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 Appartement de Stanley Osborne [Fermé]

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Stanley O.
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Terrien
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MessageSujet: Appartement de Stanley Osborne [Fermé]   Mer 27 Juin 2012 - 1:29

Le plan de l'appartement:
 

"Appartement coquet situé en banlieue ouest de la ville.
Grande entrée, chambre ensoleillée. Cuisine pratique et fonctionnelle.
Quartier vivant et animé, proche des commerces et des transports en commun.

57,5m²
Prix de vente: 150.000z  Prix de la location: 550z/mois
Si intéressé contacter le: 06.54.XX.XX.XX"

Du moins, c'est ce que disait l'annonce, il faut apprendre à lire entre les lignes... "Appartement coquet" veut dire petit. Très petit. Certes, la superficie est inscrite, mais "coquet" signifie surtout étroit. "Grande entrée" veut dire que c'est une pièce grande, et inutile. "Chambre ensoleillé", seule fenêtre de l'appartement. "Cuisine pratique et fonctionnelle" ça pour être pratique, elle est tellement petite que l'on a pas besoin de bouger pour tout attraper. "Quartier vivant et animé", ne sortez surtout pas tout seul le soir. "Proche des commerces", un supermarché à 500 mètres, ça compte ? Et enfin, "Proche [...] des transports en commun", un arrêt de bus dans la rue d'en face certes, mais un bus le matin, un le soir ; et la station de métro la plus proche est à 2 kilomètres.


Dernière édition par Stanley O. le Jeu 5 Mai 2016 - 13:28, édité 12 fois (Raison : Ouvert/Fermé)
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MessageSujet: Re: Appartement de Stanley Osborne [Fermé]   Mer 27 Juin 2012 - 2:22
Désormais, il savait qu'il pouvait lui aussi avoir des pouvoirs. Mais plus encore, il pourrait avoir les pouvoir qu'il veut ! Il se demanda comment il pouvait maîtriser ce "Ki"... Pas le temps de réfléchir, il arriva devant la porte d'entrée de son immeuble. Il y entra le code "1783" et prit l’ascenseur. Il arriva dans un appartement. Son appartement.


[Arrivée]


Pour la plupart des gens, avoir un appartement à 15 ans et y vivre seul n'est ni raisonnable ni réel. Personne ne le croit jamais et pourtant, la réalité est bien là. Il ferma à clef et, ne sachant ou commencer son entraînement, il fit des pompes. Une série de 15 avant de s'écrouler. Il décida de faire des abdominaux, mais le résultat fut le même que précédemment. Toujours pas découragé, il fila vers la salle de bain, s'accrocha à la tringle de la baignoire et réussit à faire, péniblement, une traction. Il comprit que ce n'était pas là la bonne méthode. Il partit avec hâte dans le salon et donna des coups de pieds et de poings à des personnages fictifs. Il se croyait dans un film de Bruce Lee. Il faisait des prises de Judo dans le vents et poussait des cris de karaté. Mais, cela ne sers à rien de m'entraîner dans le vide, sans but précis... Et c'est en voyant des jaquettes de jeux vidéos et de films, qu'il compris ce qu'il devait faire. Il devait copier les technique. Pour cela il devrait assimiler, comme dans l'un de ses jeux. Il s'assit, et chercha le Ki en lui... Il s'allongea sur le canapé, ferma les yeux et chercha à se concentrer. Il ne pensait désormais plus à rien. Il ne sentait rien. Alors, il se mit soudainement à penser à une grotte dans laquelle il devait trouver son totem porteur de force. A l’intérieur de cette grotte, il vit un isatis, un renard des neiges. Alors, il ouvrit brusquement les yeux. Une sensation étrange poussait sa cage thoracique vers l'avant. Il tomba au sol et quand il se mit à quatre pattes, il cracha une grosse flaque de sang. Il avait le nez qui coulait, mais quand il s'essuya d'un revers de la manche, il vit du sang de nouveau. Il fonça vers la salle de bains et se mit, tout habillé sous la douche, dans la baignoire. Quand le sang eut finit de couler il sortit de la douche, retirant tous ses habits. Il prit la serpillère, dans la cuisine, et essuya le sang présent au sol, sur le parquet du salon. Il décida qu'il valait mieux dormir et partit en direction de sa chambre. Il connaissait les raisons de ce saignement, rien à voir avec le "Ki" ou sa concentration. Désormais, finis les excès... Et c'est sur ces belles pensées qu'il s'endormit.

