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 Smooth [PV: Mercury]

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Queen Nemor
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MessageSujet: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockJeu 27 Sep 2018 - 15:56
Quelqu’un fait de l’ombre à ces deux enfants, nés à quelques mois d’interval. Les deux bambins jouent gaiement avec des jouets en forme de molécule, alors qu’en fond sonore, on entend des formules mathématiques et surtout scientifiques être dictées et explicitées doucement. L’ombre tient un verre ballon dans sa main gauche. Son autre bras est replié sous sa poitrine. Le regard fatigué, cerné de la grande Nemor observe sa nouvelle progéniture, deux brillants êtres vivants à n’en pas douter. L’un a été conçus grâce à son ADN et celle de Mercury, la petite Ekko. Sa petite touffe de cheveux blanche et son air sérieux, méfiant envers ceux qui l’approchent - hormis sa mère - n’est pas sans rappeler le caractère des deux femmes.

L’autre, enfant est aussi une fille. Elle a les cheveux noirs et les yeux noirs. Aucun doute, il s’agit d’une pure race de saiyan… avec une ADN améliorée, puisque l’ADN même de Nemor est mélangée, ou plutôt purifiée par de l’ADN de tsuful. Une race bien plus intelligente que les saiyans. Ses sourires accueillants et sa gaieté naturelle contraste avec les caractères conjoint de Raditz et Nemor; mais pas d’inquiétude. Sa force, même à cet âge, est grandiose, et ce petit bout sait déjà repousser ceux qui ne lui inspirent pas confiance. Son petit bracelet à son poignet dévoile son prénom: “Maiz”

Les clones de Nemor, six en tout, trois par enfant, passent leur temps à s’occuper de ses petites filles, à les emmener de façon sécurisée pendant qu’elles travaillent sur des expériences, sur des matières, sur des nouveaux atomes. Les deux enfants sont choyés et bénis à quelque mois à peine déjà par le monde scientifique, et celui de la réflexion également. De nombreux tests d’aptitudes et physiques leurs sont attribués, le tout sans leur faire de mal et de façon la plus sécuritaire possible. Nemor met juste le paquet sur le développement de ces deux dernières sublimes créations.

L’avatar véritable de la Reine a été physiquement redoré. Pour conserver un corps aussi parfait et sans trace d’accouchement, il faut forcément avoir recours à de la chirurgie, même si à l’époque actuelle cela est bien plus avancé que la chirurgie vulgaire que l’on peut s’imaginer. Beaucoup de sport et une bonne alimentation ne suffit pas à tendre correctement votre peau à jamais, il ne faut pas rêver. Pour garder une silhouette enviable, il faut être “aidé” par la science. Ce n’est pas en claquant des doigts que les stars enceintes à plusieurs reprises reprennent leur carrure d’avant grossesse. C’est grâce, entre autre, à la magie de l’abdominoplastie et la lipoaspiration.

Le beau rouquin majordome de Nemor, les mains jointes dans le dos, venait d’apparaître aux côtés de sa maîtresse. Ce dernier regardait d’un air enchanté les deux petites filles. C’est l’une des rares personnes qui peut prendre les deux enfants dans ses bras sans se faire rejeter par l’une ou l’autre, d’ailleurs. Il a l’instinct paternel, même si ce ne sont pas ses enfants.

Maîtresse… Une invitée de choix attend devant le domaine. Votre partenaire, dame Mercury.

Parfait. Guide-la jusqu’ici, mon laboratoire n’a pas à être un secret pour une personne avec qui j’ai mélangé mon ADN de façon mutuellement consenti.

Lavi hocha de la tête respectueusement. Un portail noirâtre se dessina derrière lui, il y entra sans tarder. Il se retrouva devant le grand portail d’entrée du domaine écologique de son employeuse. Ce dernier, toujours souriant, accueilli d’une révérence la nouvelle invitée.

Maîtresse Nemor et moi-même sommes honorés de vous revoir, dame Mercury. Veuillez me suivre, nous allons directement nous rendre dans un endroit sécurisé.

Le majordome fit apparaître un nouveau portail. Pour prouver sa bonne foi, il passa son bras à travers, histoire de prouver que ce n’était pas un piège. Il laissa Mercury s’y engouffrer la première, suivant le pas pour refermer le portail derrière eux.

Ils arrivèrent aux côtés de Nemor, dans le tout dernier niveau de son laboratoire sous-marin relié à son domaine. Lavi ne tarda pas à préparer une coupe de vin qu’il tendit à Mercury; alors que la Reine Nemor marquée par la fatigue tourna son visage vers sa compagne scientifique.  Pour une fois, ses traits étaient détendu et amicaux, peut-être était-ce sa grossesse et la vue de sa progéniture qui l’attendrissait.

Bienvenue Mercury.

La reine posa son verre et déambula jusqu’au berceau où jouait Ekko aux côtés de “sa soeur” Maiz. L’ancienne régente du monde saisis délicatement la petite Ekko, qui mordillait une peluche en forme de molécule. Le petit bout de chou se lova dans les bras de sa mère, et Nemor s’approcha de Mercury.

Voici Ekko. Une nouvelle race exceptionnelle est née avec elle, grâce à nos ADN. Ses statistiques et compétences prouvent déjà une chose: elle va être capable d’altérer l’essence même de bien des choses…elle sera un danger pour ce monde, comme ce monde sera un danger pour elle. Nous allons devoir la surprotéger sans lui mâcher pour autant le travail.

Le bébé bien installé contre le sein droit de sa mère et bercé dans le creux de son coude, Nemor attrapa délicatement le poignet de Mercury de sa main libre. Tout aussi doucement, la Reine guida la main de Mercury vers sa fille, pour qu’elle puisse caresser le fruit de leur amour de la science.

Notre fille s’entend déjà à merveille avec sa demie-soeur Maiz. Elle aussi va être une révolution parmi les gens de sa race, comme moi je l’ai été jadis. Les deux petites vont s’apporter complémentarité et pistes de raisonnements divergentes, de quoi les faire chacune méditer et élaboré davantage leurs réflexions. Elles n’ont que quelques mois d’écart.

L’un des clones de la Reine s’approcha avec la petite Maiz dans les bras, histoire de montrer à Mercury la soeur d’Ekko. Le corps originel de Nemor semblait plus…chaleureux, comme apaisé en cet instant. Un sourire tendre marquait ses traits, alors que ses yeux valsaient entre Ekko et Maiz d’un air bienveillant.
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockVen 28 Sep 2018 - 2:06
C'est amusant, quand j'y repense... Tous ces évènements, se succédant... Tout ça pour en arriver à cet instant. À une ligne de temporalité où mes rêves les plus fous prennent doucement forme. Et dire que l'on part de si loin... De mon alliance avec Queen Nemor. De celle avec Le Beau Jack, au nez et à la barbe de Freezer. De mon domicile sur cette planète... Je pourrais remonter bien plus loin, jusqu'à la création même de cet univers. D'une certaine façon, nous représentons le produit d'un calcul à la complexité inouïe, que même les plus ingénieuses personnes de ce monde ne pourraient probablement décoder... C'est ainsi. L'esprit humain est insignifiant, lent et limité, dans ses capacités. Même les dieux, ne disposent souvent d'une génétique leur permettant de changer les règles du jeu. De s'échapper des lois de la physique... C'est dire à quel point ils ne contrôlent que la surface. À vouloir se prétendre si exceptionnels, ils en oublient l'essentiel. Ces pathétiques représentations d'autorité, ne sont que les gardiens de la prison... Enfermés, tout comme nous, au sein d'une machinerie qu'ils ne comprennent même pas. Ils sont nés avec des rôles et quelques pouvoirs... et c'est tout. Si un grand créateur existe bel et bien, a-t-il seulement conscience de ses faits et gestes ? Cela pourrait tout aussi bien n'être qu'un ridicule gamin. Puéril au possible, à peine capable de compter. N'ayant eu qu'à étaler son don, sans la moindre réflexion... Ainsi révélée l'absurdité, dans laquelle nous baignerions tous présentement. Ha. Ces théories ne disposent d'aucune forme d'importance, en vérité... Ce qui se révèle bien plus concret... reste de savoir si nous pouvons les défier. En rassemblant suffisamment de pièces, en les faisant s'affronter, fusionner, dans un ordre précis... pouvons-nous donner naissance à un miracle ? Comme une prolongation de ces collisions planétaires, la génétique poursuit l'oeuvre de l'équation. Les organismes complexes, à l'échelle astronomique, sont encore très jeunes. Et de la même manière qu'ils représentèrent une évolution notable, sur les organismes simples, j'ai le sentiment qu'un nouveau grade existentiel n'attend qu'à ce qu'on le découvre... Ne serait-ce pas magnifique ? L'univers prenant conscience de lui-même, afin de s'altérer lui-même. De se transformer, de muter. D'évoluer et de s'échapper de sa personne... Peut-être touchons-nous là à la finalité même des univers. Un cocon préparant lentement l'avènement d'un papillon transcendant... Un Ange dont la résonance briserait la prison qui le retient, dans son entièreté...



(Sous-titres français)




" Maîtresse Nemor et moi-même sommes honorés de vous revoir, dame Mercury. Veuillez me suivre, nous allons directement nous rendre dans un endroit sécurisé. "

J'hochai de la tête, pour seule réponse à ses politesses, comme à sa demande... Aujourd'hui est un grand jour. Mais pour autant, je ne le laisse pas spécialement paraître. Pas d'air agacé à l'horizon, mais plus un regard neutre, quoi qu'un brin curieux... Comprenez-moi, ce n'est pas tous les jours, que la vie m'offre une progéniture. Ou plutôt, que ma collègue et moi la forçons à nous offrir la quintessence du vivant... Il s'agit en tout cas de notre but commun. Et je pars du principe que, si le sang de mon sang a reçu la grâce d'un parcours, c'est bien qu'elle a su repérer un élément phare, quelque chose que les autres ne possèdent pas... Cela, j'éprouve une certaine hâte, d'en acquérir enfin le privilège informatif. Queen Nemor... Qu'as-tu donc remarqué chez elle, que je ne pourrais décemment pas rejeter, d'un revers de main ? Est-ce déjà si évident à percevoir ? Je suppose que si tu me demandes de venir, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison. Quelque chose à constater, de mes propres yeux... Quoique, quand bien même il me faudrait en oublier l'éventualité, j'ai bien d'autres sujets à évoquer. Je ne suis pas restée tout ce temps à ne rien faire, après tout. Pour qui me prenez-vous ? L'un de ces scientifiques, sortis de l'université galactique ? Nan, mec. Une autodidacte de ma trempe vaut bien mieux que tous les bouffons, trainant autour de mon complexe, sur Hyperion... Et très bientôt, mon génie s'étalera avec ferveur, sur ces misérables babouins, juste bons à se contenter de mes vieilles inventions. Mouais, enfin, je dis ça, c'est plus par plaisir et opportunisme qu'autre chose. Si je disposais réellement d'une haine, envers les Sayens, je ne m'allierais pas avec certains d'entre eux. En fait si, j'en serais capable. Juste que, pour Nemor, c'est différent. C'est très différent... Elle m'a toujours semblé trop réfléchie, que pour partager la même origine que ces macaques. Pourtant, les faits parlent d'eux-mêmes. Alors, comme tout bon émissaire de la science, je m'y plie... et je pénètre ce portail, amicalement préparé. J'avais apprécié le geste de bonne foi, en provenance du serviteur et malgré que je ne voyais pas la reine de ces lieux me faire un sale coup, en l'instant. Notez que j'ai même fait l'effort de remercier ce brave garçon, qui m'éviterait bien des pas supplémentaires.

" Contente de te faire à nouveau face, Queen Nemor... J'ai attendu ce moment avec beaucoup d'impatience, alors je m'attends à une belle surprise. Oh et... merci pour le vin. À titre exceptionnel et car l'analogie à mes raisins m'arrache un sourire, nous trinquerons donc. Ou du moins, j'espère que l'évènement s'y prêtera. Je t'écoute... "

D'aucuns pourraient me considérer froide, à l'énonciation de ces phrases. Certainement des personnes ne m'ayant jamais vue réellement glaciale... Absolument. Si je pouvais certes paraître antipathique, de prime abord et sans que cette affirmation ne soit réellement erronée, dans la vie courante... j'étais restée foncièrement polie, envers mon interlocutrice. Pas la moindre expression dédaigneuse, pas d'insultes non plus. C'est important de le préciser, car peu de personnes en ce monde peuvent espérer une réaction similaire, de ma part. J'étais... sérieuse. Oui, voilà. C'est ça. Concentrée sur l'objectif de ma venue, ni plus ni moins... De ce fait, la grande chercheuse et moi-même déposâmes notre breuvage, côte à côte, afin d'aller rejoindre un berceau. Enfin, quand je dis nous, ce fut surtout elle... Disons que je m'étais simplement avancée, par réflexe, avant de constater la direction dans laquelle la Sayenne avançait. Plongeant ses bras dans le réceptacle, elle y délogea enfin la belle fleur... Ainsi la voici. Celle dont la naissance impliqua déjà de multiples sacrifices... Génocidaire indirecte, bien malgré elle. Ah, oui, bon, j'exagère probablement un peu... Toujours fut-il que la responsable de cette demeure, se rapprocha à nouveau de ma fière silhouette. Ekko... Un nom qui, je l'espérais, ferait bientôt trembler jusqu'aux dieux... lorsqu'ils en remarqueraient son potentiel, à leurs dépends. Mais comme le précisait Nemor, sous mes acquiescements convaincus, ce monde, qui pourrait visiblement la considérer comme une menace, risquait ainsi fort d'en devenir la sienne... Je dois avouer que cette belle promesse m'intrigue fortement. De même pour les aptitudes que pourrait avoir la petite, à porter atteinte à son environnement. De quelle manière le peut-elle ? Est-ce d'ordre kinésique ? Physique ? Ou cela dispose-t-il d'un rapport avec Quatre ? Putain... J'étais pas près de l'oublier, celui-là... Si l'on m'avait précisé de quel genre d'énergumène il s'agissait, pour sûr, que je ne l'aurais pas cru. Mais au final, je me devais de le reconnaître comme des plus surprenants... ainsi que des plus dangereux... C'est bien une chance, que son but dispose de traits en commun avec le mien. Une chance également, que ma fille soit la plus à même de répondre à ses attentes. Enfin, cela restait à prouver. Disons juste que... j'ai un bon pressentiment sur la question.

Mes pupilles se rivaient sur la petite. J'aime son regard... Il est profond. Elle observe intensément... Elle balaye souvent la pièce, se méfie d'un peu tout. En somme, son esprit vit. Il est alerte et désireux d'un certain contrôle de son environnement. Une volonté d'apprentissage. Là un indice positif sur son potentiel... à quelques mois seulement, de visu. Encourageant, mais loin d'être suffisant, pour représenter à mes yeux l'évolution du vivant... Queen me dit avoir mesuré ses statistiques et compétences, mais j'apprécierais pouvoir disposer des résultats, histoire de pouvoir me faire également mon propre avis sur la question... À l'instant de m'en faire la réflexion, ma collègue me saisit surtout la main, le geste me causant mentalement un étonnement. De courte durée, cependant, puisque la raison survint bien assez vite. Elle voulait que je caresse notre création... Je ne suis pas très tactile, en général. Et je préfère éviter les attaches émotionnelles... L'instinct maternel, moi, ça ne me parle pas trop, tu vois ? Mais... Le fait de me dire, que cette fragile créature dispose de mon ADN... quelque part... je pense que cela créer une complicité difficile à nier. Mes doigts passèrent donc sur son visage frêle, alors que nos regards se croisèrent... Elle ne bronchait pas, paraissait plutôt curieuse, dubitative, à mon égard. J'en profitai aussi pour noter en moi-même, l'inexistence d'une queue de singe, comme l'absence des marques frontales, d'origine Antapienne, par-dessus ses belles olives perlées... Vu à quoi ressemblent ses mères, ça m'étonnerait qu'elle obtienne un physique dégueulasse, en tout cas... S'approchant de nous et tandis que Nemor m'indiquait également la naissance d'une autre de ses filles, un clone de la scientifique vint me montrer la fierté en question... Cheveux noirs, yeux noirs, queue de singe... Elle s'est créée une sayenne ? Oh. Ca me revient... L'autre fois, elle m'avait avoué ne pouvoir personnellement porter notre enfant, car elle en portait déjà un. Serait-ce celui-ci ?... Maiz, mh ?... C'est un joli nom. Pour le dire franchement... Nemor m'assure que son amitié avec Ekko pourrait les consolider chacune... mais je ne sais pas trop quoi en penser... Ca pourrait tout aussi bien la freiner et la fragiliser, alors j'espère qu'elle ne se fourvoie pas sur la question. Si ma fille représente réellement le miracle dont ce monde a besoin... elle n'aura pas d'égal avec qui se comparer, se compléter, sur le plan mental. Pour le moment, elle reste encore jeune, mais je ne lui donne pas plus de 7 années, avant de commencer à remarquer une différence notable, entre elle et ses congénères... Espérons qu'elle le supporte.


" Ha. Tu me sembles déjà fort attachée à elles... Les raisons de la naissance de Maiz ne me regardent pas, alors j'estime ne pas avoir à te poser des questions sur elle. Mais puisqu'elle dispose d'un rapport avec notre fille, je me demande fatalement quelle sorte de sayen a pu t'attirer, toi, à lui faire don d'un enfant... Quoi qu'il en soit, j'aurai plusieurs nouveautés à te partager. Mais avant toute chose, tes analyses m'intriguent beaucoup... Je me doute qu'Ekko n'aurait pas vu le jour, si elle n'avait pas manifesté les signes d'une structure sans précédent... Le tout restant maintenant d'en percevoir l'intensité. Quelqu'un ? "

Retirant la main de ma petite protégée, je claquai rapidement des doigts, afin d'attirer l'attention des autres protagonistes, nous entourant. Un rapport de la situation devait certainement avoir été façonné. Surtout au vu de l'évènement... J'espérais donc que ce premier puisse m'en apprendre davantage, sur les capacités de ma propre fille. Avoir une progéniture juste pour dire d'en avoir une, ça ne m'intéresserait qu'à moitié. Mon immortalité biologique, couplée à la résurrection potentielle de ma Station New-U personnalisée, me promet déjà de pouvoir m'en passer... Cette petite va devoir faire ses preuves, si elle veut pouvoir bénéficier de mon total dévouement, pour sa personne. Et il en faudra beaucoup, pour que j'aille jusqu'à me sacrifier de la sorte. Tendant la main, je reçus enfin les documents imprimés. Bon nombre d'informations classiques et surtout relatives à son état de santé. Jusque là, rien de surprenant... Attention, je ne niais pas l'importance de ces mesures. Ekko pourrait avoir tous les pouvoirs du monde, que si elle venait à souffrir d'une santé critiquable, ça reviendrait à devoir gérer une belle quantité de contraintes, pour son utilité... Aussi je parcourus ces notes avec sérénité, un léger sourire éclairant discrètement mon visage. Le dossier médical mis de côté, nous pourrions enfin passer à son profil psychologique. Plusieurs des points, que j'avais déjà eu la chance de pouvoir précédemment remarquer, grâce à mes récentes interactions avec l'enfant, y figuraient déjà. Attentive, prudente, curieuse, observatrice, oui... Ah ! Compéta- Quoi ?... Un test de QI, carrément ? Il s'agit pourtant bien d'un bébé de quelques mois. C'est un peu tôt. Pourtant, l'entièreté de la fiche me paraît vraiment axée sur cette phase de sa croissance. Le dossier devrait d'ailleurs être complet... et là... Bon, je sens bien qu'il reste encore d'autres pages derrière, mais, disons que... God damn, sérieusement, mais... tout est vide, dans cette partie ! Pas d'indications, rien ! À quoi ça sert d'inclure toute une partie là-dessus, si on ne la complète même pas ? Tu vas pas me dire que la môme a tout foiré, au point que le personnel soit honteux de l'assumer, quand même ?... Ou alors, elle n'a pas encore passé le test ? C'est ça ?... Peut-être qu'après tout, Nemor avait justement attendu ma venue, pour ce faire, et que je me suis simplement montrée trop hâtive... C'est plausible. Je me sens aussi excitée qu'une vieille bique radine, grattant son ticket gagnant jusqu'au blanc du papier... Ma double queue de Smilodon virevoltant, elle s'immobilisa néanmoins, à la triste réalisation d'une issue bien plus logique, à mes interrogations.

