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 Simple détour

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Garou
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Terrien
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MessageSujet: Simple détour   Simple détour ClockSam 28 Sep 2019 - 19:55
'chier. J'avais fini par crever, la poisse. A vrai dire, le plus douloureux était de ne pas avoir pu en coller ne serait-ce qu'une à cette enflure de dieu-démon. Où allais-je donc finir ? En enfer, si seulement il existe ? Ou bien est-ce simplement terminé, ma conscience subsistant pour quelques derniers instants ? Peut-être allais-je en réalité avoir droit à mon entretient, après avoir abattu "l'avatar" ?

"Pas vraiment, non."

Cette voix qui résonnait donc mon crâne, je la connaissais. L'instant d'après l'avoir perçu, il semblait que je reprenais conscience, ressentant à nouveau le poids de mon corps. Doucement, j'ouvrais même les yeux, pour contempler un ciel aux teintes sombres qui n'avait rien à voir avec celui du hameau. Où étais-je ?

"J'te félicite pas, mon gars. T'as réussi ton coup, clamsé en beauté, et pourquoi ? Rien. Enfin, t'as la chance d'incarner mon vaisseau, 'fallait bien que je te garde pour espérer atteindre mon objectif. Bah ouais mec, j'te rappelle que t'étais sensé m'aider à sortir de ce trou. Alors bon, moi le royaume des morts, c'pas trop mon truc, du coup j'en ai profité pour faire un p'tit détour par ici, l'ancien sanctuaire du maître. Ne reste plus que de vieilles âmes en peines, rien de bien intéressant."

Je grimaçais, mon expression dissimulé sous le masque qui s'adressait à moi. Il m'était toujours impossible de prononcer le moindre mot, mais lui m'entendait bien. Ca craignait, si j'avais su qu'il me suivrait jusque dans la mort, j'aurais réfléchi à deux fois avant de l'enfiler. Je me relevais, et constatais rapidement d'un chose : j'avais retrouvé mon corps, désormais nu. Mais entier toutefois, puisque mon bras était de retour, et disposant de ses véritables forces et capacités. Quel plaisir, j'étais bel et bien sorti de cette prison. Avec mes forces recouvré, il m'était même possible de retrouver Demigra et de la lui mettre pour de bon ! Jubilant à cette idée, il restait néanmoins un détail à régler. Si j'étais en partie reconnaissant envers le masque pour m'avoir emmené ici, il était temps de reprendre le contrôle total de mon co-...

"Hep là, pas si vite. Ne crois pas que mes services sont gratuits, ton corps est à moi désormais, jusqu'à ce que j'en trouve un de meilleur facture. Ravis de constater que t'es bien plus fortiche en vrai que tu ne l'étais là-bas, n'empêche t'as décidément rien de bien monstrueux l'ami, faut que tu te soignes."

Bon sang, impossible de bouger. Du moins, je n'étais plus capable de décider de mes gestes, puisque mon poing se fermait devant mes yeux, avant que le bras ne se baisse. L'enfoiré avait pris les commandes ! D'un bond, je m'élançais sans même le vouloir au beau milieu de ces plaines quasi désertiques, où semblait roder toutes sortes de monstres. La plupart disposaient d'une apparence humaine, mais bien vite je me rendais compte qu'ils étaient horriblement déformés... Eux aussi étaient des monstres. L'un d'entres eux me repéra, un type enroulé dans des bandelettes sombres semblable à une momie, mais dont l'unique oeil globuleux s'écarquilla en percevant sa proie. Il se jetait sur moi, tandis que le masque utilisait l'une de mes techniques pour lui perforer l'abdomen, puis le déchiqueter en lambeau en enfonçant ses deux mains dans le trou béant qu'il venait de former. Le sang s'écoulait sur ma peau, tandis que je saisissais les bandelettes ensanglantées.

"C'est pas que t'es mal foutu, hein, mais se trimbaler à poil comme ça c'est tout de même pas correct. Ca devrait faire l'affaire. Bon, on va trouver la sortie, maintenant. Et au passage, on butera un ou deux damnés !"

