouvons avoir aucune certitude quant à l'avenir. Les sentiments que tu éprouves pour SK pourraient te faire tomber de nouveau dans ses bras, il lui suffirait de trouver les bons mots, de te faire croire qu'il t'aime, de te faire ressentir ce bonheur qui t'est aujourd'hui inaccessible, pour que tes sentiments l'emportent sur la raison. Tu redeviendrais alors celle que tu étais autrefois. En outre, bien que son absence te fasse souffrir, il t'est aussi plus facile de tenir de tels propos, d'être convaincue que tu dois le combattre et le détester, en étant éloignée de lui. Mais si vous vous réunissiez, tu pourrais avoir une toute autre perspective. Nous sommes désolé. Nous aimerions pouvoir te dire que nous avons confiance en toi, que nous savons que tu ne retourneras jamais avec les Black Feathers à cause de toute la haine que tu éprouves actuellement pour eux, nous ressentons bien ton honnêteté et ton envie de bien faire les choses. Mais l'amour que tu éprouves encore pour leur leader ne nous permet pas d'avoir cette certitude. Tu nous parais encore trop instable... tout comme l'ami que tu as mentionné un peu plus tôt et qui renferme, lui aussi, une très profonde colère."

Après cette mauvaise nouvelle, nous reprenons les dés et les lançons.

G a m e [PV] Dice3G a m e [PV] Dice1

Nous passons de la case 25 à la case 29. Nous reprenons la parole tout en bougeant le pion sur le plateau.

"Bien entendu, cela n'est qu'un conseil, nous ne t'imposons rien. Mais si tu pars à la rencontre de SK, et qu'il parvient à utiliser à nouveau tes sentiments pour te contraindre à le suivre..."

Nos yeux, posés sur le plateau, se relèvent pour se plonger dans ceux de Narumi, toujours avec un grand sérieux. Nous concluons :

"...sache que ce ne sera pas au jeu de l'oie que nous nous affronterons lors de notre prochaine rencontre."

Ce n'est qu'une mise en garde. Si Narumi prend le risque de retrouver SK et qu'il parvient à la manipuler de nouveau, nous n'aurons d'autres choix que de l'affronter et de la neutraliser, car, tout comme SK, elle sera une menace pour la paix à laquelle nous aspirons.

"Et pour en revenir à ta dernière question, il y a bel et bien une personne qui est plus importante à nos yeux que toutes les autres. Mais elle nous a suivi dans la mort, et nous ignorons si les entités supérieures ont décidé de la ressusciter elle aussi ou non. Nous continuons de la chercher en parallèle de nos autres objectifs, mais puisqu'elle pourrait se trouver n'importe où, sur n'importe quelle planète, ou même nulle part, la retrouver ne fait pas partie de nos priorités."

Et pourtant, rien ne nous ferait plus plaisir que de rejouer au Gun-Gi avec Komugi. Mais, si nous la retrouvions, peut-être que nous nous détournerions de nos objectifs actuels. Aider les gens et contribuer à leur bonheur et à la paix universelle est plus important que disputer une simple partie de jeu, quand bien-même cette deuxième activité nous procure davantage de satisfaction.

Soudain, l'émetteur des Ganshous, posé sur la table à côté de nous, se met à vibrer.


"Excuse-nous." affirmons-nous à l'attention de Narumi.

Nous décrochons l'appareil et le plaquons à notre oreille.

"Oui ?"

« Meruem, c’est Fugma. J’aurais besoin de toi pour une mission bien particulière. J’avance bien dans ma quête, j’ai obtenu l’accord de Motta. Ce qu’il fait qu’il nous reste plus que deux Dragon Ball à obtenir. Je suis en train de me diriger vers Pythar pour obtenir la 6ème. Il ne restera plus qu’à obtenir une, et c’est justement pour ça que j’aurais besoin de toi. J’aurais besoin que tu convainques le dernier porteur de soit nous confier sa Dragon Ball, soit de participer à la négociation à nos côtés. Pour finir, je n’ai hélas pas son nom. Tu pourras toujours l’obtenir sur Namek, mais je pense que tu peux te débrouiller seul. J’ai sa localisation, c’est vers Satan-City. Il ne doit pas y avoir beaucoup de mondes. Je t’envoie les coordonnées. Cette personne sera très vraisemblablement un ancien membre ou un allié de la Z-Team. Je pense que sa préoccupation principale sera de sauver la terre. Je pense que lui dire qu’on compte faire revenir les victimes pourrait l’aider à convaincre de nous aider. »
"Entendu."

Puis nous raccrochons l'appareil et le posons sur la table au même endroit. Notre regard se reporte sur la louve. Nous ignorons si son ouïe fine lui a permis d'entendre le discours de Fugma à travers l'émetteur.

Soudain, une connexion se fait presque instantanément dans notre cerveau alors que nous repensons au discours du leader des Ganshous. La dernière Dragon Ball est possédée par une personne à Satan City dont le but est d'aider les terriens... et nous savons exactement où elle se trouve.

Un peu plus tôt, nous avons scanné entièrement le corps de Narumi avec nos photons. Nous avons alors remarqué un objet qu'elle possède sur elle, une petite sphère précisément. Mais cette sphère émet des ondes bien particulières, ce n'est pas quelque chose que l'on peut discerner avec la détection d'auras par exemple, mais un appareil sophistiqué, un détecteur, pourrait capter ces ondes et permettre de retrouver les Dragon Balls. Cette émission d'onde à la signature particulière a pu être captée par nos photons.

Sur Magma, lorsque nous avons eu notre entretien avec Fugma et que nous l'avons scanné, cela nous a permis de connaître la forme et la taille d'une Dragon Ball puisqu'il en possédait sur lui. Nous avons également appris à reconnaître les ondes émises par ces précieux trésors, grâce à nos photons.