" Ah oui... Mais j'oubliais qu'à cet âge là, un bébé n'est pas assez développé, pour passer un tel test. Faudrait déjà qu'elle sache parler, lire, écrire, pour obtenir des résultats fiables et complets... Je ferais mieux de poursuivre le docum- "

" Je peux le faire... " sembla me, me rétorquer... distinctement, en plus ?!

" ... Hein ?... C'est, une blague ou ?... Nemor ? " demandai-je confirma-

" ... Je peux faire tout ça... " -tion ? Elle me, fixe ?

C'est, de, mais... physiquement pas possi, ça l'est. Putain de merde !


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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockVen 12 Oct 2018 - 21:31
La silhouette fatiguée du corps d’origine de Nemor, maintenant devenue une sorte de conscience collective pour s’être clonée allègrement, mais également pour avoir cloner son propre cerveau pour en faire le dirigeant des opérations de son domaine sur Dösatz; restait pourtant droit et fier. La petite Ekko dans les bras. Maiz dans les bras d’un de ses doubles. Son visage froid était bien plus accueillant lorsqu’elle regardait ses enfants. Mercury semblait toujours aussi stoïque, ce qui n’étonnait pas la Reine ni ne la dérangeait. Elle était là pour les affaires, et pour s’assurer du bien être ainsi que des compétences de leur progéniture, il était donc logique de la voir si sérieuse.

La Reine lui fit découvrir donc également sa progéniture saiyanne. Naturellement, Mercury émit quelques doutes quant à l’entente des deux jeunes filles. Nemor eut un sourire sarcastique sur le coin des lèvres. Les gens très intelligent ne pensent plus ou pas aux choses simples bien souvent, et pourtant qui peuvent s’avérer fondamentale pour la bonne construction mentale d’un individu.

Ekko ne pourra pas se sociabiliser de manière disons… classique. Il lui faudra de solides appuis sur lesquelles elle peut se reposer. Elle reste capable d’éprouver des sentiments et logiquement, elle apprendra à connaître ainsi qu’à gérer ses émotions avec l’expérience. Du soutien lui sera nécessaire, de la camaraderie également si nous voulons éviter qu’elle se transforme en une sociopathe dont les travaux scientifiques desserviront l’humanité et le monde scientifique, si elle extermine les autres formes de vie qui lui sont inférieur… Je pense qu’une sœur avec qui avoir des moments plus léger de jeux sera bénéfique pour son développement.

Nemor est au moins aussi élitiste que Mercury. Il ne faut pourtant pas négliger la bonne santé mentale de l’enfant. Il faut qu’elle se sente épanouie et au moins intégrée dans un cercle, même très petit et restreint. Si elle décide qu’elle préfère être seule la majorité du temps, cela se comprendra tout à fait, Mercury comme Nemor ont l’air d’être des personnes qui travaillent également en solo. Mais, au moins, la petite Ekko saura qu’elle a des gens sur qui compter au cas où. Elle n’est seule que si elle le désir, et pas par défaut.

Et..ne te méprends pas: Maiz possède mon ADN et celui d’un saiyan d’élite. Je l’ai moi-même modifié pour multiplier et améliorer ses cellules d’ADN pure de tsuful que je lui ai transmises, et pour renforcer son ADN saiyan également. Sa peau est déjà aussi dure que du marbre et son intelligence dépasse de loin tous ses congénères et la population de cet univers un poil… sous-développé en terme de matière grise chez les individus, admettons-le. Maiz n’aura pas les pouvoirs et les capacités qui s'apparenteront, soit en certaine, à ceux d’un Dieu d’Ekko, pour autant sa compréhension scientifique et stratégique seront suffisamment élaborée pour que les deux puissent communiquer sur leurs domaines de travail respectif tout en se comprenant. Les échanges sont très important. N’oublions jamais que même les idiots sont susceptibles de nous apprendre des choses, aussi insignifiantes soient-elles… cela reste du savoir.  Maiz va devenir mon apprentie et la partenaire d’étude de mon propre apprenti, Akari. Je compte bien faire d’elle une experte des domaines que je maîtrise moi-même, elle sera porteuse de mon héritage tout en appartenant au peuple saiyan, elle aura des atouts de premier choix pour tirer son épingle du jeu comme je l’ai fait. Pour en revenir à Ekko, il ne fait aucun doute qu’elle sera l’égal d’un Dieu tout en étant mortel. J’ai déjà tenté de combiner mon ADN purifié avec d’autres ADN d’intelligence supérieur, mais aucun ne s’était révélé parfaitement concluant…. Nos deux ADN mélangées sont la réponse à comment créer le Dr. Manhattan, mais sans qu’il ne s’agisse que d’une invention cinématographique.

Peut-être que le Dr. Manhattan existait réellement dans d’autres dimensions. Très probable, même. Qu’importe, c’était un élément de comparaison parfait pour donner une image de ce que serait Ekko. Une divinité mortelle, non issue de ces peignes-culs de Dieux, mais bien de deux “pauvres et inférieurs” mortels. Un balai dans l’oignon de ces êtres divins que Nemor détestait tant.

Mercury analysait les rapports concernant Ekko. L’un des doubles de Nemor se mit à l’écart avec Maiz dans ses bras, elle commençait à lui faire passer ses exercices quotidien de logique. Ce qui s’apparente à des exercices basiques pour commencer doucement (mettre des formes dans les trou correspondant, et les deux petites le font maintenant sans hésitation) et des phases avec des exercices de plus en plus complexe, jusqu’au repérage de molécule complexe… Ce qui n’a rien de normal pour des bébés de pouvoir faire ça…. normalement.

Nemor souriait chaleureusement, le visage de nouveau abaissée vers Ekko en la berçant doucement dans ses bras. Elle ressemblait à une mère inoffensive, aimante, un aspect d’elle qu’on ne pouvait soupçonner.

Mercury semblait tirer une moue insatisfaite, chose à laquelle Queen ne prêta pas attention. Nemor est sûre d’elle, elle sait où aller avec ses enfants, et surtout comment apporter rapidement connaissance et intelligence à sa progéniture, et…

Les yeux ronds comme des billes, elle penche la tête sur le côté. Mercury croit à une blague. Nemor lève son visage vers sa partenaire d’un air aussi outré qu’elle. Rapidement, elle baisse à nouveau son nez vers sa progéniture qui vient de s’exprimer et qui… recommence ? !

Un sourire commence à s’étendre sur les lèvres de Nemor. Un sourire… vicieux, perverti, quelque chose de sombre et mauvais… et à la fois charmeur, et c’est là tout l'apanage de ce personnage. Être sexy malgré l’obscurité et la malice ténébreuse dont elle fait preuve… et croyez-moi, une telle beauté physique sert vraiment, vraiment bien avec tout ce tas d’idiot qui jonchent les rues.

M a g n i f i q u e “ Articulait-elle dans un élan glorieux, plein de gaieté. “ Nous n’en attendions pas moins de toi, notre prodige !

Comme un trophée, Nemor souleva Ekko devant elle pour la regarder dans les yeux avec fierté. Le sourire presque carnassier de la saiyan donna le sourire au bambin qui semblait reconnaissant de toute l’attention qu’elle recevait. La scientifique déposa Ekko dans les bras de Mercury sans lui demander son avis, d’un air extrêmement excité.

Chère Mercury, à toi l’honneur de lui faire passer les tests ! Ce jour est exceptionnel pour cet univers comme pour les autres: pour avoir arpenter les autres dimensions, je n’ai jamais entendu parler d’un enfant aussi… puissant ! oui, puissant ! à un âge aussi jeune !

Les longs doigts fins tremblaient sous le poids de l’excitation. Les doubles de Nemor qui avaient assisté à la scène se mirent en mouvement pour apporter tout ce qui était nécessaire pour faire passer les tests à Ekko. Elles firent apporter tout le matériel à Mercury, en lui aménageant un espace bureau où elle pouvait s’asseoir pour commencer à faire passer les tests à la petite. Nemor prit place sur un siège luxueux auprès de sa concubine; saisissant de nouveau sa coupe vide. Immédiatement, son majordome arriva pour la servir à nouveau, alors que les prunelles de la Reine brillaient avec une intensité à tous crins.
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockDim 11 Nov 2018 - 3:40
C'était incroyable... Juste, inconcevable. Et pourtant... À quelques mois à peine, une diction si évoluée, si précise... Ce n'était pas normal. Mais alors, vraiment pas. Aussi surprise que moi, aussi bouleversée, également, ma collègue ne tarda à s'extasier de plus belle, comme à soulever le fruit de nos gènes unifiés... Ekko, venais-tu juste, de battre un record ? Mais... Était-ce bien le seul ? Ou demeurions-nous encore loin de la réalité ? Yeux écarquillés, je guettais avec attention la prodige, celle que j'ai toujours rêvé d'avoir comme progéniture. À ce moment, c'était la paralysie... Une extase mélangée à une incompréhension certaine. Que venait-il de se passer ?... À en juger par la réaction de Nemor, jamais cet évènement ne s'était produit auparavant. Par conséquent, quelque chose venait de se débloquer. Un développement d'ordre biologique, venait de trouver un équilibre évolutif. Mais quoi ? Les cordes vocales, ou ?... Non. Pour une telle compréhension orale et si ma petite ne mentait pas, sur la pertinence de ses affirmations, ses capacités brillaient déjà, avant même mon arrivée. Il ne lui manquait que l'occasion de s'exprimer ? Je ne comprenais rien du tout. Pour l'une des premières fois, en 728 années d'existence, je me retrouvais prise au dépourvu, totalement désarmée, face à un mystère que je ne pouvais résoudre par la logique. Mais il devait y avoir une explication au phénomène. Il y a toujours, une explication... Baissant les yeux et commençant déjà à explorer plusieurs hypothèses, ma double queue ondulait et claquait dans l'espace environnant. Ce jour avait le potentiel de devenir le plus grand qui soit... Une question me tiraillait. Une, parmi des dizaines d'autres. Car si ma fille disposait réellement des compétences requises, pour un tel test... Le résultat... À quoi ressemblerait le résultat ? Nous ne pourrions probablement pas nous en tenir à un seul essai. Il fallait en faire plusieurs... Rassembler parmi les plus exigeantes problématiques, afin de pouvoir chiffrer ses capacités. C'est dans ce but et sans me prévenir, que je sentis la reine de ces lieux me tendre notre nourrisson... me le plaquer sur le ventre, sans vraiment me laisser le choix de soutenir ce dernier. C'était perturbant, de sentir cette vie, dont je suis responsable, au creux de mes mains...

" ... Les tests... Pourrait-elle vraiment... Ekko. Écoute-moi bien. Si tu es vraiment capable de me comprendre, alors il faut absolument que tu te montres attentive à ce qui va suivre... Il faut, que tu donnes le meilleur de toi-même, à chaque question. Si tu prends la peine de faire cet effort, je t'offrirai un cadeau inestimable, la prochaine fois que l'on se verra. " promis-je ainsi, à cet enfant aux cheveux blancs.

" D'accord. "

Je n'en revenais toujours pas. Mais il fallait que je me reprenne. Il fallait profiter de cet instant, de cette opportunité, pour en avoir le coeur net sur ses capacités. Je voulais le voir. Je voulais voir son génie, de mes propres yeux. Constater à quel point la génétique pouvait engendrer pareils miracles... jusqu'où iraient les limites d'un être inconnu, d'une race nouvelle, dont je fus à moitié la créatrice. Regardant Nemor, d'un air entendu et après avoir inspiré un grand coup, je ne tardai à la suivre, en direction d'une zone prévue pour ce grand moment, qui nous attendait patiemment. Avec entre mes mains cette vie, que je tenais tel un clodo, s'enfuyant avec un lingot d'or... mes pas se succédèrent pourtant bien calmement, tandis que je pouvais entendre le son de mon coeur, battre à vive allure. Je stressais, sentais quelques gouttes de sueur se former... Putain, depuis quand ais-je autant été tendue de toute ma vie ? Mes yeux rivés sur le bureau, dont la distance m'en séparant baissait à vue d'oeil, je faisais mon possible, pour évacuer ce trop plein d'excitation. Il fallait que je me concentre sur quelque chose d'autre, ou j'allais finir par exploser. Le Dr. Manhattan ? Elle était sérieuse ?... Les paroles de ma collègue me revenaient en mémoire. L'égal d'un Dieu. Comment pouvait-elle en être si sûr ? Je le découvrirais bien assez vite... Mais pour l'heure, ce fut surtout les affirmations liées à Maiz, qui me permirent de tenir le coup, durant ce trajet me semblant interminable. Queen avait raison... Notre petite devait développer une relation sociale, dès le plus jeune âge. La solitude restait l'argument le plus solide. Car même si une créature, au potentiel si élevé, se sentirait forcément seule, de par son statut singulier... une relation amicale, lui permettrait peut-être de mieux tenir le coup, durant des périodes existentielles difficiles. S'il suffisait parfois d'un simple mot, pour basculer le destin d'une personne, alors il valait mieux mettre toutes les chances de notre côté. Car la possibilité d'un suicide, n'était pas à écarter... À bien y réfléchir, cette hypothèse pourrait d'ailleurs s'avérer des plus censées. La Sayenne m'avait malgré tout rassurée sur un point. Son autre fille disposait également d'un grand potentiel, grâce à son origine Tsuful. C'était donc pour ça, que ma collègue s'avérait aussi brillante que moi. Décidément, cette race continuerait de faire partie intégrante de ma vie...




À présent plus sereine, je pris enfin place et m'appuyai sur la surface du meuble, de mes deux coudes... Cela, après avoir délicatement posé ma fille... Très bien. Il était temps de commencer les hostilités. Faisant un signe aux clones de mon hôte, ceux-ci finirent de nous arranger les documents, le matériel requis et informatique... En fonction des questions, Ekko devrait répondre oralement, textuellement ou gestuellement. Des règles avec lesquelles cette prodige fut immédiatement familière, répondant positivement aux essais entrepris. À quatre pattes, ma progéniture fixait ses grands yeux verts, sur tous les outils à notre disposition. Sa curiosité certaine transpirait l'impatience... Elle sentait probablement le défi à venir. En son regard, pouvait-on aisément percevoir son besoin de comprendre le monde l'entourant. Il avait, quelque chose, d'insistant... comme si la petite cherchait à voir au-delà de la surface, lui étant présentée. À travers, pour ainsi dire... Présentant une tablette et expliquant brièvement l'utilisation qu'elle devrait en faire, il ne suffit que de quelques secondes, avant de déclarer officiellement la partie commencée. Cette première épreuve serait plutôt rapide. L'énoncé se voyait marqué sur l'instrument, le plus souvent avec une image associée... puis, Ekko devait sélectionner l'une des 4 réponses disponibles. Une seule d'entre elles était la bonne, bien sûr. La difficulté, quant à elle, se voyait graduelle, d'après les données que j'avais pu consulter, en amont... 3 mauvaises réponses d'affilée et le type d'épreuve se voyait clôturé. Parmi les 4 choix, parfois l'affirmation d'un problème insoluble, afin d'analyser une part de sa réflexion. Le tout chronométré, histoire de pouvoir comparer les temps de réponses avec les modèles et d'établir aussi un score de réactivité... Nemor et moi disposions d'un tableau numérique, relié sans fil à l'appareil de test. Celui-ci retranscrivait l'épreuve en direct, tout en indiquant la pression des doigts, sur l'écran, à l'aide d'un halo de couleur. Il était également possible de visualiser leur position, juste au-dessus de l'appareil. Mais la suite de l'histoire, dépasserait tout ce à quoi je pouvais m'attendre, de sa part... Si au début j'écarquillai des yeux, en constatant ces interrogations, certes simples, s'enchainer à toute vitesse, sous la pression d'un doigt démuni d'hésitation... ce fut bien en réalisant la constante de cette cadence, arrivé à des problématiques réservées à des âges supérieurs, que je réalisai en quoi cet enfant différait de ses semblables. Évidemment, une réponse rapide n'était pas gage de justesse... elle pouvait bien taper n'importe quoi, qu'on ne se rendrait compte de la pertinence des solutions choisies, qu'à l'analyse par ordinateur. Mais tout de même... Juste en considérant le délai de frappe...

" ... Quel temps de réaction spectaculaire... La question dispose à peine du temps nécessaire à son apparition que... Soit elle répond vraiment n'importe quoi, avec une chance suffisante, soit... " partageai-je à mon homologue, pendant que je tenais mon front, d'une main bien tremblante.

" TEST INFORMATIQUE TERMINÉ. " nous indiqua alors subitement une voix robotique, en provenance de l'appareil, me coupant donc dans mes propos.

" Que, quoi ? Déjà ?... Mais ça fait à peine quelques secondes... pour... plus de 500 questions ?... Non, elle a dû en foirer, c'est obligé... Euh, Ekko ? Tu sais écrire, non ? Tiens, complète ces feuilles et remets-les moi, lorsque tu auras terminé... "

" Ca sera moins facile ?... "

... ... ... Mais que voulez-vous que je réponde à ça, moi ?... Elle vient littéralement de me dire que ce test est trop facile, alors que des adultes se casseraient les dents, sur les dernières questions... À noter qu'elle pourrait mal interpréter la solution, toutefois. Ce n'est pas rare, que l'on pense détenir une vérité, se persuader être dans le juste, alors qu'on reste totalement à côté de la plaque... C'était même là l'explication la plus simple, afin d'expliquer le phénomène, se déroulant sous nos yeux ébahis. Alors pourquoi je n'arrive pas à croire en cette hypothèse rationnelle ? Pourquoi suis-je persuadé de l'impossible ? Parce que je l'espère, au plus profond de moi ?... Peut-être bien... Toujours fut-il que je ne parvins à lui répondre, lâchant les feuilles dans sa petite main, la regardant se saisir d'un bic et commencer à cocher les cases, comme à remplir les lignes, d'une rapidité monstre... J'ai l'impression d'observer une scène aussi absurde, qu'un Sayen militant contre la violence, avec des fleurs. Je veux comprendre... Je veux comprendre le mystère, derrière une telle performance neuronale. C'est tellement, surréaliste. Au point où je ne pus résister au risque de perturber le test, en ordonnant discrètement à Mokko d'effectuer une vidéo d'analyse cérébrale de ma petite... Le meilleur moment, pour constater toute l'étendue d'un système, c'est lorsque celui-ci se voit exploité à hauteur de ses capacités. Ces questions vont la forcer à devoir conjuguer plusieurs talents d'ordre cognitif... C'est le moment parfait, pour mieux comprendre l'imagerie de sa, struc, ture ?... Mon drone projetant ses analyses en direct et sur un mur, je me relevai de la chaine, tout en m'appuyant à la table, de mes deux mains... Qu'est-ce, que, c'était, que, ça ?... Détaillée, la vidéo montrait tous les chemins empruntés par les flux électriques, à l'intérieur du cerveau. God... Ces croisements d'axones, cette structure interne, ces échanges au niveau des synapses... Un bal d'informations circulant avec une fluidité sans pareil... Un parking d'autoroutes s'emmêlant sans se gêner... Festival de lueurs chatoyantes se relayant, d'une ingéniosité inégalée... Ca circule dans tous les sens, à tous les niveaux. Le circuit neuronal... Il n'était pas simple, ni à sens unique, à contrario de toutes les autres espèces existantes... Chaque voie, est, multiple, à double-sens... Comment n'y avais-je pas songé plus tôt ? Le gain de place est immense... L'optimisation atteint son paroxysme... Superposition, inter-axone... Le système parfait, je... pleure ?...