Ainsi, je me retrouvais enroulé à mon tour dans les bandages du cyclope. Mieux que rien, comme il disait. Il usait de ma voix pour ses ricanements ridicules, et je commençais à en avoir sérieusement ma claque de ses bêtises. Il fallait trouver un moyen de reprendre le contrôle, de détacher ce foutu masque de mon visage... Mais comment ? Tandis que j'étais prisonnier de mon propre corps, le masque s'en servait pour abattre nombres de créatures morbides sur son chemin, élevant une voix que je ne reconnaissais plus comme la mienne.
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MessageSujet: Re: Simple détour   Simple détour ClockDim 6 Oct 2019 - 20:33
"... et ainsi continuèrent-ils leur chemin. Le marionnettiste qui n’était qu’un visage et son pantin bandé. Ils marchèrent et marchèrent, massacrant et cherchant la sortie de ce cimetière infernal où les hideux habitants se relevaient quelques minutes après leurs morts. Ce fut une aventure rocambolesque qui se déroula durant les quelques heures qui suivirent, heures durant lesquelles le masque oublia que son corps déjà bien affaibli devait être régulièrement nourri et abreuvé. C’est ce qui les amena bientôt à chercher un lieu où il serait possible de sustenter, car même le ridicule démon se sentait troublé par l’idée de faire preuve de cannibalisme envers les brutes mort-vivantes qui habitent les Champs-Désolés. C’est pourquoi ils arrivèrent bientôt sur le pas de la porte du manoir du maître des lieux, avant de s’écrouler. Ce fut à ce moment là que je me présentai à eux, achevant d’épousseter l’entrée de l’immense demeure et remarquant ainsi les ordures. Mes mains habiles séparèrent rapidement le jeune homme de son maître, que je jetai dans les oubliettes le temps qu’il se calme et cesse de résonner dans le reste du bâtiment. Je plaçai le jeune convalescent dans une couche une couche, avant de lui préparer un déjeuner modeste à base de viande et de riz que je plaçais à côté de son lit alors qu’il restait dans l’inconscience. De véritables vêtements furent également déposés prêt de lui. Et depuis, j’attends qu’il se réveille… Excellente narration. Mon élocution ne se perd pas...”

Aristidès Othon Frédéric Wilfrid Blondeaux Georges Jacques Babylas, communément appelé Tim, majordome personnel de sa majesté carmine et homme de culture, aux yeux clos et à la barbe blanche et soyeuse, au monocle lustré et au costume excellemment repassé, aux gants délicats immaculés et aux souliers anthracites, un maître dans les tâches ménagères et l’être vivant le plus discret de l’univers, ainsi que le seul personnage d’absolue confiance de l’empereur des damnés, venait de terminer de parler devant le miroir pour vérifier si son dialogue ne s’était pas ternis avec l’accompagnement d’un être aussi taciturne que son employeur. Ce dernier n’était pas chez lui, corrompant le mental d’un guerrier abandonné dans un autre monde. C’était pourquoi l’humble combattant de la poussière et de la saleté décida de revenir prendre place dans la chambre qui logeait le pauvre garçon à l’idéologie confus. Cet enfant avait du potentiel, il en était sûr. Mais il était probable que Légion le taille à son aise comme un vulgaire bout de bois, afin d’en faire une autre statuette à l’effigie de l’incompréhensible terreur qu’il incarnait. Ce serait typique de lui de recruter ainsi des personnalités guerrières sans leur véritable consentement. Mais il n’était pas là pour le juger. Monsieur Caligone avait toujours été un chenapan qui cherchait à tout prix à utiliser les autres pour se sentir heureux. Le serviteur était habitué aux actes de son maître depuis des millénaires. Peut-être pourrait-il lui révéler quelques secrets vis-à-vis de leur passé en commun ? La mémoire défaillante de la liche lui avait ôté quelques précieux souvenirs durant l’épisode éthylique de son existence. Enfin, il venait de gagner l’occasion de discuter enfin avec l’un des (quoi que futur) membres de cette alliance atypique que l’empereur des morts tentait de construire.