Son réveil fut agité car la courte nuit qu'il a passé était mouvementé. Il a surtout rêvé d'elle. Comme à l'accoutumé. Il ne savait toujours pas ou commencer, il décida donc de retourner voir la petite Konata. Elle avait dit qu'elle travaillait dans un café cosplay ou quelque chose dans le genre. Bref, un bâtiment pas très courant, il n'aurait donc sans doute aucune difficulté à le trouver. Il sortit de chez lui et ferma la porta à clef. Il prit les escaliers et enfin, déboula bruyamment dans la rue. Heureusement, elle était déserte. Il regarda le ciel... Et merde ! Il fait nuit ! Tant pis. Il appréciait la nuit plus que la journée. D'autant plus que la pluie commençait à tomber sur la ville. Et ce qu'il aime plus que tout, c'est la pluie, l'averse, les tempêtes... L'eau.



[Départ]


Dernière édition par Stanley O. le Dim 8 Sep 2013 - 17:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Appartement de Stanley Osborne [Fermé]   Lun 20 Aoû 2012 - 17:41
Après sa nouvelle rencontre avec Konata, Stanley n’avait plus qu’une chose ne tête, dormir. Il était tard, et, même les insomniaques devaient dormir de temps en temps. Il zigzaguait entre les ruelles étroites, croisant par endroit des clochards endormi sous des cartons, à même le sol. Il les regardait attentivement, y voyant sans doute l’un de ses prochains avenirs. Au détour d’une rue, il remit la tête dans le présent. Il s’arrêta devant le passage piéton car, malgré l’absence de voiture en cette période de la journée, l’automatisme des feux de signalisation faisait que le voyant rouge, symbolisant l’arrêt de la ou des personnes qui sont en face d’elle, était allumé. Vu qu’il n’était malgré tout pas très pressé, il obéit à cette décision prise arbitrairement par d’immenses ordinateurs. Quand le feu tricolore passa au rouge, le petit bonhomme vert s’alluma. Il traversa la route, d’un pas pressé et anxieux, comme font les mauvais acteurs quand ils sont poursuivis dans leur film.
Il ne s’imaginait pas être suivi, mais il aimait à penser que sa vie était pimenté et pleine d’action. Ainsi, il se cachait derrière des poubelles, faisait des roulades entre deux planques, un pistolet imaginaire dans les mains. « Nous sommes trois, moi, Smith et Wesson. » comme dirait l’autre. Et, tant il était pris par son jeu, qu’il se détourna bien vite de sa destination. Il dut refaire quelques centaines de mètres dans la direction opposé avant de se retrouver face à son immeuble. Connaissant le code par cœur, il le tapota sans regarder et s’empressa de monter les marches deux par deux. Arrivé au troisième étage, il sortit la clef de sa poche et ouvrit l’appartement.



[Arrivée]