" ... C'est si... beau... "

Je tremble... Je tremble, putain. C'est le plus beau jour de ma vie. Oh putain, ouais... et de loin... Toute ma vie, j'ai cherché à m'élever au plus haut, à défier jusqu'aux lois les plus ancrées... de cette saloperie de prison, façonnée par ces Dieux prétentieux... Et là, j'ai l'impression qu'il a suffit de prolonger ma hauteur de la sienne, afin d'atteindre une nouvelle limite... Ekko, je t'en supplie, donne-moi raison... Fais-nous le plus beau sans-faute de toute l'histoire de ce test. Prouve au monde ta domination, le poids de ta menace... envers cet équilibre factice... Reprenant ses copies, ce fut au tour des derniers tests. Les énigmes d'ordre spatial et oral, nécessitant donc une manipulation physique d'objets, comme une réponse personnelle et vocale. Retombant sur ma chaise et laissant les clones scanner les dizaines de feuilles, pour les rajouter aux données collectées par la tablette, je laissai cette fois-ci la main à Queen Nemor... Je n'en pouvais plus, de toutes ces émotions, et je ne voulais pas perturber les résultats, en manquant de précision sur la diction. Je pouvais en revanche laisser Mokko s'occuper de chronométrer chaque épreuve. Transpirant, je préférai m'éloigner, en sortant de la salle, plutôt que de finir par embêter ma brave petite... Effectuant plusieurs respirations bruyantes, dans le couloir et afin de reprendre mes esprits, mon visage coulissa à nouveau vers cette créature supérieure, à laquelle nous venions de donner naissance. Accidentellement, bien qu'intentionnellement... À travers la vitre, je l'observai, toujours un peu essoufflée... Aucune limite... Aucun exercice ne lui demande plus de temps qu'un autre... Une seconde, une simple fraction de seconde, suffit à chaque fois... C'est comme si elle ne réfléchissait même pas. Si je n'avais pas vu ce ballet énergétique, à la splendeur incomparable, j'aurais pu croire à un instinct sur-développé, mais ce n'est pas ça... C'est bien plus grandiose que ça... plus impactant... Apercevant enfin la clôture du test, je rentrai à nouveau, pour reprendre place au côté de ma collègue, tout en la rassurant sur mon état. Je pense qu'en l'instant, l'on se concentrait surtout sur celui d'Ekko, après pareil exploit... Pourtant, elle paraissait toujours en parfaite santé, plutôt satisfaite, même. Avait-elle rencontré un peu de difficulté ? Nous le saurions à l'instant, alors que l'ordinateur calculait les résultats finaux et que mon coeur battait la chamade... J'avais besoin d'un contact, n'importe lequel. Alors, je n'ai pas réfléchi bien longtemps et, dans un élan de panique, je saisis la main de Nemor... commençant à serrer mes doigts entre les siens... Les chiffres défilaient et augmentaient l'importance d'un nombre, à des valeurs dépassant vite la dizaine, puis la centaine... le millier... Oh merde, oh merde, oh merde, oh merde, OH MERDE, MERDE, MERDE, MERDE, MERDE MERDE MERDE MERDE !

" ERREUR DANS LA QUANTIFICATION DES RÉSULTATS. RETRANSCRIPTION SUGGÉRÉE... "



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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockJeu 6 Déc 2018 - 15:31
Nemor n’était plus si impassible. Aujourd’hui tout du moins. La scientifique était effarouchée par les capacités de sa progéniture, mais dans un sens plus que plaisant. La réussite, le match parfait de son ADN et de celui de Mercury était un doigt d’honneur écrasé dans la face des mortels comme de ces satanés Dieux. Un but - envoyer se faire foutre les êtres divins - partagé visiblement par les deux femmes, qui s’accomplissait en ce jour béni pour elles deux.

Son fessier royal assis au fond d’un fauteuil grand luxe, sa coupette (de vin) à la main, quand l’autre retombait contre sa cuisse, Nemor n’arrivait pas à cacher d’une quelconque manière le rictus carnassier qui s’affichait depuis la révélation précédente. Inutile de dissimuler cela en présence de Mercury de toute façon. Les intentions de Nemor étaient claires: créer un être qui surpasserait tous les autres (d’origine céleste ou mortel) en matière d’intellect, de facultés cognitives afin de lui permettre d’avoir une conception complète du monde qui l’entoure et d’en tirer avantage.

La Reine, dont les membres étaient pris de spasmes incontrôlables à cause de l’excitation, avait laissé sa collègue s’adresser à leur enfant. De ses grands yeux curieux, Ekko semblait bien confiante, ce qui avait laissé échapper un rire nerveux à la Reine. Entre temps, les deux femmes et leur bambin étaient donc venu s’installer dans une zone réservée aux tests, endroit même où Nemor se prélassait - de manière tendue tout de même par l’attente - dans son superbe fauteuil dernier cri.

Tu as le patrimoine génétique le plus exceptionnel de l’univers. L’échec n’est pas envisageable.

Les yeux rivés vers la petite, Nemor s’était montré plus froide et moins maternel tout d’un coup. Après tout, Ekko était un prodige et puisqu’elle se sentait si capable que ça, alors elle se devait d’assurer jusqu’au bout.

L’excitation était palpable dans la pièce. Mercury comme Nemor retenaient leurs souffles en fixant leurs tablettes respectives, reliés en temps réel au travail que leur petite effectuait. La scientifique plissait les yeux et analysait ses réponses extrêmement rapide d’un air circonspect. Seul les soubresauts de ses membres trahissait le fait que Nemor n’était pas tranquille, parce que son visage fermé s’enfermait à nouveau dans le marbre.

Désorientée, Mercury émettait des hypothèses justes sur le pourquoi du comment. C’était une première pour cet univers comme pour tous les autres. Cet enfant n’était en rien un être banal. Même pas un “être” tout court, au final. Cette création était une oeuvre d’art qui annonçait une nouvelle ère pour l’humanité. Si Cell se croyait parfait, il se fourrait largement le doigt dans l’orbite. Il n’était qu’une minuscule goutte d’eau comparé aux capacités de la forme de vie légendaire qu’était déjà Ekko.

Embrouillée, la partenaire de Queen fila quelques feuilles à la petite. Nemor tapota gentiment l’épaule de Mercury d’un air sarcastique, comme si elle voulait lui faire bien assimiler que tout ça est bel et bien la réalité… quand elle-même a du mal, intérieurement, à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un rêve.

Ne sois pas insolente ma puce, tu viens d’insulter la majorité des formes de vies de cet univers en signifiant que tu as trouvé ça d’une facilité déconcertante. ” Répondit Nemor avec un demi-sourire cruel à destination de ces abrutis de mortels qui constituent la population mondiale. Du même coup, la scientifique caressa tendrement le visage d’Ekko en se baissant vers elle. Toucher à son crâne ne serait pas très bon à cet âge, il n’a pas fini d’être formé. Il faut donc être extrêmement vigilant, surtout vu l’importance qu’a sa vie !

L'implacable Nemor se redressa sur son siège, croisant les bras et ses jambes du même coup. Son regard hautain tentait de sonder sa progéniture pendant sa nouvelle phase de tests. Ses petites mains fouillaient dans les papiers avec une soif de savoir exacerbée, pendant que Mokko semblait établir un scan de la petite. La scientifique ne fit rien pour l’en empêcher: ce n’est pas comme si Mercury avait un quelconque intérêt à faire du mal à Ekko. Elle se doutait que son homologue désirait en savoir plus sur la structure neuronale et génétique de leur enfant, dans les grandes lignes.

Alors, le visage de la Reine se décompose peu à peu, alors que le scan de Mokko s’affiche sur un mur, détaillant de manière concise le patrimoine génétique d’Ekko et ses structures cellulaires comme neuronales… Ses bras croisés se déplient et, à mesure que les résultats s’affichent et que le bruit du crayon, vif, passe d’une feuille à l’autre dans les mains de la petite, les mains de la scientifique s'agrippent aux poignets de son siège avec force. Ses ongles, même, griffent le marbre puissant du meuble avec vigueur et en détache de petits morceaux qui s’incrustent violemment sous ses ongles et dans la pulpe de ses doigts, sans qu’elle ne remarque la douleur. La remarque justifiée de sa partenaire fit acquiescer lentement Nemor: c’était d’une beauté sidérante.

Si Mercury était gagné de spasmes, la lèvre supérieure de Nemor sautillait nerveusement, quand le reste de son corps tentait d’arriver à faire cesser ses tremblements. Mokko scanna les tests papiers, et la petite Ekko levait la tête d’un air satisfait et curieux vers ses mères. Sa concubine préféra sortir s’aérer, alors que Nemor restait pour faire passer les tout derniers test à sa fille d’un air déconcerté et abasourdi. Queen jeta quelques coups d’oeils furtif en direction de Mercury, histoire de s’assurer qu’elle n’allait pas faire un arrêt cardiaque ou un malaise. Parce que la situation et le contexte le permettait largement. Elle-même se sentait fébrile, son rythme cardiaque n’étant pas régulier et ses annexes corporelles ne répondant plus de manière sereine. Mais il ne fallait pas perdre la face devant l’être le plus accompli de l’univers… difficile à faire.

Tu ne peux qu’apporter la perfection totale à ces tests. Mais dis toi bien une chose: ce ne sont qu’une routine. Tu commenceras dès maintenant ton apprentissage puisque tu es si maligne, ma petite.

Pour ne pas perdre la face, Nemor se concentrait sur ce qu’elle savait le mieux faire: essayer d’être rationnel tout en parlant d’une manière très crue. Elle avait du mal à garder son air neutre habituel. Les terminaisons nerveuses de son visage faisaient sautiller et trembloter tout seul un coup sa lèvre supérieure, un coup l’une de ses paupières, voir même ses arcades sourcilières.

Ses membres n’avaient pas fini de lui faire défaut: les tests étaient une telle réussite que le système n’arrivait même pas à quantifier correctement les résultats. Mercury avait fait une nouvelle apparition dans la salle et, Nemor s’était levée d’un coup, les yeux rivés sur l’écran, attendant une réponse claire des résultats. L’attente lui soulevait le coeur avec beaucoup trop de violence, et alors qu’elle se senti faillir… une main se glissa dans la sienne. Avec beaucoup de douceur malgré les tremblements plus qu’évident qui s’immiscaient dans les doigts qui se liaient aux siens. La tension était à son comble, mais cet acte surprenant était doublement une surprise puisqu’il permis à Nemor de garder les pieds sur terre et de ne pas tomber définitivement dans les vapes.

...Retranscription ? Je... ” marmonna Queen, les chiffres défilant dans ses pupilles sans cesse. “ Hmm… Je crois qu’il est impossible pour une machine de concevoir de tels résultats de la part d’un simple mortel… Ce qui est largement compréhensible. Nous sommes des imperfections dans cet univers. Créer un être capable d’être… parfait, ce n’est pas logique, c’est un idéal, un fantasme qui…

Fin des analyses globales: il n’existe aucun être vivant ayant atteint une telle perfection dans l’univers à un âge si primaire. Le phénomène “Ekko” est maintenant ajoutée à la base de donnée en tant qu’entité de référence pour défier les entités classifier comme “Dieux”.

Nemor serra un peu plus fort la main qui demeurait dans la sienne.

Enfin.

Un être MORTEL capable de renverser les Dieux, d’être leur égal existait enfin. Les défier, elle le pourrait. Les mettre à mal aussi, logiquement, les emmerder et leur faire tourner la tête aussi. Ce n’était pas vraiment le but. Le but, c’était toujours ce gros doigt d’honneur à écraser dans leurs gueules. De leur dire “vous n’êtes pas infaillible bande de sac à foutre, les mortels peuvent être vos égaux et vous empêcher de faire de leurs vies vos divertissements”. C’était un acte de rébellion contre cette main du “destin” injuste qu’exerçait les divins.

Un rire dément s’empara de la gorge de la Reine, un rire machiavélique et fou qui ne lui ressemblait pas d’habituel. C’était très certainement nerveux. Ses doigts se délièrent délicatement de leur étreinte avec ceux de Mercury, alors que sa folle rigolade lui donnait les larmes aux yeux… ou le liquide lacrymal avait été là avant les rires ? Qu’importe. Son coeur était sur le point d’imploser. Alors elle se retourna maladroitement, prête à se casser la gueule presque, contre le fauteuil, pour saisir son verre de vin qu’elle bu goulûment d’une traite pour se remettre l’esprit en place.

Son majordome, le rouquin, attendait patiemment que sa maîtresse finisse son verre pour le remplir à nouveau. Nemor leva son verre sous le nez d’Ekko et de Mercury et annonça (un grand sourire barbare sur les lèvres):

Ekko, qu’importe tes choix de vie: tu es d’ores et déjà une partie du panthéon céleste. Tu pourras maltraiter les Dieux comme ils maltraitent nos pauvres âmes sans valeur de mortel, ou tu pourras cerner et décrypter tous les mystères de l’univers si cela te chante ! Oui, oui, oui, tu es la perfection que ta mère et moi-même souhaitions atteindre de notre vivant, mais à côté de toi nous ne sommes que de vulgaire équation ratée. Et pourtant ! Cela ne me déprime pas, bien au contraire, mon esprit est comblé et enfin serein parce que tu existes et que tu es notre enfant. Tu es nous, la perfection !

Elle tendit son verre à Lavi, son majordome, sans même lui lancer un regard, s’abaissant pour prendre dans ses bras l’être parfait, sa fille tant aimée déjà. Queen fit un tour sur elle-même, les bras tendus avec l’enfant entre ses mains, son grand sourire abominable pour les Dieux sur les lèvres.

Mais qu’es-tu capable de faire si tu es en danger mon enfant ? Saurais-tu déjà te défendre ? “ Continuait la scientifique. “ Continues de nous faire rêver Ekko !

Nemor jeta un oeil à Mercury pour apprécier sa réaction. Quoi qu’il en soit, la Reine voulait pousser le bouchon au plus loin qu’elle le pouvait. Alors, Ekko dans les bras, la saiyen se dirigea vers une sorte de salle reliée à une technologie bien trop avancée pour cet univers. L’avantage de voyager entre les dimensions…Les laboratoires sous-marin relié à la demeure de Nemor sont truffés de technologie “alien” avancée.

Queen déposa Ekko dans la salle et en sortie juste après pour admirer ses performances à travers la baie vitrée. La petite pouvait entendre les personnes à l’extérieure de la salle parler grâce à une retransmission audio dans celle-ci.

Des ennemis vont s’attaquer à toi, de plus en plus fort. Quand tu ne seras plus en capacité de te défendre, il te suffira de dire stop et les ennemis disparaîtront. L’entraînement débute dans quinze secondes, prépares toi. “

Nemor croisa les bras, alors que la salle commença à changer entièrement. En effet, à la base elle avait l’air d’une salle d’entraînement classique. Bientôt, le sol fut remplacé par de l’herbe, et les machines par des arbres. Ekko pouvait sentir le vent contre son visage, et le soleil caresser sa peau. De son point de vue, elle se retrouvait dans un monde inconnu, à l’extérieur, seule. (ou presque, puisque la communication orale restait possible avec ses parents)

Un saibaman lui bondit dessus. Précédemment dissimulé dans les hautes herbes, il avait profité de son camouflage pour créer un effet de surprise. Le petit bout d’enfant ne semblait même pas étonné, elle n’avait pas sourcillé malgré la tactique du petit monstre qui lui faisait face.

Une sphère d’énergie se matérialisa autours d’Ekko. Lorsque le saibaman fut presque à portée de la gorge de sa cible, La sphère immatérielle changea de forme. Le saibaman tomba en petits morceaux, carrés et impeccable, tous de la même exacte longueur et grandeur. La sphère d’énergie s’était transformé en une grille énergétique qui venait de couper l’adversaire en une infinité de petits cubes.

Queen, toujours les bras croisés, se mit à rire doucement. Elle n’avait pas fini de rire. Les prochaines minutes se déroulèrent un peu près ainsi: Plus de saibaman, plus de petits cubes de chair. Puis des monstres plus gros, plus grand, plus fort, plus véloce. Plus de découpage encore, de chair qui tombe mollement au sol. Chaque fois, un rire amusé de la part de la scientifique, admirant les capacités psychiques d’Ekko qui ne bougeait physiquement pas d’un poil pendant qu’elle tuait ses adversaires.

Et puis, une autre Ekko apparut. Matérialisé par la machine dans laquelle elle se trouve, jugeant peut-être qu’il serait malin de la faire s’affronter, voir sa réaction. Alors la petite Ekko de “synthèse”, copiée à partir des propres techniques qu’Ekko avait montré jusqu’ici, allait donc utilisé ses pouvoirs pour l’attaquer, qui sont donc les mêmes que la personne dont elle est la copie.

Mais la copie d’Ekko n’eut pas réellement le temps d’agir. Alors que la copie d’Ekko déploya l’espèce de sphère-aura, l’environnement commença à changer. Sa sphère se transforma en une nuée de ballons de toutes les couleurs s’élevant dans le ciel, et le sol sous les pieds de la copie d’Ekko se craquela et se détacha du reste. La copie d’Ekko s’éleva dans le ciel, toujours assise sur ce bout de terre qui maintenant flottait dans les airs.

L’herbe se changea en un parterre fleurie bien plus joyeux et coloré, fleurissant tout autours d’Ekko qui souriait de façon candide malgré son intelligence grandiose. Une envie esthétique au milieu d’une situation dangereuse ? Si elle pouvait se le permettre, c’est bien parce que…

Les mains de Nemor se collèrent à la vitre. Son souffle rapide créait de la buée sur celle-ci, ses yeux écarquillés parlaient pour elle.

Impossible elle… comment ? est-ce que… Elle change la composition de ce qui l’entoure !?

Et la copie d’elle-même se transforma en une toute petite et ridicule souris. Le coeur et la face de Queen se décomposèrent. Lentement, mais de plus en plus violemment. Sa bouche entrouverte, au souffle effréné, provoquait de la buée sur la vitre en face d’elle, où ses ongles griffaient la surface en essayant de s'agripper à une chose invisible.
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockJeu 27 Déc 2018 - 1:15
Inconcevable... Inquantifiable... Un potentiel jusque là insoupçonné, concernant une révolution de la biologie elle-même... J'en ai rien à foutre, de me répéter. Ce que j'avais sous les yeux, représentait un trésor inestimable, une relique à la valeur universelle. Non, bien au-delà... Tendues comme jamais, ma collègue et moi-même laissions ainsi nos muscles se crisper, en l'attente de résultats plus précis. Une erreur dans l'évaluation ?... Comment était-ce possible ? Par l'existence d'une possibilité pourtant des plus simples. Un Test est par nature limité, via deux extrémités de résultats. La perfection, comme son contraire... Pour me montrer concise, une réussite ou un échec total, ne peut garantir la représentation de vos capacités. Les tests de QI tentent de contrer cette réalité à l'aide d'une difficulté croissante, d'une prise en compte du temps de réaction, de réflexion... Mais les questions, le calcul du résultat, se doit de pouvoir être interprété par les créateurs d'une telle épreuve, afin de garantir le sens des réponses. C'est pourquoi il existe un plafond, au-delà duquel aucune créature n'est en mesure de progresser davantage... tout simplement car les créateurs se voient incapables de façonner une énigme plus ardue... Alors, comment transpercer ce plafond ? Comment casser le code ? Tout simplement à l'aide d'une régularité imperturbable, sur le temps de réponse... Vous ne comprenez pas ? C'est pourtant extrêmement évident. Si nous ne pouvions que fournir des questions en rapport aux connaissances de la prodige, afin de ne pas perturber les résultats... le rythme, à lui seul, permettait de déduire, qu'en l'absence de mauvaises réponses, un délai de réaction équivalent, entre la plus facile et la plus dure des interrogations, affirmait l'inévitable réalité d'un potentiel encore peu sollicité... C'est car Ekko a fait un sans-faute sur toute la ligne, qu'il demeure impossible de, ne fut-ce que déduire, calculer, estimer, imaginer ses limites... Un tel résultat ne peut admettre d'autre finalité, pour le représenter, que le symbole de l'infini... J'en parle ici avec le plus grand des calmes. Néanmoins, en l'instant, seules des crampes naissantes, pouvaient permettre de garder mon corps à l'abri d'un mouvement subit. Je n'en croyais pas mes yeux. Cela me paraissait encore si irréel, si fou... Il est toujours fascinant de constater à quel point une anomalie dans la génétique, une pauvre mutation de départ, peut offrir au monde la promesse de si grandes conséquences... Ce jour béni d'entre tous, venait de nous offrir la plus excitante, la plus terrifiante des constatations.