"Monsieur Garou semble s’être réveillé...”

dit-il en ouvrant la porte et laissant la lumière fatiguée du monde des morts entrer dans la pièce sombre qui avait aidé le guerrier à somnoler. Les grande jambes d’Aristidès Othon Frédéric Wilfrid Blondeaux Georges Jacques Babylas, généralement surnommé Tim, firent le tour de la chambre improvisée. Des tableaux de personnages et d’évènements inconnus au garçon l’entouraient, mais cela ne pourrait le distraire longtemps. Le froid d’un stéthoscope sur son torse devait l’aider à se recentrer sur la réalité. L’étrange majordome lui faisait un simple check-up, sans changer son expression faciale.

"Inspirez et expirez lentement… Quelle mésaventure vous a-t-elle donc amené dans ce lieu maudit, jeune homme ? En dehors de la mort, si j’ose dire. Un combattant comme vous n’a pas pu s’écraser dans cette cage par hasard… Pas de soucis au coeur, c’est bien...”

D’un mouvement de main, il sembla faire disparaître son outil avant de le remplacer par un autre avec plus de talent que le plus grand des prestidigitateurs. C’était un otoscope qui était à présent entre ses doigts, dont l’embout se plaça dans le creu de l’oreille du gamin.

"Rien dans celle-là… le masque, mmh ? Oh, je m’en suis débarassé. Peut-être qu’il servira à autre chose. Vous êtes un guerrier, non ? Cela se voit à votre carrure et vos cheveux. Les culturistes ne sont pas à ce point excentriques… Rien non plus dans l’autre oreille.”

Il n’ouvrait pratiquement pas les yeux, mais pouvait observer à la perfection, un phénomène que l’on ne pourrait croire possible que dans des oeuvres de fiction. De plus, de l’ombre les cachait. Son visage ne laissait ressortir aucune émotion, mais sa voix était calme et douce, reposante, presque berçante. Une petite lampe torche à présent dans sa paume, il continua sa manoeuvre.

"Dites “aaaah !” Tous ceux qui habitent dans les Champs-Désolés ont un passé dans la guerre et la bataille. C’est un valhalla bien plus triste, en quelque sorte… Fort heureusement, je n’en suis pas originaire. J’y ai juste transporté mon maître afin d’en faire le roi de ce lieu. Vous avez conservé votre santé mentale… C’est quelque chose de peu commun dans ce désert. La plupart des monstres ici ont un esprit aussi creu que s’ils avaient vu des titans d’antan… Aucune inflammation, aucune carie. Vous êtes hygiénique… ou bien très chanceux. Vous devriez vous doucher avant de vous habiller. Vos victimes revivent ici, mais leurs fluides continueront de tâcher vos cheveux.”

Il pointa du doigt une porte dans un coin de la pièce, menant à une salle de bain étrangement moderne malgré l’esthétique ancienne de ce manoir. Si le jeune homme venait de se réveiller, il n’avait pas pu toucher aux vêtements susnommés. Une fois levé, il pourrait voir le majordome faire le lit derrière lui.

Aucun autre personnage n’était présent sur la scène.
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MessageSujet: Re: Simple détour   Simple détour ClockMer 9 Oct 2019 - 0:23
Ca n'en finissait pas. Nous traversions ce monde pourrissant en y arrachant chaque pustules, brisant les os et perçant la chair d'un nombre ahurissant de cadavres ambulants, qui finissaient simples dépouilles immobiles. Et à mesure que nous avancions, je sombrais davantage, tandis que lui semblait prendre son pied. Il riait, ma... Non, sa voix résonnait dans cet endroit morbide, tandis que j'étais spectateur de sa joie sanguinaire. Assez, j'en avais plus qu'assez, la plaisanterie avait déjà bien trop duré. Rends-moi mon putain de corps, enflure !