Lorsque nous avons scanné Narumi, ce n'était pas une Dragon Ball que nous cherchions. Nous nous sommes focalisé sur l'analyse de ses émotions, et nous avons donc ignoré toutes les autres informations que nous jugions inutiles. Ou plutôt, disons que nous les avons rangées dans un coin de notre esprit sans en tenir compte. Mais dés que Fugma a parlé de Dragon Ball, une connexion logique s'est créée dans notre cerveau. Nous avons aussitôt associé les informations à propos des Dragon Balls, que nous avions pu capter sur Magma, aux informations obtenues lors du scan du corps de l'ancienne Black Feather, ce qui nous a amenè presque instantanément à la conclusion suivante : cet objet sphérique et qui émet ces ondes si particulières, que Narumi détient, il s'agit de la dernière Dragon Ball !

Il ne s'est écoulé qu'une poignée de secondes depuis que nous avons mis fin à l'appel de l'émetteur, et nos yeux s'écarquillent légèrement lorsque nous prenons conscience de cela. Quelle était la probabilité pour que nous faisions connaissance, dans ces conditions, de la personne possédant la dernière Dragon Ball ? Pour que nous recevions la demande de Fugma au moment-même où nous étions en train de discuter avec notre cible ? Et que ce soit cette personne qui soit, en réalité, venue à notre rencontre pour discuter d'une affaire n'ayant rien à voir avec l'objectif des Ganshous ? Est-ce l’œuvre du hasard ? Nous savons que le hasard n'agit réellement qu'à l'échelle quantique, comme dans le cas de désintégration nucléaire ou de phénomènes liés aux ondes électromagnétiques. Mais dans tous les autres cas, comme le lancer d'un dé par exemple, ou la présence de deux individus au même endroit au bon moment, cela ne relève en rien du hasard mais d'une suite déterministe de causes et de conséquences répondant aux lois de la physique. Toutefois, selon la théorie du chaos, de simples variations, mêmes minimes, dans les conditions d'origine d'une phénomène, peuvent conduire à des résultats totalement différents à une échelle bien plus grande.

Dans tout ce chaos d'incertitudes, comment se peut-il que nous soyons en train de discuter avec la personne possédant la dernière Dragon Ball au moment même où Fugma nous demande de la retrouver ? N'est-ce qu'une pure coïncidence ? Ou bien tout cela était-il prédestiné ? Tout cela était-il écrit à l'avance ? Prémédité par ces entités supérieures qui jouent avec nos vies et décident de qui a le droit de ressusciter ou de demeurer au royaume des morts ? Et si nous n'étions que les personnages d'un jeu sur lequel nous n'avions aucun contrôle ? Et si nous n'étions tout simplement que des pions, comme ceux de jeu de l'oie, condamnés à suivre un chemin déjà tout tracé à l'avance, sans aucune possibilité de s'en écarter, sans possibilité d'agir autrement ? Est-ce que ce monde existe seulement ? Est-ce que nous existons ? Ou bien tout cela n'est-il que le fruit de l'imagination d'êtres venus d'ailleurs qui contrôlent absolument tout de notre monde, que cela soit dans nos agissements, dans nos motivations, ou même tout ce qui nous entoure ? Peut-être que nous ne sommes qu'un pion sur un plateau de jeu de l'oie ou sur un échiquier. Peut-être que nous ne sommes, en fin de compte, qu'un personnage fictif dans un univers inventé de toutes pièces, peut-être que nous n'existons pas, peut-être que rien n'existe...

Mais l'heure n'est pas à ces questions existentielles. Peu importe l'existence ou la non-existence de cet univers ou de notre propre personne, nous avons, ici, une mission, et des personnes qui comptent sur nous pour la mener à bien.
Autant aller droit au but.


"Narumi. Tu le sais peut-être déjà, l'objectif des Ganshous est de protéger les Dragon Balls afin d'empêcher qu'elles soient entre de mauvaises mains. Plus récemment, Fugma a décidé de mettre un terme aux guerres incessantes qui entourent l'existence de ces artefacts magiques. Pour se faire, il a l'intention de rassembler toutes les Dragon Balls, et de trouver un compromis entre leurs détenteurs afin d'utiliser les trois vœux pour satisfaire le plus grand nombre et empêcher quiconque de les utiliser avec de mauvaises intentions. L'un de ces vœux serait de ressusciter les terriens victimes des bombes de SK, bien que nous ne soyons, nous-même, pas forcément d'accord avec cette idée. Quoiqu'il en soit, nous savons que tu possèdes l'une d'entre elles. Nous comprendrons aisément si tu ne souhaites pas la donner à quelqu'un que tu viens de rencontrer, bien que tes sens aiguisés te permettent de ressentir notre sincérité. Mais peut-être accepterais-tu de nous accompagner sur le lieu des négociations, où les détenteurs devront se mettre d'accord sur les trois vœux à formuler ?"

Nous savons que nous lui en demandons beaucoup, étant donné la valeur de ces sept boules de cristal. Nous espérons toutefois qu'elle coopère. D'autant plus qu'après avoir perçu l'intensité de ses sentiments à l'égard de SK, de la haine comme de l'amour qu'elle éprouve pour lui, nous ne pouvons décemment pas laisser la Dragon Ball dans ses mains. Si nous le faisions, SK aurait tout le loisir de la récupérer plus tard. Pour empêcher les Black Feathers d'obtenir cette Dragon Ball, nous devons la prendre des mains de Narumi dés aujourd'hui. Avec, ou sans sa coopération, bien que nous préférerions régler cela pacifiquement et sans causer de dégâts.
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