" ... Les dieux... Les dieux... "

Ce mot si prétentieux, si arrogant, je le prononçai ainsi à deux reprises, comme pour m'assurer d'assimiler l'information s'y rapportant... Mon enfant... devient officiellement la référence de sa tranche d'âge, pour défier ces vieux salopards... Je sais. Oui, je sais... que ma partenaire ne s'était auparavant pas gênée, de me rappeler à la réalité, de me faire savoir que tout ceci n'avait rien d'un rêve... Pour autant, cela semblait indiscutablement trop beau, que pour être vrai. Alors, je restai pantoise. Assise, bien qu'affalée. Paupières écarquillées... Nemor, de son côté, craquait sensiblement à sa manière. Je ne l'avais jamais vue ainsi. Aussi déroutée, aussi euphorique, aussi différente de ses habitudes calmes... Sérieusement, elle allait finir par foutre la trouille à notre fille, avec ses grandes exclamations, ses mouvements amples. Sans compter l'emprise soudain, qu'elle exerça sur cette dernière... piégeant la petite, de ses paumes, et l'arborant au-devant de sa personne... Moi ? Je me sentais fébrile, à l'intérieur. Plutôt frêle, à l'extérieur... Habituellement, je dispose d'une grande maîtrise de mes émotions, même si je fais mine de me montrer impulsive... L'impulsivité, ça fait autant peur que ça met en confiance. Mes interlocuteurs se méfient moins de moi, de mon intellect, lorsqu'ils manifestent l'impression d'examiner plus posément une situation... Réfléchir avant d'agir... Je m'y tiens toujours, même si j'apprécie maintenir l'illusion du contraire. Disons que je suis suffisamment vive, que pour en assumer l'initiative. D'ailleurs, en parlant de vivacité, je devais admettre ma défaite, face à notre enfant... Une telle vitesse, dans l'accomplissement du test, nécessitait une perception du temps tout aussi particulière. Alors c'est enfin, que me vint un raisonnement bien atypique... Oui. Je me demandais à quoi devait ressembler son monde. De quelle manière une existence aussi captivante, pouvait parvenir à décoder son environnement... Quelle est ta vision sur tout ça, Ekko ? Te paraissons-nous aussi lents, que ce décor statique ? Entends-tu, vois-tu des choses que nous ne distinguons pas ? Des couleurs, que nous ne pouvons conceptualiser ? Es-tu limitée par le concept même des dimensions ? Ou bien verrais-tu en réalité, au travers de chacune d'entre elles ? Seul l'avenir nous le révèlerait... et j'avais pour certitude que celui-ci se montrerait bientôt grandiose... Répondant positivement à l'appel de Nemor, l'étoile naissante lui communiquait son approbation à la question, hochant de la tête avec certitude. Sérieusement... T'es à peine en mesure de marcher à quatre pattes, que tu fais déjà ta grande ? De l'excès de confiance, ou de puissance ?... Malgré l'excitation nouvelle, s'emparant présentement de ma personne, je devais admettre une certaine forme de crainte. Notre progéniture venait déjà d'accomplir un exploit sans commune mesure, qu'elle affirmait de suite sa participation à une épreuve physique... Même pas épuisée, mentalement ?... Effrayant.

" C'est peut-être un peu... Enfin, c'est juste que... Comme tu veux. Mais tâche de pouvoir assumer ton choix. "

Mec. La mère que je deviens trouille, mais à un point... Je n'ai pas envie de faire confiance à cette petite chose, qui ne connait encore rien du degré de dangerosité, externe aux murs de cette gigantesque bâtisse. Cependant, je lis en son regard une assurance particulière. C'est comme, une flegme extrême, quand à son environnement. Tout doit lui paraître tellement prévisible, tout doit lui sembler si facile à interpréter. Un tel cerveau ne doit sans doute trouver ses limites, qu'à l'aube d'une surprise totalement exotique aux données récoltées, auprès du monde l'entourant... Mais c'est justement ce qui me fait peur. Un élément, un seul. Un oubli, une information manquante... pour causer l'émergence d'une panique, à l'aspect insoluble... Fais très attention à toi... C'est le message que je lui véhiculais désormais, d'un regard soutenu et alors que nous nous engagions déjà, parmi les quelques couloirs nous séparant encore de la prochaine salle de tests. Talons claquant et manteau blanc flottant, j'établissais plusieurs contacts avec ma peau, à l'aide de ma main droite. J'essaye de me rassurer, bien sûr. De souffler un peu, via une interaction physique censée perturber mes réflexions... Cela ne marche qu'à moitié, au vu de l'importance de celles-ci. Toutefois, ma collègue me rassura indirectement, lorsqu'elle affirma à notre rejeton, qu'il suffirait d'un mot, un seul, pour tout arrêter... Quinze secondes pour se préparer. Certainement quatorze de trop, puisque notre trésor s'asseyait déjà, un air impatient au visage... Je t'en prie, reste vigilante. Collant ma main à la baie vitrée, de derrière laquelle nous l'observions, la scientifique, pourtant si froide, que je représentais... ne pouvait empêcher son coeur de battre la chamade... Elle n'a que quelques mois. Comment s'assurer que nous ne négligions pas un risque notable ?... La voici seule. Toute seule au sein de cette pièce, qui déjà nous offrait un tableau des plus déconcertants. Quelle technologie avancée, probablement récoltée en des contrées inexplorées, voire même en provenance d'un autre univers... En y repensant, les portails de ma partenaire devaient certainement lui procurer un grand avantage technologique, sur notre galaxie commune. J'avais plutôt bien fait, de m'associer à elle. Je la savais intelligente, fortunée et avancée. Mais pas à ce point... Risquer de l'avoir à mon dos, à cause d'un bête virus génétique, aurait pu constituer l'une de mes plus grosses erreurs. À la place, me voici mère, à ses côtés... Une alliance scellée par la plus belle création qui soit. Aucun pacte commercial ne pouvait égaler pareil investissement. Nous sommes liées de la plus symbolique des manières, à présent... Quitte à choisir, je préfère encore risquer la révélation de ma supercherie, concernant l'attaque des macaques, plutôt que de quitter cet état de confort. Face à lui, Beau Jack ne représente qu'une pompe à fric, tout juste bonne à m'alimenter mes nombreuses recherches à venir... à me laisser aspirer jusqu'à la moindre parcelle des savoirs propres à sa galaxie... Et lorsque l'orange est bien pressée... que l'on a terminé de boire l'entièreté de son jus... on trouve toujours le moyen de recycler sa peau, au plus offrant...

Mais pour l'heure, guettant ma fille avec insistance, je fis attention à chacun de ses mouvements. À vrai dire, surtout à ceux de ses adversaires... Ouais, ils tardèrent pas, les bougres... Fiers de leur cachette ridicule, ces Saibaman projetaient de sauter à la gorge de la prodige. Visiblement, cette salle n'était pas simplement holographique, elle créait une réalité dans la réalité. Par quel moyen détourné ? Je ne le savais pas encore. Mais toutes mes connaissances se calquant à celles de Nemor et inversement, je disposerais probablement du luxe d'en apprendre davantage un jour. Quoi qu'il en soit, il ne s'agissait pas de ma priorité actuelle... J'étais, en effet, bien plus stupéfaite par les performances de cette cachotière, qui déjà s'afférait à modeler son énergie à sa sauce. Il faut souvent de longs entrainements poussés, avant de pouvoir tenter pareil numéro. Mais pour elle, pour cette petite déviante, défiant jusqu'aux dieux, cela semble si simple, si aisé. Comme un jeu. Oui, c'est ça... un bête jeu... Non mais, sans rire, regardez-moi ça. Voyez comme cette gamine, pas plus haute que trois pommes, découpait ses cibles, par la seule intervention d'une grille aussi tranchante que lumineuse. Des apéricubes. Elle n'est vraiment pas croyable... Tenant ma tête, de mes deux mains, et relevant mes sourcils, je me demandais bien où tout ceci allait finalement nous mener... Peu importe les assauts, de la part de ces stupides bipèdes, comme de plus grosses saloperies, elle leur réservait le même destin, sans manifester la moindre difficulté. Couper pour gagner. Une stratégie simple et rapide, mais qui payait sans conteste. Rien ne lui résistait. Aucune matière organique ne pouvait se targuer de freiner l'avancée, de ces fins filaments énergétiques... Tant et si bien que la machine, supervisant cette expérience immersive, se sentit obligée de lui proposer un combat contre son propre reflet, afin de garder un niveau acceptable pour la confrontation. Qui de mieux, il était vrai, que son illustre personne, pour lui offrir un défi à sa hauteur ?... Seulement, au vu des capacités déployées, au cours de cette nouvelle bataille, j'en craignais le pire. T'as bien compris. C'est à l'instant où je perçus la sphère en grillage se manifester, du côté adverse, que je réalisai le potentiel de cette création... sa capacité à copier celles de ma petite Ekko. En conséquence, plus elle en montrerait et plus elle se mettrait en danger... Y faisant manifestement attention et pensant pouvoir régler le soucis, à l'aide d'une surprise expéditive, notre protégée nous révéla alors sa réelle puissance... Sous nos airs dépités, nous le constations. Si notre progéniture avait si facile à modeler son énergie, c'était bien car elle était déjà en mesure d'altérer la matière elle-même. De lui donner la forme de ses envies... Transformation en ballons ? Lévikinésie ? Éclosions et modifications biologiques ? Putain, je comprends plus rien. Comment diable peut-elle jouir d'une telle interaction sur son environnement ?! À cet âge ?! Juste en se concentrant ?! Non, elle ne se concentre pas... Elle s'amuse et néglige complètement sa copie. Allant jusqu'à l'humilier, en l'affublant d'une forme de rongeur, comme en redécorant l'herbe alentour...


" Non... Non, pas en profondeur, je pense. Pour cela, il faudrait qu'elle connaisse, qu'elle distingue la composition infime de chaque structure... Elle modifie la forme, mais certainement pas encore le fond. Ce qui veut dire... Ce qui veut dire que ce rat n'est pas... ! "


Répondant à Queen, en réalisant à peine que le rongeur pouvait encore disposer de ses pouvoirs, de son emprise sur l'environnement, je m'affalai à toute vitesse sur la vitre, qui émit un bruit en retour... Un choc d'une importance capitale, puisqu'il permit à la prodige de recentrer un peu son attention. Elle qui s'était évadée dans son euphorie passagère, avait omis de soupçonner l'inactivité présumée de son adversaire, comme un signe d'un possible coup fourré. Et peut-être que, de son point de vue, il demeurait impossible de distinguer matériau si fin... mais en ce qui nous concernait, un vif et infime reflet de lumière, paraissait avoir traversé l'atmosphère, en une ligne parfaitement droite... Cette copie n'avait fait que semblant, de se laisser dépasser par les évènements ! Profitant de la candeur de la petite, elle avait créé une multitude de filaments tranchants, en compressant de fines parties d'air. Impossible de tous les percevoir, tant l'épaisseur devait s'avérer minuscule. Certainement dans le but de pouvoir exploiter, du mieux possible, tous les angles morts laissés par Ekko, comme de pouvoir s'assurer l'impossibilité d'un doute malencontreux, pour venir briser la stratégie... Il était trop tard. Trop tard que pour prévenir, que pour empêcher le tissage de se refermer, à la manière d'une guillotine... Les croisements ne tardaient à se rassembler, en direction de leur centre commun... soit le cou du pauvre enfant. Elle les voit. Notre progéniture voyait désormais les reflets lumineux se multiplier sensiblement, en sa direction et à mesure que le piège s'abattait sur elle. Oui. Je la lisais clairement. Cette panique sur son visage, sa réflexion intense pour s'en sortir, tandis qu'elle comprenait à peine la nature de ce qui la menaçait... À coup sûr le réalisait-elle, à présent... La copie avait exploité absolument tout, de ce qu'elle avait dévoilé d'elle. Ses pouvoirs, sa façon d'attaquer, sa tendance à surprendre, à innover, à prendre de vitesse... La machine avait tiré le meilleur de ces données, tout en tirant profit des instants de faiblesse, de focalisation de notre enfant. Cela avait coûté la première partie de la confrontation, dans le but d'en remporter la dernière... Ekko venait de commettre sa première erreur. Une faute souhaitable pour son apprentissage, toutefois dans le cas où elle s'en sortirait vivante... Jamais, ô grand jamais, penser jouer contre quelqu'un d'autre que soi-même, lors d'une partie. Toujours chercher à contrer nos propres idées, plutôt que de directement essayer d'établir des stratégies censées les rendre viables. Il s'agissait, par essence, du fondement de base de la recherche scientifique... Chercher à démonter sa théorie, plutôt qu'à la prouver. La défensive avant l'offensive. La riposte, à la place de l'offensive. Nous arrivions là à un tournant du spectacle, à une leçon, un apprentissage, qui devrait à présent guider sa nouvelle mentalité, avant qu'un drame ne survienne... Ouvrant la bouche, car se sachant dans l'incapacité de réagir aussi vite et avec autant de risques, notre prodige fit logiquement jouer ses lèvres. Certainement afin d'admettre sa défaite.

" ... ... ... "

Horreur. La sueur froide... Non. PUTAIN NON ! Elle ne peut plus parler ?! Pourquoi ?! Des filaments d'air compressé... Sans air, pas de propagation du son ! SALOPE DE MACHINE ! Elle lui a complètement coupé l'herbe sous le pied ! Suant à grosses gouttes et laissant l'adrénaline m'octroyer l'atroce vision de cette scène, au ralenti, je constatai ma progéniture grimacer d'effroi. À quoi pensait-elle, en ses derniers instants ? Certainement à sa bêtise. À sa négligence. À l'apprentissage qu'il lui restait. À la limite des capacités, que son âge lui permettait. À la dangerosité de sa candeur, de son manque d'expérience. Une vision du monde encore trop limitée... Elle était si jeune. Tellement jeune. Bien trop jeune, que pour pouvoir gérer tout cela. Ces sursauts d'émotions, la surprise inévitable... Tout serait beaucoup plus simple, si elle pouvait disposer du luxe de GRANDIR. Pourquoi tu fermes les yeux ? Bats toi ! Bats-toi et te laisse pas crever ici, putain ! Tu ne dois pas GRANDIR ! Moi-même en panique, prise de court par ce retournement de situation, je ne savais comment GRANDIR. Si tout se déroulait trop vite pour elle, alors à quel moment disposions-nous d'une chance de tout GRANDIR ? Soyons honnête, nous n'en avions pas la moindre. Ekko GRANDIR seule, face à une entité GRANDIR ses capacités exceptionnelles. Un pouvoir aussi dangereux pour les GRANDIR que pour GRANDIR. Une emprise sur GRANDIR, qui lui prendrait du temps à GRANDIR, à GRANDIR jusque dans l'infiniment petit... La GRANDIR comme la GRANDIR d'une telle arme... GRANDIR la connaissance. Une impulsivité sans GRANDIR ne pouvait GRANDIR qu'à une GRANDIR de choix GRANDIR. Wow, je GRANDIR à GRANDIR la migraine, là... GRANDIR, j'éprouvais une GRANDIR des plus GRANDIR. GRANDIR comme si GRANDIR compressait mon GRANDIR à GRANDIR, ou GRANDIR, par la GRANDIR brute, une GRANDIR d'informations. GRANDIR mes GRANDIR de la GRANDIR et GRANDIR inutilement ma GRANDIR crânienne, j'en GRANDIR presque, GRANDIR de GRANDIR bien GRANDIR à GRANDIR mon GRANDIR au GRANDIR fixe. GRANDIR, mais GRANDIR quoi GRANDIR bordel ?! GRANDIR de GRANDIR ! GRANDIR qu'elle GRANDIR de GRANDIR et GRANDIR la GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR GRANDIR

" WaaARGH ! Putain, c'était quoi, ça ?!... Je... saigne ?... Oh merde ! "

Sans prévenir et alors que je fermais les yeux, une force étrangère m'avait projetée au sol, tout comme pour ma collègue... Cela avait été fort bref, mais le choc fut malgré tout plutôt rude. Pour couronner le tout, je pissais du nez et seul un pauvre mouchoir, pouvait se targuer de retenir mes rougeâtres effusions... Me relevant, quoique toujours un peu groggy, je ne pus manquer un phénomène aussi intriguant que perturbant... Elle... clignote ?... Ouais... Reconcentrant mon attention sur la petite, je la remarquais non seulement encore en vie, mais aussi et surtout transparente, à intermittence... L'air se voulait plus lourd, plus dense, en fonction des instants. Mon corps lui-même, me paraissait bien mouvementé, comme happé par l'ondulation d'une vague invisible... Putain, ça donnerait presque la gerbe. Néanmoins, cet effet semblait s'estomper en fonction de la distance. Comment je le savais ? Tout simplement car l'espace, encadrant la prodige, paraissait bien plus affecté, par l'altération en question... Il vibrait, s'étirait légèrement dans un sens, puis dans l'autre. Même la souris, subissait ce changement. Et si ma personne, tout comme celle de Nemor, avaient ressenti de telles perturbations, je n'osais imaginer le bordel que cela devait être, bien plus proche de notre déesse mortelle... qui paraissait avoir trouvé le moyen de contrer la dangereuse offensive, menaçant pourtant de la tuer. Mais en était-elle seulement consciente ?... À bien l'observer, en me rapprochant à nouveau de la vitre, Ekko me semblait éprise d'une transe bien particulière... Une concentration si absolue, un instinct de survie repoussé dans ses derniers retranchements... Voilà de quoi éveiller quelque chose en elle. Un nouveau type de pouvoir ? Non. Plutôt comme un état. Une condition bien particulière, lui octroyant de passer au travers de la matière ? Je veux dire... La transparence, la défense improbable... Tout cela aurait pu trouver justification, via l'intervention d'une telle capacité... Elle peut aller jusqu'à modifier sa propre structure ? Ou est-ce autre chose ?... Que ?! Attends. Merde, je deviens folle... L'espace d'un instant, j'avais cru apercevoir des excroissances. Ouais. À peine le temps de cligner des yeux, que ces éléments transparents s'évanouirent aussi vite qu'ils me furent apparus... Par contre, je suis pratiquement sûre d'une chose... Elle... Enfin... C'était peut-être car je ne l'avais jamais vue ainsi, corps étendu verticalement, à quelques centimètres du sol... Cependant... n'en avait-elle pas justement gagné, des centimètres ?... Sans prévenir, la tempête s'intensifia de plus belle. Les surfaces solides, gigotant et craquant manifestement, me forcèrent donc à trouver plusieurs appuis, afin de ne pas m'étaler à nouveau... Mais quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe, bon sang ?! Oh ça me met mal, putain, ça me met mal ! Mais comment ces ondes pouvaient à ce point déformer l'environnement ?! On va crever. On va tous y passer, c'est pas possible ! Et pourtant, c'est lorsque je perçus l'étirement extrême de la souris, jusqu'au point de non-retour et symbolisant la rupture complète de sa structure, que je crus enfin saisir la nature de ce merdier...