Il ferma la porte d’un coup de pied machinal, et prit le soin de verrouiller cette dernière. Il se dirigea vers le réfrigérateur et prit la bouteille d’eau qu’il avait préalablement mis au frais, il en bu deux gorgée avant de la reposer. Il alla aux toilettes, urina, tira la chasse et se lava les mains. Il s’allongea sur le lit du palier, situé à la sortie de la salle de bains. Il prit un livre posé sur l’étagère qui était soigneusement placé à porté de mains. « Justine, ou les malheurs de la vertu », il l’aurait bien entamé, s’il ne l’avait pas déjà terminé plusieurs fois. Il se leva et, ayant oublié de reposer le livre, il le jeta sans force sur le lit. Il entra dans la chambre et remercia le ciel qu’aujourd’hui, c’était le week-end. Il n’était pas un fervent croyant, il ne croyait même pas du tout en Dieu, mais ça lui plaisait de pouvoir en permanence parler à quelqu’un, à l’instar des enfants et de leurs amis imaginaires.
Dans sa tête passa un message comique, il fit le lien entre les amis imaginaires et Dieu, il était donc, à ses yeux, l’ami de Dieu. Mais à cette pensée légère, se rajouta la dure réalité, une réalité si triste, qu’il peinait à l’oublier. Car tout ce qui est choquant reste gravé. Il y a des moments, où l’on se dit à soi-même: Tu dois admettre qu’il est possible que Dieu ne t’aime pas du tout. Par là, vous sous-entendez que votre vie de merde n’est portée que par le malheur. Et cette pensée là, si vous y croyez fermement, vous détruit de l’intérieur. Comme si vous brûliez, lentement, trop lentement pour vous tuer, mais assez lentement pour vous faire souffrir toute votre vie. Alors, vous cherchez à vous réconforter en regardant les petits enfants lépreux en Afrique, en cherchant à relativiser… Mais vous n’y pouvez rien, vous vous autodétruisez. Chaque instant de bonheur se ponctue d’une crise de tristesse plus aigu que la précédente, mais c’est plus fort que vous, vous voulez absolument avoir ces instants de bonheurs, le bonheur est devenu, pour vous, une drogue. Mais maintenant, voici la question : Et si, on n’essayait pas de retrouver le bonheur, si au lieu de ça, on essayait de brûler plus rapidement, qu’adviendrait-il ? C’est ce que Stanley faisait depuis plus d’un an, il accélérait la combustion de son corps afin de toucher le fond. C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut, et c’est ce qu’il recherchait, la liberté. La liberté de réfléchir par lui-même, mais surtout, la liberté de vivre. Supprimer la censure que la société a imposée à son esprit. Mais pour ça, il fallait ne plus rien avoir. Petit à petit, il détruisait toutes les choses qu’il avait. Un jour, il devra quitter cet appartement pour accomplir sa quête, son droit, son devoir, il le sait, le redoute, mais espère que ce sacrifice lui permettra de devenir ce qu’il a toujours rêvé d’être. Libre. Sur ces derniers mots, il s’endormit lentement en gémissant faiblement. Il aimait ce moment juste avant le sommeil. Celui ou on réfléchit d’abord, puis celui où on ne pense plus à rien, si bien que le lendemain, on ne s’en souvient même plus.



[Départ non cité dans le RP]
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MessageSujet: Re: Appartement de Stanley Osborne [Fermé]   Ven 16 Aoû 2013 - 20:49
[Arrivée non citée dans le RP]

Putain de merde, comment était-il arrivé là ? Au moins il était chez lui. Mais il n'avait plus aucun souvenir de la soirée passée en compagnie de Makoto. Sans doute avait-il prit trop de MDMA... Il ouvrit les yeux, et à sa grande surprise, il s'était endormi dans sa cuisine. Il reconnaissait l'horrible carrelage. Enfin, vu la taille de sa cuisine, disons plutôt qu'il n'avait que sa tête dedans, le reste de son corps étendu dans le salon. En se levant, il sentit son dos lui crier douleur de toutes parts. C'était comme ça chez lui, il avait toujours mal en se réveillant, aussi douillet que soit le lit. Bref, comme dit plus haut, il se leva et eut une subite baisse de tension. Il y voyait de moins en moins, son oreille interne commença à lui faire défaut et il eu du mal à tenir debout. Il alla se poser. Soudain, il paniqua et rechercha activement dans les poches de sa veste. L'ecstasy n'y était plus, sans doute l'avait-il fini, mais le nez de clown était toujours là. Il pouffa de soulagement. Sa baisse de tension étant passé, il se déshabilla et mit tous ces habits, excepté sa veste, dans la machine à laver. Il se dirigea alors vers la salle de bain -il serait plus approprié de dire salle d'eau, étant donné qu'il n'y a pas de baignoire- dans l'objectif de prendre une douche.
Tandis qu'il se rinçait le corps pour en enlever le shampooing, quelqu'un frappa à la porte. C'était quelqu'un qu'il connaissait car sinon, il n'aurait pas pu taper le code à l'entrée du bâtiment. Sans doute Dany. Il cria:

"J'arrive !"

Et sortit de la douche, se mettant une serviette autour de la taille, sans prendre la peine de se sécher. Il arriva devant la porte et, à travers le judas, vit Lisa. Il entretient avec elle une relation étrange, pas de l'amitié, pas de l'amour, quelque part entre les deux...

"Qu'est-ce que tu veux ? dit-il sans ouvrir la porte.
-Ben... Je viens pour discuter... En fait, je traînais en ville, commençais à me faire sérieusement chier, alors je me suis dit que ce serait chouette de venir causer avec toi. Et puis, j'ai plus rien pour me défoncer... Ah ! Et j'ai croisé le facteur, il avait un colis pour toi !"