"Tu es bien grossier, l'ami. Moi qui pensait te faire plaisir en t'offrant tout ce sang, un véritable monstre devrait s'extasier devant tant d'hémoglobine !"

Nous faisons face à une véritable petite armée, ils étaient lents, leurs mouvements étaient grossiers, mais ils étaient nombreux. Bientôt, tandis que nous dansions au centre de cette tempête de mort, une lame perça ma chair. Evidemment, c'était moi qui prenait, lui ne semblait pas en souffrir le moins du monde. Au contraire, il riait de plus belle. C'est mon corps que t'es en train de déglinguer, imbécile ! D'autres blessures s'ajoutèrent à celle-ci, et mon corps perdait de sa vigueur, ne lui en déplaise. Il fini par s'en rendre compte, mais il était déjà trop tard.

"Oups, on est mal. Faudrait pas non plus que je casse ton corps, je m'amuse bien avec... Tu sais quoi, t'as raison mon pote, on se barre !"

Fléchissant les jambes, il s'extirpa de la mêlé en un bon, atterrissant à quelques mètres du champ de bataille. Finalement, il usa de toutes les forces qu'il me restait pour fuir l'affrontement. Mon état était déplorable, ça valait bien la peine de me ramener ici. Au moins, voilà qu'il était concentré sur une véritable priorité : trouver la sortie de ce lieu maudit. C'est à la vue de cette unique et étrange bâtisse qu'il prit un décision bien précise, mais je ralentissais à vu d'oeil, mes muscles ne supportaient plus mon poids. Au même instant où mon corps s'écroulait, je perdais connaissances, le râle agacé du masque fut le dernier écho que je perçu. Bon sang, quelle histoire, j'ai bien cru m'en sortir pourtant... Mon esprit allait-il disparaître, maintenant que j'avais atterri dans le royaume des morts ? J'eu tout le temps de me poser la question, avant qu'un éclat lumineux ne m'apporte la réponse.

J'ouvrais les yeux. Où avais-je encore atterri, quelle était cette pièce... J'étais alité ? Mon regard inspecta avec attention la pièce, celle-ci plongée dans la pénombre. A porté de main se trouvait l'origine de cette odeur alléchante, un véritable repas était posé à côté du lit. Par réflexe, sans même prendre le temps d'y réfléchir, j'attrapais et commençais à engloutir ce cadeau inespéré. Le masque n'était plus, j'étais libre, et j'avais la dalle. Je n'en laissais pas une miette, et pour sûr que ça ne suffisait pas, mais je venais de recharger en partie mes batteries et bon sang c'que c'était bon. Tandis que j'étais occupé à ronger l'os qui accompagnait il y a quelques instant la viande, la porte de la chambre s'ouvrit. Aussitôt, je bondis, me dressant et prenant une position défensive. Ainsi, en garde, je faisais face à un bonhomme d'un certain âge, plutôt bien sapé, qui avait tout d'un être humain. Sa voix résonna dans la pièce, en même temps que la lumière blafarde y pénétrait, suivie par sa personne. Confus, je le laissais s'approcher, et à la seconde où il avançait sa main contre mon torse je lui saisi le poignet, grognant. Cependant, son expression ne changea pas d'un pouce, il restait tout aussi calme, alors que je prenais conscience de son intention. Quelques instants d'hésitations, puis je me décidais à le laisser m'inspecter.

"J'peux savoir qui t'es ? Et comment tu connais mon nom, le vieux ?"

Tandis que je me laissais tripoter, m'étonnant moi même de la confiance que m'inspirait cet homme, il me demandait de quel façon j'avais atterri ici. Je comprenais rapidement par cette question que je n'avais pas quitté les terres mortes, et que je devais avoir été recueilli, au porte de ce manoir.

"J'ai moi même du mal à l'expliquer. Un démon à la noix nommé Demigra m'a piégé, et son foutu masque m'a emmené ici alors que je venais de perdre la vie. Mais je ne compte pas rester, j'ai récupéré mes forces et je compte bien me le faire cette fois-ci !"