" Les ondes... Les ondes, gravitationnelles... Elle, elle se sert, du tissu... du tissu de l'espace-temps ! "

Petite maligne... De quoi déstabiliser l'attaque adverse, comme empêcher l'ennemi de pouvoir entreprendre une autre offensive, en l'écartelant entièrement. CA, c'était une riposte parfaite ! Tout de même... Je ne peux m'empêcher de penser à l'interaction d'une multitude de facteurs, afin d'expliquer l'intégralité des phénomènes, dont je me voyais là témointe... Les ondes gravitationnelles générées, doivent être monstrueuses et à la fois si restreintes, pour influer ainsi sur l'environnement. En général, ces manifestations ne sont pas censées être dangereuses. Leur visibilité ne se voit notable qu'à une échelle si infime, que ces vagues n'influencent en rien leur environnement. Les sommets de ces ondes devraient se montrer si angulaires et rapprochés, que l'on ne devrait alors plus parler de courbures, mais plutôt de pliures de l'espace-temps... Un effet probablement soutenu, d'une interaction psychique d'étirement des surfaces. Le processus de coordination doit se montrer d'une complexité inouïe... Je retire ce que j'ai dit. En fait, en la guettant plus attentivement encore, cela parait à présent évident... Son adversaire n'est plus et pourtant, elle continue d'amplifier cette force spectaculaire... Elle n'en a pas conscience. Elle fait preuve d'une telle concentration, fait figure d'un désespoir si grand... qu'elle utilise toutes ses capacités à la fois. Son seul désir devait être de disparaître, de se protéger en un cocon si infranchissable, que pas une seule particule ne pourrait l'atteindre... Pas une seule, excepté le photon. Toutes ces déformations devaient rendre son trajet délicat. Peut-être était-ce dû à cela, les clignotements ? Ou peut-être pas... Des questionnements resteraient probablement en suspend. Ces brèves apparitions, cette luminescence irrégulière, la notion de longueur... Je ne savais plus à quoi me fier. Je n'arrivais plus à distinguer la cause, de la conséquence. Les corrélations, des raccords indiscutables... Tout se mélangeait en un joyeux bordel, qui paraissait n'avoir pour destinée que de s'amplifier... Il n'y avait aucun besoin d'aller jusque là. C'était fini. Fini, Ekko ! Tu as déjà gagné. Arrête-toi !... Elle ne m'entend pas. Forcément. Le plafond, les murs, le sol, craquelaient, se fissuraient et se rompaient déjà... Les structures solides, peu élastiques, sont souvent les premières à rompre. La rigidité représente autant un avantage qu'une faiblesse... La vitre de la salle aussi, manifestait l'avènement de plusieurs éclats, fragilisant de plus en plus l'ensemble... Puis, soudain, le tonnerre éclata. Mais pas un tonnerre externe à la bâtisse, non. À l'intérieur de la salle de test, la foudre blanche se formait directement, à de multiples endroits. Les frictions forcées de l'air, un changement brusque dans les polarités. Un phénomène qui en entraine un autre et le chaos s'étend exponentiellement... Face à toutes ces perturbations, le système de la salle parut rendre l'âme, affichant une multitude de bugs d'imageries. Cela, avant qu'un premier bruit d'explosion ne retentisse, rapidement suivi de moult incendies locaux... Les émanations plasmatiques ravageaient le matériel et il ne fallut longtemps, avant qu'un blackout ne s'amuse à nous foutre un peu plus dans l'embarras. Conséquence ? Coïncidence ? Mesure de sécurité ? Toujours fut-il que nous n'étions présentement éclairées, que par la constante réalité de ces arcs de lumière, d'une température certainement infernale... Pour autant, la baie vitrée se voyait désormais si pourfendue, qu'il demeurait maintenant impossible de distinguer l'intérieur de la salle de test...

" Ces ombres... Elle, elle... "

Peu de temps avant l'activation de l'éclairage de secours, L'ombre de notre fille, aux abords de la surface qui nous en séparait, paraissait bien étrange... Clignotante, légèrement courbée en arrière et de bais, sa silhouette grisâtre, à l'opacité variable, n'était plus celle dont nous avions l'habitude... Elle paraissait plus affinée, plus allongée... Une quantité de filaments descendaient de sa boite crânienne. Ses cheveux ?... Comment est-ce... Encore ces excroissances ?! Je ne suis pas folle, c'est les mêmes ! Je... ne les voyais déjà plus... C'était si bref. Elles apparaissaient sans prévenir, pour s'évanouir tout aussi prestement... Si transparentes... Mais cette fois, l'ombrage avait davantage joué en notre faveur... Un truc, surplombant sa tête, duquel paraissait s'échapper deux... Putain de merde, je ne m'en souviens déjà plus... L'alarme incendie hurlait à présent, tandis qu'une teinte vermillon s'empara du lieu. Ainsi, d'une secousse finale qui envoya, une fois de plus, ma collègue et moi-même à terre, un bruit de verre brisé emplit l'espace alentour... Plus rien ne tremblait. Plus d'arcs électriques, plus d'explosions... Plus de déchirures, de fluctuations des distances... Plus rien. Plus rien d'autre que le doux bruit du feu crépitant, en bien des endroits et sans danger immédiat... Enfin, si. Oui, bah cette putain d'alarme, évidemment. Ce son strident mis de côté, l'on peut dire que la stabilité était retrouvée... Aussi ne puis-je éviter à mon regard, de se confronter dans celui de ma collègue. Je soupirais presque de soulagement. Cette histoire m'avait épuisée à un point... Lessivée... Je n'ai, absolument, rien compris. Enfin, si, j'avais bien quelques explications en tête, mais absolument rien de structuré en l'instant. Tout s'était passé si vite, en rétrospective. Pourtant, j'éprouvais à la fois une sensation de lenteur, dans le déroulement de certaines parties de l'évènement... Ah ça, de la frousse, j'en avais eue. Et malgré tout, n'était-ce bien que cela ?... Peut-être que les caméras de surveillance pourraient nous en apprendre plus. Je dois avouer que le facteur temps, me chiffonnait beaucoup. Des ondulations de cette nature, avaient après tout un impact sur cette donnée. Seulement, ce qui me troublait le plus, dans cette histoire, c'était bien sa clôture... Me relevant du mieux que je pus, mes talons foulèrent les zones encore stables du sol, hélas ouvert en bien des endroits... Sous mes dures semelles, le tintement de ces débris, projetés plus tôt. Au fil de ma prudente avancée, pouvais-je déjà sentir l'eau ruisseler sur ma peau, tel qu'elle le ferait sur du téflon. Remercions mon revêtement superomniphobe, de m'éviter la destinée de finir trempée, après tout ça... Mokko aussi, se portait bien. Visiblement, le carbyne était suffisamment résistant, que pour endurer les vagues de la tempête... Ah ça, pour faire Écho, on peut dire qu'elle n'a pas foiré son coup... Mon enfant... Notre, enfant... Arrivant au niveau de la baie... de la baie ouverte... je m'immobilisai... Prenant le temps de réaliser la vision à laquelle je faisais face, ma bouche s'entrouvrit et mes paupières s'opposèrent. Longue chevelure blanchâtre. Corps aux formes discrètes. Elle demeurait ainsi étendue, au centre de sa pièce... Comme, évanouie, épuisée par ses efforts... Baissant mes yeux, toujours l'air hagard au visage, une réflexion surgissait. Cela, avant de laisser ma tête pivoter, en direction de mon homologue...

" ... Alors... Son plan aurait été de, prendre le dessus... en forçant le verrou de son évolution ?... Tout ce merdier, juste pour... "


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Queen Nemor
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockVen 25 Jan 2019 - 20:19
Ses battements de coeur étaient bien trop élevé. Ses poils s’étaient dressé le long de ses bras, et dans son bulbe rachidien, elle sentait des pressions lancinantes. Bientôt, un mal de tête la gagnerait. Une migraine, peut-être. Merde. Nemor le savait, et ce fait la stressait encore plus, évidemment. Pouvoir, à l’oreille, reconnaître quand on est proche de faire un AVC ou un malaise, ça amplifie l’anxiété. Être aussi douée pour tout n’est pas nécessairement un avantage, vous savez ! Enfin, c’est ce que dirait Queen, elle qui est si humble.

Celle-ci fouilla dans l’une de ses poches et en sortit une boite de médicament. (étiquetée à l’effigie de son entreprise, à croire qu’elle touche à tout les secteurs) Nemor, dont la main directrice, tremblante, tentait maladroitement de faire tomber quelques cachets dans la paume de sa main droite, gardait le regard fixé sur sa fille. Comme une petite vieille inapte à s’auto-gérer, la saiyanne enfourna les cachets dans sa bouche et, grâce à ses affinités avec la télékinésie et les pouvoirs liés au type psy, fit apparaître une bouteille d’eau dans ses mains afin de faciliter l’ingurgitation des médicaments.

Alors que Queen s’abeuvrait, un retournement de situation (prévisible malgré les pouvoirs grandioses d’Ekko) venait de surgir. La Reine n’en restait pas moins absorbé par ce qui se passait… à la fois mal à l’aise et fascinée. L’inquiétude que ressentait Mercury était partagé, mais… Nemor ne voyait pas tout à fait les choses de la même manière. Accoutumée à cloner, détruire et reconstruire des êtres… Bien que la peur lui nouait presque la gorge alors qu’elle était en train de boire… elle regardait la scène sans vouloir agir. L’intérêt qu’elle portait à cette expérience cruciale était plus fort que de sauver Ekko. Nemor souhaitait des résultats. Des résultats à évaluer sérieusement. Il ne fallait donc pas intervenir… C’était une fascination malsaine, une pulsion que seul quelqu’un de sa trempe pouvait ressentir. Le goût de l’excellence, c’est savoir tout sacrifié pour obtenir ce but tordu.

Et puis… Une autre Ekko pourrait être retravaillée. Elle pourrait recommencer la synthétisation de son ADN avec celui de sa partenaire. Recommencer le processus ad vitam aeternam, après tout…ce n’est pas si sorcier à faire… La pauvre petite n’arrive même plus à parler de toute façon… est-ce qu’elle va vraiment y passé ? Ce serait quand même dommage de devoir attendre neuf mois de plus...

La Reine pensait ces horribles choses en observant la mort guetter sa fille. Une mort qui ne l’inquiétait pas vraiment, visiblement. Contrairement à la tension palpable qui émanait de son homologue à ses côtés… Mercury semblait sur le point de péter une sérieuse durite. Sa casserole chauffait bien trop fort. Tout se passait si rapidement autours d’eux, et pourtant Nemor réfléchissait dans son cerveau malade et extrêmement brillant comme si tout était au ralenti.

L’eau se déversa sur le sol aussi violemment que Queen venait de se faire envoyer balader. Elle cracha d’ailleurs l’eau dans ses cavités buccales, par réflexe lors de sa chute. Il serait bien ennuyeux de mourir par étouffement d’une manière aussi bête.

Son crâne menaça de cogner contre le coin d’un meuble, mais heureusement, le majordome de Queen la rattrapa avant qu’elle ne se casse lamentablement la tronche. Le rouquin releva immédiatement mais doucement sa maîtresse en la tenant par les épaules. La chute contre le torse de son majordome était plus agréable que contre un quelconque meuble. Il était de toute façon là pour ça: veiller à la sécurité de Queen.

Est-ce que ça va aller, madame ?

Cette dernière, le visage fermé, le balaya d’un geste de la main. Visiblement, cet incident la contrariait quelque peu. Le bas de sa robe avait été déchiré durant l’impact, quelque bout des mèches de ses cheveux étaient cramés; et ses avant-bras à la peau si douce et fragile étaient parsemés de coupures plus ou moins profonde. C’était plutôt le fait qu’elle n’avait rien vu venir qui l’énervait, en réalité.

Lavi s’écarta pour lui laisser de l’espace. Mercury saignait du nez, et ce dernier usa de sa magie pour faire cesser l’afflux de sang s’écoulant des narines de cette dernière. La moindre des choses pour un Dieu de la Mort que de pouvoir faire cesser un écoulement sanguin gênant comme celui-ci. De même, il limita le sang qui coulait des plaies de sa maîtresse d’un geste de la main.

Je n’ai pourtant pas pris de coup sur la têt…

ça tourne de partout ou c’est moi ? Des piques de matière qui se forment et se déforment dans tous les sens. Ekko… transparence... EKKO ? !


Tout comme Nemor, Mercury avait du mal à se cramponner où que ce soit dans cet espace-temps instable. La scientifique s’approcha de sa camarade pour la soutenir en passant l’un de ses bras autours de ses hanches. Queen s’appuya sur son majordome de l'autre côté, ce dernier qui avait accouru aussi vite qu’il le pouvait afin que Nemor s’appuie sur lui.

La Reine retenait son envie de vomir. Cette vision complètement disproportionnée ne faisait que s'aggraver. Heureusement qu’elle avait pu prendre ses médicaments pour les nerfs. Autrement, la migraine l’aurait gagné et elle aurait dégobiller partout, c’est certain.

Mais les médicaments n’étaient pas vraiment une réussite. Queen commença à vaciller davantage. Lavi referma son étreinte plus durement sur sa maîtresse pour la soutenir. Sa tête valsa vers l’arrière et elle commença à convulser. Pauvre petite enveloppe charnelle ne supportant pas toute cette pression… Ses yeux révulsés se fermaient. Elle essayait de contenir sa crise dû à l’excitation probablement plus qu’au fait que tout se distordait autours d’eux, bien que c’était aussi très troublant. Les affirmations de Mercury ne passèrent cependant pas dans les oreilles d’une sourde. Ses paroles résonnaient dans sa tête, même. Ekko touche aux tissu de l’espace-temps. EKKO A LE CONTRÔLE.

Le besoin urgent que mon centre nerveux redevienne stable se fait sentir. Pensait-elle dans son fort intérieur en se le répétant plusieurs fois. Il fallait se concentrer sur quelque chose pour sortir de cette stupeur misérable. Nemor était rarement énervée, mais ces imprévus la contrariait au plus haut point. Les soucis de son corps souffrant des affres du temps commençait à lui faire monter la moutarde aux narines. Corps incapable, corps faible. Même s’il reste esthétique, il est utile s’il ne résiste pas à ce genre d’événement.

Ce ne fut que la première explosion dûe à la quantité d’énergie bien trop forte et instable contenue dans la machine qui tira, subitement, la Reine de son état d’inconscience. Le corps de Nemor, comme s’il avait prit un coup d'électrochoc, se libéra de l’étreinte de Lavi pour se remettre droit comme un piquet, face à la machine devenue obsolète.

C’est… splendide….

Les deux seuls mots qu’elle avait articulé à son réveil. Ses yeux émerveillés suivaient les formes que dessinaient les arcs électriques émanant de l’intérieur de la machine détruite. Cette danse des formes et des couleurs, de la dangerosité de cette énergie flamboyante la rendait toute chose. Nemor avait bien vite repris des couleurs, feignant l’ignorance quant à son précédent malaise.

Mais plus magnifique encore, c’était cette ombre fine et gracieuse qui se distinguait dans la pénombre. Ces longs cheveux, soyeux sans aucun doute, ces espèces de membranes digne d’un… animal ? Quoi… ? Qu’importe ce que ce fut au final. Le potentiel qui se dégageait de cette créature extraordinaire plongeait Queen dans une phase d’admiration digne d’un zélote devant son Dieu. Et c’était la seule chose à retenir… Cette expérience était la plus grande, la plus fabuleuse de tous les temps !

Pas le temps de rester là à l’admirer plus longtemps. Les deux scientifiques se cassent la figure à nouveau, dégagée par une force qui les dépassent - mais pas vraiment. Cette fois, Lavi les rattrape toutes les deux à bout de bras avant qu’elles ne se fassent mal.

Le bruit de l’alarme, Nemor ne l’avait même pas capté jusqu’ici: elle était tellement obsédée par cette créature céleste que le temps s’était comme arrêté à ce moment où Queen l'analysait avec tant d’admiration. D’un mouvement de main pressé et dérangé, elle fit cesser le bruit de l’alarme et, du même coup, envoya de ses troupes de robots et de clones réglés les soucis causés par l’expérience. Pratique d’être une impératrice suprême…

Faites cesser ce vacarme et démontez moi cette machine. Il est nécessaire d’évaluer les dégâts pour l’améliorer.

Son timbre de voix était tremblant et peu autoritaire comparé à d’habitude - elle manquait de voix. Même si Nemor se dressait fièrement sur ses talons comme une Reine inflexible, c’était assez risible de voir son corps toujours faiblard et prit de spasmes. Même au moment où elle donne des ordres à ses sujets.

La Reine passa sa main le long de son visage. Lentement, comme pour retrouver ses esprits. Sa vision était encore bancale et son coeur incertain quant au rythme des battements qu’il devait adopter.

Ce sont les paroles de Mercury qui tirèrent Nemor de sa nouvelle “absence”. Celle-ci malaxa quelques instants ses tempes et se décida à mettre un pied devant l’autre pour s’approcher de…

Non… non, comment…

Sa partenaire, qui venait de pivoter vers Queen, pouvait observer le visage décomposé de la Reine… Mais son sourire carnassier, celui-là même, celui qui laissait sous-entendre les desseins monstrueux de Nemor - notamment ceux qu’elle réserve aux Dieux - était revenu.

L’expérience est… une réussite grandiose, ma chère Mercury. Moi qui pensait que nous allions devoir remplacer notre petite puce… Hmm. Voir que je me trompais me soulage… Par pur amour pour la science. Les sentiments annexes liés à nos conditions d’être “humain” ne seraient qu’une distraction en un tel moment. L’important, c’est qu’elle ait effectivement réussi à surpasser ses limites et à trouver une voie pour s’en sortir… avec brio, je dois l’admettre.

La Reine n’arrivait pas à s’enlever ce foutu sourire flippant du visage. Cette réussite incroyable ! Cet enfant prodige ! La réussite de toute une vie, l’aboutissement scientifique le plus poussé de son existence venait de se réaliser sous ses yeux, et… wow. Comment arriver à s’en rendre réellement compte ?

La scientifique se baissa pour prendre dans ses bras sa progéniture. La soulevé du sol n’était pas difficile, nonobstant le changement de poids. La reine caressa les cheveux d’Ekko, longs et blancs, et fit balader la pulpe de ses doigts sur le visage de cette créature mythique qu’était leur enfant avec ravissement.

Cette belle performance mérite du repos… et une récompense. Lavi, il est déjà l’heure d’ouvrir le pôle qui est réservé aux études d’Ekko. Je n’aurais pas cru qu’elle évoluerait si vite… mais cela prouve, ma chère Mercury, que nos gènes sont indéniablement faites pour se marier.

La Reine fit volte-face, laissant Mercury déambuler à ses côtés pour changer de secteur. Lavi les guidait à travers les nombreuses branches du véritable laboratoire scientifique sous-marin de la demeure. Bientôt, ils arrivèrent dans un pôle ridiculement grand et pourtant, c’était nécessaire. Des machines, des hommes, des robots et du personnel étaient à disposition spécialement pour la “petite” -maintenant assez grande pour tenir debout seule,   entre autre, du haut de ses visiblement 11 ans.

Ce personnel n’est qu’accessoire, bien entendu. Ekko aura peut-être besoin d’assistants parfois. Autrement, ce pôle entier lui est réservé pour ses expériences… Et j’ai notamment placé un portail pour voyager à travers les univers au centre de son espace qui lui est réservé. J’ai pensé qu’elle pourrait donner vie à ses idées en les testant dans d’autres univers… j’en ai visité la plupart. Certains seront propices à ses tests futurs. Ekko pourra s’y… “amuser” comme bon lui semble.

Lavi leur ouvrit la porte d’une grande chambre où tout était fait main, brodé dans les tissus les plus coûteux et confortable. Un endroit pour se reposer digne d’une créature aussi spectaculaire. Nemor déposa leur fille sur le lit. D’un claquement de doigt, deux domestiques qui attendaient sagement dans le coin de la pièce s’approchèrent. Ils allaient s’occuper de la toilette de la demoiselle, ainsi que de l’habiller douillettement afin de l’installer de nouveau dans son lit par la suite. Le sommeil, et de qualité, c’est primordial.

Vous prendrez ses mesures pour l’habiller selon ses préférences lorsqu’elle sera revenue à elle. D’ailleurs, saches qu’Ekko a un émetteur dernier cri pour nous contacter à tout moment ma chère collègue. Par ailleurs, je t’ai identifié comme entité administratrice dans la base de données liées à Édium, l’intelligence artificielle qui supervise l’ensemble de mon domaine. Ce qui signifie que tu peux aller et venir ici comme bon te semble, maintenant. De ce fait, tu pourras venir travailler avec notre fille dès que tu le désireras.

