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 Lorsque Vie et Mort se côtoient... [PV Zer0]

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Néférourê
Néférourê
Terrien
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MessageSujet: Lorsque Vie et Mort se côtoient... [PV Zer0]   Lorsque Vie et Mort se côtoient... [PV Zer0] ClockLun 9 Sep 2019 - 20:34

Si l'oasis représentait source de vie subsistant face à la rudesse de son environnement, le désert figurait, quant à lui, en meurtrier sans pitié. Sécheresses, brûlures, tempêtes, affaissements, mirages, faune... aucune stratégie ne se faisait trop fourbe, que pour se voir rejetée par ces lieux infernaux. Les sables d'Héra invitaient à une mort lente, tout corps les embrassant trop longtemps. Ô dieu de ces lieux arides, puisse-tu octroyer délivrance à tes malheureux égarés, prisonniers de ton étreinte fatale, avant que ne sonne leur regrettable glas.

Toutefois, même un espace des plus sinistres, peut se révéler véritablement bien charmant. Le silence représente le plus poétique des airs, pour la plus fine des oreilles. Celui-ci transmettait le message d'un paysage somptueux et gigantesque, où la nature dominait en maître vénéré. Ainsi s'étendaient dunes ocre et soleil de plomb, au devant d'un corps d'apparence bien frêle, mais au coeur brillant de pureté.

Ces minuscules granules s'écartaient noblement, confrontées aux pas d'une silhouette fort séduisante. Néférourê arpentait ces lieux avec grande nostalgie, accompagnée de son atypique félin, au pelage de cristal. Un périple qui aurait pu se révéler bien mouvementé, si la Déesse de la Vie n'avait été capable d'éviter à sa protégée les pièges d'un tel décor. Même si, pour l'avouer franchement, la belle reine en connaissait la plupart.


" Bast, si j'ai bien compris, la plupart des habitants, et même des envahisseurs de cette planète, sont en mesure de percevoir le Ka et même de s'en servir. C'est bien ça ? " demanda celle-ci, curieuse d'une réflexion lui venant, lors de sa longue marche.

" C'est exact. Bien que le nom diffère, entre les peuples, le Ka d'une personne est détectable et manipulable. Lors de notre échappée, plusieurs soldats s'en sont servi, dans l'espoir d'y mettre fin. "

Répondant calmement, le dieu félin laissait à la fois perdurer son rôle d'éclaireur, en guidant la Souveraine de la Haute et Basse Égypte via les traces de chat laissées au sol. Les deux antiques créatures traversaient en effet la zone propre aux sables mouvants. Ces terribles pièges avaient déjà fait nombre de victimes, à travers l'histoire. Mais ceux d'un désert sec demeuraient les pires. Contrairement à bien d'autres, ils n'étaient généralement pas humides... Essentiellement composées de sable fin porté par le vent, jusqu'à ce qui fut autrefois le creux d'une petite vallée, ces honteuses créations de mère nature n'attendaient qu'une légère perturbation de stabilité, pour libérer l'air emprisonné. Laissant ainsi le corps prendre la place de ce dernier et rapidement chuter au fond de l'oubli, enseveli pour l'éternité.

" Mmh, mais dans ce cas, je ne comprends pas bien. Ne risque-t-on pas de se faire repérer, malgré notre position pour le moins... recluse ? "

" Il est en effet possible de percevoir et de reconnaître le Ka d'une personne à distance, même si celui-ci ne subsiste qu'à faible intensité. Toutefois, il existe des exceptions. Certains êtres parviennent à le masquer, avec de l'entrainement ou non, à l'instar des héraniens. Puis, il existe un ka d'une autre origine : le ka divin. Et celui-ci n'est détectable que par d'autres personnes le partageant. C'est pourquoi tu n'as rien à craindre, tant que tu restes liée à moi. "

Là une révélation somme toute plutôt rassurante. L'espace d'un instant, la grande Maîtresse des Deux Terres s'accorda même un petit soupir de soulagement. Retrouvant le sourire, la Fille de Rê continuait son chemin, laissant briller ses apparats dorés à plusieurs mètres à la ronde. Probablement là le seul moyen de la détecter à distance, même si cela nécessitait malgré tout de s'en approcher suffisamment.