Mes ambitions ne semblaient pas même perturber le majordome, qui continuait sa petite inspection. Mes ardeurs calmées par un tel détachement, je voulu lui demander ce qu'il était advenu du masque en question, avant qu'il ne me prenne de court. Je grimaçais, qui pouvait-il être ? Il ne semblait pas particulièrement fort, mais son assurance indiquait clairement qu'il n'était pas un vulgaire vieillard. Il continua en m'apportant quelques informations sur les lieux, ces "champs-désolés" comme il les appelait, affirmant qu'il n'en était pas originaire. Le timbre de sa voix sembla changer l'espace d'un court instant, alors qu'il faisait allusion à son "maître". Il n'en fallut pas plus, pour que ce "roi des lieux" n'attise pas ma curiosité. Quelqu'un était donc à la tête de ce cortège mortuaire... Sans même savoir pourquoi, je brûlais de trouver cet homme. En ayant visiblement terminé, il m'invitait à me nettoyer. En effet, j'étais couvert de sang, aussi bien du miens que de celui de ces cloportes rampant à l'extérieur. Mon corps, bien qu'en partie soigné, était toujours couvert de ces bandes noirâtres. Je déglutissais, ravalant les nombreuses questions que j'avais à lui poser, puis décidais de suivre son conseil.

Pénétrant dans la salle de bain, je me heurtais à une première étrangeté, alors que je m'apprêtais à me défaire de ces bandages sanglants. En effet, ces derniers avaient colmatés les plaies les plus profondes, à tel point que leur matière semblait avoir "fusionné" avec ma chair. J'avais beau tirer, gratter, frotter, impossible de les retirer... C'était comme m'arracher la peau. Finalement, je dû me résoudre à nettoyer le sang qui décorait mon corps en même tant que celui de ces bandes. Quel bordel, j'étais devenu une véritable momie. Enfin propre, ou du moins débarrassé des nombreuses traces de sang séchés, je passais l'idée de me couvrir des vêtements bien trop formel qu'il m'avait confié. De toutes manières, il semblait que je n'avais pas réellement le choix de l'accoutrement. Pénétrant une nouvelle fois dans la pièce, plus confiant et assuré que jamais, je toisais mon bienfaiteur.

"Tu disais l'avoir mené ici pour qu'il prenne le pouvoir... Je veux le voir, ton "maître". Ensuite seulement je me tirerais d'ici."
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MessageSujet: Re: Simple détour   Simple détour ClockSam 12 Oct 2019 - 19:14
"Durant mes longues années d’existence, nombreuses furent les appellations utilisées pour me qualifier. Mais de nos jours, je préfère… Tim… quand bien même mon identité officielle utilisée dans les registres des vivants est “Aristidès Othon Frédéric Wilfrid Blondeaux Georges Jacques Babylas”. Je l'ai pris dans une bande dessinée. Ce serait malhonnête de dire que ce n’était pas pour embarrasser les bureaucrates cherchant à traquer tous mes aléas que j'eus choisi un tel titre. Quoi que je songe régulièrement à le changer pour… “Grzegorz Brzęczyszczykiewicz de Chrząszczyrzewoszyce”. Cela devrait ennuyer tout le personnel administratif des terriens. Vous ne les appréciez pas, mmh ?”

Aristidès Othon Frédéric Wilfrid Blondeaux Georges Jacques Babylas, nommé comme susdit, passa sa main derrière son dos, avant de la présenter devant le garçon. Mais c’était ce qu’elle tenait soudainement qui l’intéresserait davantage : journaux où figuraient des titres connus du bagarreur :

”OBTENANT LA CEINTURE NOIRE POUR TOUS LES ARTS MARTIAUX CONNUS, IL MASSACRE SES CAMARADES DE CLASSE”; “JEUNE GARÇON REMPORTE PLUSIEURS TOURNOIS LOCAUX, REFUSE LES RÉCOMPENSES”; “LE NOUVEAU CHAMPION DE LA CAPITALE DE L’EST SE NOMME GAROU. UN CHANTEUR PORTE PLAINTE”; “LE CHAMPION EST PORTÉ DISPARU : LA VILLE S’INQUIÈTE”; “PLUSIEURS BOÎTES NOIRES SUSPECTES ENTERRÉES DANS LES CENTRE-VILLES : LE MINISTRE DE LA GUERRE AFFIRME QUE CE NE SONT PAS DES BOMBES”.