Queen venait de sortir de la chambre. Elle montra en détails les machines et le personnel à disposition de leur fille, les outils nécessaire à ses démarches. Nemor avait mi un point d’honneur à tout préparer en avance. Cette dernière avait même engagé les meilleurs maîtres des spécialités scientifique à travers le monde, mais elle se demandait si un quelconque maître serait bien utile à leur fille. Il serait probablement du superflu pour un être aussi god-like qu’elle.

Maîtresse…

La Reine pivota vers son majordome qui la regardait d’un air soucieux. Ce dernier s’approcha d’elle et avança sa main en direction du haut de sa cuisse gauche.

Veuillez me pardonner madame, mais vous saignez…

Il écarta le bout de tissu long qui recouvrait sa cuisse, effectivement nimbé de sang. Derrière se trouvait un fragment de verre qui était logé dans sa peau. Nemor jeta un regard consterné à son majordome.

Tu aurais dû le remarquer plus tôt, Lavi.” Celle-ci tourna sa tête vers Mercury pendant que Lavi retirait le morceau de verre, ce qui apparemment laissait Queen totalement indifférente. “Ne sois pas surprise. Disons que j’ai… coupé toutes mes sensations liées à la tristesse ou à la douleur. Je ne ressens donc aucune émotions qui se rangerait dans l’une de ces catégories depuis un bon moment… Ce qui est pratique. Et dangereux. Par exemple, je ne ressens plus mes limites en combat, ni même à quel point quelqu’un peut avoir endommagé mon corps. Ce qui est une pente glissante… vers la mort. Mais ce choix était judicieux, puisque depuis que j’ai fait cela, je me concentre sur l’essentiel de mes travaux. Qu’importe ce qui se passe autours de moi… J’arrive parfois à me souvenir vaguement de ce que cela faisait d’être triste ou d’avoir mal, mais ça ne reste que des lointain souvenirs. Je t’en ai déjà peut-être parlé, cela est une information sensible me concernant… Mais tu es de la famille, maintenant. Alors nous pouvons tout nous dire… n’est-ce pas ?

Queen ne prétendait pas sonder la tête de Mercury et savoir si elle aurait potentiellement des choses à lui dire, maintenant que leur “alliance” était scellée. Mais si tel était le cas, la scientifique était prête à entendre ce que sa partenaire aurait à confier. Autrement, elle pouvait rester dans le coin ou partir à sa guise, maintenant que leur “affaire” est en marche…
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockSam 16 Fév 2019 - 16:54
La remplacer ? Ma collègue se montrait bien optimiste. Je dois dire que je la comprends, en un sens... Oui. Ce sourire, je n'ai pas souvent la chance de le porter moi-même. Cependant, il est toujours signe de franche réussite, d'un espoir tenant spécialement à coeur.

Notre fille est exceptionnelle, unique. Mais c'est justement pour cette raison, que j'ai peine à croire qu'il soit si simple de la reproduire... Son émergence est dû à une combinaison complexe, dans la génétique. De ce que nous en constations aujourd'hui, ce miracle aurait très bien pu ne jamais naître.

Nous avons créé une espèce nouvelle, une relique de l'évolution. L'Eve d'une nouvelle génération d'individus, à moins qu'elle n'en reste à jamais la seule représentante... Dès lors, quelles sont les probabilités, pour qu'une telle entité renaisse à nouveau ? En somme... était-ce un coup de chance inouï, ou une conséquence directe de l'association de nos gènes ?

Je ne sais pas. C'est tellement subtil, ça tient tellement à un rien... Même en clonant l'ADN actuel de cet enfant, même en exploitant une copie de sa cellule originelle... les infimes mutations génétiques, liées à l'exécution de la division cellulaire, lors de son développement, pourraient engendrer un résultat complètement différent.

C'est un peu comme pour ces climatologues, incapable de prédire avec perfection la météo. Du moins, à l'époque... Mais la génétique est plus complexe que ces données, au vu de sa mécanique d'association, de fusion de certains éléments, afin d'en former d'autres. Nous n'avons aucune assurance de pouvoir la remplacer un jour, de créer un modèle plus novateur qu'elle.

C'est pourquoi, en l'absence d'une reproduction concluante, oui, je tiens énormément à sa vie. Pour autant, je suis assez en accord avec Némor... Un échec, face à cette machine, aurait pu signifier une limite plutôt gênante. Car si Ekko est trop fragile, il faudra la protéger davantage et elle ne sera plus que d'une utilité limitée... ce qui serait extrêmement dommage.

Mais j'ai bon espoir, notamment à la vue de cette performance, disons, renversante. Oui, littéralement... Ekko semble pouvoir influencer la matière. Mieux ! Elle est capable de perturber le tissu spatio-temporelle. Ce qui implique une capacité en lien avec ces deux phénomènes, d'après moi.

Je pense tout simplement que ma fille est en mesure d'interagir avec l'univers lui-même. À la manière d'un utilisateur se connectant à l'invite de commande d'un terminal... Elle hack le système et influence des valeurs. Mais là une image assez forte, puisque je ne pense pas qu'elle s'en rende compte, ni même qu'elle distingue ces données. Je pense qu'elle impose sa volonté, à travers les seuls accès dont elle dispose actuellement.

Comment se synchroniser aux autres ? Je ne sais pas. Mais elle vient à peine d'émerger, ses connaissances ne sont pas encore resplendissantes. Et si c'était ça, ce dont elle a besoin ? Une compréhension plus accrue de son environnement, grâce à la science, pourrait-elle l'aider à deviner le chemin à emprunter, jusqu'à l'accès désiré ? Cela constituerait-il un indice, vers l'obtention des mots de passe ?

L'on parle souvent de hacking social, d'une prise d'informations sur le terrain, afin de faciliter l'intrusion. La compréhension de son environnement, serait donc la clé ? Peut-être bien, mais cela ne représenterait certainement qu'une partie du problème.



Au final, je ne sais pas trop si je dois m'en réjouir, ou m'en inquiéter. Imaginez, qu'elle parvienne un jour à influencer une donnée trop sensible... disons, une loi physique fondamentale, par exemple. Je n'oserais dire que c'est possible, mais cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

Alors, pourquoi mon regard la dévore ainsi ? Ahahah, bien sûr, que je le sais. C'est car même les dieux, ne peuvent battre le code les supplantant, tout simplement... Si elle dispose vraiment du potentiel de pouvoir contrôler cette équation, plus rien ne pourra se mettre en travers de son chemin. Il faudrait juste espérer qu'elle en soit capable, de façon absolue, à travers les univers et dimensions. Après tout, les règles ne sont possiblement les mêmes, d'une région à l'autre.

Mmh... j'imagine que je devrais jeter un oeil aux notes de Quatre. Juste, par curiosité. Histoire d'en vérifier au moins une certaine forme de cohérence... Si cela peut se révéler essentiel, au développement de ma fille, alors il faut absolument qu'elle en prenne conscience. Mais ce n'était pas le moment, non. Laissons donc cela pour la fin et faisons les choses dans l'ordre. D'abord, l'essentiel scientifiquement prouvé. Après, les idées et graphiques fantasques. Et pour l'heure...

Ha. Regardez-moi ça... Ma petite créature, qui dort dans les bras de ma collègue, tel un Ange tombé du ciel. Sa peau, encore si juvénile, si douce, sous le toucher de ma caresse... Sa joue, je la parcourais, d'une certaine fascination. Ses longs cheveux blancs, également. Elle devait avoir grandi de quoi ? Ouais, bien une dizaine d'années, en estimant grossièrement.

C'est incroyable. Comment t'as fait ça, ma grande ? As-tu accéléré une zone spatiale te recouvrant, en profitant des déformations, ou as-tu vraiment imposé à ton corps de passer la deuxième ? Un mélange des deux ? Des caméras sophistiquées disposeraient probablement du luxe de nous éclairer, sur la question. Concernant ces brèves apparitions aussi, je suppose.

Certainement pouvions-nous jouir de tels instruments, dans la salle de test. Mais quant à savoir si ces outils demeuraient en état de parler, c'était une autre histoire. Je serais curieuse d'au moins pouvoir disposer d'une image, même floue, de ces excroissances vraisemblables, brièvement observées plus tôt. À quoi était-ce dû ? Quelle utilité cela avait-il ? Renforcer son lien avec la machine, ou n'est-ce que purement indicatif de ses performances ? Graah, je déteste avoir des questionnements en suspend ! Mais bien moins que de n'avoir aucune piste à suivre.

Tu représentes un sujet d'étude sans nul autre pareil, ma prodige. Je suis certaine que nous apprendrons beaucoup de toi, au fil des jours s'écoulant. Croisons juste les doigts, pour que ces rapports se montrent toujours des plus concluants.

Queen Nemor a raison, il est temps d'ouvrir les saintes portes de la connaissance... Si l'on se fie à ton physique, tu es cérébralement en âge de pouvoir te débrouiller pleinement, dans ton apprentissage et à présent. D'ailleurs, comme pour joindre le geste à la parole, nous voici désormais en route, à travers le dédale labyrinthique de cette bâtisse.



Jusqu'ici, je ne m'étais pas beaucoup exprimée. J'écoutais la demi-Tsuful, sans pourtant manifester le besoin d'en rajouter... approuvant simplement la plupart de ses paroles. Je me demandais à quoi ressemblait le pôle lié aux études, à vrai dire. C'est assez important, que de m'assurer d'un encadrement optimal, dans le but d'aider cette vie à se développer, d'une façon adéquate au possible. Si elle venait à manquer de quoi que ce soit, cela pourrait éventuellement la faire souffrir de regrettables lacunes... voire lui porter préjudice, au pire moment qui soit.

Ainsi, je déambulais en compagnie de ce majordome apprêté, mais aussi et surtout, côte à côte avec les seules entités que je pouvais déclarer estimer réellement. Pour l'avouer, je ne savais pas vraiment quel trajet nous empruntions, au détour de ces multiples couloirs, mais je n'avais crainte d'en obtenir bientôt la réponse. Absolument... À la suite des informations communiquées, comme de l'état de ma fille, nul doute qu'il paraissait convenu de me faire voir les installations promises.

Et quelles installations ! Elle avait déjà tout prévu. Comme attendu, de la part de nos esprits supérieurs. Oui... Grande salle, personnel, accessoires, machines... tout ce que vous pouviez imaginer, pour répondre à la moindre des attentes de notre gosse. Bon sang, si j'avais pu avoir ne fut-ce que la moitié de tout ce bordel, étant môme... mais damn, ce que je me serais éclatée !

Et bah non, moi, j'ai dû foutre en l'air la vie d'innombrables personnes, rien que pour avoir la chance de progresser dans mes activités. Elle, à côté, c'est la cuillère d'argent dans la bouche. Mais tant mieux... Si cela peut lui permettre d'économiser un temps fou, c'est bien plus intéressant.

Alors et soudain, tandis que je déviai mon regard perçant, en direction du centre de l'aire, la reine de ces lieux m'expliquai l'utilité du téléporteur s'y trouvant. Si Ekko pouvait faire un tour, au sein d'autres univers et grâce à lui, cela multipliait en effet ses possibilités d'apprentissage... Bien. Très bien... Ca sera aussi une bonne occasion de tester mes hypothèses, à propos de ses pouvoirs.

Dans le cas où la petite serait capable d'y accéder, aussi facilement qu'ici, cela pourrait s'expliquer par une structure universelle similaire à la nôtre. Je veux dire, jusqu'aux principes fondamentaux... Cette observation serait très encourageante, pour une potentielle occupation du siège divin. Ah, quoi qu'il en soit, nous entrions à présent dans la chambre d'Ekko.

C'est, très joli. On voyait tout de suite et au premier coup d'oeil, toute l'importance qui avait été accordée à la décoration. Pareil pour la qualité des matériaux et leur manipulation... Vous pensez peut-être que j'exagère ? J'ai été princesse pendant dix longues années, je sais reconnaître ce dont doit se satisfaire la plèbe, en comparaison de la richesse dont je bénéficiais.

Alors, j'avais pas l'encadrement scientifique que j'exigeais, certes. En revanche, le budget alloué au décoratif, ça je peux vous assurez que ça y allait ! Putain, ces connards... Au moins, pour elle, ça lui sert au confort de sommeil.



" Aah, parfait. On peut dire que tu sais prendre les choses en main. J'ai hâte de pouvoir constater ses progrès. Nul doute qu'ils seront spectaculaires... Je comptais justement te proposer d'installer une part de mon matériel dans le coin, histoire que cela soit plus simple pour m'occuper, lors de venues plus ambitieuses sur la durée. Il sera d'ailleurs plus aisé de vous faire profiter de certaines découvertes, de ce fait. "


On ne va pas se mentir, c'est pas mal pour combler la perte de mon laboratoire, aussi. Puis, j'aime autant transférer tout ce que je peux ici, afin de favoriser une retraite rapide, en cas de besoin... Comprenez-moi, ça serait très con, que de laisser des éléments d'études, au sein des locaux du Beau Jack. Surtout en cas d'attaque ou de rébellion, qui tournerait mal.

Ah oui, j'ai absolument aucune confiance en lui et encore moins pour me couvrir... T'inquiète que si les macaques sonnent à sa porte, entendre par là et plutôt de la défoncer, je serai déjà loin, mais loooiinn. Je pompe, je pompe, et je me casse, oui ! Ici, c'est la planque idéale, au cas où tout capoterait là-bas. Et je compte bien en profiter longtemps.

Oui, mon vaisseau comporte bien un laboratoire, mais pareil. Si on me poursuit, il peut y avoir de la casse. Puis bon, si je tombe sur des adversaires un peu trop malin, bah le vaisseau, c'est la première chose qu'ils détruiront, pour m'empêcher de fuir. Donc vous voyez, j'anticipe. C'est bien de cette manière, qu'on survit le plus longtemps possible. Des protections, derrière les protections... Des passages secrets, des cachettes... Puis, un atout de taille, sur lequel il est possible de compter et, avec lequel, on peut envisager un avenir en commun.

Oui oui, cette relation m'est utile, mais ne nous fourvoyons pas. Je mêle juste l'utile à l'agréable... Cet enfant n'est pas une protection et Némor n'est pas un plan de secours. Cela m'apporte forcément une défense notable, mais nous sommes avant tout dans un projet d'attaque. Une alliance contre ceux qui nous gouvernent. Nous y gagnons tous, dans l'histoire. Enfin, sauf les dieux, bien sûr...

Aussi sortions-nous à présent de cette chambre, richement décorée, afin que certaines fonctionnalités du lieu et de ses éléments, me soient briffés en bonne et due forme. C'est toujours bon à savoir.

Par la suite, j'assistai à la brève altercation de ma collègue avec son majordome. Attends, elle avait un bout de verre dans la cuisse, mais ne l'a pas remarqué ? Et bien, sans douleur, oui, c'est logique. Je suis étonnée qu'elle soit allée jusqu'à se faire opérer, pour supprimer cette sensation... Je peux en comprendre les raisons, c'est une vision qui se défend, après tout. Sans douleur, pas de perturbations indésirables. Mais... pas d'indicateur de dégradation non plus. Elle doit faire plus attention à son état, de ce fait. Enfin, sans aides extérieures, évidemment.

Et bien ! C'est une donnée qui pourrait se voir exploitée, en effet. Je suis plutôt surprise d'en avoir vent. Seulement, comme elle me le rappelle intelligemment, nous avons conclu une sorte de pacte nous liant à vie, désormais. L'accord implique de se partager nos découvertes, mais rien ne nous empêche de se dévoiler complètement.

En tout cas et jusqu'ici, Queen Nemor y met beaucoup de bonne volonté. Il serait assez injuste de ma part, que de ne pas lui renvoyer l'ascenseur. D'autant plus que nous pourrions justement en ressortir grandies, à l'aide de cet échange d'informations.

Très bien, il est temps de te parler un peu plus de moi et de mes activités... Cela, alors que j'entamai quelques pas et tournai mon regard, en direction de quelques machines décorant la salle.



" C'est vrai qu'au final, je parle assez peu de moi. C'est une question de sécurité, bien sûr... Cela dit, nos objectifs, notre statut scientifique, la bonne volonté que je constate et notre enfant, me poussent à reconsidérer ce choix, en ta présence... Du coup, je n'ai pas de raisons de te cacher quoi que ce soit. Parlons donc d'une partie de ma vie, afin de comprendre qui je suis devenue. " commençai-je, tout en m'installant dans un fauteuil, bras par-dessus le dossier, jambes croisées et yeux fixant le vide, comme pour revivre les scènes à présenter.




" Tu es la première à l'entendre... mais à l'époque, j'avais 10 ans et j'étais la princesse de ma planète. Les Antapiens disposaient d'un niveau intellectuel semblable aux humains et j'étais donc considérée comme une génie insupportable, qui pourtant les servait bien... Et puis, un jour, l'armée Cold a débarqué. Nous n'étions pas équipés, pour les invasions aliens, et la mort nous guettait. Au mieux, l'esclavage... Alors, j'ai pris la seule décision intelligente. J'ai trouvé un moyen d'entrer en contact avec eux, avant qu'ils ne lancent l'attaque. Puis, je leur ai vendu mes capacités cérébrales, au point de les impressionner... Je voulais qu'ils me recrutent et, en guise de bonne foi, je leur ai facilité la prise de ma planète, en leur communiquant toutes les informations dont ils avaient besoin, afin de perdre le moins d'effectifs possible. Ca m'a valu un poste d'assistant scientifique, contre la mort de mon propre peuple... C'était chiant d'être princesse, de toute façon... À l'âge de ma vingtaine, le Cold m'a mise sur un projet, qui lui tenait particulièrement à coeur. L'immortalité... Et un jour, j'ai compris comment ça pouvait marcher. J'ai développé des nano-machines en mesure de prolonger la bande ADN, que les cellules du corps grignotaient, en se divisant jusqu'au point critique. La télomérase, représentait l'enzyme en mesure de tout réparer. Une production se voyant essentiellement présente dans les organes reproducteurs et chez les jeunes enfants, afin qu'ils puissent développer suffisamment de cellules, que pour disposer par après d'une espérance de vie acceptable, pour leur espèce... Les Antapiens vivent en moyenne un siècle. Moi, je vais sur mon huitième. Plutôt que de changer de réceptacle, j'ai trouvé le moyen de constamment régénérer le mien, sans besoin d'intervention supplémentaire, que les premières injections. Et pour le Cold... ses cellules ont bien été nourries, également. Mais... je ne lui avais pas inclus la fonction de contrôle des cellules cancéreuses... C'est dommage... et, plutôt ironique, que de mourir de l'éternité... "


Sans émotions apparentes, je lâchais mes aveux, d'un calme presque apeurant. Après tout, ce type l'avait bien cherché... Ca aurait pu être interprété à tord comme une vengeance froide. La réalité, comme toujours, c'est que je n'ai pensé là qu'à ma propre survie.

Le Cold ne m'aurait certainement pas laissé profiter de ce secret, ni le propager. Il aurait fini par me tuer... Moi, j'ai simplement été plus maline, en prenant les devants. Il n'y a aucun mal à cela. Il a joué, il a pris un Mat, c'est le risque...

Pointant désormais à Némor mes oreilles, ma double queue, comme mes yeux, il était temps de passer à la suite.