Néférourê ne paraissait pas démontrer un quelconque signe de fatigue, pour le moment. Habituée à cette chaleur depuis sa tendre enfance, la délicate humaine disposait en plus de l'aide d'une déesse, pour la garder en fraîche condition. Pour autant, l'origine de toute âme se montrait plus endurante qu'elle ne l'était véritablement. Bastet avait dû faire preuve d'une grande exposition de ses ressources, pour mettre son plan d'évasion à exécution. Il s'agissait de la fenêtre la plus avantageuse pour l'héritière d'Hatchepsout, alors elle s'était forcée d'y faire honneur...


" Ah ! Et Anubis ? Ne risque-t-elle de nous retrouver par ce moyen ? À la fois, je me sens un peu triste de lui causer des tracas, elle semble si épuisée par ses responsabilités... " déclara tout à coup l'empathique dirigeante, serrant son poing au milieu de son opulente poitrine.

" C'est peu probable. Comme tu le dis si bien, Anubis est très occupée, bien plus occupée que moi. En ces périodes troubles, le voile mortuaire touche et emporte davantage de personnes que le miracle de la vie. De plus, je ne pense pas que la patience de ma soeur lui permette d'éplucher la moindre de mes apparitions, en chaque univers comme en chaque instant. Malgré tout et même si la Déesse de la Mort ne veut l'admettre, notre quête agira également en son intérêt. Moins de guerres signifie moins de morts et donc moins de moissons... Un repos dont elle et ses sujets auraient terriblement besoin. "

Encore une réponse bien précise. Néférourê n'avait pas vu le problème sous cet angle, mais il devenait évident que laisser Anubis se tuer à la tâche n'avait rien de bien altruiste non plus... Sur le court terme, l'égyptienne et le divin félin causaient certes du tord à la passeuse. Néanmoins s'agissait-il d'un investissement à l'émergence d'une situation bien plus souhaitable pour tout le monde. Voilà de quoi relativiser, même si toute souffrance continuerait d'attrister la demoiselle au grand coeur.

La discussion aurait pu s'amplifier davantage, si au cours de sa réflexion la reine n'avait remarqué quelque chose d'étrange. Il restait relativement aisé de distinguer une anomalie, lorsque celle-ci différait en teinte d'un décor devant plutôt se montrer uni. Aussi, focalisant son attention sur ce membre, dépassant du sable fin, la somptueuse reine réalisa enfin sa nature.


" Bastet ! Là, une personne ensevelie. Il faut aller l'aider ! " s'empressa-t-elle alors de réagir, sur le point de s'élancer.

" Sur mes traces, ma reine ! Le passage s'avère restreint. "

Un avertissement prononcé juste dans les temps, puisqu'à peine le pied posé devant elle, que la Main de Dieu manqua de glisser à son tour dans le piège du maudit traquenard ensablé. Écarquillant des yeux, l'envoûtante créature pouvait observer les multiples grains s'affaisser sur eux-même, tout en crachotant une once de leur composition, sous l'effet de l'air dégagé par la pression. Déglutissant, la souveraine aux yeux turquoise se montra par la suite bien docile, contournant les quelques dangers invisibles. Elle se demandait d'ailleurs la raison pour laquelle sa gardienne la mettait ainsi en danger... Était-ce réellement nécessaire de se promener en ces lieux ? Ou leur présence se voulait-elle des plus fortuites ?

Arrivant à la limite du sable mouvant leur faisant face, les deux nymphes purent clairement distinguer une main noire. Très probablement gantée, cette dernière parvenait encore à imposer sa présence au sable menaçant de l'ensevelir prochainement, voire tout simplement à la prochaine tempête. Quelle tragédie... Ce pauvre voyageur du désert, disposant peut-être d'une famille, d'enfants s'inquiétant de son retour ou même d'amis fidèles... Le voici réduit au silence infini, conquis par le désert et devenant son trésor jalousement gardé. Non ! Il fallait le sauver, il fallait au moins sincèrement essayer.

Se couchant d'une moitié de corps sur le sol ferme, Néférourê n'avait la moindre pensée pour l'état dans lequel cela mettrait ses vêtements. Au-delà du fait qu'elle ne s'en soit jamais préoccupé au moment de venir en aide à autrui, la demoiselle savait que Bast n'aurait de toute façon aucun mal à restaurer leur splendeur.

La quadrupède s'assit un moment, contemplant sa protégée faire preuve de tout son courage afin d'atteindre les doigts de l'inconnu. La reine adulée avait beau tendre sa main avec difficulté, elle manquait souvent de peu celle de sa cible. Cependant et au bout d'un court laps de temps, il devint enfin possible de saisir fermement la paume en proie à l'oubli. Hélas, ça n'était suffisant, pour espérer la sortir de ce guêpier. Le corps était trop enfoncé dans le sable et la position de la dame, aux longs cheveux soyeux, quoique obligatoire n'avait rien d'efficace, dans l'optique de sauver son rescapé.