"Oups… La dernière ne vous concerne pas. Mais sachez que malgré vos efforts, vous êtes bien connus des humains que vous détestez. Pour le coup, certaines autorités furent chanceuses d’avoir été trop distraites pour reconnaître dans le vainqueur de toutes ces compétitions l’adolescent misanthrope qui voulait de la justice pour les monstres… Et, oui, en effet, cela signifie que je n’ai pas deviné votre passé belliqueux par votre carrure. M’excuserez-vous pour ces balivernes ?”

Il se mit à légèrement et doucement rire à la suite de cette blagounette.

"Demigra… ? Oh, c’est donc là qu’il a fini. J’imagine qu’il s’amuse à piéger des âmes fragiles pour son amusement, et que c’est sur vous que le sort est tombé. Vous n’avez pas de chance. Mon maître vous aurait probablement sauvé s’il avait été choisi par ce Diable de pacotille. Il lui a déjà cassé la figure une fois… C’est d’ailleurs dans son ancienne demeure que vous résidez. Elle fut transposée du monde des démons une fois son lien avec son locataire brisé par la volonté de Monsieur. Il est un crachat dans l’oeil de tous ces dieux maléfiques. Cela m’amuse de penser que c’est l’une d’entre eux qui le lança sur le sombre chemin qu’il arpente de nos jours… Mais je vois la curiosité qui se creuse dans votre regard : profitez de votre douche pour aérer votre esprit et mettre vos pensées au clair.”

Ainsi sauva-t-il la chronologie de toute cette scène. Il était facile pour cette faible temporalité de se briser. En ordonnant au garçon de garder ses questions pour plus tard, il empêchait à la confusion que ce dernier ne pouvait pas voir de s’installer. Ainsi put-il profiter d’une confortable séance de lecture courte des quelques strips des journaux qui figuraient encore dans sa main durant le peu de temps que lui apporter le nettoyage corporel et spirituel de son invité. Cela fut perturbé par les bruits du masque qui se plaignait quelques étages en dessous. Vif comme le vent, il alla rapidement le piétiner en lui ordonnant de se taire avant de revenir dans la pièce où il avait laissé le novice de la monstruosité lors de son rétablissement. Ce dernier sortait de la douche, l’air énervé par quelque chose. Ne cherchant pas à se couvrir, Grzegorz Brzęczyszczykiewicz de Chrząszczyrzewoszyce, officiellement connu comme Aristidès Othon Frédéric Wilfrid Blondeaux Georges Jacques Babylas, mais communément surnommé Tim, comprit rapidement que les bandelettes qui couvraient plusieurs parties de son corps le gênaient, car il devait être incapable de les enlever. Il pouvait comprendre qu’elles puissent l’énerver, en particulier car elles cachaient bassin. Si elles restaient, il ne pourrait plus déféquer ou uriner, et surtout ne pourrait plus jamais utiliser son sexe. Et si quelque chose troublait au plus profond les humains, c’était bien de ne plus pouvoir orgasmer. Avant que le majordome puisse lui proposer son aide pour se défaire de cette calamité, il écouta la première question qui lui était donnée, avant d’y répondre :

"Mon maître n’est pas encore de retour de sa précédente sortie… Et de toute façon, il vous serait incapable de sortir d’ici sans son aide. Seuls ceux qu’il désigne comme méritant peuvent ouvrir les portails permettant de sortir d’ici. Moi, je préfère attendre son autorisation avant de laisser des visiteurs de renom fuir ces lieux maudits.”

Il pointa alors du doigt les pansements amovibles qui entouraient certaines parties du corps du monstre.

"Avez-vous besoin d’aide pour vous défaire de ces bandelettes ?”

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