Il la vit remuer le colis juste devant le judas avant, de le retirer et de faire des grimaces. Il ouvrit la porte et fit une courbette tout en lui demandant d'entrer par un signe de la main. Une fois à l'intérieur, sans un mot, elle s'assit sur le canapé et posa le colis sur la table basse. Il s'en saisit, et déchira le papier.

« CHIMIE ORGANIQUE AVANCEE
TOME 1: STRUCTURE MOLECULAIRE ET MECANISMES REACTIONNELS
CAREY SUNDBERG »

« CHIMIE ORGANIQUE AVANCEE
TOME 2: REACTIONS ET SYNTHESES
CAREY SUNDBERG »

Ils étaient enfin là, ces livres qu'il n'attendait plus. Un sentiment profond et enfoui refit surface en lui. C'est alors que son hôte toussota pour lui faire comprendre son impatience. Il demanda des excuses, posa les deux livres sur la table basse, et toujours en serviette, il se dirigea vers la salle d'eau, où il prit deux flacons de sirop pour la toux et alla ensuite dans la cuisine où il versa l'intégralité des deux flacons dans une casserole, ajouta du gros sel et mit le tout à feu doux.

"Encore à étudier la chimie hein ! Putain, quelle connerie tu vas encore nous inventer avec tout ça ? Tu devrais passer plus de temps avec des gens, t'as une copine maintenant, sors avec elle !
- Je ne t'ai pas dit, elle ne veut plus qu'on soit ensemble.
- Ah, comme ça on pourra passer plus de temps rien que tous les deux, dit-elle en souriant.
- T'as amené ta pipe j'espère, j'ai cassé la mienne.
- Ouais, ouais, ne t'en fais pas."

Le sirop commença à bouillir, il baissa le feu et fit très attention car, comme le lait, le sirop, une fois porté à ébullition, avait tendance à déborder rapidement. Quand il sentit que plus rien ne sortirait, il récupéra à la petite cuillère le résidu qui s'était formé à la surface, jeta le reste dans le lavabo et rinça la casserole.

"Ça te dérange si j'allume la télévision ?
- Vas-y, fais comme chez toi.
- OK, cool. Merci."

Il récupéra le Cillit Bang et versa tout ce qu'il avait dans une casserole plus grande cette fois-ci. Il ajouta le résidu précédemment isolé et mélangea avant de rallumer le feu.

"Viens là, viens avec moi !
- Pour qui est-ce que je suis debout à cuisiner d'après toi là ?
- Finis vite alors !"

Si tôt dis, si tôt fais. Il sortit à la petite cuillère les cristaux qui se formait à la surface et les mit dans une soucoupe. Il se dirigea vers le salon et vit qu'elle avait mis une chaîne qui diffusait des dessins animés. Adventure Time. Tant mieux. Elle saisit les cristaux et les mit dans sa pipe, alluma le tout.

"Tadaa !
- Eh ! C'est mon expression !
- Roh... Ta gueule."

A ces tendres mots ils s'embrassèrent.

Plus tard dans la nuit, les draps retournés, Stanley en sueur, Lisa partie, il commença à feuilleuter son bouquin. Il savait que ça allait lui servir, mais il trouvait les procédés trop long, si seulement il pouvait utiliser l'alchimie... Il repensa au Ki, et se demanda si c'était aussi dur à apprendre que ça. De toute manière, il fallait d'abord maîtriser ces livres avant de se lancer dans quelconque expérience.