Sans réels appuis disponibles, la belle ne pourrait parvenir à ses fins. La distance était tout simplement trop importante. C'est pourquoi Bastet décida de s'approcher et d'appuyer l'une de ses pattes sur sa protégée. Le geste aurait pu sembler inutile, si à la suite de cette initiative, le corps de l'égyptienne n'avait manifesté des signes de transparence. Une transparence propagée au corps entier de la silhouette ensablée. Et en moins de temps qu'il n'en fallut pour le remarquer, les grains ocres, enlaçant jusqu'ici la pauvre victime, lui passèrent au travers et s'affaissèrent de plus belle. Remarquant aussi la plus grande facilité à tirer sa prise, qui demeurait à présent moins sensible à la gravité, Néférourê parvint finalement à sortir le malheureux de sa prison, comme à l'allonger sur un lit granuleux mais moins mobile.


" Neb ? Réponds-moi, neb. Tu es sauf ! Neb ! " s'efforça la noble figure de faire réagir cet individu mystérieux, à la combinaison noirâtre et seulement dominée d'un casque opaque.

En ces circonstances, le vouvoiement n'était de mise. L'important restait de sauver une vie et, malgré l'acharnement de la Fille de Rê, cette première ne semblait pas vouloir reprendre conscience. Enfin... difficile de s'en assurer visuellement, puisque cette visière empêchait la constatation d'un visage. Cet homme vraisemblable, au vu de sa silhouette, ne voulait peut-être pas se faire reconnaître de tous. Ainsi, la grande souveraine préférait éviter de commettre un affront en lui retirant son casque pour vérifier son état. Cependant, si les petites baffes, les douces secousses et le massage cardiaque ne suffisaient pas, elle serait bien obligée de compléter ces initiatives par un bouche à bouche, tôt ou tard.

De son côté, Bastet soignait les blessures internes de l'étrange entité, d'une simple patte posée. Oh, rien de bien extravagant, mais juste là de quoi lui permettre de fonctionner correctement. Guettant cependant sa protégée quelque peu paniquée, du coin de ses lumineux yeux jaunes, la déesse en cristal liquide jugea bon de se montrer rassurante.


" Patience, ma reine, patience... "
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MessageSujet: Re: Lorsque Vie et Mort se côtoient... [PV Zer0]   Lorsque Vie et Mort se côtoient... [PV Zer0] ClockMer 11 Sep 2019 - 17:15
Le Nombre ouvrit les yeux.

Un grésillement sourd et confus bourdonna dans son esprit, avant de se disperser à mesure qu’il reprenait conscience de son enveloppe charnelle en état de stase, des atomes qui le constituaient, des électrons qui le parcouraient, du sang qui affluait jusqu’à ses extrémités et qui faisait très lentement battre son cœur. Une contemplation qui parut durer une éternité, hors de l’espace et du temps, loin de la perpétuelle violence vécue en ce monde, au sein de la citadelle impénétrable de son subconscient.

Plusieurs minutes. Plusieurs heures. Plusieurs jours. Plusieurs années.
Combien de temps s’était écoulé ?


Ses muscles tentèrent d’abord un mouvement, ne serait-ce qu’une faible impulsion ; mais il comprit qu’après avoir été réduit à néant de la sorte, tenter de se redresser ne serait pas raisonnable. Sa combinaison d'obsidienne tachée d'écarlate et de safran était couverte d’ulcérations suintant sous la chaleur étouffante du désert. La trame sombre qui épousait la silhouette élancée de son corps avait fondu par endroits, jusqu'à ne faire qu'un avec son épiderme calciné. Les grains de sable s’étaient infiltrés au plus profond des plaies béantes qui rendaient son corps tordu et méconnaissable, menaçant de l’engloutir sous leur abondance, l’éradiquer de ce monde, l’évincer de cette terre.

Puis, une voix parvint à ses tympans.
Une voix emplie d’une grande douceur…
Mais il ne parvenait pas à la comprendre, dans un premier temps.