" Tu vois, ces attributs ? Peut-être que ça te dit quelque chose... Après tout, aucun Antapien ne nait avec. La queue appartient à un smilodon valonsien, un chef de troupeau de cette espèce maintenant disparue. Tu sais, j'étais assez maladroite et ce manque d'équilibre me faisait perdre du temps... Les oreilles, ça vient d'un jaguar de Boltagamo. Niveau ouïe, ça se pose haut, même si j'ai aussi dû faire en fonction de la compatibilité des protéines et... de l'aspect esthétique. Ces deux éléments s'accordent bien avec ma chevelure, non ? Je trouve que ça fait naturel. Mais bref, il me manquait une vue impeccable. Dès lors, pourquoi se priver d'un chat d'Oragora ? Ah ça n'a que des avantages ! Même dans la nuit, on voit bien. C'est méga pratique... Bon allez, j'avoue, ok, les yeux en amande, ça réduit le champ de vision. Du coup, j'incurve la lumière, à l'aide de mes lorgnons. Tes copains Tsufuls se sont pas mal foutus de ma gueule, de par cette ironie, d'ailleurs. Mais bon, au final, c'est de bonne guerre... À l'époque, je les aidais sur leur planète et on inventait quelques trucs. Tiens, d'ailleurs, le radar à détection de puissance et les armures sayens, offertes par les Cold là, bah c'est bibi. Enfin, je ne vais pas tout énumérer, le reste est assez connu. Excepté le générateur et stabilisateur de Trous Noirs... Et ça. Ah d'ailleurs, profite-en pour le faire venir, Mokko. "


Oui, tu vois, autant embrayer sur l'autre raison de ma venue, à la fois. Ca serait con de louper cette transition. Et si je peux me permettre d'en faire de belles, bah moi j'hésite pas !

Me retournant, après avoir regardé si longtemps mon interlocutrice, je claquai des doigts tout en fixant mon drone, par-dessus l'épaule. En moins d'une seconde, un passage s'ouvrit, laissant voir l'intérieur d'un vaisseau, avant qu'une silhouette inquiétante ne s'en approche... afin de nous rejoindre, à mes côtés. Le montrant du bras, il me fallait désormais le présenter.



" Queen Nemor, je te prie d'admirer la cause du vaccin, que tu as reçu en livraison. Je compte te laisser la bête, histoire que tu puisses l'étudier et en faire ce que tu veux, au besoin... Beau Jack appelle ça, les A.S.S. Moi, je trouve que c'est un nom de merde, sans mauvais jeu de mots. Mais bon... Ca veut dire Anti-Sayen-Soldier. Bah, ils sont exactement comme je te les avais décrits, au niveau de leurs capacités. Eh, du con ! Amène un peu la Station New-U. Ouais, je savais pas trop quel nom lui donner, à ce géant, mais je trouve que ça lui correspond. " finis-je ma dernière phrase, en chuchotant... comme si l'inverse aurait pu être délicat.

" Hem. Donc... en gros, c'est ce qui va lui permettre une sauvegarde de son corps et une reproduction de celui-ci, dès l'instant où il subira trop de dégâts. Alors, la version d'origine appartient au gros frimeur, faisant même transmission de conscience, mais comme je me doutais qu'il vendrait pas ça à des crétins, sans aucun contrôle dessus... bah je l'ai modifiée dans son dos, de sorte à pouvoir en utiliser une privée, sans attache parasite ni aucun rapport avec son réseau. Hop, ni vue, ni connue... tu connais la suite. Si tu me l'accordes, je compte aussi laisser cette station ici et à ta disposition. "


Et comme ça, si ce connard essaye de me buter ou que je merde sur un autre aspect, c'est ici que je réapparaitrai, sans qu'ils puissent me niquer mon point de sauvegarde, en amont. Eeeeh oui, faut tout prévoir, chouchou. Némor a ses clones, bah moi j'ai ça. Mais je compte pas crever, de toute façon. J'ai pas vécu 728 ans, en compagnie de dangers bien plus grands, pour me laisser pourrir maintenant, par une bande d'amateurs.

Sortant désormais, d'une de mes poches, un glaçon, je pouvais présenter ma pièce maîtresse à ma collègue.



" Ca m'amène à l'une de mes expériences récentes. Actuellement, je développe une arme planétaire. 3, pour être exacte. Mais celle-ci, je peux déjà te la montrer en partie. Je la fais courte, ce glaçon d'eau ne peut pas dégeler, en dessous de 45.8°C. Je l'ai appelé Glace-Neuf, car... bah car c'était le neuvième essai. Tu noteras que c'est moins pire que A.S.S... Donc, pourquoi je t'en parle ? Tout simplement parce qu'elle dispose de deux utilités. La première, c'est de faire geler des mers entières, en l'espace de quelques jours, à cause d'une force de liaison des molécules bien trop grande et qui tend à convertir l'eau voisine à cette tendance électromagnétique. La deuxième, plus sournoise... c'est de la faire boire liquide, à une espèce composée d'eau et disposant d'une valeur thermique, en dessous du point de fusion de la Glace-Neuf. Je n'ai pas besoin de te faire un dessin des conséquences, à ce stade... " déclarai-je, tout en posant le cube parfait sur la petite table, me faisant face.

" Je pense avoir un peu fait le tour, pour le moment. Je suis pas mal occupée, en plus, ces derniers temps, à construire les plans d'une créature en mesure de propager plus vite cette saloperie, sur une planète. Si le coeur t'en dit, trouver un moyen de contrer cette invention pourrait s'avérer utile, pour nous en prémunir. Juste, au cas où... Ca, c'est un échantillon d'ADN, échelonné à différents stades de développement, pour que tu puisses comprendre la structure des A.S.S. Là, c'est un échantillon de Slag, un matériau mutagène essentiel, dans leur finalisation. Cela provient de la galaxie de l'autre con. J'ai utilisé mes nano-machines, afin de contrôler la propagation, cellule par cellule et sur des humains. Ici, c'est un échantillon du virus tant redouté... C'est sous format gazeux, incolore, indolore, et ça ne s'attaque qu'aux cellules-S des Sayens, pour ensuite laisser le Slag, contenu et modifié, infecter tout le reste. Comme il s'agit d'une matière exotique, qu'il m'a moi-même fallu un certain temps, avant de bien comprendre... je doute que quelqu'un fournisse l'antidote avant toi, alors que tu l'as déjà. Enfin, si tu voles trop vite à leur rescousse, ça va être louche, donc à toi d'estimer l'instant idéal... Et bien, je pense avoir pas mal parlé, au final. Pour autant et par la volonté de clôturer mes propos, j'aurais une requête spéciale à te soumettre... "


Reprenant un rythme plus posé et un ton plus sérieux, je vouai un oeil à la porte, nous séparant de la chambre de notre fille... J'avais une idée derrière la tête. Une idée qui permettrait peut-être de saisir les nouvelles limites de notre enfant, contrairement à un test de QI, aussi compliqué soit-il.

Le problème, avec cette dernière méthode, c'est qu'on ne peut pas imposer des malus. En revanche, il existait bien une manière de mettre un cerveau à rude épreuve... Quelque chose d'ancestrale, mais de non moins pratiqué, de nos jours et à travers la galaxie. Une discipline, un sport, où les calculs de possibilités atteignent des valeurs si folles, qu'il est jugé impossible de se référer à autre chose, qu'à des combinaisons isolées de coups précédemment joués. Je ne parle bien sûr de nul autre défi, que de celui concernant...



" Les échecs... Je veux que tu retires de son enseignement, toute information ayant un lien, de près ou de loin, avec ce jeu populaire. Je veux qu'elle n'en apprenne jamais l'existence... avant que nous puissions lui présenter le plus grand champion de ce puzzle insoluble. Une personne qui aura passé sa vie, à étudier tous les meilleurs mouvements qui soient, contre une créature ne disposant que de son potentiel encore inestimé, pour seule arme... Je pense que ce duel est la seule manière, d'avoir une chance de quantifier ses capacités, de s'en faire une idée, à l'aide de contraintes ne réduisant pas ses facultés. Qu'en penses-tu, Némor ?... " clôturai-je enfin, non sans une pointe de malice, dans le regard et la voix, tout en décroisant mes jambes, mains jointes et me penchant vers mon interlocutrice.


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Queen Nemor
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockVen 8 Mar 2019 - 11:04
Les préparatifs mis en oeuvre par Nemor pour leur prodige semblait convenir à Mercury. En même temps, il était difficile de faire mieux. Ou plutôt, qui pouvait faire mieux à l’heure actuelle ? Stinger Industry était le leader auparavant, certes, mais Nemor avait un contrat chez eux qui l’avait permise de prendre du galon. Et maintenant, c’était très certainement elle et son entreprise Project Memoria qui brassait le plus de fric. C’était un jeu d’enfant bien trop facile que d’aménager tout un pôle pour leur petite fille avec autant de moyens. Mais ce n’était pas plus mal. Queen n’avait rien en arrivant dans cet univers. Mercury également semblait avoir souffert du manque de matériel pour ses études scientifiques. La satisfaction des deux acolytes étaient donc normal, leur fille ne manquerait de rien ici.

Alors que Lavi retirait les morceaux de verre logés dans la cuisse de sa maîtresse, cette dernière attendait patiemment une quelconque collaboration de la part de sa consoeur. Nemor versait-elle dans le sentimentalisme ? Avait-elle besoin de se confier et d’entendre quelqu’un faire de même après toutes ces années en solitaire ? On pouvait difficilement imaginer Queen avoir besoin de parler à qui que ce soit, pour se soulager la conscience. Pourtant, elle se sentait… vieille et pleine d’espoir à la fois, ce qui normalement ne va pas ensemble. Les vieux n’ont plus d’espoir. Ce sont les jeunes qui en sont gavés et qui foncent tête baissé vers leur objectif grâce à ça. Mais la naissance d’Ekko et de Maiz lui donnait du baume au coeur. De simples petites créatures… qui arrivait à décongeler la forteresse glaciale qu’était le coeur de Nemor. Cette constatation stupide lui donnait envie de rire et de vomir à la fois.

Disposée à s’ouvrir, Mercury prit place sur un fauteuil dans une position lascive qui mettait en valeur son physique spécial. Nemor resta impassible alors que son majordome avança un fauteuil où elle prit place à son tour. Ce dernier se mit à côté de Nemor, à genoux, pour désinfecter ses plaies et les bander. Les longs doigts aux ongles fins et taillés comme des petits poignards se posèrent dans les cheveux du rouquin à genoux devant elle. Caressant sa touffe de cheveux, le regard planté dans celui de Mercury pendant qu’elle déroulait son récit. Nemor était… frigide, même dans cet instant qui semblait être un élan de tendresse envers son majordome, elle ne faisait qu’asseoir sa domination.

Le récit de Mercury étira quelques sourires à Queen. Cette femme était un beau reflet de Nemor, dans une autre vie. Une princesse qui ne se plaisait pas à avoir un tel statut. Elle comprenait parfaitement. Ce titre n’est souvent que du paraître… et on ne fait pas grand chose à part se vautrer dans l’opulence avec ça. Mais, le plus intéressant, le point culminant de l’histoire…se servir de son intelligence et de ses connaissances pour contourner un problème fatal et en tirer partie… Nemor avait envie de l’applaudir, mais ce serait bien inutile. Sa collègue savait qu’elle avait fait en sorte de tirer son épingle du jeu de la meilleure manière possible. Et elle l’avait fait avec brio.

Sa partenaire lui expliqua le teneur de ses recherches sur l’immortalité. Comment elle avait retourné le Cold en lui faisant vivre l’éternité dans le pire des calvaires possibles… Un sourire narquois allongea les lèvres de Nemor. Vengeance ou pas, c’était le coup maître de son jeu. Sa longue vie s’expliquait donc par la télomérase et une ingénieuse machinerie liée à ses nano machines. Chacun sa méthode, c’était toujours intéressant de connaître les autres… “bifurcations” possible afin d’être immortel.

Impressionnant…. très impressionnant, mais cela semble tout naturel pour quelqu’un comme toi. Je suis enchantée d’apprendre tes découvertes sur cette méthode pour allonger la vie… Comme tu le vois, moi, je suis plutôt transfert d’esprit dans des corps identiques au miens. L’avantage des clones: ils n’ont pas d’âme. Ils peuvent être nos copies conformes sur nos gestuelles, notre caractère, nos habitudes… mais ils n’ont aucun libre arbitre véritable, et leur enveloppe interne est vide. Il est donc aisé d’y transférer l’âme d’un être vivant pour prendre le contrôle du corps cloné ou génétiquement créé.”

La suite n’en était que plus intrigante encore: Mercury parlait de ses modifications génétiques à elle, justement. Des avantages de ses choix particuliers, de leur provenance. Queen a une mémoire hors du commun, tout comme son acolyte. Il lui est donc aisé de visualiser pendant qu’elle parle de telle ou telle espèce de quoi il s’agit exactement. Queen eut un sourire malicieux en entendant parler de ses “copains tsufuls”. Cette race éteinte à cause des primates de la planète Vegeta… des imbéciles qui avaient mis des siècles à évoluer ne serait-ce qu’assez pour avoir un semblant d’intelligence… tsst.

Ceci dit, la collaboration de Mercury avec les tsuful paraissaient plus que normale à Nemor, cela la réjouissait même, quelque part. Elle souligna qu’elle était à l’origine des radars et armures sayenne, entre autre… et du fameux stabilisateur de trous noirs. Un palmarès plus qu’excellent.

Heureusement que tu as su préserver ta vie. Tes découvertes et tes créations sont essentielles pour ce monde primitif. “ fit remarquer la scientifique alors que sa main aux longs ongles ovales se retirèrent des cheveux de son majordome. Ce dernier se redressa, droit comme un piquet, aux côtés de sa maîtresse. Il ne pipait pas mot.

Le drone de Mercury ouvrit un passage vers un autre lieu, l’intérieur d’un vaisseau. Une silhouette suspecte commençait à se rapprocher dangereusement du bord du passage. Lavi, le majordome, sembla se contracter. Nemor, d’un geste de la main désintéressé lui fit signe de rester à sa place, alors qu’elle se penchait vers l’avant, un air sérieux sur le visage, pour observer le curieux protagoniste qui venait de les rejoindre ici.

Il semblait totalement docile et abrutis. Probablement à cause de la non-existence de paupières. De sa tête de… cerveau. Et de ce masque qui lui donne un air ridicule de sadique sans cervelle. Le monde du Beau Jack ? Nemor le connaissait bien. Après tout, dans son ancien univers, elle avait fait une alliance avec lui. Ainsi que l’Empire sur lequel régnaient conjointement le Seigneur Sith Revan, Vador et Palpatine.

Le Beau Jack de cet univers ne manquait pas de couilles de vouloir s’en prendre aux sayans, certes, mais cet acronyme… A.S.S… Sérieux, Jack ? Nemor posa son pouce et son index sur son front quelques minutes, histoire de laisser transparaître le fait que cela était foutument déconcertant.

Le baraqué sans réel cerveau amena une Station New-U, appareil qui n’était pas inconnu pour Queen. Mais elle ne fit aucune remarque et laissa Mercury expliquer le principe… et lui confier qu’elle avait enfilé Jack en modifiant l’une de ses précieuses station dans son dos. Queen fit signe à Lavi, qui s’empara de la Station pour aller la mettre dans la chambre d’Ekko. Ce serait un bon point de “retour à la vie” pour Mercury. Le plus sécurisé de tout Dösatz et même de la demeure entière de Nemor, à vrai dire.

C’est… parfait. J’apprécie cette manœuvre, et ta Station est en sécurité ici. Si tu n’avais pas fait ça, je t’aurais proposé d’utiliser ma manière de faire… Le fameux transfert d’âme. “ Son air narquois détestable venait hanter à nouveau son visage d’individu psychorigide. Son index pointa l’une de ses tempes. “ L’une des puces que je me suis intégrée me sert à transférer automatiquement mon esprit, et par extension mon âme, dans le corps d’un de mes clones en cas de danger. Je sais que ça paraît dangereux, ces histoires de puces. C’est piratable, bien entendu… Mais je ne crois pas que quelqu’un soit capable de le faire. J’ai des équipes qui travaillent nuit et jour sur les failles de ces puces pour les rendre impénétrables… Il faudrait un surhomme pour réussir à s’introduire dans ma tête. Et puis même, imaginons que ce soit possible… ce serait un pari très risqué pour l’abrutis qui tenterait ce coup-là. Il faudrait qu’il arrive seulement à survivre à mon esprit… parce que la puce est directement reliée à mon moi profond.

Il y avait bien un homme qui en était capable. La création de Rywal et de Nemor; son tout premier fils… Stan Gemiri. Elle qui pensait devoir emporter dans sa tombe le fait que c’était Queen elle-même qui l’avait libéré et aidé à s’enfuir des laboratoires de chez Stinger… Tout ça n’était qu’une lointaine histoire. L’industrie des Stinger était anéantie… et à ses yeux, ce n’était pas le fruit du hasard. C’était forcément la vengeance de Stan… la scientifique savait à quoi s’en tenir depuis le départ avec Stan.

La tsuful savait que cet être androïde qu’elle et Rywal avaient créé finirait par se rebeller. Face aux injustices que lui faisait subir Abraham, face aux tests que l'industrie l’obligeait à passer.. Queen avait pensé qu’elle périrait de la main de sa propre création, un jour… Et pourtant, Nemor l’avait libérée de son plein gré, souhaitant que cette vie qu’elle avait créé de toutes pièces et de ses mains puisse vivre librement. Stan les avait tous tué. Les agents de chez Stinger. Il avait même fait s'écraser le vaisseau mère. Il était venu ici, sur Dösatz, assassiné son propre père, Rywal… mais il n’était pas venu prendre la vie de sa mère.

Bien qu’elle était incapable de verser réellement dans le sentimental, du moins lorsqu’il s’agit de tristesse… Son coeur la pinça fortement. Cette dernière prit une grande inspiration, recentrant son attention sur Mercury, qui venait de sortir un glaçon de sa poche.

Les explications liée à cette création ingénieuse ne manquèrent pas d’égayer Nemor. Celle-ci tapota gentiment dans ses mains, applaudissant cette fois sérieusement Mercury d’un air toujours autant narquois - mais impressionné, tout de même.

Moi qui croyait être la pire des saloperies dans le domaine de l’invention des pires choses pour nuire à la vie de mes semblables… chapeau bas, chère collègue.

Une pointe d’admiration était visible dans les yeux de la sayanne. On pouvait croire que Nemor n’était qu’une sale teigne qui aurait plutôt tendance à être jalouse, mais ce n’était pas le cas pourtant. Bien qu’elle ait de nombreux travers, elle sait reconnaître l’ingéniosité des autres… et cela lui fait du bien, justement. De ne pas se sentir seule, à avoir un cerveau qui tourne à mille à l’heure chaque instant…

Lavi ramassa les échantillons déposés par Mercury, alors que Nemor prenait bonne note de ses dires. Il les emmena dans une salle en contrebas où des équipes s’activaient déjà pour étudier les échantillons et faire des pré-rapports complet avant que Queen elle-même ne s’y intéresse.

“ Merci pour ce partage plus qu’essentiel. Ne t’en fais pas, je ne compte pas voler à leur rescousse sans les voir se débattre comme les insectes perfides et insignifiants qu’ils sont… J’entretiens des rapports cordiaux avec mes semblables, je ferais d’abord une déclaration publique pour dire que j’ai connaissance du problème et que je vais me pencher dessus afin de préserver mon espèce, blablabla… tsst. “ Elle leva les yeux en l’air, amusée. “ J’ai déjà tout prévu niveau divertissements: certains de mes agents postés sur les planètes des singes vont tout filmer pour moi. La contamination, pendant que je siroterais mon mojito de pétasse tout en riant de leur malheur. Tu pourras te joindre à moi lors de ce visionnage si le coeur t’en dis, je serais probablement au bord de ma piscine privée.

Son air sérieux faisait froid dans le dos. Au fond d’elle, un sourire sadique rongeait son coeur. Mais d’extérieur, elle avait perdu son sourire narquois habituel pour souligner qu’elle ne plaisantait pas: cela serait un pur plaisir que de voir ça.

Ceci dit, Mercury avait une requête spéciale pour Queen. La Reine se replaça correctement au fond de son siège. Il était fort probable que sa collègue demande une résidence permanente ici afin d’être plus proche de leur intérêt commun, ou bien…

Hmm..pas bête, pas bête…effectivement...” marmonnait-elle tout en écoutant le discours de son acolyte.