Chaque chose, en son temps.
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MessageSujet: Re: Appartement de Stanley Osborne [Fermé]   Jeu 7 Aoû 2014 - 22:56
Donc il est là, dans la rue, à déambuler comme un fou. Toujours en tenue de malade: fesses apparentes. Le mélange de sédatif et d'adrénaline dans son corps lui génère des spasmes. Il ne pense plus droit et ne marche plus à rien. Il se contente d'errer dans les rues. Les gens le fixent. Ils le fixent comme un malade qui sort d'asile. Les parents éloignent leurs enfants. Les filles changent de trottoir. Il se croit être Moïse séparant les flots de circulation humaine.
Soudain, il se souvient. Il doit retrouver ce foutu parc. Bordel. C'était par où déjà ? Il ne se souvient plus du lieu, mais il se souvient d'autre chose. De l'odeur de l'endroit. Sans doute dans un quartier paumé ou pauvre. Il cherche dans les miettes de ce qui reste de ses souvenirs après un tel laps de temps et un aussi grand nombre de calmants ingérés et il finit par arriver, sans l'avoir voulu, le hasard sans doute, à l'endroit tant désiré, rêvé. Il reconnait tout. Le petit muret où les hipsters s'était assis, là où Dany s'était battu contre eux et les avait explosé comme il sait si bien le faire. Il reconnait. Tout. Il reconnait tout. Il se souvient, et ça lui fait du bien. Il est bien. Se sent bien.
Bien, mais maintenant, le problème reste le même. Comment on va à la ruelle depuis cette place ? Il voit un plan sur le bord de la chaussée et s'y précipite. Il fait des calculs, sachant qu'il était encore bien bourré, il n'a pas pu marcher plus d'un kilomètre et demi. Il demande alors un stylo à un type qui passe par là. Il le regarde bizarrement. Stan a oublié le ridicule accoutrement qui le revêt actuellement. L'inconnu part sans même qu'il n'ait pu lui dire merci. C'est toujours un stylo de gagné. Il trace un cercle à main levée d'un rayon d'environ un kilomètre et demi, à l'échelle (sinon, il devrait tracer un cercle sacrément gigantesque, de plus de sept kilomètres carré !) dont le centre est le point "Vous êtes ici" sur la carte. Il a beau regarder, il ne voit aucuns restaurants appellés "Vous êtes ici" dans le coin.
Bref, après avoir examiné la carte pendant une demie heure, il décide finalement de partir vers ce qu'il pense être l'ouest. Il marche sans réfléchir. Après tout, c'est ainsi qu'il a trouvé la ruelle la première fois, et c'est aussi comme ça qu'il a retrouvé le parc.
Il faut croire que la providence lui sourit aujourd'hui, c'est assez rare pour être notable. Il fouille dans la ruelle et retrouve son sac et le fameux fusil à pompe.
Mission accomplie.
Désormais, votre mission, si vous l'acceptez, est de retrouver le chemin de votre appartement.
La tâche est plus aisé que tout ce qu'il a accompli jusqu'à présent. En effet, le plus dur est passé. Il retourne sur la grande rue, il semble il y avoir de l'agitation, peu lui importe, son seul objectif actuellement est de retrouver son appartement pour pouvoir faire l'amour à son lit. Il descend dans la bouche de métro. C'est fou ce terme: "bouche"... comme si la ville avale et recrache des gens à longueur de journée. Joli métaphore. Putain, il doit vraiment être défoncer pour penser à ce genre de chose. Il passe sa carte dans la borne et monte dans le métro.
Deux arrêts avant le terminus, il descend, il n'a pas besoin d'y penser, c'est un réflexe. Les gens continue de le fixer. Quand il s'est assis dans le métro, personne n'est venu à côté de lui. Déchet. Raté. Ils ont tous les mêmes mots en tête. La plupart du temps, il n'en a rien à faire, mais quand il est sous l'effet de substances, qu'elles soient médicalement légales ou non, il redevient humain, il recommence à sentir des émotions. Et qui sait ce que peut faire un adolescent défoncé, avec quelques problèmes et un fusil à pompe...? Lui en tout cas il n'en fait rien. Il est trop lâche. Trop. Lâche.
Misérable et pathétique être humain. Misérable. Pathétique.
Il se fait cracher par la ville (comprenez qu'il sort de la bouche du métro), quand il voit devant lui un couple de policiers, un homme, âgé, et une femme jeune. Ils le voient. Ils marchent dans sa direction. Stanley se retourne, leur montrant par la même occasion la capillarité de son cul. Il lui demande de s'arrêter. Enfin, ils crient "Arrêtez-vous" sans viser personne, mais Stanley comprend parfaitement que ça lui est destiné. Alors, comme tout jeune à problème qui se respecte, il se met à courir. Aussi vite que ses jambes lui permettent. Il court. Il court comme il n'a jamais couru. Il se retourne et voit que le vieux flic est retourné à la voiture pendant que la jeune le poursuit. Il tourne à droite et se colle au mur. Il l'entend arriver en courant. Il inspire. Elle est à son niveau. Il expire calmement et pivote de tout son corps lançant ainsi son bras droit en plein visage de la policière. Vu la force du coup il estime qu'il risque une amende de 1500 à 45000 zénies et 3 ans d'emprisonnement. Il entend son épaule craquer. Elle devait courir très vite. Il se remboite l'épaule et attrape la matraque de police afin de la sonner définitivement. Il saisit ensuit le pistolet toujours dans le holster, se met en plein milieu de la route et le pointe sur le policier arrivant à toute allure sur lui. La sirène sonne. Le moteur bout. Les gyrophares aveuglent. Mais il se tient droit et le menace de l'arme de sa collègue. Il freine. Stan appuie sur la gâchette, en somation. Aucun bruit. Vide. Son arme est vide... Sans doute parce qu'elle est nouvelle, ou bien car ces armes n'ont qu'un but dissuasif. Seul problème dans l'équation, ils doivent forcément avoir une arme chargée dans la voiture. Et vu qu'il a voulu tirer en l'air, le policier sait jusqu'où Stan est prêt à aller.
Il descend de sa voiture.