Une douce lueur l’envahit alors, sans même qu’il ne s’en soit rendu compte ; une sérénité qu’il n’avait pas ressentie depuis bien longtemps. Il sentit tous ses organes se repositionner peu à peu à l'intérieur de ses entrailles, les tissus nécrosés se régénérer, les brûlures insoutenables à la surface de son épiderme se refermer — une étrange sensation, qui ne lui était cependant pas désagréable... Des souvenirs de ses plus beaux combats en Pandore affluèrent dans son esprit et il revit ses compagnons de l’époque combattre à ses côtés, faire gicler le sang, faire exploser des bandits, décapiter des têtes, panser leurs blessures, mourir dans d’atroces souffrances, puis revivre aussitôt. Le visage de la Sirène penchée au-dessus du sien lui revint en mémoire, et il jurerait que les gestes délicats et experts qui le ressuscitent étaient les siens…

Brusquement, le messager du karma réalisa qu’il était de nouveau conscient et surtout bel et bien en vie : comme saisi par un automatisme inconscient, ses muscles se tendirent et il voltigea en arrière, tous ses sens en alerte, en recherche de sa muramasa désespérément introuvable entre ses quatre doigts. Ses plus récents souvenirs s’entrechoquèrent dans son cerveau avant de se remettre peu à peu en ordre, mais l’absence de la lame par laquelle il a versé tant de sang qui n’était pas le sien le perturbait profondément. Il avait conscience que peu importe le danger auquel il faisait face, il aura suffisamment de vécu pour adopter la stratégie qui le mènera à la victoire ; mais ainsi dépossédé de cette extension de lui-même, il ne pouvait s’empêcher de se sentir vulnérable.

Il prit quelques secondes pour analyser l’environnement hostile qui s’étendait à perte de vue, avant que son regard ne se pose enfin sur la seule présence qui apparaissait à travers l’interface intelligente de son casque.






Un "! ! !" vint se projeter à l'aplomb de sa visière, dirigé vers cette inconnue qui a première vue ne semblait pas constituer une quelconque menace ; bien au contraire, elle s'était montrée suffisamment bienveillante pour faire preuve de courage et ranimer son corps mourant là où bien d’autres auraient laissé le meurtrier qu’il était connaitre l’éternelle léthargie qu’il promettait à ses opposants. Était-elle celle à qui il devait la vie, là où il s’était apprêté à obtempérer aux conséquences de ses actes ?

Désemparé, il voulut faire quelques pas, s’approcher d’elle ; mais encore affaibli par le catabolisme que son organisme avait subi ces derniers temps, il perdit l’équilibre sur quelques mètres avant de s’enfoncer dans le sable rouillé du désert. Ses mains vinrent trouver ses tempes alors qu’une douleur venait de le saisir, comme si mille étincelles venaient de surgir sous ses paupières closes. Le moindre geste lui était accablant, la moindre respiration lui était difficile, et son âme toute entière semblait sur le point d’imploser. Pourtant, le moindre millimètre de son corps était revenu à son état d’antan, laissant toutefois subsister les déchirures apparentes qui ornaient ses jambes et ses bras. L’opacité de son masque était toujours ébréchée, mais il demeurait néanmoins inconcevable de deviner quelconque physionomie de l’autre côté de cette surface qui lui permettait de tout observer sans que l'on ne puisse jamais entrapercevoir les monstruosités rampantes qui constituent la ménagerie infâme de ses vices.

Cependant…

Le tueur à gages se savait sondé par un être dont l’existence dépassait tout entendement. Une impression surnaturelle entourait la jeune femme à l’accoutrement somptueux, comme si elle rayonnait d’une aura divine qui l’élevait au-dessus de toutes les impuretés de ce monde impitoyable. En un sens, elle était garante, tout comme l’assassin, d’un certain mystère qui lui était inhérent. Alors qu’il reprenait ses esprits, sans toutefois daigner sortir de son silence, il aperçut une manifestation immatérielle se mouvoir ça et là autour de la Fille de Rê, comme une sentinelle translucide allant et venant au gré d’une volonté qui lui était insaisissable.

Se trouvait-il en présence d’une quelconque entité divine ?

L’instant d’après, ce qu’il pensait avoir repéré ne fut plus qu’un rêve, ne laissant que le regard inquiet mais soulagé de sa bienfaitrice plonger dans le sien. Sur ses gardes, il se releva avec prudence, tant pour se préparer à agir au moindre geste suspect que pour ne pas effrayer par inadvertance celle qui lui avait apporté son aide sans se fier aux apparences ni porter un jugement inquisiteur vis-à-vis du passé condamnable de celui qui se plaisait à répandre dans son sillage la fin de l'existence et les faveurs de la mort.
 
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