J’en pense que je n’aurais pas pu mieux dire, Mercury. Je vais faire en sorte qu’elle ne découvre jamais cette discipline, jusqu’au moment venu. Nous sommes d’accord qu’il est difficile… impossible de quantifier l’intelligence. Les tests de QI sont bon pour nous donner nos chances de réussites scolaires. Ils ne se concentrent que sur certaines de nos aptitudes, alors que l’intelligence touche à une diversité de domaine qui ne peut être réduite à un simple test. Nous aurons le temps d’admirer ses prouesses intellectuelles à travers ses différents travaux, de toute manière. Après l’avoir vu dans cette salle… Je n’ai aucun doute: elle ne nous décevra pas.

L’un des petits drones de Nemor enregistrait leurs échanges depuis le début, sans que cela soit caché à Mercury. Ces vidéos étaient sauvegardés uniquement sur le serveur le plus sécurisé de la base de Queen. Il serait donc très peu probable que qui ce soit arrive à y accéder un jour… Et c’était surtout une preuve de bonne foi supplémentaire de la part des deux parties, qui maintenant devaient chacun mutuellement se protéger.

Je voulais revenir au Beau Jack… Il n’a pas choisi de cible particulière pour lancer ses…”A.S.S”, n’est-ce pas ? “ Ses yeux furent traversés d’une pointe d’inquiétude, que son visage habitué à être totalement fermé masqua en quelques secondes. “ S’il a une liste de victimes particulières, ou une black list… Je souhaite être au courant. Vois-tu, je déteste certes cette sous-race… Mais l’un d’eux est le père de ma petite fille, Maiz, dont tu as fait la connaissance tout à l’heure… “ Les doigts de Queen s’entrelacèrent, déposé sur le haut de ses jambes croisés. Un air grave sur le visage, elle ajoutait: “ J’ai déjà tué mes propres enfants, ceux issu de mon mariage avec mon cher Akuma, dans d’autres temporalités pour mes intérêts personnels…” Aucune pitié, aucun remords dans les yeux des ténèbres. “ Mais je ne supporterais pas que l’on porte atteinte personnellement à...Raditz. Ce prénom te dit quelque chose ? Si oui, retiens-le bien, car je n’accepterais pas non plus que tu t’en prennes à cet homme…

Un silence s’installa, alors que Nemor se redressait tout au fond de son fauteuil. Elle se demandait si Mercury tenait à quelqu’un d’autre qu’Ekko. La question lui brûlait tellement les lèvres que son acolyte avait dû le remarquer… Mercury y répondrait-elle alors d’elle-même ?

Alors, le Beau Jack n’a pas intérêt à avoir un quelconque grief contre Raditz. Autrement…Sa fille et sa femme, je vais les lui ramener, mais il ne les verra encore que souffrir par sa faute.

Une fois ses avertissements donné, le visage impassible de la Reine se transforma en une expression de fatigue. Probablement la vieillesse qui jouait des tours à son corps originel à mesure du temps. Celle-ci frotta ses yeux comme une enfant, ce qui lui donnait un air de jeune fille terriblement exténuée par la vie.

Tu m’as révélé qui tu es et je t’en suis reconnaissante. Je suis capable de travailler avec des personnes qui ne m’apprécient pas parce que j’obtiens toutes les informations dont j’ai besoin, sur eux, si nécessaire…Mais au moins, nous n’avons pas besoin de ça entre nous. J’en suis ravie. Je pensais par ailleurs que tu me demanderais à loger ici en premier lieu… et si tu as besoin, tu es la bienvenue ici. C’est ta maison aussi, maintenant. Ce sont tes fardeaux aussi, à présent, ces choses que tu apprendras me concernant. Comme ces autres choses que j’apprends de ta bouche aujourd’hui. Nous allons devoir taire ces secrets jusqu’au jour où... “ Le regard de Queen se perdit dans le vide un instant, comme si tout d’un coup, elle n’était plus du tout là. “ Est-ce que tu as prévu de mourir un jour, dis moi ? Pouvoir prolonger sa vie, c’est la possibilité de choisir. Si l’on veut mourir un de ces jours, où, quand… C’est un réel luxe. De mon côté, je ne peux pas mourir. Véritablement, j’entends. Ma conscience vit dans d’autres dimensions à travers mes clones. Même l’IA qui contrôle mon domaine est une copie de mon propre esprit. Il perdurera toujours une trace de moi, dans cette dimension ou une autre... Quant à moi, la moi d’origine et à mon âme… C’est une autre histoire.

Son majordome était revenu après avoir déposé les échantillons, se tenant fièrement aux côtés de sa maîtresse dans un silence mortuaire. Queen passa l’une de ses mains sur son visage, visiblement toujours atteinte par la fatigue… qui ne semblait donc pas passagère.

“ J’ai créé une planète de toute pièce. J’ai extrait mon propre ADN en le purifiant pour qu’il soit uniquement le code génétique des tsuful, afin de recréer cette race dans un endroit où ils peuvent vivre en paix. Je leur ai apporté des défenses, des moyens très avancés afin qu’ils ne revivent pas le même scénario que sur Vegeta. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour rendre honneur au tsuful qui m’a créé, que ce soit en devenant maître de mon ancien univers, ou en recréant sa race ici en leur offrant une nouvelle vie sur une nouvelle planète. Certains y verraient du sentimentalisme et de la bonté, mais je n’ai fait que ce pourquoi j’ai été créé. J’ai effacé les coordonnées de la planète de mes propres réseaux afin de les protéger. C’est à eux de décider s’ils se mettront en danger ou pas à l’avenir, je n’ai fait que leur offrir la vie à nouveau en leur transmettant les valeurs et la culture de leurs ancêtres… Je n’ai fait que partager le savoir que Raven, le tsuful qui m’a façonné, m’a inculqué. La vérité c’est que la cause de cette espèce ne me fait ni chaud ni froid. Parce que Raven m’a créé de telle sorte que je ne sois que vengeance et colère. Pas compassion ou amour. Je te raconte ces histoires barbantes pour en venir à ce point précis: Je ne crois pas vraiment savoir ce qu’est l’amour, ou même la plupart des sentiments humains. J’essaie de les comprendre, mais je crois surtout que j’ai toujours fréquenté des personnes par intérêt. Sauf Raditz… et, depuis que ces deux petites, Ekko et Maïz sont venue au monde, je deviens… comment dire cela.. Je deviens encore plus fragile, émotive. Et cela m’effraie… Car ça pourrait altérer mon jugement, comme être néfaste pour ses apprentissages, à elle… Je commence à croire que je deviens sénile, et changer de corps ne changera pas ce que je ressens. Je ne veux pas finir par être un encombrement mielleux pour Ekko. Je me suis dit que tu pourrais peut-être m’éclairer sur la nature de tels sentiments. Autrement, je serais contrainte de débrancher ces émotions-là aussi, avant qu’elles ne deviennent un handicap...
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MessageSujet: Re: Smooth [PV: Mercury]   Smooth [PV: Mercury] ClockVen 19 Avr 2019 - 3:56
Je me suis toujours posée une quantité phénoménale de questions, concernant mon environnement. Certaines d'entre elles se sont vues résolues assez rapidement. Alors que d'autres, restent toujours sans réponses... et le resteront peut-être pour l'éternité. L'origine de tout, la constitution chimique des dieux, ou bien encore la limite physique du grand univers, au sein lequel baignent tous les autres. Il s'agit possiblement là de réflexions bien fantasques, je l'avoue. Malgré tout, je m'en pose également de plus atteignables, comme celle qui s'annonce d'actualité.

Existe-t-il des problèmes insolubles ? Le jeu d'échecs, par exemple, est considéré comme l'un des plus complexes existant. Rapidement, les valeurs atteignent le milliard de possibilités. Personne n'est capable de trouver le chemin parfait, si tant est qu'il existe vraiment. Mais est-ce impossible ? Peut-on résoudre les échecs, comme l'on peut résoudre tant d'autres jeux ? Qui de vous deux est le plus tenace ? Qui de l'enfant prodige, ou de l'énigme ancestrale, ressortira vainqueur de ce match ?

Je ne veux pas que tu battes le champion incontesté, Ekko... Je veux comprendre s'il existe quelque chose en mesure de te mettre à mal. Je veux comprendre si cet univers est soluble, s'il pourrait se résumer à une seule équation. Si tu ne peux pas résoudre le jeu d'échecs, tu ne pourras jamais résoudre l'univers. Ca me semble évident. Mais si tu le peux... si tu en as le potentiel caché... un miracle pourrait bien émerger de ton existence.


" Ne t'inquiète pas. Les sayens sont ciblés dans leur globalité. C'est une extermination, que le Beau Jack prévoit... pas un règlement de compte, ni une vengeance ciblée. Si ce Raditz, auquel tu tiens tant, vient à se faire infecter, il te suffira de lui administrer l'antidote. Il serait intéressant que tu le prémunisses dès que possible et après l'attaque. Quitte à user d'un peu de ruse, afin qu'il ne s'en aperçoive. Cette exception ne doit pas permettre de remonter jusqu'à ton intervention, après tout. Les sayens sont limités, mais pas arriérés au point de ne pas savoir remonter une piste louche. Je compte sur toi pour calculer tes interventions comme il se doit. "

Répondant aux doutes de ma collègue, je laissai à la fois mon corps s'étaler de nouveau, sur le dossier du divan. Mon coude par-dessus ce dernier, ma main opposée se perdit alors, durant un bref instant, à caresser la peau de mon menton. Une pensée pour les paroles antérieures de ma collègue.

" Et donc... oui, je n'ai absolument rien contre lui non plus. Au nom de notre alliance, je promets de ne pas lui chercher de misères, même si sa route venait à croiser la mienne. Après tout, je suis invulnérable à la mort, à présent. On va dire qu'au pire des cas, ça me permettra de tester la Station New-U. Mais c'est un peu dommage, que de se laisser tuer sans même s'autoriser à répliquer. Ne fût-ce qu'un peu... juste, histoire de tester quelques inventions combatives. Mais très bien, je m'abstiendrai et privilégierai la fuite, de toute façon. Et concernant ta proposition d'observer le spectacle en direct... j'en serais parfaitement ravie. Si j'en ai la possibilité, je saisirai cette invitation sans hésiter. "

Ah bah tu penses ! Ca n'a que des avantages. Non seulement je me paierai une bonne tranche de rire, en bonne compagnie, rien qu'à voir ces tronches d'ahuris constater la régénération et le surnombre de mes bestiaux... mais en plus, je disposerai là de la possibilité de voir mes chouchous en action. Puis, au moins, je ne serai pas à côté de mon employeur, lorsque celui-ci verra mon armée finir par se faire massacrer par les singes. Certes, il est censé être au courant que la confrontation n'est qu'un prétexte à la contamination. Et pour autant, je suis certaine qu'il trouvera quand même un truc chiant, à me faire remarquer. Au moins, avec Nemor, je n'aurai pas à subir un caractère aussi insupportable.

D'ailleurs, oui, la phase de dégradation génétique sera certainement très intéressante au visionnage. Si elle s'avère trop longue pour un direct, il faudra néanmoins que je pense à demander une petite compile des instants clés. Je trouverais en effet dommage de zapper des instants si mémorables. Ce n'est pas tous les jours, que j'ai la chance de participer à un tel évènement.

Me coupant dans mes réflexions et après avoir manifesté quelques signes de fatigue, la scientifique me faisant face me posa une question des plus étranges... J'avais bien prêté attention à toutes ses paroles jusqu'ici, approuvant souvent de la tête et laissant plusieurs sons d'approbation bercer mes lèvres, mais je devais avouer avoir haussé un sourcil, pour la présente interrogation.


" Mourir ? Et bien, c'est intéressant d'en parler... surtout au vu de ta condition, qui t'empêche de véritablement pouvoir subir ce sort. En ce qui me concerne, je ne peux pas ranger au placard une console, avant d'avoir fini tous mes jeux dessus, à 100%. Tant que je ne comprendrai pas tout, tant qu'il restera un mystère ou une part d'ombre, je ne pourrai pas quitter ce monde l'esprit serein. Je ne cherche pas juste à détrôner les dieux... je cherche à savoir ce qu'il y a au-delà d'eux, à comprendre les limites de la grande structure, peut-être de l'immense machinerie qui leur a donné vie. De ce que je constate, les dieux qu'on nous vend n'ont rien de divin, rien d'absolu, rien d'unique, rien de transcendant. Je suis à la recherche d'une entité bien plus impressionnante que ces pantins sans cervelle. Notre fille s'approchera-t-elle de ce destin ? Ma plus grande fierté serait de pouvoir l'observer s'envoler, plus loin que n'importe quelle créature avant elle. "

Tiens, revoilà notre ami majordome. Décidément, il était bien taiseux. Revenant aux pieds de Queen, après avoir pris soin de ranger mes échantillons, ou du moins le supposais-je, cette première manifesta une nouvelle fois sa fatigue, décidément chronique. Et bien... je suppose qu'on peut dire que nos retrouvailles se sont montrées, assez intenses en émotions. Surtout concernant les exploits de notre petite protégée. Je ne devrais sans doute pas m'éterniser et plutôt laisser ma chère compagnie se reposer un peu.

Me redressant, tout en restant assise, ma double queue se balançait tranquillement dans le vide, alors que je portais attention à la dernière partie du discours de ma collègue. Je la sentais raconter son histoire de reconstruction de peuple, dans le seul but de me faire part d'une réflexion bien particulière. Ce dont je ne fus pas déçue. Nemor paraissait s'inquiéter de sa condition et, au vu des informations récoltées, cela me paraissait parfaitement légitime. Et malgré tout, avais-je les réponses à ses questions ?

Me relevant désormais, j'effectuai quelques pas, tout en fixant le vide, mains dans les poches et sucette toujours bien en bouche.


" Je saisis bien la pertinence des doutes qui t'assaillent... Malheureusement, ce sentiment d'attachement, je ne le vis que pour la toute première fois. Pour rebondir sur ton histoire avec Raditz, je n'ai jamais éprouvé d'amour envers qui que ce soit. Tant est si bien que j'en suis même venue à me demander si j'étais tout simplement insensible de base. Et, je dois dire qu'il est fort probable que ce soit le cas. Je n'ai même pas le souvenir d'avoir un jour aimé mon père ou ma mère. Pour moi, ils n'étaient que mes créateurs biologiques. Ni plus, ni moins. Ma vision du monde a toujours été rationnelle à l'extrême. Aucune vie ne me paraissait spécialement importante. La mienne ne me le parait pas non plus, en soi. Mais c'est la mienne, ma seule chance connue d'exister, donc j'en prends soin tel le plus précieux des trésors. C'était tout ce qu'il m'était possible de faire, jusqu'à peu. "

Mh, on y arrive. Fermant les yeux, à présent de profil à la maîtresse de ces lieux, je visionnais mentalement mes réactions de la journée. Elles n'ont rien de commun, rien d'habituel. Elles ne dispose que d'une seule conclusion logique. Qu'il s'agisse d'intérêt ou d'amour, je me sens attachée à un être, pour la toute première fois de ma vie. Ekko... Je la contemple à peine, en pleine démonstration de ses capacités, qu'elle en vient déjà à me faire ressentir plus d'émotions, qu'en 728 années d'existence combinées. Je ne peux pas me voiler la face plus longtemps...

" Sa vie prend plus d'importance que la mienne... c'est indéniable. Même pour sauver une vie, je n'aurais jamais pris le risque de compromettre une expérience, autrefois. Tu l'as pourtant dit toi-même... sa mort n'aurait pas été si dommageable, au vu de nos moyens pour y remédier. Mais je n'ai pas été capable d'assumer cette réflexion. J'en avais conscience et malgré ça... je voulais qu'elle survive. Je ne veux pas qu'elle disparaisse, par pur attachement envers ses capacités, mais peut-être aussi à cause du fait que je la considère comme une partie de moi. Si je porte tant d'importance à ma survie, j'imagine qu'il était inévitable que la sienne s'y confonde. Je ne m'attendais juste pas à ressentir une émotion, comme un instinct de protection, quelque chose de plus fort que ma froide réflexion. "

Jamais, vraiment, je n'ai ressenti ce genre d'émotion. C'est complètement nouveau et cela me perturbait perceptiblement. Je comprenais un peu Nemor, pour le coup. Moi aussi, j'avais cette crainte de devenir ce genre de mère poule, qui surprotège son enfant au point de lui gâcher tout possibilité d'indépendance, d'apprentissage même. Mais... je n'ai jamais été aussi attentionnée et je ne pense pas pouvoir le devenir. Déjà, car cela fait très longtemps que je dois faire un tas d'efforts, afin de contrôler mes réactions, disons, colériques ? Lorsque vous avez constamment la sensation de séjourner dans un monde rempli de débiles et que vous faites double jeu parmi eux, y a pas le choix, faut bien apprendre à les supporter, afin de préserver sa couverture. C'est peut-être le problème de ma consoeur... Oui. Celui de s'être tellement bien lotie, qu'elle en a ramollie sa coquille.

Vouant un regard neutre à la scientifique, j'attrapai ma sucette et la pointai avec, d'un simple geste du poignet.


" Le problème n'est selon moi pas de ressentir les émotions... mais plutôt d'apprendre à les contrôler. Tu peux couper toutes celles qui te gênent, mais devenir complètement semblable à une coquille vide, est-ce bien là ton objectif ? Comme tu le vois, je n'ai pas emprunté ce chemin et, même si je ne peux nier avoir été douée d'un esprit rationnel, dès le départ... j'ai toujours ressenti certains sentiments, telle la colère, la haine, mais aussi la joie, l'excitation. Si je suis toujours vivante, c'est car j'ai appris à les contrôler. Mieux. J'ai appris à en jouer, à tourner ces défauts apparents en avantages, pour ma survie. Alors ce sentiment supplémentaire, que j'ai découvert aujourd'hui même, je ne vais pas l'éloigner... Non, je vais faire comme d'habitude. Je vais l'apprivoiser, je vais le dompter, afin de ne le laisser s'exprimer publiquement qu'au moment où ça m'arrange, lorsque cela ne peut poser problème. Transforme le défaut en avantage. Pas juste pour Ekko. Bien gérés, malus et bonus peuvent coexister. L'un te renforce et l'autre trompe ton opposant. C'est le vrai cheat code. "

Souriant, à la fin de mon discours, je laissais ma sympathie envers Nemor s'exprimer plus honnêtement. En ce qui me concerne, j'ai tellement cherché à contrôler naturellement la moindre de mes réactions, que j'en suis venue à adopter un comportement distant, par défaut. Ca me convient très bien, mais je n'avais juste jamais trouvé l'occasion d'exprimer sans risque les émotions positives. Bah là, j'ouvre un peu les volets de ma psyché. Juste histoire de montrer à ma partenaire, que même une personne d'apparence aussi aigrie que moi, peut cacher un doux sourire sous sa carapace, comme le masquer sur commande. Ce n'est qu'une question d'entrainement. Ce n'est pas que je ne suis jamais contente, mais plutôt que je ne le montre pratiquement jamais. Parce que dans ce monde, on ne gagne pas tous les défis avec un joli sourire. Il faut souvent savoir paraître impitoyable aux autres, pour obtenir ce que l'on veut. Les émotions procurent cette force.

" Allez. Je vais te laisser te reposer. Ca semble un peu préoccupant, alors n'en fais pas trop. Prends le temps de te détendre. Puisque tu me le proposes, je viendrai un peu plus souvent. " dis-je alors, gardant le sourire en claquant des doigts, comme en laissant un nouveau portail se créer.

Tournant le dos à ma coéquipière, je m'apprêtais à rentrer dans mon vaisseau, accompagnée de mon drone Mokko. Tournant à peine la tête, je m'arrêtai toutefois, juste après avoir franchi le Trou de Ver. L'éclairage ambiant ne devait permettre la constatation claire que d'une partie de mon visage, en ces instants. Ainsi et pendant la fermeture du passage, je glissai une dernière phrase, à l'attention de mon interlocutrice.



" Queen... Terminons ce puzzle ensemble. Prouvons que, d'une manière ou d'une autre, à la fin il est possible de l'atteindre. La Limite de Dieu. "
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