- Jette ton arme ! Elle n'est pas chargé de toute façon !

Il hurle. Stanley voit les postillons depuis là où il se tient. Il lâche l'arme. Il pose son sac au sol, la poignée du fusil à pompe dépasse de celui-ci.

- Bien, maintenant mets tes mains sur la tête et retournes-toi ! Je vais m'approcher tout doucement et tu ne vas pas bouger.

Il s'exécute. Le policier s'approche et lui attache les mains dans le dos.

- Très bien, ne bouge plus.

Il va voir comment va sa collègue. Pendant ce temps, Stanley s'assied et passe ces bras attachés devant lui en les glissant sous ses jambes. Il l'avait déjà fait plein de fois, pour s'amuser. Il y avait une paire de menottes chez son père. C'était drôle. Il attrape son sac, et se met à courir.

- Hey ! Reviens par là !

Il est trop vieux. Trop fatigué. Trop désespéré. Et sans doute trop amoureux. Trop amoureux de sa collègue pour vouloir se lancer à la recherche de ce dangereux exhibitionniste.
Stan court, même s'il sait que personne n'est à ses trousses, il court. Il lui faut quelques minutes pour rallier les deux kilomètres qui séparent son appartement du métropolitain. Il entre le code et monte quatre par quatre les marches de l'escalier, le bruit qu'il génèrent raisonne dans tout l'immeuble. Il est devant sa porte. Ses clefs... Merde. Elles sont dans son short. Et son short est à l'hôpital.
Il en a assez. Il s'assied et pleure. Assez de tout ça. Il pleure. Assez de toute cette pression. Il en a marre. Il pleure.
Des bruits de clefs dans l'escalier. Il se relève, il ne doit pas avoir l'air plus ridicule qu'il ne l'est déjà. C'est une fille, la vingtaine. Loin d'être moche, mais pas magnifique non plus. Pendant, un moment, il oublie tous ses problèmes. Il est heureux de voir un nouveau visage.

- Bonjour
- Bonjour
- Je peux vous aider ?
- Bah, j'ai pas mes clefs, donc non, ça ira... Merci.
- Pourquoi vous êtes habillé comme un malade d'hôpital ? Et pourquoi vous avez des menottes ?
- Disons que la partouze n'a pas tourné en ma faveur...

Elle rit et lui dit qu'elle va appeler un serrurier. En attendant, elle l'invite à rentrer chez elle. C'est donc elle sa voisine, il ne l'avait qu'entendu, que senti. C'est la première fois qu'il la voit. Il dit que ce n'est pas la peine d’appeler un serrurier, il va se débrouiller. D'accord.
Elle brise la chaîne des menottes avec une pince monseigneur et puis défait les bracelet avec ladite pince. Merci.
Il retourne dans le couloir. Elle le suit mais reste sur le palier de la porte. Il observe sa porte. Il tape sur la serrure de la porte, rien ne bouge. Il tape sur la serrure du verrou, ça bouge. La porte n'est donc fermée à clef que sur un seul verrou, parfait. Il demande un marteau, elle lui en apporte un. Il fracasse sa serrure et rend le marteau.

-Merci, c'était... sympa.

Il sourit.

-De rien, c'était avec plaisir.


[Arrivée]


Il rentre dans l'appartement et ferme la porte avec son deuxième jeu de clefs. Attend, mais il n'a pas trois jeux de clefs ? Il sort et regarde dans un trou dans le mur. Ses clefs y sont. Bravo. Tu viens de détruire ta serrure pour rien. Heureusement, la porte peut toujours se fermer. Il rentre et se couche sur le lit de l'entrée, il n'a pas la force d'aller jusqu'à sa chambre. Il dort.
Et même plus que cela, il rêve.
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